Merci à TYMARA pour la correction du chapitre.
Disclamer : L'univers de Harry Potter appartient à JKR sauf l'histoire !
Chapitre 12 : sauvetages
Une équipe de trente Mangemorts, Tom et moi, nous rendons dans une petite maison au fin fond d'une forêt sombre comme indiqué par l'un des groupes partis à la recherche de Snape. C'est une forêt étrange et silencieuse. Les arbres sont nus. Ils n'ont que quelques branches mortes avec une ou deux feuilles pendantes. C'est de grandes branches qui ressemblent à des bras de squelettes humains. Une atmosphère de frayeur se dégage de la maison. Elle me semble plus effrayante que toutes les bestioles se trouvant dans la Forêt Interdite. Est-ce son manque évident de signe de vie qui en est la cause ou bien est-ce sa laideur qui en est à l'origine ? J'hésite entre les deux. En tout cas, ce n'est pas le premier endroit où j'inviterais Tom à sortir. La maison qui est toute en bois, est niché entre deux vieux saules pleureurs. Des Filets du Diable avec leurs vrilles longues comme des tentacules qui servent à étouffer ceux qui l'approchent de trop près, nous empêchent l'accès à la petite bâtisse. Et pour finir, comme si ce n'était pas suffisamment protégé, des Snargaloufs, des plantes dangereuses et carnivores, recouvrent l'allée qui se trouve entre nous et la petite maison.
Après s'être assuré que personne ne se trouve dans les environs, Tom neutralise les plantes. Nous nous avançons vers les saules pleureurs avec l'intention de les neutraliser en appuyant sur une petite racine qui a pour effet de paralyser l'arbre pendant un moment. Une action très périlleuse, car la racine en question est très difficile à atteindre. Étant celui avec le plus d'expérience dans ce domaine grâce à mes allées et venues à la cabane hurlante, je me propose de le faire. Tom est réticent, mais finit par céder. Je m'avance précautionneusement vers elles en évitant de justesse des branches un peu trop baladeuses. Avec des acrobaties dignes des plus grands saltimbanques, je les neutralise une à une. Pendant que je m'occupe des saules pleures, un imbécile de jeune recrue trouve le moyen de se fait prendre dans un des seuls Filets du Diable que Tom a oublié de neutraliser. Non seulement il s'est fait prendre, mais en plus, il se met à gesticuler dans tous les sens comme un putain d'asticot. Et plus il bouge, plus elle resserre son étreinte sur lui. Au bout de quelques secondes, un de ses camarades prend enfin l'initiative de le libérer en lançant un « Incendio » sur le filet du diable. Le sortilège a pour effet de faire lâcher le pauvre demeuré en forçant la plante à se recroqueviller.
Le problème réglé, nous entrons dans la maison. À l'intérieur, nous tombons directement sur une grande pièce vide. Un escalier monte vers le seul étage de la bâtisse, et un autre escalier descend dans ce qui semble être un sous-sol. Je marche vers ce dernier, en me disant que si j'étais le Directeur, c'est dans les sous-sols que j'enfermerais Snape. En bas des marches, j'arrive devant une porte close. Je l'ouvre d'un « Alohomora » chuchoté à voix basse. Qui sait ce qui peut se dans cette baraque. Alors la prudence est de mise. Et puis, je pense avoir eu largement mon lot de kidnapping maintenant.
Je pénètre dans une pièce sombre sans fenêtres et jette un sortilège de « Lumos » qui illumine le bout de mes doigts qui projettent de la lumière dans la pièce. À premier vu, je crois qu'elle vide, mais un petit gémissement me fait tourner la tête vers coin le plus reculé de la pièce. Au de la pièce, sur la droite, il y a une petite cage de métal de la taille d'un homme. À l'intérieur de celle-ci, un homme est allongé. Il est plongé dans un sommeil agité et pourtant très profond, car même ma présence n'arrive pas à le réveiller. Je m'approche lentement. J'ouvre la serrure de la cage et pénètre à l'intérieur. Le visage de l'homme est caché par ses cheveux. Je le lui dégage. Mon cœur rate un battement en m'apercevant que ce n'est pas Snape, mais Remus Lupin. Je suis étonné de le trouver là. Il est en piteux état. Il semblerait qu'il ait été passé à tabac. Il a le crâne ouvert et de multiples blessures sur tout le corps. Je me demande si je dois le ramener avec moi au Manoir ou pas. En souvenir de mon défunt parrain, je décide de le remorquer avec moi. Je lui lance un « Levicorpus », ce qui fait lever et fait avancer le corps à quelques centimètres du sol. Je remonte au rez-de-chaussée où je le confie à un Mangemort avec pour consigne de le ramener au manoir par Portoloin.
