Bonsoir

Voici un nouveau chapitre

Direction NEW YORK !

Merci à toute pour les review

Et merci à Lily pour la correction !

Très bonne lecture !


'' Start spreading the news,
I'm leaving today
I wanna be a part of it,
New York, New York... ''

La voix de Liza Minelli résonnait dans ma tête, j'étais tellement excitée d'être enfin à New York. J'avais envie de crier, danser, chanter, courir et sauter partout ! Enfin ça, c'était intérieur puisque pour le chauffeur et pour Edward, j'étais juste une femme épuisée par le voyage qui regardait d'un air absent les lumières de la ville. Mais je jure qu'à l'intérieur de moi, c'était la fête du siècle.

Il était 6h30, le voyage avait été long et pas franchement reposant. J'avais lu, regardé des films, écouté de la musique, regardé par le hublot... je n'avais que très peu dormi. Edward, lui, avait vu le film avec moi puis il avait mis son siège en position couché et il avait dormi. Ah oui, en plus des livres ou des films, j'avais passé pas mal de temps à observer mon patron dormir. J'avais honte mais... c'est comme passer à côté d'une œuvre d'art magnifique et de ne pas l'admirer et l'étudier. J'aimais l'art !

Bref, le trajet en avion fini, nous arrivâmes à l'aéroport JFK où la voiture que j'avais commandée nous attendait. Très gentleman, Edward porta mes affaires et les confia au chauffeur pendant que je montais dans la voiture. Le trajet fut silencieux... enfin non. Edward était au téléphone. Arrivés à l'hôtel, un portier nous ouvrit et mit nos bagages sur un chariot. Je restais interdite en voyant le hall d'entrée, c'était grandiose.

Le sol en marbre blanc luisant était dessiné de grands losanges dont la couleur des contours était jaune pâle, lui-même encadré par du bleu, lui aussi assez clair. Discret mais raffiné. Les murs étaient de couleur crème, avec des moulures, les plafonds plutôt bas étaient eux aussi moulés, au milieu du hall était suspendu un impressionnant lustre en cristal. À gauche, un homme était derrière un comptoir en bois brillant, style empire, il nous salua d'un signe de tête, le concierge. Devant nous, un peu plus loin, un autre comptoir, le même que sur le côté.

À notre droite, une grande pièce avec des canapés, fauteuils et table basse toujours inspirés de l'empire étaient disposés pour créer des petits salons. Les murs étaient en bois clair, de grands tableaux aux cadres dorés y étaient accrochés. Dans le fond, un grand comptoir en bois et des tabourets qui ne dénotaient pas avec le style des autres meubles. Il s'agissait du bar de l'hôtel. Vu l'heure, les lieux n'étaient pas encore investis, c'était très clame.

- Isabella ?

Je clignai des yeux pour me concentrer sur Edward, il me regardait avec une légère pointe d'impatience mais je vis aussi de l'amusement. Je secouai la tête avant d'aller dans le fond du hall m'adresser au réceptionniste.

- Bonjour...

- Bienvenue au Ritz-Carlton Central Park hôtel.

- Merci. Nous avons une réservation, une suite, au nom de Cullen et une chambre au nom de Swan.

- Un instant... nous avons bien une suite au nom de monsieur Edward Cullen mais pas de chambre au nom de Swan.

- Pardon ?

- C'est une suite que nous avons. Isabella Swan.

- Mais je... j'ai réservé moi-même une...

J'avais compris, je me tournai vers Edward, qui avait raccroché d'avec un collaborateur d'ici mais avait toujours le téléphone à l'oreille, certainement en train d'appeler pour réveiller Emmett, juste par plaisir d'embêter son frère. Il haussa les épaules en m'adressant un sourire en coin. Je haussai à mon tour les épaules.

- Je m'en fiche, c'est vous qui payez ! Va pour la suite alors.

- Puis-je prendre vos passeports ?

- Bien sûr.

