Chapitre sadique attention aux lecteurs qui auraient tendance à s'arracher les cheveux ou à taper sur le clavier. Quelques propos peuvent choquer. Je peux pas tout dire, mais simplement vous êtes avertit que certaines choses peuvent ne pas plaire.

Chapitre 13 :It's A Beautiful Day

POV Percy

Ils sont là, ils sont tous là. Quelle journée magnifique pour un repas de famille. Famille, ce mot a été rayé de mon vocabulaire. Je n'ai plus de famille. La preuve, les Weasley sont tous réunis et je ne suis pas invité. En même temps, ce n'est pas comme si j'avais besoin d'une invitation. Après tout, on devrait pouvoir retrouver sa famille quand on veut. Je m'approche lentement, ils m'observent tous. J'imagine toutes les questions qui peuvent se bousculer dans leur tête. Pourquoi suis-je là ? Que suis-je devenu ? D'où je viens ? Je les fixe un à un. Maman, hésitant entre la joie de me revoir et l'envie de me tuer. Harry Potter à côté de Draco Malfoy, je les regarde en souriant, si seulement ils savaient pourquoi je suis là. Fred et George, toujours à s'amuser, toujours à m'embêter, à m'empêcher de travailler. Ginny, la seule qui vaille peut-être le coup, Charlie et Bill, les grands frères, la fierté de mes parents. Ron, pauvre imbécile ! Hermione, tenant le petit Sam dans ses bras, cette sainte nitouche cache bien son jeu. Remus Lupin qui fait son grand retour. Severus Rogue, sa présence ici me donne envie de vomir, ce mangemort, ce traître ! Sirius, rien d'autre qu'un meurtrier.

It's a beautiful day
The sun is shining
I feel good
And no-one's gonna stop me now, oh yeah

Qu'est-ce que tu fais ici, Percy ? me demanda Charlie.

J'ai appris qu'il y avait une petite réunion de famille en l'honneur de notre cher père… Comme je n'ai pas reçu d'invitation… j'ai eu envie de vous rendre une petite visite.

Tu n'es pas le bienvenu Percy, dit Bill, repars vite avant que cela ne dégénère.

Pourquoi voudrais-tu que cela dégénère ? Voyons Bill, tu es mon frère.

Tu as cessé d'être mon frère le jour où tu es parti, Percy, cracha Bill en se levant d'un air menaçant.

Oh, tu m'en vois désolé.

Que fais-tu ici ? redemanda Charlie.

J'avais envie de… Comment dire… de vous faire regretter tout ce que vous avez fait, de réparer le mal que vous avez tous répandu autour de vous, de montrer votre vraie nature aux gens que vous aimez.

De quoi tu parles ? demanda Fred.

Fred ! Et George est juste à côté, c'est touchant, ces deux-là sont inséparables depuis leur naissance, ils se voient tout les jours, ils trouvent le grand amour en même temps, dis-je en regardant les deux jumelles en face d'eux.

Et alors t'es jaloux ? dit George.

Jaloux ? Non … Ecoeuré serait le mot juste… Vous croyez que personne ne connaît votre petit secret, mais moi je le connais, dis-je sur le ton de la confidence. Vous croyez que je ne vous ai pas vus ? Le soir, quand tout le monde dort, George qui rejoint Fred dans son lit, vos escapades douteuses le soir à Poudlard, tout ça pour vous rendre dans la salle sur demande, et savez-vous ce qu'on y trouve dans cette salle ? Harry, dis-moi, on trouve quoi dans la salle sur demande ?

Tout… tout ce qu'on veut, il suffit… il suffit d'y penser, répondit le survivant.

Il suffit d'y penser, exactement ! m'exclamai-je. Et à quoi pensiez-vous ? Fred, George ?

La ferme Percy ! cria l'un des jumeaux.

Ils pensaient à une chambre, avec des miroirs, un lit immense et confortable, une armoire remplie de… menottes, de lubrifiant, de préservatifs, d'aphrodisiaques… Un sort de silence et ils pouvaient s'envoyer en l'air, gentiment, entre frères.

Ce sont des mensonges, cria Charlie.

Charlie… et si tu disais à maman pourquoi tu es toujours parti en voyage, hein ? Et si tu lui disais que tu as tellement honte de ta famille que tu préfères être en compagnie de dragons plutôt qu'autour de cette table ? On ne peut pas t'en vouloir, nous avons tous honte de cette famille. De ce père, amoureux des moldus, de cette mère prête à recueillir n'importe quelle vermine dans la famille, hein Malfoy ?

Draco est à sa place ici, dit Ron, on ne peut pas dire la même chose pour toi !

Ron… Oh, Ron, tu n'es qu'un imbécile, regarde-toi, tu es le plus raté des Weasley, toujours dans l'ombre de Harry Potter, tu as attiré Hermione juste parce qu'elle avait pitié de toi ! Regarde ton fils, Ron, regarde-le bien ! Tu dis que Draco a sa place dans la famille, tu ne crois pas si bien dire ! Des yeux bleus, presque gris, pas de cheveux roux mais plutôt châtain clair, presque blond. As-tu vraiment cru que Draco était capable de fabriquer une potion pour mettre enceinte Hermione ? As-tu vraiment cru que ce bébé pouvait être venu, comme ça en quelque mois ? Non Ron, ta petite Hermione a voulu consoler Draco, manque de chance elle est tombée enceinte et ils ont inventé cette histoire de potion avant que tu ne t'en aperçoives. Et toi Ron, le gentil Ron, tu as tout gobé, comme d'habitude.

