Encore merci de me lire, déjà 250 lectrices et lecteur pour mon chapitre 11 ça fait vraiment plaisir de se dire que vous avez lu en entier ma première partie.

Encore merci à celles et ceux qui m'ont mis dans leurs favoris et encore plus à celles ou ceux qui m'ont laissé une reviews.

Pour celles et ceux qui seraient surpris de le voir vouloir mettre fin à ses jours plutôt que d'agresser Hermione, il faut voir que dans son premier parchemin il était déjà en train d'en parler. L'identité de son inconnue n'est que la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Drago n'est pas pour moi un personnage courageux. Il n'a pas eu le cran de le faire jusqu'ici, mais il veut fuir cette situation et ça devient plus facile pour lui de mourir que d'affronter la suite.

NB : je n'ai pas plus de connaissances médicales que n'importe qui de normal et mes cours de Bio datent de mathusalem, donc si j'écris des bêtises n'hésitez pas à me le signaler.

Désolée, mais ce chapitre est court et manque crucialement d'altercation Drago- Hermione, mais je ne pouvais pas non plus ne pas expliquer comment elle parvenait à le sauver.

Pour me rattraper le prochain sera deux fois plus long. J'aurais pu les mettre ensemble, mais si je veux tenir le rythme d'un chapitre par semaine et avoir la possibilité de revenir sur l'écriture des précédents si quelque chose ne me semble pas logique, il me faut garder un peu d'avance.

Bonne lecture

Chap 13 – impardonnables

Incapable de retourner en classe, Hermione était retournée à son dortoir où elle croisa Ginny qui partait à son premier cours de l'après-midi. La voyant bouleversée, elle posa son sac, attendit que les dernières filles aient quitté le dortoir et vint s'assoir à côté de son amie.

- C'est Malefoy ? lui demanda la rousse qui n'avait rien loupé de leur échange du matin.

- Que …

- C'est Malefoy que tu aides ? C'est pour ça que tu ne pouvais pas lui dire qui tu étais !

Pour toute réponse, Hermione hocha la tête en reniflant

- Pourquoi tu te mets dans des états pareils pour ce petit con ? s'insurgea-t-elle, ulcérée à l'idée que ce soit Malefoy. Tu en as déjà assez fait en lui évitant Azkaban. Il ne mérite pas que tu pleures pour lui.

- J'aurais dû être là pour lui après le procès, mais je l'ai abandonné ! pleurnicha la brune. J'ai dit aux juges qu'il était une victime de la guerre sans même me rendre compte à quel point !

- Il a fait entrer des Mangemorts à Poudlard et a failli tuer Dumbledore ! lança Ginny avec amertume. Je ne vous ai jamais compris Harry et toi quand vous avez voulu témoigner. Il s'est fait manipuler soit ! Mais ça ne change rien à ce qu'il a fait ! Ça ne change rien au fait que ce soit une ordure ! Alors, dire de lui qu'il est une victime !?

Ce n'était pas la première fois que Ginny reprochait Hermione son rôle dans la relaxe de Malefoy, mais habituellement elle s'en prenait surtout à Harry qui parvenait à la raisonner avec douceur. Mais la haine ancestrale qu'il y avait entre les Weasley et les Malefoy ajoutée à l'horreur de ce que lui avait fait subir Lucius Malefoy lors de sa première année faisait que Ginny ne pouvait se résoudre à accepter que le blond ne croupisse pas en prison avec son père.

- S'il te plaît Ginny laisse-moi une chance de t'expliquer ! supplia Hermione, frottant de sa main droite, son poignet gauche qui ne portait plus que le souvenir du bracelet qu'il lui avait offert en gage de confiance.

- Je t'écoute fit la jeune Weasley, en croisant les bras sur sa poitrine, peut convaincue et passablement énervée.

- Au départ, c'est Harry qui m'a convaincue, commença la brune. Et puis, j'estimais avoir une dette envers Malefoy à cause du fait qu'il ne nous ait pas dénoncé et qu'il se soit si facilement laissé prendre sa baguette, mais depuis j'ai appris …

Hermione réfléchit un instant à ses mots, ne voulant pas trop en révéler, mais voulant gagner Ginny à sa cause.

- Quand il est revenu au manoir, reprit Hermione, après avoir échoué, crois-tu vraiment que Voldemort l'ait laissé impuni ?

