Me revoilà pour un nouveau chapitre ! Désolée pour le retard.
Enjoy !
ATTENTION !
« Gras » : fourchelangue
Italique : Écrits du livre
« Italique » : Écrits d'Harry
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Chapitre 12
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« Ssyrée dis-moi que je rêve, le livre vient-il vraiment de me répondre ? »
« Je crois bien, et en fourcchelangue qui plus est. Je penssse que cc'est pour que persssonne d'autre à part less humains parleurs, ne puissent le lire. »
« Tu crois qu'il répond vraiment à toutes les questions ? »
« Essaye pour voir. »
Harry tourna le crayon qu'il avait en main comme pour se rassurer lui-même et approcha la mine de la page. Sans se rendre compte de ce qu'il faisait, il écrivit le mot Kyste. Peu importe tous les autres sujets dont il aurait voulu parler, sauver Tommy était sa seule priorité.
Contrairement à la première fois, la réponse ne se fit pas attendre, le surprenant d'autant plus. Des tonnes d'informations apparurent, parcourant la plus part des pages.
Le Kyste, aussi appelé « parasite démoniaque » voit le jour dans des lieux particulièrement morbides tels que des cimetières ou des morgues, dû à l'incroyable quantité de cadavres humains dont ils ont besoin pour naître. Se reproduisant rapidement, ils survivent en possédant des humains.
Ainsi, ils peuvent s'approvisionner de tout le sang dont ils ont besoin et deviennent de plus en plus résistants.
Leur hôte survit généralement un mois pour les plus petits, une semaine pour un Kyste de taille adulte. Plus ils grandissent, plus ils ont besoin de se nourrir.
Ils peuvent donc changer de corps rapidement, dès que l'hôte est entièrement vidé de son sang.
Il faut savoir que ces parasites se reproduisent rapidement, et ne peuvent vivre en dehors d'une communauté.
Voilà pourquoi ils colonisent généralement des villages entiers afin de subsister.
« Des cadavres ? Je croyais que leur existence était due à cet entomologiste ? » Écrivit-il en essayant de faire abstraction au fait qu'il était en train de parler le plus simplement du monde à un livre.
Dans cette ville peut-être, mais alors cet homme devait forcément connaître les secrets de leur création.
Il a dû réunir une quantité de corps assez importante pour que le Kyste prenne une telle ampleur.
« Comment pouvons-nous nous en débarrasser ? »
Il faut les retirer. Ils sont placés derrière la nuque, entre les deux omoplates.
Comme ils pompent le sang, une bosse de couleur noire permet de savoir leur emplacement exact. Il faudrait réussir à les arracher de leurs victimes et de les écraser.
Harry frissonna de dégoût. Il allait devoir ouvrir la peau pour le retirer ? Et s'il ratait son coup !? Il ne voulait pas non plus tuer Tom ! Et comment allait-il faire pour se débarrasser de ceux présents dans chaque habitant ?
Il serait impossible de tout faire tout seul !
« Encore une question, pourquoi certains humains meurent dès que le Kyste est injecté ? » Continua-t-il en se rappelant le cas du plus jeune Müller.
Il y a aussi des exceptions. Un homme plus faible mentalement, ne pourra pas survivre à la pression que représente la possession du Kyste.
Harry devait absolument trouver Tom pour lui retirer cet insecte de malheur ! Mais comment le retirer sans lui faire de mal ? Lentement il se leva tout en demandant à Syrée de protéger ce livre.
« Je ne peux pas le prendre avec moi. »
« Comment saurais-je si tu as des ennuis ? »
« Tu n'as pas besoin de t'inquiéter, il faut seulement me faire confiance. »
Le brun avait toujours avec lui le couteau qu'il avait pris à Conrad. Ça ne protégerait pas de grand-chose mais au moins il avait quelque chose pour se protéger. Il attendit le soir pour passer à l'action. S'il en croyait l'agitation dans le village, on devait sûrement le rechercher. Tommy avait dû remarquer sa disparition, surtout que le corps de Conrad avait sans doute déjà été retrouvé. La personne qu'il devait aller voir était le maire. C'était lui qui contrôlait tout le monde. Il saurait aussi comment retirer la bestiole sans faire souffrir la personne possédée. Il ne perdit pas de temps et se mit en route.