Je lui tendis nos deux passeports et après vérification, le réceptionniste me sourit en me les rendant.

- Nous allons vous conduire dans vos suites. Elles sont communicantes.

- Génial...

Je fis glisser mon regard jusqu'à Edward qui été trop occupé à rire d'avoir réveillé son frère à 3h30 du matin, heure de Seattle. Un groom arriva alors, il récupéra quelque chose que lui tendit le réceptionniste avant de nous saluer et de nous demander de le suivre. J'avançai sans me soucier d'Edward qui riait toujours et mettait un terme à sa conversation. Dans l'ascenseur, il se mit derrière moi et se pencha pour me parler à l'oreille.

- C'était Emmett. Il vous salue.

- J'en doute, mais merci. Et pour la suite aussi.

- Je n'allais pas vous laisser à un ou deux étages de distance de moi. Imaginez que j'aie besoin de vous en urgence.

Je secouai la tête et réprimai un frisson quand il pressa sa main dans le creux de mes reins pour me faire avancer hors de l'ascenseur qui venait de s'ouvrir. Je suivis le groom le long d'un couloir jusqu'à ce qu'il s'arrête devant une porte, qu'il ouvrit à l'aide d'une clef magnétique.

- Votre suite monsieur Cullen...

- Merci, je vais me débrouiller, je connais la maison. Tenez pour vous, c'est également de la part de mademoiselle Swan.

Il lui tendit un billet qu'il prit sans exprimer la moindre expression, mis à part un hochement de tête. Il se tourna alors dans le couloir et d'une parole silencieuse, il m'invita à le suivre. Je remerciai Edward d'un regard d'avoir payé ma course et partis à la suite du groom. Il inséra la clef dans la porte voisine de celle d'Edward, entra et s'effaça pour me laisser entrer. Je ne repartirais jamais d'ici !

- Vos bagages ont été montés mademoiselle Swan. N'hésitez pas à appeler le concierge ou la réception au moindre besoin. Vous trouverez dans le salon la carte des menus du room-service ainsi que tous les autres différents services que notre hôtel propose.

- Merci... J'espère que mon patron vous a suffisamment donné... je peux sûrement rajouter.

- Mademoiselle, je viens de commencer mon service et j'ai déjà plus de pourboires qu'hier à la fin de ma journée.

- Oh. Et bien désolée...

- Première fois dans un hôtel comme celui-ci?

- Oui. Mon ancien patron était du genre à nous loger dans un hôtel premier prix avec vue sur l'aéroport.

- Profitez bien de votre séjour alors. Je suis Peter si besoin.

- Je m'en souviendrai. Bonne journée Peter.

- Bonne journée mademoiselle Swan.

Il me fit un sourire chaleureux avant de sortir. Je me retrouvai seule dans un grand couloir recouvert d'une épaisse moquette gris clair. Les boiseries moulées blanches formaient comme des cadres, dont l'intérieur était peint couleur beige. Le couloir était habillé d'un grand miroir doré et sculpté, une console ronde en bois laqué, noire et dorée, où un vase contenant gros bouquet était posé. Il y avait des fauteuils, une autre console mais carrée cette fois. J'ouvris la première porte, les toilettes, la deuxième porte, une salle de bain aussi grande que celle d'Edward dans sa chambre d'ami. Je débouchai enfin dans un grand salon.

Tout était de style empire. Une table ronde, à pied central, était près d'une fenêtre, deux sièges autour d'elle. Au fond de la pièce, un élégant canapé gris était contre le mur, deux fauteuils identiques de chaque côté, formant un large U autour d'une table basse. Il y avait plusieurs commodes le long des murs, des miroirs, des petits bouquets de fleurs partout... face au canapé, se trouvait un grand écran plat, encastré dans un meuble en bois qui devait contenir le mini bar.