- C'est vrai qu'il a dû prendre cher, se réjouit presque Ginny à l'idée qu'il avait certainement reçu un ou deux doloris. Je n'y avais pas pensé, mais…

- moi non plus ! La coupa Hermione avant qu'elle ne dise certainement que c'était bien fait pour lui. Mais maintenant que je sais qu'il a été torturé pratiquement tout l'été par ce psychopathe… Je ne suis resté qu'une dizaine de minutes entre les mains de Lestrange et j'en rêve encore… Il est seul ! Il n'a plus que Zabini qui apparemment se contente de faire comme si de rien n'était. Pourtant il doit bien voir que son pote n'est plus que l'ombre de lui-même. Tout le monde s'en rend compte ! Je ne peux pas le laisser comme ça, maintenant que je sais !

- Mais ce n'est plus ton problème ! contesta la cadette à fleur de peau. Il te déteste ! Il déteste les nés-moldus ! A par lui il n'aime personne et …

- Ce n'est pas si simple Ginny ! sanglota la brune les yeux rougit à force de réprimer ses larmes.

- Qu'est-ce qui n'est pas si simple ? C'est quelqu'un de mauvais ! il ne changera jamais ! j'ai entendu parler de la façon dont il t'a encore insulté hier ! Comment peux-tu pleurer pour un type pareil ?

- Il ne le pensait pas ! pas vraiment... Il était en colère…

- Et quelle excuse tu me sortiras quand il te frappera ? lui cracha-t-elle.

- Il ne ferait pas ça ! Il ne l'a jamais fait! Même quand il me détestait vraiment !

- Parce que là il ne te déteste plus ? Laisse-moi en douter se moqua Ginny.

Hermione se leva et alla chercher quelque chose dans son coffre. Elle en sortit un rouleau de parchemin qu'elle tendit à la rousse.

- C'est lui qui m'a écrit ça quelques heures après m'avoir insulté. Il s'en voulait vraiment de m'avoir fait du mal ! Il m'en a parlé en tant que correspondante anonyme. Je l'ai encouragé à présenter des excuses à « Hermione » s'il voulait que les choses reviennent à la normale.

Ginny lut rapidement le parchemin de Malefoy. Elle n'en revenait pas. Bien que le ton soit moqueur, elle n'aurait jamais imaginé que le Serpentard soit capable de s'excuser et qu'il lui écrive avec autant de respect. Mais ce qui la surprit encore plus c'était l'importance pour le blond de leurs disputes pourtant violentes. Si au début de sa lecture elle pensait qu'il n'avait fait ça que pour manipuler sa correspondante, elle dut bien admettre que Malefoy n'avait aucun intérêt inventer tout ça.

- C'est même pas croyable ! s'exclama-t-elle à la fin de sa lecture.

Abasourdie, Ginny s'assit sur le lit d'Hermione afin de lire une nouvelle fois la lettre tandis que la brune la regardait à la fois inquiète et impatiente de savoir ce que son amie en dirait. Nerveuse, les bras repliés contre elle, elle continuait de caresser son poignet gauche de son pouce droit comme si le bracelet en ivoire y était encore à sa place.

Il t'aime bien !? S'étonna –telle. Enfin, il est complètement tordu, mais il t'aime bien !

- Je n'irais peut-être pas jusque-là ! réfuta la brune. En tout cas, tant qu'il ne savait pas que celle à qui il écrivait c'était moi, il nous aimait presque bien toutes les deux ! mais il m'a dit des choses vraiment très personnelles. Des choses, que je savais, qu'il n'aurait jamais voulu avouer à « Granger », même sous la torture. Et j'ai fait plus que l'encourager à me les raconter !

- Quel genre de choses ? demanda Ginny inquiète et intriguée.

- Je suis désolée je lui ai promis !

- Qu'est-ce que ça peut faire ?

- C'est important pour moi ! affirma Hermione l'air grave et le regard empli de tristesse.

- Et qu'est-ce qui est important ? Voulut savoir la jeune sorcière.

- Garder son secret ! s'enflamma-t-elle. Tenter de l'aider ! Le voir aller mieux ! Discuter avec lui ! gagner son amitié ! … il a un bon fond malgré tout ce que j'ai pu penser toutes ces années… il est intelligent … il commence à réfléchir par lui-même… j'aurais dû lui dire qui j'étais, peut-être qu'il se serait senti moins trahi… j'ai tout gâché !

À nouveau des larmes semblaient poindre aux yeux d'Hermione qui elle aussi s'assit, mettant ses mains devant son visage pour tenter d'étouffer ses sanglots.

- Je l'ai perdu ! murmura-t-elle.

- Il va se calmer ! se surprit à dire Ginny, compatissante en vers son amie qui semblait s'être attachée à cette immonde raclure de Troll.