oOoOo
Ce fut extrêmement facile de trouver le maire car celui-ci ne bougeait apparemment jamais de la mairie. En revanche le plus difficile, fut d'éviter chaque personne qu'il croisait. Il avait raison, tout le monde le cherchait puisque le fils des Müller avait été retrouvé. Harry fit le tour du bâtiment, cherchant une entrée à la fois discrète et rapide. Il crut en son jour de chance en voyant une fenêtre ouverte au premier étage. Aussi simplement qu'un singe passant d'arbre en arbre, il grimpa sur la façade en s'aidant des petits interstices. Il avait toujours été fort en sport. Toutes ces années d'escalade lui servaient enfin à quelque chose. Il passa souplement par la fenêtre et épousseta ses vêtements. Le couloir était sombre, mais il supposait que le bureau du maire devait sans doute se trouver un peu plus haut à l'étage. Évitant les couloirs principaux, il passa par les escaliers du personnel. La nuit commençait à apparaître, éclairant les vitres de la lumière de la lune. Une seule pièce était éclairée, et il sut qu'il était arrivé à destination à la voix grave qui s'en dégageait. Ses pas le menèrent vers elle et aussi silencieusement que possible, il espionna la conversation en cours.
- Et l'avez-vous retrouvé ?
- Non, pas encore.
C'était la voix de monsieur Müller.
- Je vous avais dit de ne pas le perdre de vue ! Votre fils a désobéit aux ordres ! Il a voulu s'en occuper lui-même et maintenant regardez où tout cela nous a amené ! Potter a disparu et tout ce que nous avons c'est un corps !
Harry écarquilla les yeux au nom qu'on venait de lui attribuer. Encore Potter… Comment étaient-ils au courant ?
- Nous savons au moins qu'il ne partira pas sans son ami.
- Et comment le savez-vous ? Il nous a bien dit qu'ils s'étaient à peine rencontrés quelques semaines auparavant. Si on ne retrouve pas le gamin rapidement, il nous le fera regretter.
Un silence prit place entre les deux hommes, silence vite rompu par des soupirs.
- Vous savez comme moi qu'il déteste attendre.
Harry se demanda qui était la personne dont ils parlaient. Il voulut se rapprocher un peu pour mieux entendre, mais un corps derrière lui le tétanisa. Sa respiration se coupa et ses yeux se fermèrent violemment dans une tentative désespérée.
« J'ai vraiment un mauvais karma…, » soupira-t-il, bien conscient que la situation allait devenir compliquée, et que malgré tous ses efforts, ça ne ferait qu'empirer.
Décidé, il se retourna comme au ralenti, essayant de trouver une porte de sortie au cas où tout cela se passerait mal, mais la personne sur laquelle il tomba, le fit s'immobiliser.
- To-Tommy, comment ça va ? Qu'est-ce que tu fais là ? Demanda-t-il avec un faux air penaud.
La réponse ne vint pas, mais il eut droit à la place à un regard dénué de toute émotion. Harry avala difficilement sa salive, regrettant de ne pas avoir amené avec lui Syrée qui aurait été la bienvenue dans ce genre de situation pour lui donner conseil.
Tommy attrapa son poignet violemment et le traîna vers la porte qu'il ouvrit brusquement. Sans préambule, il balança son corps à terre devant les deux autres hommes de la pièce. Il y eut un moment de surprise qui permit à Harry de se tourner vers eux et de vérifier que son couteau était bien en place. Il allait le prendre en main, mais suspendit son geste. S'il devait l'utiliser, il fallait que ce soit dans un moment de surprise, car ils étaient tout de même trois contre lui.
- Tiens, tiens, je vois que nous avons un petit fouineur parmi nous. Nous parlions justement de toi.
Le politicien s'approcha de lui, le faisant reculer lentement. Toujours assis sur le parquet parfaitement ciré, Harry put enfin voir de plus près l'homme aux commandes de toute cette mascarade. Celui-ci se baissa pour se mettre à sa hauteur et d'une voix particulièrement amusée se présenta.