J'allai ensuite dans la chambre. Un grand lit blanc avec une tête de lit en bois, une dizaine de coussins posés dessus, un bout de lit raffiné, deux tables de chevet laquées où trônaient deux grandes lampes, un fauteuil face à la fenêtre près d'une petite console ronde, une télé face au lit et même un petit télescope posé près d'une des deux grandes fenêtres.

Et la vue ! Central Park s'étendait devant moi, la cime des arbres légèrement plus basse que ma fenêtre, les buildings encadraient le parc, le ciel était rosi par le lever de soleil, la rue s'animait doucement. Je n'en revenais pas. C'était incroyable. Je laissai échapper un cri de joie avant de me jeter sur le lit confortable de la chambre, je m'enfonçai dans les coussins et couvertures, détendue et heureuse d'être là. Je fermai les yeux.

- Bella... ? Debout demoiselle... vous allez louper New York... Bella... Ne m'obligez pas à vous toucher pour vous réveiller.

La voix d'Edward résonna dans ma tête, il était proche de moi mais il était vrai qu'il ne me touchait pas. J'appréciais. J'ouvris alors les yeux, éblouie par la lumière de la pièce, je grimaçai et me redressai sur les coudes. Edward, assis à côté de moi, était vêtu de sa tenue décontractée. Jean, t-shirt, bonnet sur la tête et lunettes de soleil accrochées à l'encolure de son t-shirt.

- Vous savez... un jour vos cheveux mourront étouffés à force de mettre des bonnets et des casquettes dès que vous sortez décontracté et avec la chaleur qu'il fait dehors.

Il se mit à rire en rejetant sa tête en arrière. Je souris à mon tour et attendis qu'il repose ses yeux brillants sur moi, son sourire ne quittant pas ses lèvres.

- J'aime bien porter des casquettes et des bonnets, ça donne un style sympa, non ?

- Vous avez raison, c'est le pire. Quelle heure est-il ?

- 9H30.

- Vous avez une bonne raison pour me réveiller ?

- Bien sûr ! New York ma chère ! Vous n'allez pas passer votre temps libre à dormir, si ?

- Euh... non, c'est vrai.

- Alors debout, je vous offre les services d'un guide.

- Un guide ?

- Moi ! Venez manger un peu et nous partons. Ça va être marrant.

- Si vous le dites. Laissez-moi prendre une douche.

- Ok.

Je me relevai et découvris que la salle de bain avait deux entrées, une par le couloir et l'autre par la chambre. Après avoir verrouillé les deux portes, je me déshabillai et caressai du bout des doigts la grande baignoire.

- La prochaine fois...

Je pris une douche rapide, m'habillai d'un short et d'un débardeur lâche et mis mes sandales. Il faisait plutôt chaud, nous étions début juin. Je sortis de ma chambre rejoindre Edward dans le salon, il regardait la chaîne des sports, vautré dans le canapé, une part de gâteau au chocolat et un verre de jus de pamplemousse posé sur la petite table devant lui. Il se détourna de l'écran pour me regarder, il écarquilla légèrement les yeux, sa bouche s'ouvrit alors qu'il regardait mes jambes nues.

- Edward ? Vous connaissez le harcèlement sexuel ?

- Hein ? Ouais...

- Faitesen sorte que je n'ai pas à m'en servir contre vous.

- Justement, j'étais en train de me dire que vous étiez affreusement laide ! Vos jambes ressemblent au jambon que tranche mon boucher ! Vous n'avez pas honte de vous montrer ainsi ?

Je souris malgré moi et m'installai à la table ronde pour manger. Je me tournai vers lui.

- Il n'y a plus de gâteau au chocolat ?

- Non... il n'y avait qu'une part. C'est votre punition pour en avoir piqué une chez moi.

- Vous m'aviez dit de me servir ! Et enlevez ce maudit bonnet, nous sommes à l'intérieur.

Il soupira, enleva le bonnet noir qu'il fourra dans sa poche arrière en se relevant pour se joindre à moi autour de la table. Il déposa son verre et son assiette puis trancha la part de gâteau en deux. Il m'en donna une moitié.