- Non je ne pense pas! dit-elle en secouant la tête les yeux rougis. Je suis allée le voir tout à l'heure. Et, il m'a bien fait comprendre qu'il me détestait et que plus jamais, il ne voulait avoir à faire avec moi !

- Et toi ?

- Quoi ? Et moi ?

- Est-ce que tu veux toujours avoir à faire avec lui ? lui dit-elle avec douceur, insinuant par son regard de lui en dire plus sur ses sentiments à l'égard de Malefoy.

- Bien sûr, je veux l'aider ! il va mal ! il est seul et il n'a personne à qui se confier !

- Ça me fait mal au cœur de te dire ça, mais … si tu tiens à lui, va le rejoindre et ignore toutes les saloperies qu'il va t'envoyer au visage. Oblige-le à se calmer et parle-lui. Il finira bien par comprendre finalement que l'important ce n'est pas que « la fille à qui il écrivait était en fait Hermione Granger », mais qu'« Hermione Granger est en fait la fille qu'il aimait bien et à qui il écrivait ».

Un petit sourire plein d'espoir était en train de naitre sur les lèvres de la brune.

- Tu passes décidément trop de temps avec Luna, tu commences à parler comme elle.

- Vas-y ! je te couvre pour le cours de Flitwick, je dirais que tu es partie à l'infirmerie pour des problèmes féminins, il n'osera pas aller vérifier.

Hermione pria pour qu'il soit toujours dans les toilettes de Mimi, pour ne pas avoir encore à le chercher.

Quand elle y arriva, elle ne put retenir un cri de surprise et d'effroi.

Il était là, étendu par terre, en sang. Un certain nombre de lacérations tachant sa chemise blanche d'écarlate.

Aussitôt, elle essaya les nombreux sorts de soins qu'elle connaissait, mais rien ne parvenait à refermer les blessures pourtant peu profondes. Elle se souvint alors de l'existence d'un sort de magie noire, qu'elle savait utilisé par les Mangemorts sur le champ de bataille. Un sort qui ne provoquait la mort qu'après de nombreuses heures de souffrances à se vider de son sang sans qu'aucun sort, ni aucune potion ne puisse réelle ment soigner le blessé. Tout au plus, les sorts parvenaient-ils à ralentir l'agonie de la victime.

Elle réagit donc aussi hâtivement qu'elle put. Commençant par un Stupefix qui ralentirait les battements cardiaques et ainsi l'afflux sanguin. Elle savait que Pomfresh ne pourrait rien pour lui. Ce qu'il lui fallait c'était un chirurgien moldu.

Aussi rapidement et discrètement que possible elle l'emmena à l'aide d'un levicorpus jusqu'à la salle sur demande. Heureusement pour elle, à cette heure, les couloirs étaient déserts, tous les élèves et les professeurs étant en cours.

Elle imagina une chambre d'hôpital avec un bloc opératoire moldu, une pharmacie de potion de soins bien achalandée et un passage vers l'extérieur de Poudlard.

Aussitôt entrée, elle déposa Malefoy sur le lit. D'un Accio potion de régénération sanguine, elle se procura de quoi le faire tenir une bonne heure.

La potion l'avait réveillé et il pouvait voir tout ce qu'elle faisait. Il ne comprenait pas pourquoi elle s'acharnait. Encore moins pourquoi, elle l'avait emmené dans cette chambre pratiquement vide, plutôt qu'a infirmerie. De toute façon quoi qu'elle fasse il allait bientôt mourir. Elle n'y pourrait rien ! Il aurait préféré rester inconscient. Il avait enduré le martyre pendant plus d'une heure avant de sombrer. Avec ce qu'elle venait de lui faire, il avait repris suffisamment de force pour être conscient, mais ce n'était pas suffisant pour l'empêcher de souffrir. Quelle garce ! Elle ne le laisserait donc jamais en paix !

Elle entreprit alors de lui enlever sa chemise et son pantalon afin de comprimer un maximum les plaies à l'aide de compresses et de bandages. Il aurait voulu protester, mais le stupefix ne lui permettait ni de bouger ni de parler. Il était totalement à sa merci.

Il implorait Morgane pour qu'elle ne découvre pas ce qui se cachait sous les bandages de son bras droit. Avec un peu de chance, les blessures rendraient la lecture de ce qu'avait inscrit le seigneur des ténèbres dans sa chair illisible. Heureusement pour lui, toute à sa tâche, Hémione n'avait pas l'air d'y faire attention. Une fois de plus, il se sentait humilié de n'être qu'un pantin incapable de réagir entre ses mains.

