J'ai retrouvé ceci dans les méandres de mon PC. Je partage donc avec vous. [Humour]
Disclaimer : Fairy Tail et ses personnages appartiennent à Hiro Mashima et, justement, ceux-ci n'ont pas l'air content.
Grève
Ils sont tous là, venus pour se plaindre en masse la guilde est réunie pour le pire. Et ce pauvre auteur se doit d'écouter leur revendications monstrueuses. Car oui, cette foule faîte de personnages du manga crie, violemment. La voilà qui scande, à qui veut l'entendre : «On nous martyrise ! »
Makarof s'avance au plus près, pour se faire entendre de Mashima. Il se déclare le chef de ce mouvement protestataire de grande envergure.
« Je suis venu réclamer une amélioration de nos conditions de travail ! » Avoue le vieux. « Comprenez-nous, mangaka. Vous nous faites vivre l'enfer depuis que vous écrivez sur nous. Depuis que vous nous dessinez. »
« C'est vrai ! » Admet le groupe, au loin. Ils ajoutent, un par un, le pourquoi de leur gigantesque mécontentement :
- On a détruit notre guilde ! Clame Droy.
- Plusieurs fois ! Renchérit Jet.
- On nous as torturé, enchaîne Levy, Lucy et Erza, mécontentes.
Gajeel regarde ailleurs. Pour faire bonne figure, il ajoute à son tour, pensant aux citoyens de Magnolia mais aussi à Raven Tail et à l'armée : « On est sûrement la guilde la plus aimée et en même temps la plus détestée de l'histoire. »
Autour de lui, des regards blasés le fixent. « Il a raison » murmure-t-on. Et ça les déprime pas mal, en fait. Cette contradiction qui les lie tous entre eux, ce paradoxe qui les fait devenir populaire, à l'image de vedettes qu'on adore puis qu'on exècre.
Le silence se fait de nouveau déchiré, et les non-dits s'ouvrent au monde.
« Mon père est l'être le plus misérable du monde. Et je me suis fait virer, aussi ! » Critique Laxus, encore énervé.
« Je suis tout le temps fauchée », se plaint Lucy.
« J'suis alcoolique. » Avoue franchement Kana, à son tour, limite souriante.
Silence. De nouveau des regards blasés, mais cette fois sur la brune. Puis on n'hésite pas à rire, puis on n'hésite pas à dire : « Oui, mais ça te va à toi, Kana ! ». Un regard de Gildartz remet le silence en place, dans cette pièce étroite qui leur sert de parloir. Enfin, la plaidoirie recommence.
« Un criminel à usurper mon nom de « Salamander », une fois. Je suis le seul gars à avoir des cheveux roses. Se rappelle doucement Natsu. « Ah, aussi, je passe mon temps à rechercher une créature fantastique qu'on entraperçoit presque jamais. Et je dois garder le sourire, c'est fatiguant. Ouais, c'est fatiguant d'être un héros ! »
Certains personnages secondaires maudissent le garçon aux cheveux roses. Soudainement, Lucy semble être animée d'une aura de contrariété.
- Mes Esprits sont tous bizarres ! Entre celle qui veut se faire punir, celle qui me déteste, celui qui est un pervers et ceux qui parlent bizarrement, merci bien ! Je suis servie !
Loki apparaît pour lui déclarer son amour éternel. Il est ignoré. Roméo s'avance, timidement, mais fièrement. A son tour, il expose les contraintes qu'il subit dans ce monde : « Je suis faible. Mes camarades à l'école se moque de moi. J'envoie mon père à la mort. Ah, et quand tout le monde disparaît, je ne peux rien faire contre Twilight Ogre, j'dois me contenter de les regarder nous faire souffrir. Vous parlez d'une vie ! »
Visitor s'arrête de bouger et dit, simplement mais fatalement : «Dans mes seules et maigres apparitions de ce manga, je danse. C'est tout. Personne ne retient mon nom. » Dobengal, au loin, éternue. Il avait l'impression que quelqu'un parlait de lui. Mais il était si transparent dans ce manga que personne ne pensa à l'évoquer lors de ce grand conseil désorganisé.
Quant à Gray, il reste silencieux un bon moment. Il regarde l'auteur. Ils se fixent longuement. Le mage de glace finit par craquer et dit, comme une sentence : « Vous m'avez tué. ».
Un froid glacial tombe sur la petite pièce. Personne ne semble pouvoir réchauffer l'atmosphère. Même si ce n'était que le temps d'un chapitre, le personnage de Grey avait réellement été mort. Natsu reste silencieux, appréciant la colère de son ami. Les yeux mortels, noirs, fixent toujours le mangaka. Ce dernier déglutit il veut fuir. Fuir, fuir. Fuir, loin de cette bande de fous qu'il a crée.
Juvia s'avance, en larmes. Elle se dit que parler après Gray est normal, pour elle. « Vous avez tué Gray-sama ! » Ne voulant pas s'arrêter en si bon chemin, elle ajoute : « J'ai passé ma vie cachée derrière des poteaux pendant plusieurs chapitres. Ensuite, je deviens une folle amoureuse qui s'invente des histoires délirantes. Pour fini, Lyon commence à me draguer. Ma vie sentimentale est un bordel que vous vous complaisez à alimenter en fantaisies. »
Makarof tente de calmer un peu les esprits. Puis, il se rappelle qu'il avait lui aussi nombreuses revendications à faire savoir. « Vous avez tenté de me tuer, plusieurs fois, sous prétexte que je suis un vieil homme. De plus, je ne peux jamais prendre ma retraire et enfin, je suis harcelé par le conseil ! »
L'auteur se lève de sa table de dessin et commence doucement à reculer vers le fond de la salle. Ses assistants ont déjà décampé, les ignobles. Piteusement, Mashima se tourne vers Erza la médiatrice. Pourtant, cette dernière avait surtout envie de crier. Et cette fois, il n'allait pas réchapper à sa colère.
