Version 2 corrigée

Harry Potter Prince des Neiges

Arc de l'École des Sorciers

Chapitre 13 : Sur les quais

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Erik posa son front sur le chanfrein de son jeune étalon en soupirant. On était le 1er septembre et il devrait bientôt partir pour Poudlard.

Snøhvit poussa un léger hennissement triste et enfoui ses naseaux dans le cou du jeune garçon qui rit, chatouillé.

« Erik ? » dit une voix dans son dos.

Erik soupira. Le jeune étalon avait enchanté son dernier mois d'été. Combien de fois il avait exhorté ses amis pour qu'ils fassent avec lui de longues balades dans les montagnes, la campagne ou le long des plages d'Arendelle à dos de cheval. Parfois ils ne rentraient que bien après le couché du soleil et se faisaient disputer par la Reine.

Et quand les amis d'Erik refusaient de partir ils restaient dehors sous un grand résineux. Dans ses moment-là, Snøhvit se couchait sagement sur le sol tendit qu'Erik était assis contre son flanc. Ensemble, les enfants lisaient des livres jusqu'à ce que la lumière ait trop baissé pour qu'ils puissent encore. D'autres fois, ils lisaient sur la plage, ne s'interrompant que pour plonger dans les vagues. Ils avaient essayé de réitéré cette expérience dans l'une des rivières proche mais l'eau, qui descendait des sommets encore enneigés même en cette saison, était glacé et seul Erik, accompagné de Snøhvit qui caracolent dans les vague avait osé s'y aventurer.

Erik soupira à ces souvenirs. Il flatta une dernière fois l'encolure du magnifique étalon blanc et se retourna vers celui qui lui avait parlé.

Wolf se tenais dans l'encadrement de la porte de l'écurie dans son uniforme de Poudlard. Le pantalon tombait sans le moindre pli sur ses chaussures cirées de même que sa chemise blanche épousait la forme musculeuse de ses épaules. Sa cravate grise était ajustée à la perfection de même que son pull anthracite sans manche avec un col en « V ». Il portait sa robe de sorcier sous son bras ramené contre son corps pas trop fort pour ne pas faire de faux plis.

Bien qu'il portait exactement la même tenue, Erik pouffa à sa vue.

« Qu'est ce qu'il y a de drôle ? » demanda l'autre garçon.

Il se regarda sous toutes les coutures ce qui fit redoubler le rire de son vis-à-vis.

« Désolé » dit Erik en essuyant une larme « Cette tenue est tellement incongrue sur toi que je n'ai pas pu m'empêcher de rire »

Wolf rougit et détourna la tête. Il fourragea sans ses cheveux bien coiffés et failli défaire le ruban de soie grise qui attachait ses cheveux à l'arrière.

Erik s'approcha et lui ordonna de se retourner. Wolf obéit sans discuter. Il ne le faisait jamais.

Son compagnon défit le ruban, recoiffa les cheveux et les rattacha avec une élégante boucle. Puis, il le fit se retourner et inspecta sa tenue, chassa quelques grains de poussière imaginaire de ses épaules et ajusta le nœud de sa cravate grise.

« Je pense que ça peut aller » dit-il finalement.

« Tu te moque de moi » dit Wolf en rougissant.

« Je te taquine plutôt »

Il caressa le torse de son amoureux, effleurant dans le même temps l'écusson totalement gris qui le décorait.

Les enfants avaient été très surpris quand ils avaient déballés leurs uniformes pour la première fois. Les cravates étaient grises de même que les écussons sur les pulls et les robes ainsi que la doublure des robes. Remus leur avait expliqué qu'il en était toujours ainsi pour les uniformes des premières années avant qu'ils ne soient répartis. Cependant dès le lendemain de la première nuit au château, les uniformes étaient aux couleurs de la maison.

Sirius expliqua à son tour que les Maraudeurs avaient cherchés pendant toute leur scolarité comment ça se passait et que jamais ils n'étaient arrivé à percer le mystère. Cette histoire lui avait valu les gros yeux de Remus, d'Elsa et de tout ceux qui avaient entendus l'histoire et avaient vu l'étincelle dans les yeux du prince, signe de futur exploration pas toujours sans danger ou sans infractions aux règles établies.