- Mon nom est Andrew Anderson, scientifique de génie, et le créateur de ces merveilleuses petites créatures !
Harry déglutit en comprenant tout ce que cela voulait dire.
- Mais… vous n'étiez pas censé être mort ?
- Et bien figure-toi qu'au moment où mon laboratoire s'est écroulé, un démon m'a sauvé la vie et m'a permis de survivre à l'effondrement. À condition bien sûr à ce que je fasse exactement ce qu'il me demandait. J'ai donc assouvis cette ville pour la faire mienne et offrir à mon sauveur toute la nourriture dont il avait besoin ! Les Kystes ne sont que les pions qui ont aidé à cette réussite !
- De qui parlez-vous ?
- Ça, Harry Potter, tu le sauras bien assez tôt. Sache que son serviteur le plus fidèle est déjà en route pour te récupérer. Il me semble d'ailleurs que tu l'as déjà rencontré : Gellert Grindelwald.
Ce nom provoqua un frisson de terreur au brun qui ne put retenir un léger tremblement. Cette fois, il n'avait personne pour l'aider. Hermione était loin, Tom envouté, et il avait laissé Syrée car il pouvait soi-disant se débrouiller tout seul. Eh bien, ce n'était pas gagné.
- Bien, comme tout le monde est réuni, rien ne m'empêche de t'injecter le Kyste à toi-aussi. Ce sera peut-être plus facile ainsi pour Grindelwald de t'emmener jusqu'au maître.
D'accord… il était mal. Il n'y avait en plus, rien à proximité qui lui serait d'une quelconque utilité dans cette situation. Le couteau dans sa poche sembla l'appeler désespérément comme s'il pourrait lui être d'un grand secours, entouré comme il l'était par deux fous et la marionnette qui ne savait rien de si ce passait qu'était Tom à ce moment-là.
Anderson avança sa main dans l'intention de l'attraper sans doute, mais il ne lui en laissa pas le temps. Aussi rapide qu'il le pouvait il enfonça la lame dans sa main, se leva avec force et sortit du bureau. Le cri que lâcha Anderson le fit frissonner mais il ne s'attarda pas en entendant Müller ordonner à Tommy de le rattraper. Il savait qu'il n'était qu'à quelques mètres de lui mais c'était bien assez pour lui faire accélérer sa course.
Malheureusement pour lui, Tommy avait l'air beaucoup plus sportif qu'il ne l'avait d'abord pensé, puisqu'il le rattrapa rapidement. Sans lui laisser le temps d'amorcer un geste vers lui, Harry se retourna et lui donna un violent coup dans les parties génitales, le faisant s'écrouler par terre.
- Ouïe, grimaça le brun, désolé Tommy mais tu ne m'as vraiment pas laissé le choix.
Il reprit sa course et descendit les marches avec empressement. Les portes du bâtiment étaient fermées au vu de l'heure avancée et même si elle ne l'était pas, il ne voulut pas se risquer à des essais inutiles. Il alla directement dans le sous-sol, bloquant derrière lui la porte à l'aide d'une armoire et d'une table un peu bancale. Mais ça ne marcha pas vraiment. Tommy réussit facilement à entrer par la porte du personnel et en plus, il se retrouvait bloqué par son propre barrage.
- Tommy, écoute… bafouilla-t-il, en reculant lentement. Reprend-toi !
Le sorcier ne sembla pas revenir. Il n'avait même plus son couteau pour se protéger, quoi qu'il ne l'ait pas utilisé contre son compagnon de route. Il se fit attraper fermement par le cou et soulever contre le mur. Les doigts s'enfoncèrent presque dans sa peau. Son ami tremblait presque, un rictus déformant son visage jusque-là inexpressif.
- Tommy, je t'en prie…
Harry essayait de le faire lâcher prise, mais rien n'y fit, il étouffait.
- Tom…my…, articula-t-il difficilement, Tommy… TOM !
Ses yeux s'illuminèrent brusquement et un flash de lumière traversa la pièce. Harry retomba mollement sur le sol, en respirant un bon coup. Quand il rouvrit les yeux il vit Tommy par terre en train de se tenir les yeux, la mâchoire fermement serré.