Monsieur Weasley vous…

Professeur Rogue, j'ai appris votre retour, j'ai appris que vous et Black formiez un charmant petit couple… Cela ne vous fait rien de savoir que votre compagnon a couché avec votre filleul ? Ne faites pas cette tête, vous vous attendiez à quoi de la part d'un Black et d'un Malfoy ?

It's a beautiful day
I fell good, I fell right
And no-one, no-one's gonna stop me now
Mama

Je remarque que Draco s'est levé, il tient sa baguette fermement dans sa main.

Tu vas te taire, sale Weasley.

Sale Weasley ? Oh, pas très gentil pour la famille qui t'a accueilli.

Tu n'as rien à voir avec eux, répondit le petit dragon en prenant un air froid, va-t-en avant que je ne lance un Avada Kedavra.

Tes instincts de mangemort reviennent, tu es comme ton père, un meurtrier, tu amènes le mal partout, heureusement qu'il s'est débrouillé pour que tu t'en ailles vite. Tu n'es qu'un serpent, un traître, si Harry n'avait pas été là, tu aurais fait comme ton père, tu te serais traîné à terre pour Voldemort et tu aurais écarté les cuisses dès qu'il te l'aurait ordonné.

Ca suffit Percy, tu…

Bill !!! Oh pardon, tu as cru que je t'avais oublié dans mon tour de table ? Que dire de toi, Bill, à part que tu trompes Fleur à tour de bras avec des hommes, des femmes, peu importe. Toi qui es « si cool », tu faisais honte à papa et maman avec ton accoutrement. Tant qu'on y est, je vais parler de toi, Ginny, je pensais que tu valais la peine… Et puis j'ai su… j'ai su ce qui s'était passé durant ta 6ème année. Le 3 Août, 12 Square Grimmaurd, tout le monde est parti sauf toi, trop jeune pour l'Ordre du Phénix, et Lupin, tu sais, le professeur Lupin. Il était souffrant ce jour-là, tu t'es occupée de lui. D'ailleurs tu as joué ton rôle d'infirmière tellement bien que tu es tombée enceinte. Bien sûr, un enfant moitié Weasley, moitié loup-garou, c'est difficile de s'en occuper à 16 ans. Un petit tour dans un hôpital moldu et le bébé avait disparu. Et dans tout ça, il reste Harry… Harry le Survivant, celui qui à vaincu Voldemort. Le pauvre n'a pas réussi à assumer toutes les morts causées par sa faute, il est parti loin, espérant oublier l'homme de sa vie. Il s'est fait une place dans la police, en couchant avec son supérieur. Sans doute qu'il regrettera beaucoup d'être revenu quand il saura la vérité.

Peut importe ce que tu dis Percy, lança Potter, je ne te crois pas, tout ce que tu dis, c'est des mensonges.

Des mensonges ! Non Harry, regarde-les, regarde les regards désespérés que se donnent les jumeaux, regarde Ginny qui baisse les yeux devant Lupin, regarde Hermione et Draco se lancer des regards inquiets. Ils savent que tout est vrai, je ne mens pas.

Sais-tu pourquoi tu es là Harry ? Sais-tu pourquoi Draco te voulait à ses côtés ?

Parce qu'il m'aime.

Parce qu'il va mourir.

Une vague de pure extase s'empare de moi alors que j'observe l'effet de la nouvelle que je viens d'apprendre à Potter. Je ne remarque même pas Draco à ses côtés qui a pointé sa baguette vers moi.

Endoloris !

Une douleur insupportable s'empare de moi, je tombe à genoux, Draco est debout devant moi, sa baguette est toujours pointée dans ma direction. Ses yeux ne sont plus que des fentes. Je ferme les yeux. Ils sont tous perdus maintenant, tous les secrets ont été révélés. Le seul sentiment qui les habite en ce moment est la haine. Je les imagine se lever tout en même temps, et se lancer les sorts les plus horribles. Je me demande lequel osera lancer le premier Avada Kedavra ? Ron tuera-t-il Hermione ou Draco en premier ? Fleur tuera-t-elle Bill ou préfèrera-t-elle le torturer ? Maman va-t-elle renier Charlie ? Rogue va-t-il quitter encore une fois Sirius qui n'aura plus qu'à se trancher les veines ? Harry va-t-il repartir chez les moldus ? Je commence à rire, je n'en peux plus, mon rire est celui d'un dément.

Qu'est ce qui te fait rire, Percy ? dit une voix que je ne reconnais pas.

Ce qui me fait rire, dis-je en ouvrant les yeux, ce qui me fait rire, c'est que Draco ira à Azkaban pour avoir utilisé ce sortilège, Sirius va y aller parce qu'il est un Animagus non déclaré, Lupin va y aller parce qu'il est un Loup Garou et pour détournement de mineur. Mais ce qui me fait le plus rire, vous savez ce que c'est ? Ca fait un moment déjà que Papa est mort… Vous savez quoi ? C'est moi qui l'ai tué, j'ai voulu lancé un Avada Kedavra sur Malfoy et… j'ai mal visé.

Je repars dans un fou rire, tous les regards sont sur moi. Ma mère éclate en sanglots, Ginny fait la même chose, je vois Remus la prendre dans ses bras… Remus ? Non, ce n'était pas prévu comme ça. Mon rire cesse subitement. Elle pleure dans ses bras, Charlie a pris notre mère dans les siens. Ils m'écœurent, je disparais en transplanant et en les laissant seuls.

Sometimes I fell so sad, so sad, so bad
But no-one's gonna stop me now, no-one
It's hopeless - so hopeless to even try