Quittant l'écurie, les deux garçons se rendirent dans la cour du château où les attendaient leurs amis et leurs parents.

Hans, Hotun et Ingrid portaient eux aussi leurs uniformes mais aucun d'eux n'avaient l'aspect soigné d'Erik et Wolf. Hans était débraillé, les manches de sa chemise ouverte et il tenait sa robe par-dessus son épaule.

Hotun était bien habillé mais il était très raide et mal à l'aise. Ses vêtements avaient beau lui aller à la perfection, ils donnaient l'impression d'être trop étriqués. Au contraire, il semblait nager dans sa robe noire et grise dont il avait boutonné le haut.

Ingrid, elle, avait remonté les manches de sa chemise et enlevé son pull pour le prendre à la main. Comme elle ne voulait pas porter deux choses en même temps, elle avait roulé sa robe dans le sens de la hauteur et avait attaché les manches autour de sa taille.

Elle portait aussi un pantalon, comme les garçons. En effet quand elle avait vu les jupes d'uniforme, elle avait tellement grognée qu'Erik avait proposé qu'il échangent les vêtements infamant contre des pantalons confortables la prochaine fois qu'ils iraient au Chemin de Traverse ce qui s'était fait à peine une semaine avant.

Bien sûr, comme ils étaient sur le point de partir tous leurs parents étaient là. Sa mère était accompagnée de sa sœur Anna qui tenait la main d'une petite fille.

Emma Annadottir était une enfant sage et tranquille, tout le contraire de ses parents. Elle ressemblait beaucoup à sa mère mais elle possédait la chevelure blonde et les yeux bruns de son père. Elle parlait peu mais regardait les gens avec insistance au point qu'ils en finissaient mal à l'aise. Erik disait que sa cousine pouvait voir au plus profond de leurs âmes et que c'était ça qui devait les gêner.

La cloche du beffroi se mit à sonner, il était onze heures. Cela voulait dire qu'il était dix heures en Angleterre. Il était temps de partir.

Elsa serra fort son fils dans ses bras. Elle aurait voulu l'accompagner mais cette fois, elle avait dû se ranger à l'avis de ses conseillés. Elle en aurait pleuré de rage mais à ce moment là elle s'efforçait de montrer à son fils son plus beau sourire.

« Tu feras attention n'est ce pas ? »

« Oui mère » répondit Erik.

« Tu m'écris tout les jours. »

« Oui mère » répéta Erik en soupirant.

« Je sais que je ne pourrais pas t'empêcher d'explorer les lieux à ta guise mais promet moi de faire attention »

« Je le promet »

« Et je veux que tu me promette de suivre le règlement. »

« Mère ! Il est l'heure de partir ! » dit Erik pour échapper à cette promesse.

« Erik ! » Soupira Elsa qui n'était pas du tout dupe.

« Je ne plaisante pas, je pense qu'il serait temps de partir »

« Erik ! »

« Mère ! »

Ils s'observèrent quelques instant avant qu'Erik ne baisse la tête.

« Je te promet d'essayer »

Sachant qu'elle n'obtiendrait pas plus, Elsa soupira et serra de nouveau son fils dans ses bras. Un peu gêné, Erik se dégagea.

La Reine soupira. Il arrivait à un âge où elle aurait de moins en moins l'occasion de le serrer dans ses bras sans qu'il ne se sente mal à l'aise.

Elle se releva et regarda Erik enlacer sa cousine aussi forte qu'elle l'avait fait elle-même avec lui.

« Tu dois partir ? » dit la petite fille au bord des larmes.

Emma adorait son cousin, elle était toujours très excitée quand elle allait le voire avec ses parents et passait la journée à lui tenir la main ou à faire la sieste ou jouait à ses côtés alors qu'il lisait.

« Ne t'inquiète pas ma princesse, je serais bientôt de retour. »

« Quand ? »

« Je serais là pour les vacances de Noël. »

« C'est quand ? »

« Le 23 décembre »

« C'est dans…113 jours ! » dit la petite fille après réflexion »

« Presque ma princesse, 114. »

« C'est long » se plaignit-elle.

« Je sais mon cœur, mais j'enverrais des lettres spécialement pour toi. » dit-il avant de lui faire un bisou sur la joue.