- To-Tommy ?
- Putain ! T'a intérêt à avoir une bonne raison sur ce qu'il vient de se passer parce que je te jure que si je ne comprends pas la situation très vite, je vais te le faire regretter !
Harry écarquilla les yeux sous la surprise.
- Tom ?
- Qui veux-tu que ce soit idiot !
- Oh mon dieu Tom ! Je suis tellement content de te revoir !
L'étudiant se précipita sur le corps du plus vieux et le serra dans ses bras dans une tentative de s'assurer qu'il était bien réel. Mais les yeux à présent noirs d'encre de celui-ci confirmèrent son identité. Tom sursauta de surprise quand il se sentit emporté dans une étreinte plus que gênante.
- Mais qu'est-ce que tu fais !? S'écria-t-il consterné devant ce brusque élan d'affection qu'Harry était en train de lui montrer.
Celui-ci se redressa un peu pour que son visage soit au niveau de celui-ci du sorcier et lui offrit un grand sourire.
- C'est une longue histoire ! Si tu savais tout ce qui s'est passé depuis que Tommy a fait surface.
- Tommy !?
Tom allait ordonner au brun de lui expliquer comment il connaissait ce surnom, mais le plus petit lui obstrua brusquement la bouche.
- Chuuut…
Des voix s'élevèrent tout près de leur emplacement.
- Ils n'ont pas pu disparaître comme ça ! Retrouvez-les immédiatement ! Si Grindelwald arrive et qu'on n'a toujours pas mis la main sur Potter, on risque de le regretter très cher !
Harry tira Tom dans un coin de la pièce et le serra contre lui. Tom qui était toujours aussi pétrifié pour pouvoir faire le moindre geste, rougit sentant la respiration du plus jeune dans son cou. L'humain ne faisait même pas attention à lui, concentré comme il l'était sur la conversation des nouveaux venus. Quand les pas s'éloignèrent finalement, il soupira de soulagement.
- Tu ne te souviens d'absolument rien ? lui demanda-t-il en s'asseyant, épuisé par ce trop plein d'émotions.
Il put accorder toute son attention au revenant. Haussant un sourcil étonné, Tom lui répondit :
- Que s'est-il passé ?
- Comme je te l'ai dit tout à l'heure, Tommy a pris ta place à Chior. Après s'être occupé du Doppelgänger, nous avons repris la route jusqu'à Dixon, une petite ville un peu plus peuplée. Je ne sais pas si tu as déjà entendu parler du Kyste.
- Le parasite ?
- Oui, il a pris possession de la ville, et de Tommy par la même occasion. J'ai bien cru que tu allais me tuer.
- Si tu dis vrai, on a dû m'injecter l'insecte, alors comment est-ce possible que j'ai pu reprendre mes esprits si tu ne l'as pas tué ?
Harry le regarda horrifié.
- C'est vrai je n'avais pas pensé à ça !
Il se leva brusquement devant les yeux si profonds de son interlocuteur et le contourna.
- Bon, ne bouge pas, je vais vérifier ta nuque.
Il souleva quelques mèches noires pour voir plus facilement et fronça les sourcils en remarquant la bosse noire qui s'y trouvait.
- Je… je crois qu'il s'y trouve encore !
- Alors retire-le avant que je ne reperde le contrôle, dit calmement le concerné.
- Quoi !?
- Je crois que nous n'avons pas vraiment le choix. Il y a un couteau suisse dans ma poche, serres-en-toi.
- B-bien.
Sa voix trembla d'appréhension. Il n'était pas spécialiste du corps humain, et il avait beaucoup trop peur de rater sa cible. Il prit le couteau que lui tendait le brun, et perça la chair au niveau de la plaie. Tom qui avait fermé les yeux sous la douleur, ne lâcha pas une seule plainte. Alors avec dégoût, Harry ouvrit la peau afin de voir la bestiole. Quand il l'a vit enfin, il l'extirpa de son nid à l'aide de ses doigts. Son nez s'était retroussé, écœuré comme il l'était. Rapidement, il plaqua sa main sur la blessure et d'une voix affolée s'exclama :
- Qu'est-ce que je fais ? On n'a rien pour recoudre ta blessure !