Je monte à l'étage en pensant à toutes les choses horribles que l'Ordre du Phoenix a bien pu faire au Maître des Potions pendant son séjour forcé dans cette maison, et en me demandant comment j'allais le venger. En franchissant le palier du premier étage, j'entends les échos d'un combat. Je me dépêche de me rendre à l'endroit d'où proviennent les bruits. Dans une chambre, des Mangemorts sont aux prises avec des membres de l'Ordre du Phoenix. Je me joins à eux et nous ne tardons pas à les acculer dans un coin. Nous les faisons prisonniers et un détachement de Mangemorts s'occupe de les ramener au manoir. Dans tout ça, il n'y a toujours aucune trace de Snape.
Je remarque alors l'absence de Tom. Je demande aux Mangemorts restants où il se trouve. Ils m'indiquent une chambre au bout du couloir. Je longe celui-ci, quand soudain, j'aperçois une vive lumière. Elle provient d'une sorte de peinture représentant le portrait d'une dame aux cheveux roux, avec des yeux bleus, et une figure replète. Elle porte un long et somptueux chapeau sur sa tête. Sans la présence de cette lumière, je ne l'aurais pas remarqué. La dame dans le cadre est de mauvaise humeur. Elle lance des insultes très colorées dans ma direction. Je m'approche d'elle pour la voir, car son visage me dit quelque chose. Soudain, une acclamation provenant de la chambre me détourne de mes projets. Je m'élance vers elle avec crainte. Je suis affolé en voyant le corps de Snape, étendu et immobile au sol, une mare de sang s'étalant autour de sa tête. Je suis pétrifié par la peur. Je m'approche lentement du corps, comme un automate, sans prendre en compte les échanges de sorts entre les deux camps. Je suis soudainement poussé au sol. Un corps recouvre le mien. Je panique et je tente de dégager. Une main douce passe dans mes cheveux.
- Ne bouge pas, Chaton.
Je me calme en reconnaissant Tom. Deux minutes après, il me relève. Je peux voir que la pièce est partiellement détruite. Des zébrures recouvrent les murs et le sol.
- Je pense que nous venons de découvrir lequel des quatre éléments tu peux contrôler.
Hébété, je lui demande des explications. Il me dit que le choc d'avoir vu le corps de Snape inerte m'a fait perdre le contrôle une fois de plus sur mes pouvoirs. Je viens, selon lui, de déclencher un petit tremblement de terre. Je prends alors conscience de ce qu'il vient de me dire sur Snape. Je me dégage de lui et je cours vers le corps de mon ancien professeur. Tom ne tente pas de m'arrêter et me laisse courir vers Snape. Je me laisse tomber à genoux devant lui la peur au ventre. Je ferme les yeux. Les mains tremblantes comme des feuilles, je palpe son cou à la recherche de son pouls afin savoir s'il respire encore. La terreur m'envahit lorsque je ne trouve pas le pouls. Tentant de me calmer, je prends une grande inspiration, puis je repose mes doigts au niveau de sa carotide. Rien. Je déplace mes doigts pour une meilleure prise. Et là, miracle ! Je perçois son pouls. Faible, mais bien là. Je compte les battements pendant 15 secondes. Rassuré, je le soulève avec un charme et demande à Tom de nous faire partir.
Un médicomage est venu soigner Snape. Il a perdu une grande quantité de sang et du poids, mais il est en vie. Le medicomage l'a plongé dans un coma magique afin qu'il se soigne plus rapidement. Après toutes ces émotions, je sens une grande fatigue se répandre en moi. Je demande à un elfe de maison de rajouter un lit de plus dans la chambre de Snape, et je m'allonge dessus. Je m'endors, rassuré de le savoir juste là, à mes côtés. Tom a bien sûr tenté de me faire changer d'avis et de me convaincre de le rejoindre dans sa chambre, mais je refuse.
Le Maître des Potions reste dans le coma pendant deux semaines. Quand il finit par en sortir, c'est pour critiquer ma mine de déterré. Et le merci pour lui avoir sauvé les miches il est où, hein ?! Et au lieu de mon merci, il me demande avec sa gentillesse habituelle, la date de ma dernière douche en plissant grossièrement son affreux nez. Ensuite, il me met dehors en rouspétant sur les cornichons sans manières qui squattent les chambres des pauvres gens sans défense. Il se plaint du manque d'intimité dû à ma présence dans la pièce. Non, mais ! Il continue sur cette lancée jusqu'à ce que je finisse par quitter sa chambre, furibonde. La prochaine fois qu'il se fait emprisonner par le vieux machin, je le laisse pourrir dans sa cellule !
Je m'ennuie. Maintenant que Snape est de retour - enfin, s'est réveillé de sa sieste -, je m'ennuie. Je cherche de quoi me divertir. J'ai repris les cours avec la fille du Gardien, et je maitrise parfaitement mon don pour la manipulation des esprits. Je viens d'avoir une excellente idée. Bonne idée je dis, mais cela va dépendre de mes amis. Enfin, anciens amis. Je vous ai dit que ce cher Ron fait partie de nos prisonniers ? Non ? Eh bien ! Maintenant, vous le savez. Donc, je vous disais que je viens d'avoir une excellente idée. Vous voulez savoir ce que c'est ? Oui ? Alors que diriez-vous d'une petite chasse au gros cochon rose ? Je crois que je redeviens fou. Me voilà qui parle tout seul maintenant. Enfin, c'est la vie. Donc, je vais partir à la chasse au cochon. Il se trouve que j'ai une idée de l'endroit où en trouver un bien dodu. En me dirigeant vers la sortie, je rencontre Nagini à qui je fais mention de mes intentions. Il me supplie de le laisser venir avec moi. Bon prince, je lui accorde. Au moment de franchir la porte d'entrée, Tom me tombe dessus et me donne un fabuleux baiser. Il me demande ensuite où je me rends. Je me trouve avec un gros dilemme : mentir ou ne pas mentir ? Telle est la question.