Elsa regarda son fils s'éloigner vers ses amis et prit la petite main d'Emma alors que la mère de celle-ci rejoignait le groupe et posait sa main sur le portoloin de Remus.

Quelques secondes après, ils étaient partis.

0OoO0

À peine apparut sur l'aire d'arrivée des portoloins, Remus rattrapa Anna qui, peu habitué à ce genre de transport, avait perdu l'équilibre.

Un sorcier à l'air préoccupé leur demanda aussi poliment que son état de stress le lui permettait de dégager de la piste.

Ce fut cette fois à Anna de soutenir Remus qui, très pâle, sentait la nausée monter en lui. Il ne vomit pas, pas cette fois.

Périodiquement ce mois-ci, Remus avait ressenti des malaises et des nausées. D'après Sirius, il lui arrivait de vomir le matin. Le médecin du palais l'avait examiné et n'avait rien trouvé de particulier. Sirius, lui, avait profité des livres acheté par son filleul pour regarder les sorts de diagnostic. Il en avait trouvé un simple mais sans professeur pour bien lui expliquer la méthode, il n'arrivait pas encore bien à le lancer mais il savait que ce n'était plus que question de jours.

C'est la raison pour laquelle Anna les avait accompagné, Remus n'était pas en état de voyager seul et il fallait au moins un sorcier qui connaissait la gare pour les guider.

Sirius aurait bien voulut prendre sa place mais sa situation n'était pas encore tout à fait réglé avec le gouvernement anglais.

Début août, il avait reçu un courrier d'Amelia Bones disant que son dossier allait être réexaminé. C'était un courrier officiel mais elle avait ajouté une note personnelle disant qu'au vu des preuves, ou plutôt du manque de preuves et surtout du serment d'Erik, cela serait rapidement réglé sans qu'il n'ait besoin de rentrer en Angleterre.

C'était sans compter sur le Ministre Fudge qui avait passé une grande partie de son temps à émettre objections sur objections. Elles avaient toutes été examinées et refusées mais cela avait retardé la procédure.

Finalement, la veille, une lettre était parvenue au château disant que le Magenmagot avait statué sur le non lieu et que Sirius était libre. Enfin presque puisqu'il restait encore des procédures administratives à effectuer ainsi qu'à mettre le public au courent de la situation. Fudge avait une fois de plus tenter de retarder l'événement mais la cérémonie de réhabilitation aurait lieu début octobre. Sirius avait réussi à obtenir qu'elle se fasse dans le parc de Poudlard afin que son filleul puisse y assister. C'était en fait une tactique pour court-circuiter toute action que Fudge aurait pus intenter contre lui s'il s'était rendu au ministère. Poudlard était au moins un territoire neutre.

Cependant, jusque là il était encore officiellement un fugitif recherché et ne pouvait se rendre dans le monde sorcier même juste une heure pour accompagner son filleul à la gare sous peine d'engendrer un vent de panique.

Erik et ses amis regardèrent autour d'eux et virent la grosse locomotive rouge à l'arrêt. Il y avait peu de monde, après tout, il était encore tôt.

Scrutant autour d'eux, ils remarquèrent bientôt Augusta et Neville Londubat. La matriarche les avait vu aussi et agitait son bras au dessus de sa tête. Elle rejoignit le groupe avec un grand sourire, sourire partagé par son petit fils qui semblait déjà moins timide qu'auparavant.

« Mon chère Remus » s'exclama-t-elle des qu'elle fut arrivée à leur niveau. « Oh ! Vous semblez bien pâle »

« Je sais Augusta » dit-il sur un ton fataliste.

Puis il désigna Anna de la main.

« Augusta, je vous présente son Altesse la Princess Anna Iddundottir d'Arendelle »

Gracieusement, Anna pinça les côtés de se robe et les écarta tout en s'inclinant en une révérence parfaite.

« Lady Londubat » dit-elle d'une voix ferme « C'est un honneur de vous rencontrer. Ma sœur ne tarit pas d'éloge sur vous et votre famille »

« Tout l'honneur est pour moi votre Altesse. Je suis ravie de vous rencontrer. Je crois qu'on vous à déjà parlé de mon petit-fils, Neville »

« Votre Altesse » dit Neville en s'inclinant respectueusement.