- Peu de femme peuvent dire que je partage avec elle.

- Je le savourerai, merci beaucoup. Le gâteau de la dernière fois était excellent au passage.

- Laurel...

- Elle a fait ça ?

- Oui, elle est douée, je vous l'avais dit.

- Et bien dites-lui de ma part que c'était délicieux.

- Je lui dirai. Mangez et taisez-vous en plus d'être affreuse à regarder, vous avez une voix insupportable.

Je souris et mangeai. J'étais très surprise par moi-même en me rendant compte que je me laissais complimenter de la sorte par un homme qui était mon patron. Étions-nous en train de flirter ? Non... c'était juste de la taquinerie. Nous étions amis ou quelque chose du genre. Je me mis d'accord avec moi-même pour dire qu'il ne fallait pas que les choses aillent plus loin, ni dans les gestes ni dans les paroles.

Le petit-déjeuner avalé, j'enfilai mes propre lunettes de soleil pendant qu'Edward remit son bonnet et ses lunettes puis il me proposa de prendre un petit gilet, mes papiers et mon portefeuille dans son sac à dos. J'acceptai et le suivis jusqu'à la réception. Le hall, si calme à notre arrivée, était désormais bruyant, envahi par les hommes d'affaires et les riches touristes. Edward discuta avec le concierge un instant puis m'invita à le suivre. Dehors deux vélos attendaient. Oh non...

- Dites-moi que vous savez faire du vélo.

- Je suis terriblement tentée de dire non mais... oui.

- C'est plus simple pour visiter, on perdra moins de temps dans la circulation. Venez...

- Je suis obligée de mettre ce casque ?

- Oui.

Il mit lui-même le casque sur ma tête et s'assura qu'il était bien maintenu. Je devais être affreuse avec ça sur la tête. Il sourit, mit son sac sur son dos et m'encouragea à prendre un des vélos.

- Vous me suivez, ok ? On reste à côté et on s'arrête quand vous voulez.

- Ok. Et où est votre casque ?

- Ils n'en avaient plus à ma taille.

- Je dirai à votre mère qu'elle aurait dû vous appeler Pinocchio.

- En selle, Isabella. New York vous attend.

Sans en avoir l'air, j'étais très impatiente de partir à la découverte de cette ville en vélo et en compagnie d'Edward. Nous commençâmes par rejoindre la 5ème avenue et en passant devant Tiffany & Co, je m'imaginai Audrey Hepburn avec sa robe fourreau noire en satin et ses longs gants en train de manger son bagel et boire son café devant les magnifiques bijoux de Tiffany. Nous passâmes devant le musée d'art moderne pour atteindre Time Square. C'était magique. Toutes ces lumières, le monde, le bruit, les odeurs. Edward me proposa de laisser les vélos pour découvrir un peu l'intersection mondialement connue.

Pendant presque 1h, je déambulai sur la place, prenant un nombre incalculable de photos. Edward m'emmena même dans une petite boutique où l'on nous prit en photo, mon patron m'avait prise par surprise dans ses bras, après m'avoir prévenue mais avant que je proteste. J'avais alors crié et souri de surprise et le photographe nous avait flashés. Edward discuta avec un homme de la boutique, paya et prit ma main pour sortir. Il me guida jusque devant un panneau gigantesque et une minute plus tard, notre photo s'afficha sur Time Square, sous l'image, il y avait écrit '' Welcome to New York Isabella ''. Edward nous prit alors en selfie devant notre photo géante.

- C'est incroyable ! J'ai été affichée sur Time Square !

- C'est toujours un truc qui marche pour draguer !

- Vous me draguez ?

- Non ! N'oubliez pas que vous êtes laide et en plus, vous êtes mon assistante. Mais nous sommes amis, non ?

- Oui, je crois. J'ai faim ! Vous conseillez quoi ?

- Vous êtes obligée de prendre un hot-dog, ma chère ! Ensuite, nous irons à l'Empire State Building.