Si elle ne prit pas le temps d'essayer de déchiffrer ce qu'il y avait d'écrit sur son bras, elle fut cependant stupéfaite de l'état du corps du jeune garçon. Couvert de plus de cicatrices qu'elle n'aurait pu en compter, squelettique, les côtes saillantes, les articulations noueuses, elle dut prendre une grande inspiration pour ne pas fondre en larmes en voyant ce que Voldemort lui avait fait. Une fois les bandages mis en place, elle lui redonna une seconde potion et se résolue à l'abandonner stupéfié pour aller chercher des secours.

- Malefoy ! commença-t-elle avec véhémence. Je sais que tu m'écoutes. Je t'interdis de mourir, tu entends. Je reviens avec des secours. Je te promets que je ne t'abandonnerais plus !

Puis, plus gentiment, elle reprit.

- Je vais revenir ! répéta-t-elle les larmes aux yeux. Et tu verras tout ira mieux. Mais il ne faut pas mourir ! Si tu meurs, je trouverais un moyen de te ressusciter et alors tu passeras un sale quart d'heure et même plus encore !

Il aurait eu envie de l'envoyer se faire foutre, mais incapable de parler, il se contenta de l'injurier dans sa tête, heureux cependant de voir qu'elle pleurait pour lui. Et peut-être aussi un peu de voir qu'elle ne l'avait pas abandonné. Seulement voilà ! C'était trop tard ! Il allait mourir ! Et elle ... Qui voulait-elle donc aller chercher si ce n'était pas l'infirmière de Poudlard ? Un membre de l'ordre ? Grand bien lui fasse ! Elle aurait l'impression d'avoir tout tenté. Mais il n'y avait rien à faire ! Il allait mourir d'ici quelques heures ! À cause d'elle, pendant quelques heures encore, il allait à nouveau devoir endurer la douleur, la solitude, les remords, la terreur de se sentir partir, la peur de mourir… Lui qui pensait ne pas avoir peur de mourir avait eu l'estomac vrillé à l'idée que tout finisse. Et, égoïstement, elle lui faisait revivre ça !

Il ne savait même plus s'il voulait encore en finir avec la vie ! En tout cas pas comme ça !

Et, si elle n'était pas de retour d'ici là, il allait souffrir seul ! Mourir seul !

Il aurait voulu crier pour la retenir.

Non ! Il ne voulait pas revivre ça !

Quand il avait cru mourir il y a quelques heures il avait eu si peur de crever tout seul !

Et ça allait recommencer !

Elle se précipita alors à l'extérieur espérant de tout son cœur revenir à temps.

Elle se donnait une heure au maximum pour trouver un chirurgien. Heureusement dans leur périple avec Harry et Ron, ils étaient passés par une petite ville moldue à portée de transplanage, où elle avait aperçu une clinique ayant un service d'urgence.

Elle ne prit même pas le temps de se remettre de la désagréable sensation du transplanage que déjà elle se précipitait aux urgences, les mains et la chemise pleine du sang de Drago.

Tout de suite une infirmière se précipita vers elle pensant que c'était elle la blessée.

- Mademoiselle, venez par ici ! qu'est-ce qui vous est arrivé ? demanda l'infirmière zélée.

- Mon ami est blessé il me faut un chirurgien tout de suite.

- Dites-moi où il est et je vais envoyer une ambulance aller le chercher.

Hermione n'aimait vraiment, vraiment, vraiment pas ce qu'elle allait faire, mais elle n'avait pas le choix. Sortant discrètement sa baguette elle lança un Impero. Elle n'avait jamais utilisé ce sort. En avait même voulu à Harry de l'avoir utilisé pour parvenir jusqu'à la coupe de Poufsouffle bien que ce fuse un des Horcruxes qu'il leur fallait détruire. Elle commettait l'impardonnable, mais le temps lui était compté et c'était la seule solution qu'elle voyait pour sauver Malefoy.

Lui obéissant l'infirmière la conduit jusqu'à un jeune interne inoccupé.

Après avoir réitéré l'opération, a son plus grand regret, elle ordonna à l'interne de prendre tout ce dont il aurait besoin pour opérer quelqu'un avec de nombreuses blessures. Elle fit bien attention à ce qu'il ait suffisamment de matériel ne faisant pas confiance à celui de la salle sur demande. Elle savait que tant qu'il serait à l'intérieur tout réagirait comme si c'était réel, mais elle ne savait pas ce que ça donnerait une fois dehors. Il fallait également que les fils pour le recoudre ne soient en rien magiques afin que les plaies se referment. Quand elle vit qu'il lui faudrait commettre un troisième impardonnable pour se procurer des poches de sang, elle abandonna et pria pour que les potions de régénération sanguines suffisent. Elle savait que même contre ce sort elles faisaient effet et l'avait déjà vérifié à deux reprises.