« Héritier Londubat, j'ai beaucoup entendu parler de vous tout ce mois d'août » dit Anna de façon respectueuse en s'inclinant légèrement avant de sourire et de caresser la tête du plus jeune.

Ravie de l'attitude de son petit-fils, Augusta commença à discuter avec entrain. Pendant ce temps là, Neville s'approcha des cinq autres enfants.

« Heureux de te revoir Neville » dit Erik en lui prenant les mains.

« Moi aussi » dit l'autre garçon.

« Alerte au témoignage d'affection en public. » dit Ingrid avec un sourire goguenard « Attention Erik, Wolf va être jaloux »

Les deux garçons se lâchèrent les mains rapidement. Neville était rouge, de même que Wolf.

« Ce n'est pas une…démonstration d'affection en public » dit Erik qui était lui aussi un peu rose. « C'est une manière polie de saluer un ami »

« Voyons, Neville n'est pas qu'un ami, c'est ton fiancé. » dit Hans avec le même sourire que la jeune fille.

Erik soupira en secouant la tête. Tout le mois d'août, Hans et Ingrid s'étaient ligués pou se moquer de lui, en particulier au sujet de la révélation qu'il était fiancé. Bien sûr, il n'avouerait jamais qu'il était responsable de cette situation survenue en représailles de la longue chevauchée qu'ils avaient faite ensemble le lendemain de son anniversaire.

En effet, ce jour là il avait entraîné ses amis toute la journée jusqu'à tard le soir dans une promenade infernale sans nourriture et presque sans eau. Erik était alors si excité de monter son cheval qu'il n'avait pas pris les précautions les plus élémentaires. Résultat, ils étaient rentrés au château affamés, assoiffés et bien après le couché du soleil. La colère de la Reine avait été pour le moins glaciale, c'est le cas de le dire car elle perdit le contrôle de son pouvoir à tel point que tous dans le château avaient dû remettre leur manteau.

Elsa était si furieuse qu'elle avait privé Erik de chevauchée pour le reste de l'été. Elle était cependant revenue sur sa décision le lendemain après le plaidoyer de son fils. Elle avait accepté à condition que ses amis lui pardonnent. Wolf, lui, n'avait rien dit mais avait hoché la tête, Hotun n'avait pas parlé à Erik pour le reste de la journée mais l'avait pardonné quand à Hans et Ingrid, ils l'excusèrent sans un mot. Erik aurait dû se méfier, il aurait du savoir qu'il ne s'en sortirait pas aussi facilement avec eux. C'est pourquoi dès le lendemain, il fut surpris par l'avalanche de commentaires sarcastiques et moqueurs qu'il reçu de leur part et que ça continuait depuis.

Scrutant la foule alentour, Neville avait commencé à leur donner les noms des sorciers qu'il connaissait. La majorité appartenait à des familles nobles. Il les connaissait surtout des nombreuses célébrations qui rassemblaient les anciennes familles mais il avait aussi, en tant qu'héritier du Clan Londubat, de nombreuses connaissances des membres de la noblesse et du gouvernement.

La foule avait commencé à affluer mais peu montaient dans le train, préférant profiter de la large plateforme pour discuter avec leurs amis ou rester encore un peu avec leur famille. Il régnait là une cacophonie causée par les nombreuses discussions mais aussi par les bruits de la gare et par celle des animaux présents. La lettre de Poudlard disait que l'on pouvait amener un animal. Quelques uns avaient des chats ou des crapauds mais la plupart arboraient des cages dans lesquels se trouvaient des hiboux et des chouettes.

Erik, lui n'avait pas amené Hedwige car la chouette était partie deux jours plus tôt pour Poudlard. C'est en tout cas ce qu'il avait dit aux autres quand elle avait disparu. Selon lui, cette certitude venait de leur lien de familier. Erik semblait toujours savoir où se trouvait là chouette ou ce qu'elle avait en tête. Il était dit dans certains livres qu'ils avaient achetés qu'un sorcier pouvait partager une sorte de connexion mentale semblable avec son familier. Certains témoignages faisaient même état d'un lien si fort qu'il permettait au sorcier de faire voyager son esprit avec son familier, voyant par ses yeux, entendant par ses oreilles et ressentant les mêmes choses que lui. Cependant, ce n'était qu'une légende.