- La vérité, si tu veux bien !
Maudit lien de mes deux.
- Sois poli, Chaton.
En grommelant, je lui parle de mon intention de me rendre dans le monde Moldu dans le but de chasser le cochon. Il accepte que je part sans broncher. Cela me semble bizarre venant de lui. Depuis mon retour de la dimension Démoniaque, il ne me laisse plus faire un pas en dehors du Manoir. Alors, son manque de réaction devant mes dires est plus que suspect.
- Donne-moi le temps de me changer et je te rejoins, me dit-il avec un sourire sournois.
Hein ? Mais pourquoi il doit se changer ? Ne me dites pas qu'il compte venir ? Je ne l'ai pas invité à ma chasse. Il pourrait au moins demander avant de s'incruster ! Quel mal élevé alors ! Il revient quelques secondes après. Il porte un jean et une chemise noire. Il a les cheveux lâchés sur les épaules. Y a pas à dire, il est canon ! Et il est à moi ! Il me sourit tendrement et prend mon bras pour transplaner. Son geste est si rapide que Nagini a à peine le temps de s'accrocher à ma jambe.
Nous atterrissons devant un parc peu fréquenté. Je prends la tête de notre expédition. Nous marchons un peu. On traverse un quartier un peu moins huppé que celui où j'ai grandi. Nous arrivons devant un immeuble de plusieurs étages et entrons dans la bâtisse. Tom le fait avec dégout, mais me suit tout de même. Au quatrième étage, des aboiements de chiens nous accueillent. Nous nous dirigeons vers la porte d'où ils viennent. Je frappe. Une voix essoufflée nous dit d'attendre. Une minute après, la porte s'ouvre en grand. Devant l'encadrement, ce que normalement devrait ressembler à un adolescent de la race humaine, surgit devant nous. Grand, gros, gras, rose et transpirant comme un cochon. Il ne faut pas non plus oublier l'odeur qui va avec. Dudley Dursley, lui-même et en personne. Il devient blanc comme neige en découvrant l'identité de ceux qui se tiennent devant sa porte. Comment je savais où le trouver ? C'est simple. Il ne lui reste qu'une seule famille, moi mis à part. Et cette personne n'est autre que sa chère tante, Marjorie Eileen Dursley dite Marge, la sœur ainée de Vernon Dursley.
Je me souviens encore de son chien me donnant la chasse. Elle aussi va y avoir droit à mes remerciements. Je pousse le gros lard dans l'appartement et ferme la porte après que Tom y soit entré à son tour. On se dirige vers le salon où je prends place sur un canapé. Tom lance un sort de nettoyage et de purification avant de daigner y poser son royal postérieur. Mon cousin, lui, se tient debout devant nous en silence. Il finit par en sortir cinq minutes après notre arrivée. Et prenant un courage dont je peux voir la fragilité, avec ses deux mains potelées, il me dit.
- Sort de chez moi, le monstre ! Tu n'es pas le bienvenu ici.
Tom rend sa taille à Nagini qu'il avait caché sous un sort d'invisibilité et un autre de rétrécissement. La vue du serpent le fait se faire pipi dessus. Le serpent, quant à lui, commence un festin que lui offrent les chiens. En quelque minute, il les a tous avalés. Il s'enroule, repu de ce repas inattendu, près de nous. Pendant ce temps, Gros Lard s'est évanoui. La tante Marge n'étant pas encore là, Tom me fait passer le temps en m'embrassant. Un bruit de dégoût provenant de notre droite nous apprend que Petit Cochon Gras vient de se réveiller.
L'attente est de deux heures. Ce temps-là, je le passe à décrire à mon cousin dans le menu détail, les joyeusetés que je lui réserve dans les cachots du Manoir. Je m'amuse à lui décrire la façon dont j'ai mis fin à l'existence de ses dégénérés de parents. Il devient de plus en plus blanc à mesure que mon récit avance. Quand je lui décris comment son père a mangé ses propres intestins avant de mourir, il vomit sur le tapis. Il n'est vraiment qu'une petite nature. Il faut que je pense à lui lancer un sort anti-évanouissement avant le commencement de la fête.
La tante Marge arrive alors que je suis en train de lui raconte comment sa mère a commencé par me supplier de lui laisser la vie sauve avant de m'implorer de la lui prendre. La porte s'ouvre sur cette dernière. Que le spectacle commence !