- Laisse, ça je peux m'en occuper moi-même.
- T'es sûr ?
- Oui, retourne-toi et ne regarde sous aucun prétexte, tu entends ?
- Oui, murmura-t-il d'une voix peu assuré.
Déglutissant, il s'exécuta. Il n'y eut rien dans un premier temps, se demandant ce que voulait faire Tom. Puis une atmosphère lourde prit possession de la pièce lui donnant la chair de poule. Des chuchotements résonnèrent contre les murs, puis le silence reprit.
- C'est bon, tu peux te retourner.
Harry fit ce qu'on lui demandait.
- Co-comment est-ce possible !?
La blessure avait totalement cicatrisée ! Seule une fine ligne rouge prouvait qu'il avait bien été blessé.
- As-tu oublié ? Sorcier ça te dis quelque chose ? Lui balança Tom d'un ton ironique.
Harry savait qu'il ne lui disait pas entièrement la vérité. Après tout, il lui avait bien affirmé que c'était impossible de guérir totalement d'une blessure avec la magie. Mais il n'insista pas. Il ne vit pas non plus Tom cacher son médaillon en forme de trousseau de clés sous sa chemise.
- Je te raconterai tout plus tard. Tout ce que je sais, c'est que Grindelwald arrive !
Harry prit Tom par le bras et l'attira jusqu'à lui pour qu'ils quittent la pièce. Il était bien déterminé à ne plus rien avoir à faire avec cet endroit. Cependant sa malchance habituelle sembla le rattraper puisque la porte de derrière s'ouvrit une nouvelle fois. Tom se retourna vers les nouveaux venus, intrigué par le comportement de l'étudiant.
- Je t'ai retrouvé, ricana le plus gros des deux.
- Qui est-ce ? Demanda-t-il à Harry.
Celui-ci se doutait qu'il n'aurait aucuns souvenirs de ces dernières vingt-quatre heures.
- Notre ennemi commun : le créateur du Kyste et le maire de cette ville.
- Je vois, on dirait bien que ces deux-là vont nous poser problème, soupira le sorcier, qui était déjà bien assez fatigué.
- Oh ? On dirait que Tommy est de retour parmi nous. Cela va devenir extrêmement compromettant.
- Pas Tommy, Tom Elvis Jedusor. Je n'aime pas beaucoup qu'on m'appelle avec le nom de cet abruti.
Les deux hommes n'eurent pas l'air de tout comprendre. Mais ils se reprirent rapidement et s'avancèrent dans une attention hostile. Tom se plaça devant Harry instinctivement.
- L'Homonculus est en route ! Nous n'avons pas de temps à perdre ! S'empressa de dire l'humain.
Anderson rigola de sa voix rauque comme si ce qu'il venait dire était la chose la plus drôle qu'il n'avait jamais entendu.
- Et vous croyez vraiment que je vais vous laisser vous en tirez comme ça ? Je ne suis pas connu pour ma grandeur d'âme malheureusement. Alors, qu'allons-nous faire de vous ?
Il ria encore plus quand des centaines de Kystes s'élevèrent autour de lui. Ces parasites se dispersèrent un peu partout, menaçant les deux compagnons. Harry déglutit difficilement. C'était vraiment très mauvais signe.
- Tom… je crois que… nous sommes mal.
- Non… tu crois !? demanda-t-il sceptique. Désolé pour toi, mais je ne compte pas mourir ici.
Il ressortit son médaillon et s'écria :
Un pentacle apparut sous ses pieds entourant entièrement son corps. Harry ne savait comment décrire les formes à l'intérieur mais c'était fascinant. Une aura captivante et d'une puissance qu'il ne pouvait même pas exprimer, avait enveloppé Tom dont les cheveux se soulevaient au rythme des bourrasques qui avait envahi la pièce.