De temps en temps, au bout du quai, Erik et ses amis voyaient émerger de petits groupes de personnes qui traversaient un mur. Il s'en ouvrit à Neville qui lui répondit :

« C'est l'entrée moldus de la voie 9 ¾. Elle est situé entre les piliers 9 et 10 de la gare de Kings Cross »

Erik aurait été curieux de voir à quoi ressemblait une vrai gare (et pas seulement le bout de quai sur lequel ils se trouvaient). En Arendelle, ils avaient connaissance des techniques et technologies ferroviaires cependant Arendelle n'en disposait pas car il y avait trop d'inégalité de terrain pour un trop petit espace pour qu'il soit utile de construire un tel réseau.

« Les jeunes sorciers nés-de-moldus passent généralement par cette entrée » ajouta Augusta Londubat qui avait écouté la conversation. « Il est plutôt conseillé aux sorcier ayant au moins un parent sorcier d'utiliser les transports magique comme la cheminée ou les portoloins par un souci de discrétion. »

« Si c'est une question de discrétion alors pourquoi est-ce que les sorciers nés de parents non magiques ne peuvent pas utiliser des moyens magiques pour venir ? » demanda Hans.

« Raccorder toutes les maisons de sorciers nés-de-moldus au réseau de Cheminette serait trop cher et trop peu discret…enfin, selon le ministère. C'est la même chose s'il fallait leur donner à tous un portoloin. »

« Dans ce cas, pourquoi ne pas dire aux parents non-magiques d'accéder à la gare par la cheminée du Chaudron Baveur ? Ce serait bien plus discret que de prendre le risque que quelqu'un les voit traverser un mur » déclara Hotun.

« Voilà bien une remarque de moldus » s'exclama une voix traînante. « à peine arrivé dans notre monde et vous voulez déjà ébranler nos vieilles traditions. »

Draco Malefoy se tenait derrière eux, les bras croisés et un sourire goguenard.

« C'est une simple question de logique » répondit Hotun en plissant les yeux. « J'ai cru remarqué que certains sorciers pur-sang en manquaient. Mais si une simple remarque logique met en péril cette société je vais arrêter de respirer pour éviter de la briser. »

Ceux qui connaissaient le mieux Hotun frémirent. Draco Malefoy avait fait sortir la « bête », le Hotun qui ne sortait que lorsqu'il prenait quelqu'un en grippe. D'un naturel gentil et aimable, le jeune rouquin était capable de se transformer en monstre de cynisme dont les remarques fusaient comme des traits mortels. C'est une façon bien imagée de présenter les choses mais c'est probablement ce que devait ressentir Draco à ce moment là.

En effet, celui-ci blêmît. Il n'avait pas l'habitude de se faire rabrouer de cette façon et encore moins de se faire insulter. Les sorcier connaissaient son nom et le craignaient quand aux nés-de-moldus, ils étaient trop effrayés par le monde qu'ils découvraient pour répliquer.

Mais ce gamin était différent. Oui, il disait gamin parce qu'il était bien plus petit que lui. En fait il était bien plus petit que tout le monde ici. Selon son expérience, ce genre de personne était plutôt du genre à s'écraser à force de regarder tout le monde depuis le sol mais pas lui. Hotun, par son regard, arrivait à paraître plu grand alors que Draco se sentait plus petit.

« Espèce de… » commença-t-il.

Draco avait beau être plein de venin, en fait il ne faisait que son intéressant et passait rapidement aux insultes dès qu'il était contrarié. Cette fois cependant, il fut interrompu.

« Allons, allons ! » Dit Erik en se mettant entre les deux garçons « On ne se bat pas entre amis »

« On n'est pas ami » dit Draco qui commençait à rougir de colère.

« L'amitié sous entendrait un rapport d'égalité biologique » dit Hotun avec un reniflement « on ne peut pas devenir ami avec une amibe. »

« Bien sûr que vous êtes amis. Hotun est mon ami, Draco est mon ami, donc vous êtes tout les deux amis »

« C'est quoi ce raisonnement ab absurdo ? » s'étouffa Hotun.

« Non mais tu étais sérieux la dernière fois ? Je ne suis pas ton ami Potter » cria presque le jeune Malefoy.