- J'aimerais aller au ground zero.

- Nous irons au retour alors. Après, on finira par Central Park.

- Et la statue de la liberté ?

- Demain matin.

- Vous avez une réunion à 16H dans le quartier des affaires.

- Nous serons dans les temps.

Je hochai la tête et il me paya un hot-dog avec des frites que nous mangeâmes en retournant aux vélos. Nous passâmes devant le Planet Hollywood pour voir les empreintes de mains des stars. Je trouvai celles de Robert Pattinson, je mis ma main sur son empreinte et pris une photo. Ma main était bien petite comparée à la sienne. Puis comme promis, nous allâmes à l'Empire State Building. Après avoir bataillé, je payai l'entrée pour pouvoir surplomber Manhattan. Je ne regrettais rien, la vue était tout simplement incroyable. Edward me laissa prendre le nombre de photos que je voulais, au bout de plusieurs minutes, il vint vers moi et s'appuya sur une des rambardes.

- Si nous avons le temps, je vous ramènerais ici mais au coucher de soleil. C'est encore plus beau.

- J'en serais ravie. Alors, c'est ici que King Kong est mort ?

- Tragique hein ?

- Oui. Enfin avec tout ce qu'a subi New York au cinéma... cette ville a été detruite genre quoi... 1 million de fois ?

- À quelque chose près oui. On repart ?

- Oui.

Il prit ma main et nous retrouvâmes nos vélos pour aller nous recueillir au ground zero. Le mémorial pour rendre hommage aux victimes du 11 septembre, à l'emplacement même des tours jumelles. Je ne pus m'empêcher de penser au film que j'avais vu l'autre fois, avec mon acteur fétiche. Sauf que Tyler, le héros du film, n'était qu'un personnage, combien de vrais Tyler avaient péri dans cet attentat ? L'émotion me prit à la gorge et je fis signe à Edward que je voulais partir. Il hocha la tête et en silence, nous prîmes le chemin de Central Park.

La visite du ground zero avait un peu plombé l'ambiance mais je ne regrettais pas d'y avoir été. Zigzaguant entre les bus, les taxis et autres véhicules dans les rue bondées de la ville, je pris la décision de me lancer dans une sorte de course avec lui. Je le dépassai.

- Isabella ?

- Le premier à Central Park !

J'accélérai et ayant repéré la 5ème avenue, je m'engouffrai dans cette rue afin de la descendre, l'hôtel et le parc était au bout. J'entendis Edward rire, il me dépassa, je repris les devants pour les reperdre ensuite. J'avais oublié qu'il était bien plus sportif que moi. Par chance, il fut bloqué par deux taxis, trop près l'un de l'autre pour qu'un vélo puisse passer. Je lui adressai un signe de la main et poursuivis ma route. Il arriva quelques minutes plus tard, à la fois furieux et amusé.

- Vous avez eu de la chance, c'est tout !

- Personne n'a dit que la chance n'entrait pas en compte. L'essentiel est que... j'ai gagné ! J'ai battu le grand sportif Edward Cullen dans une course à vélo dans les rues de New York !

- Combien voulez-vous pour votre silence ? Je suis riche mademoiselle Swan.

Il s'approcha de moi, tel un prédateur prêt à se jeter sur sa proie. La logique aurait été de reculer mais je n'en fis rien, je l'affrontais, le défiais.

- Je veux toute votre richesse !

- Vraiment ?

- Oui. Tout, absolument tout !

- La seule façon de vous donner ou faire partager absolument toute ma fortune serait la suivante.

Il prit ma main et mit un genou à terre.

- Épousez-moi Isabella !

Quelques personnes nous regardaient et je savais bien qu'il disait ça pour plaisanter, il était à deux doigts de rire. Moi, j'explosai de rire sans me retenir. Il se releva d'un coup et me regarda émerveillé. J'arrêtai de rire mais mon sourire ne me quittait pas.