Elle se débrouillerait pour retourner en chercher si elles ne suffisaient pas.

Après un sort d'oubliette à l'infirmière, elle ordonna au jeune chirurgien de la suivre et lui fit fermer les yeux avant de le faire transplaner et de le conduire jusqu'à la sale sur demande, en passant par le passage secret de cette dernière vers préau lard.

Quand elle arriva enfin à la salle sur demande, le Serpentard avait à nouveau les yeux dans le vague. Elle crut alors l'avoir perdu définitivement. Elle supprima son stupefix pour prendre son pouls et fut rassurée de le sentir sous ses doigts. Et laissa alors le moldu faire son travail.

Elle se rendait compte qu'en quelques jours seulement son ancien ennemi avait pris une énorme importance pour elle. Il lui avait pourtant fallu des mois et un troll pour devenir amie avec Harry et Ron. Quoique, ce là faisait sept ans qu'ils se fréquentaient en se détestant. Ne disait-on pas que l'amour et la haine étaient proches ? Elle n'était pas amoureuse du Serpentard, il aurait fallu pour ça qu'elle le désire et bien qu'il ait eut un certain charisme autrefois, il avait perdu de sa superbe ces dernières années. Mais elle tenait à lui, elle en était certaine. Et après la nuit qu'elle avait passé dans ces bras, aussi curieux que ça puisse lui paraitre, elle ne pouvait se cacher qu'elle se sentait bien avec lui. Elle avait aimé correspondre avec lui pendant des heures. Elle avait aimé débattre avec lui la nuit dernière. Elle avait été touchée par sa lettre d'excuses aussi bizarre qu'elle avait pu être. Elle l'aimait bien, même si la plupart du temps il lui tapait sur les nerfs et elle ne voulait pas le perdre !

Le docteur Montgomery la ramena subitement à la réalité en la questionnant sur ce qu'elle lui avait fait et lui demanda de l'aider.

Les ordres qu'elle lui avait donnés étaient de faire tout son possible pour garder le garçon en vie, de garder l'esprit ouvert sur tout ce qu'il verrait et apprendrait ainsi que de ne pas paniquer s'il ne comprenait pas certaines choses qui lui paraitraient irrationnelles.

Elle lui expliqua donc qu'elle l'avait paralysé par magie, mais avait levé le sort et qu'une potion régénérait le sang qu'il avait perdu. Après lui avoir donné une nouvelle potion, elle nettoya donc les plaies que le jeune médecin avait auscultées, avant que celui-ci ne les recouse.

Malefoy bien que drogué et anesthésié localement par la médecine moldue, restait très faible, mais conscient. Il avait du mal à réaliser ce qui se passait vraiment autour de lui. Son cerveau brumeux ne lui permettant pas vraiment de se rebeller contre ce qu'on lui faisait bien qu'il en soit révolté.

Cependant, elle était revenue ! À cette pensée, il eut un imperceptible sourire. Il sentait parfois ses mains sur lui et s'imaginait celles de son inconnue, mais la réalité reprenait vite ses droits. Elle n'existait pas. Il n'y avait que Granger ! Granger et la honte de ce qu'il lui avait avoué à demi-mot. Tout ça allait bientôt finir. Il voulait que ça se termine. La douleur, la honte… il voulait qu'on le laisse tranquille. Il voulait juste retourner dans ses bras et sombrer à tout jamais dans une félicité illusoire.

Mais le moldu et Granger ne le lui permettaient pas. Il tentait vainement de protester, mais il n'en avait plus la force. À peine arrivait-il de temps en temps à murmurer un « Granger, pitié ! Laisse-moi crever ! » ou un «laissez-moi tranquille ! Foutez le camp sales moldus » et autres suppliques et insultes du même genre. Puis il glissa dans l'inconscience tandis qu'il entendait Granger paniquer et dire que les potions de régénération sanguine ne fonctionnaient plus. Il savait sa fin proche. Il n'y avait aucune échappatoire au sort qu'il s'était lancé. Il allait mourir. C'était la fin. Elle le laisserait enfin tranquille... Il ne la verrait plus… plus jamais il ne tiendrait sa main… plus jamais il ne respirerait son parfum… plus jamais il ne la tiendrait dans ces bras… Il avait froid… …. Il allait mourir… ...Il avait si peur d'être à nouveau seul… Sans elle.