« Potter-Elsasson je te prie »

« Je m'en fiche ! »

« Eh bien Draco » dit une voix doucereuse qui venait de derrière eux. « Il me semble avoir entendu une voix ressemblant à la tienne s'élever assez fort. Mais ça ne pouvait pas être toi bien sûr. »

Draco devint encore plus blême qu'auparavant si c'était possible et se retourna. Derrière lui se tenait un homme à la haute stature, portant des robes dont le tissu semblait d'une qualité supérieur et la coupe parfaitement ajusté à son anatomie. Sa chevelure d'un blond presque blanc ainsi que ses yeux gris montrait qu'il était lié à Draco d'une quelconque façon. Les cinq sorciers d'Arendelle se disaient qu'il devait s'agir de son père ce que Draco confirma.

« P…Père. Je ne vous avait pas vu venir. »

« C'est l'évidence même. »

Erik se dit alors que si Draco était hautain, ce n'était rien à côté de son père. Ou plutôt on avait l'impression que Draco tentait de copier son père sans y arriver vraiment. Lucius Malefoy, puisque tel était son nom, Erik s'en souvenait des cours de Sirius et aussi parce que Draco l'avait nommé en se présentant chez Mme Guipure, semblait ne porter sur le monde qu'un regard de profond mépris. Un mépris qui s'étendait même jusqu'à son fils qu'il dardait de ses yeux couleur orage.

« Alors Draco, as-tu élevé la voix ? »

« N…non père »

« Bien, parce que les Malefoy ne crient pas et ils ne bégaient pas non plus. Un Malefoy à un voix clair, forte et fluide »

« Avoir une voix forte sans crier ? Les Malefoy sont décidément bien paradoxaux. »

Lucius se tourna vers la nuisance qui avait osé l'interrompre et tomba sur Erik. À la vue de l'enfant, ses yeux se troublèrent un bref instant. Il lui semblait reconnaître ce visage ainsi que le vert de l'un de ces yeux vairons.

« Voilà qui est bien impoli. Est-il d'usage chez vous d'interrompre une discussion ? »

Sa voix était moqueuse mais il faillit perdre un peu contenance face au petit sourire de l'enfant.

« Que voilà une coïncidence ! J'allais vous poser exactement la même question. Après tout, vous avez fait irruption dans notre conversation avec Draco sans même prendre le temps de vous présenter. Mais puisque vous ne semblez pas décidé à le faire, il m'incombe de commencer. »

Il se mit face à Lucius et se racla la gorge.

« Je me nomme Erik Harry Potter-Elsasson, Prince d'Arendelle, fils de la Reine Elsa Agnarrdottir et aussi Héritier des Maisons Potter, Fleamont, Peverell, Gryffondor et Serdaigle. »

Il vit les yeux de Lucius descendre vers ses mains et put ainsi apercevoir les cinq anneaux à ses doigts.

« Et vous êtes ? » demanda Erik à un Lucius légèrement déstabilisé.

Comme prit en flagrant délit, Lucius se recomposé une expression légèrement ennuyée avant de répondre.

« Lucius Malefoy, Seigneur de la maison Malefoy et membre du Magenmagot. Viens Draco, ta mère doit se demander où nous sommes passé. »

« Vous partez déjà Lord Malefoy ? Et moi qui voulais vous présenter ma tante, son Altesse la princesse Anna Iddundottir d'Arendelle, seconde dans la ligne de succession au trône. »

Lucius ne répondit pas mais lança un regard mauvais à l'enfant qui le soutint d'un air effronté. Il se retourna en faisant voler les pans de sa robe et s'éloigna.

« Je reste sur ce que j'ai dit Draco ! » dit Erik d'une voix forte alors que celui-ci suivait le sillage de son père. « Nous sommes déjà des amis ! »

Le plus jeune ne répondit ni ne se retourna mais le plus âgé lança un dernier regard à Erik, puis à son fils avant de disparaître dans la foule.

« Tu ne vas quand même pas être ami avec ce mouton à l'instinct grégaire hypertrophié ! » s'exclama Hotun une fois que les deux Malefoy eurent disparu.

« Mais si pourquoi pas ? »

« Parce que...parce que…rahhh ! J'abandonne » s'exclama Hotun devant l'air innocent d'Erik.