Le collier dans ses mains devint de plus en plus gros pour devenir un trousseau de clés pourvu de dizaines d'entre elles. Harry n'avait jamais vu ça. Il allait lui demander ce qu'il se passait quand le sol se mit à briller. Ce Tom, qu'il n'avait encore jamais vu, leva une des clés jusqu'à ses lèvres et l'embrassa avec un sourire inquiétant. Et il parla. Il parla d'une voix grave, psalmodiant des mots incompréhensibles.
- Acham,
Où que tu sois,
Je fais appel à toi
Sur les ailes de ces mots qui se déplacent,
Quelle que soit la distance,
Traverse le temps et l'espace
Et apparais en ma présence.
Archaiai Legeones Chaous !
Brusquement une main d'un noir semblable à celui de l'homonculus sortit du pentacle. Un corps informe suivit celle-ci et quand la chose fut entièrement sortie, elle attaqua. Harry vit le maire et Müller être traînés dans le fond de la salle, criant tous les deux comme jamais. Leur corps convulsait dû au pouvoir de la créature.
Il se tourna vers Tom qui regardait le spectacle impassible. Il voulut lui crier d'arrêter, mais sa voix restait coincée dans le fond de sa gorge. Le spectacle était encore plus horrible que celui auquel il avait assisté dans le sous-sol.
- Tom… chuchota-t-il démuni, arrête.
Mais l'autre ne l'entendait pas. Il put enfin remarquer que les yeux du plus vieux, avaient de nouveau changé de couleur. Seulement cette fois-ci, le noir avait laissé place à une couleur plus sombre, plus inquiétante, la couleur du sang. Une odeur de putréfaction et de chair en décomposition lui agressa brusquement les narines, ce qui le fit se reconcentrer sur Anderson et Müller. La vision qu'ils renvoyèrent fut trop pour lui et il se pencha brusquement en avant pour vomir.
Le sorcier quant à lui, continuait de regarder son démon torturer les deux parasites. C'était tout ce qu'il méritait pour avoir pour l'avoir utilisé, lui, un être supérieur.
Un sourire terrifiant prit place sur ses lèvres. Ils regrettaient, oui… Un tatouage commença à apparaître sur sa nuque : un tatouage de serpent. Il grandissait jusqu'à faire disparaître peu à peu celui en forme d'étoile qui l'empêchait de montrer sa vraie puissance.
Bientôt…
Cependant des sanglots à sa droite lui firent tourner la tête.
Qui est ce garçon ? J'ai l'impression qu'il me rappelle quelqu'un…
Ses sourcils se froncèrent.
- Tom arrête ! S'écria-t-il entre deux hoquets. Il vomit à nouveau, les joues couvertes de larmes. Stop !
Harry se mit à briller lui-aussi, mais d'une lumière différente à celle de Tom, une lumière éclatante. Jedusor vit ce regard magnifique vert émeraude devenir encore plus singulier qu'à l'accoutumée. Des lumières semblaient danser sous ses iris, les faisant rayonner de milles reflets de jade absolument captivants.
Impossible… Harry Potter…
Il fut pris soudainement de nausées, qui le firent tanguer dangereusement, sortant du pentacle qui disparut lentement. Le démon toujours présent dans le fond de la salle hurla et disparu à son tour. Le vent et l'aura menaçante cessèrent quand Tom tomba sur le sol. Le tatouage cessa de s'étendre, pour finalement laisser place au premier qui redevint normal. Puis, ses yeux reprirent leur couleur d'origine.
Harry s'écroula à son tour. Tout comme le plus grand, la lumière disparue, le laissant éreinté. Il fixa de ses yeux éteints, ceux encore ouverts de Tom. Ils se regardèrent un moment, épuisés. Puis, leurs yeux se fermèrent d'un commun accord, et ils sombrèrent dans l'inconscience.
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J'aimerais faire un petit rappel car pas mal d'entre vous m'en on fait la remarque. Certains ont déjà dû le remarquer, mais pour le prologue j'ai mis pour le pairing HP/TJ et HP/?. Je ne vous dis pas tout à l'avance mes petits amis 😚, mais il y aura bien un rival mystère dans cette aventure. Une romance a quand même besoin de piment vous ne trouvez pas 😈 ? Mais ne vous inquiétez pas le couple principal restera Tom et Harry !
À part ça, quand avez-vous pensez ?