« Vous vous amusez à me faire souffrir et languir ? Je dois faire quoi, moi, aussi forte que je le peux, devant Jycrain, Gerard, Mystogan -enfin Jellal ? Vous êtes horrible, vous êtes infâme. Et voilà que vous, après que je le retrouve, vous l'envoyez en prison ? Et ensuite, sept ans après.. Que d'espoirs dans ce baiser volé que vous dessinez. Après, après.. Ah, bien sur, il s'écarte de moi. Il s'en va. Une fiancée, vous n'aviez donc pas mieux ?! Arrêtez de meurtrir mes sentiments, enfin !» Éclate la rousse.
L'auteur glisse lentement le long du mur, face à la colère de Titania. Il a peur, il se recroqueville. Elle n'a pas fini. « Et mes Armures, enfin ! Elle me coûte tellement cher que vous adorez les détruire pour que je les répare ? Et c'est quoi cette histoire d'amour avec les fraisiers, bon sang ! Et vous êtes un fétichiste des valises ? J'ai une dimension entière pour mes armures et je me trimballe un paquetage digne d'un débarquement en Normandie ! »
Le maître de la guilde est obligé d'intervenir pour qu'Erza lâche le pauvre auteur. D'autres ont encore des choses à ajouter et celui-ci ne dois pas mourir aussi vite.
Happy plussoie : « J'ai pas assez de poissons. Pis je connais pas mes parents. ». Les autres lui jettent un vague regard, puis oublient ce qu'il vient de dire. Wendy ajoute alors : « Vous m'avez mise dans une guilde de fantôme puis vous l'avez détruite devant mes yeux. J'ai été trompée par un envoyé du conseil sur l'île de la guilde. C'est sympathique, juste après mon arrivée. »
Elfman s'entend dire qu'il n'est « qu'un simple d'esprit qui répète sans cesse le mot « Homme ». Même ses sœurs ont un peu honte de lui. » Mirajane acquiesce. « Pareil pour moi. Je passe pour une simple d'esprit, avec mes réactions au premier degré. Et je suis une commère doublée d'une potiche ! »
Bisca voudrait crier que son histoire d'amour est passée à la trappe, durant le laps de temps écoulé de sept ans, mais finalement elle se rétracte. Au moins, elle est avec celui qu'elle aime. Readers s'est fait tabasser par les Phantoms et voudrait se plaindre, mais il n'ose pas le faire. Natsu, qui a décidément envie de gronder quelqu'un aujourd'hui n'hésite pas et se lance à son tour :
« Je te rappelle que je me suis fait avalé par un hibou nommé Owl dans ta pauvre Tour du Paradis. Il m'a avalé. Tout rond. C'était étroit, humide. Bref, dégouttant. »
Wakaba grimace. Ça devrait être horrible, un peu comme la tête de sa femme. Ne voulant plus y penser, il se résigne et secoue la tête. Ils avaient autre chose à faire que de se lamenter sur ça.
« Vous avez détruit notre île, pilonnée par cette guilde de magicien noirs. On peut même plus être tranquille. Et, en plus, les épreuves pour devenir magicien de rang S ont été annulées ! » Déclare soudain la voix de Kana, un peu en retrait. Micky Chickentiger et Tono Rabbits continuent car, eux aussi ont des raisons de crier. D'ailleurs, les voilà qui le font : « Dans le tome 14, nous avons nos fiches personnages qui apparaissent. Mais nous ne sommes pas cités une seule fois dans l'histoire ! C'est une honte ! »
Cobra, dans la rue adjacente, lance sa tirade. La fenêtre étant ouverte, sa voix se fait entendre dans la pièce : « Si je devais m'apitoyer sur mon sort.. Je dirais simplement que j'apparais au début du manga, qu'il y a un immense trou béant entre deux et que je reviens quand l'auteur a besoin de moi. Mais bon sang, je ne suis pas à disposition de ce dernier ! Ou alors, il va sérieusement falloir repenser le montant de son salaire ! ». Derrière lui, Midnight renforce leur sentiment d'abandon : « Je suis tout le temps pris pour une fille, ni plus, ni moins. »
La guilde de Fairy Tail a un peu pitié d'eux, pour le coup. Mais ils n'ont pas fini leur diatribe verbale avec le mangaka, alors ils se contentent d'acquiescer. D'un coup, Erza enchaîne sur une chose qu'elle avait failli oubliée : « Quand je pense que je m'étais fait empoisonnée le bras et j'ai failli me le couper. Devenir amputée, et puis quoi encore ! »
Mashima a très peur et à raison. Il commence à s'approcher de la fenêtre, comme s'il souhaitait sauter et finir son calvaire au plus vite. Mais hélas, la fin n'est pas arrivée.
Non, il restait une chose unique et singulière à hurler. Dépassant tout le monde rapidement, Lucy colle son plus mauvais regard à l'auteur ainsi que son poing et lui hurle dessus : « Et pour finir, j'en ai marre d'être mise à nue un chapitre sur quatre ! ».
Tout était dit, et putain qu'est-ce que ça leur avaient fait du bien.