« Ce n'était pas très prudent de défier Lucius Malefoy » dit Remus « Et encore moins de lui faire d'avoir que tu voulais être ami avec son fils. Il risque de vouloir que Draco t'espionne pour son propre compte ou pire »

Le « pire » était sous entendu mais tout le monde l'avait bien comprit. Après tout, même s'il se défendait en disant qu'il avait été sous imperium, tous savaient bien qu'il ait été un authentique serviteur de Voldemort.

Mais Erik sourit.

« J'y compte bien ! Si c'est une demande de son père, il sera obligé d'essayer d'être notre ami. »

« Ton ami à toi ! » dit Hotun.

« Ne fais pas la tête ! Je suis sur qu'au fond de lui c'est un garçon sympathique »

Hotun allait répondre quand une voix qu'ils connaissaient appela leurs noms.

Hermione avançait vers eux accompagnée de sa mère. Elles étaient suivit par une femme petite et replète aux vêtements usés et raccommodés. Elle avait une chevelure d'un roux soutenu, le même que les quatre garçons qui la suivait et que la petite fille qu'elle tenait par la main.

« Ma chère Maud ! » s'exclama Augusta en s'avançant vers Mme Granger.

Elle lui serra les mains et fit de même avec celles d'Hermione.

« Et vous ma chère Molly ! Quel plaisir de vous revoir » dit-elle à la femme rousse. « Vous vous êtes portée volontaire pour aider les jeunes sorciers et leur famille moldus à trouver la voie 9 ¾ ? »

« Bien sûr » répondit la dénommée Molly « Pour une fois que les garçons étaient en avance, je pouvais bien aider. »

« Il faut dire que ce n'était pas clair du tout » dit Maud d'une voix un peu énervée. « Heureusement que nous avons entendu Mme Weasley parler de cette fichu voie. Mais j'imagine que c'était voulu. Avec autant d'enfant en âge d'être scolarisé, ça ne doit pas être la première fois que vous vous rendez sur cette voie. »

« Et encore ma chère, j'ai deux garçons plus âgés qui ont déjà fini leurs études. Le professeur Dumbledore connaît le peu d'information que donne le ministère aux familles moldus. Il a donc mis en place ce système pour que des familles sorcières passent par la gare pour les guider. »

« Ne serait-ce pas plus facile de créer une sorte de livret explicatif ? » dit Maud.

« Ça a été fait » répondit Augusta « Mais il était tellement inepte qu'il était plus aisé de s'en passer. »

« Si un sorcier né de parents non magique s'en occupait ce serait sans doute mieux. Tu devrais essayer Hermione » dit Erik.

« Moi ? Mais je n'ai que onze ans ! »

« En vérité, ce serait une merveilleuse idée ! » s'exclama Mme Weasley « qui de mieux que quelqu'un qui connaît les difficultés de s'intégrer au monde sorcier qu'une enfant né-de-moldus ! »

Elle se tourna vers Erik.

« C'est une brillante idée que vous avez eu la jeune homme…mais je crois que nous n'avons pas été présenté »

Erik lui fit un grand sourire et se présenta. Cependant, cette fois, comme il ne cherchait pas spécialement à impressionner, il ne fit mention que de son titre de prince…ce qui était déjà assez impressionnant pour Molly et ses enfants.

La femme le regarda d'ailleurs pendant quelques temps avant de pousser une petite exclamation qu'elle étouffa de sa main.

« Mais bien sûr ! Tu me semblais familier ! Tu as exactement le visage de ton père. J'aurais du deviner avec les lunettes mais t'es cheveux sont tellement bien coiffés que je n'ai pas fait le lien. Et tes yeux…exactement ceux de ta mère…enfin presque » finit-elle d'un ton incertain en remarquant pour la première fois l'hétérochromie du garçon.

Erik lui présenta ensuite sa tante, Remus (qui eut droit à une accolade titanesque de la matriarche Weasley qui manifestement le connaissait) et ses amis.

A son tour, Molly Weasley leur présenta sa nombreuse famille.

Elle commença par son fils présent le plus âgé, Percy. C'était un jeune homme guindé, au regard sérieux et un peu hautain. Il portait sur la poitrine, à droite, un badge d'argent orné en son centre d'un grand « P » majuscule. D'après ce que lui avait dit Sirius, il devait s'agir de l'insigne qui désignait les préfets. Erik se dit que le garçon devait être assez imbu de lui-même et de sa fonction pour porter ce badge en dehors de l'école et sur ses vêtements moldus.