- Quoi ?

- Vous riez ! Isabella Swan rit ! Seigneur, cette chose est-elle vraiment possible ?

- C'est un truc qui m'arrive oui, parfois.

- J'ai réussi à vous faire rire ! C'est un son merveilleux. Heureusement que ce n'était pas une demande sérieuse, j'aurais pu m'en offusquer.

- Ouf alors.

- Oui. On y va ?

- Je vous attends.

Pendant encore presque trois heures, nous nous baladâmes dans le parc, à pieds ou à vélo, je nous offris une glace et pris plusieurs photos. De retour à l'hôtel, j'étais complètement morte. Edward me fit passer par sa chambre, assez identique à la mienne, et grâce à une porte dans son salon, je me retrouvai dans le mien. Je me laissai tomber sur un des fauteuils, épuisée.

- Merci pour la journée Edward. C'était génial.

- J'ai trouvé aussi. Voulez-vous qu'on dîne ensemble ?

- Je suis épuisée... je vais prendre un bain et me coucher sans manger, je n'aurai pas la force de le faire.

- Très bien. Si vous changez d'avis, faîtes-le moi savoir.

- Je ne pense pas que ça arrive. À demain ?

- Oui, je ferai venir le petit-déjeuner pour 9h.

- D'accord.

- Bonne nuit Bella.

- Bonne nuit Edward.

Je ne relevai pas le Bella, trop épuisée. Il quitta ma chambre et avec une volonté surhumaine, je me levai pour me faire couler un bain. Pendant presque 1h, je me prélassai dans l'immense baignoire puis après avoir enfilé un peignoir moelleux de l'hôtel, je m'allongeai dans le lit en consultant mes messages. Mon avocate m'avait demandé de la rappeler au plus tôt. Il était presque 20h mais je savais qu'elle me répondrait et j'étais bien trop anxieuse pour attendre une réponse demain. J'appelai sur son téléphone personnel.

- Isabella ?

- Salut Jenna. Je viens d'avoir ton message, je suis inquiète... Pardon d'appeler si tard

- Il n'est que 17h chez toi... ce n'est pas tard pour toi.

- Je suis à New York, mon patron aà faire ici. Nous avons le même fuseau horaire.

- New York te plait ? Veinarde !

- C'est superbe oui. Jenna, que se passe-t-il ?

- Notre demande de délai est refusée.

- Oh...

- Mais la famille de Jacob se donne encore un mois. Pour préparer son départ.

- Il peut se réveiller.

- Bella... il faudrait un sacré miracle. Tu dois te préparer aussi. J'ai parlé de ta demande d'être là, le jour des funérailles.

- Et ?

- Ils refusent de t'inviter.

- Ils ont le droit ?

- Oui, ils peuvent refuser de t'inviter mais pas d'assister à la cérémonie.

- Donc je pourrai y aller ? Je ne compte pas me montrer et faire un discours, juste... être là.

- Tu pourras oui.

- D'accord. C'est tout ?

- Oui. Je te tiens au courant si les choses évoluent.

- Ok. Merci Jenna.

- Essaye de profiter de New York.

- Oui. À très vite.

Je raccrochai et fermai les yeux. Dans un mois, Jacob serait mort, je savais au plus profond de moi qu'il l'était déjà mais je refusais de l'admettre. Toute la joie qui m'avait animée durant la journée avait disparu et la Bella qu'Edward avait découvert aujourd'hui avait disparu pour redevenir la Bella sans émotions, la reine des glaces. De toute façon, cette histoire avec Edward devait vraiment se terminer, si je le laissais continuer, ça allait déraper. Il me plaisait, je l'avoue et je crois bien, à la façon dont il m'avait regardée aujourd'hui que je lui plaisais aussi. Mais c'était terminé.


Et voilà !

Une petite pensée à ma cop' Lisa avec le bonnet d'Edward =)

A la semaine, prochaine, le voyage continue

Bise

Lexi