Juste après lui venait les jumeaux Fred et Georges…ou George et Fred. Leur mère ne semblait pas très sur d'elle et les deux farceurs faisaient tout pour l'embrouiller encore plus. Finalement, ils se présentèrent comme étant Gred et Forge et Erik décida qu'il les aimait bien.

Pour le quatrième fils, il était un peu plus dubitatif. Ronald, ou Ron comme il préférait être appelé, posait sur lui un regard mi admiratif, mi calculateur. Contrairement à ses frères, il ne semblait pas vraiment se détacher des autres. C'était sans doute pour cela qu'il espérait se rapprocher du « célèbre Harry Potter », pour sortir de leur ombre. Erik vit tout de suite à quel point sa pensée était erronée. Si jamais il devait être son ami alors c'est dans son ombre à lui qu'il tomberait. Il décida de surveiller le garçon. Il verrait bien plus tard comment il réagirait.

La petite Ginevra « Ginny » Weasley, elle, n'était qu'adoration. Elle avait beau n'avoir que dix ans, elle ressemblait déjà à une adolescente enamourée auquel on venait de présenter son idole. L'idole en question étant bien entendu Erik.

Molly Weasley fit par la suite allusions à ses deux autres fils, William, l'aîné, qui travaillait comme briseur de malédiction pour le compte de la banque Gringotts en Égypte et le cadet de celui-ci, Charles, qui travaillait en Roumanie dans une réserve de dragon.

Il était maintenant onze heures moins le quart et Mme Weasley voulut faire un dernier tour à la gare. Elle demanda à Percy de l'accompagner et aux jumeaux d'aider leur frère à monter dans le train. Percy accepta en arguant de l'importance de son rôle de préfet et les jumeaux, firent une plaisanterie.

Anna leur dit qu'il serait temps pour eux aussi de monter s'ils voulaient trouver un compartiment vide pour être ensemble. Les sorciers d'Arendelle montèrent dans le train suivit de Neville et Hermione puis des jumeaux qui montèrent leurs lourdes valises avant d'aider le frère à monter la sienne.

Malheureusement, quelqu'un vint leur dire qu'un de leurs amis, du nom de Lee Jordan, avait amené une tarentule et ils laissèrent tomber Ron. Celui-ci envoya un regard implorant à Erik qui ne put l'ignorer.

« Tu viens avec nous Ronald ? » demanda le jeune garçon en l'appelant par son nom complet pour garder une certaine distance avec lui.

Celui-ci ne sembla pas comprendre l'allusion et se précipita à leur suite avec un grand sourire.

Heureusement, ils trouvèrent un compartiment totalement vide vers l'avant du train, juste avant celui des préfets et la locomotive. À l'intérieur, il y avait exactement huit places. L'espace semblait un peu plus large que ne le laissait deviner les wagons de l'extérieur. Créer des choses plus grandes à l'intérieur qu'à l'extérieur semblait être un leitmotiv chez les sorciers. Pour une fois, Erik dû leur concéder l'avantage car c'était une merveilleuse idée de jouer sur les espaces quand on essayait de se cacher aux yeux des autres.

Une fois à l'intérieur, ils aidèrent Ron à monter sa valise dans le filet au dessus des sièges.

« Vous n'avez pas de valise ? » remarqua celui-ci pour la première fois.

« Nous avons tous des coffres avec une fonction de rétrécissement » dit Hermione en s'asseyant près de la fenêtre.

« C'est cher ce genre d'options »

« C'est un investissement » répondit Ingrid qui s'était assise à côté d'Hermione.

À ce moment là, Erik remarqua quelque chose. Ou plutôt il comprit le sens caché derrière une chose qu'il avait déjà remarqué auparavant. Ron, tout comme sa mère, portait des vêtements usés et rapiécés à certains endroits. De plus ils ne semblaient pas tout à fait ajustés à sa taille. Il s'agissait probablement de vêtements qu'avaient portés ses frères avant lui.

La famille Weasley ne devait être guère riche et beaucoup des affaires des aînés devaient passer aux cadets pour finir avec lui. Seule sa sœur devait échapper en partie à cette sorte de malédiction car elle était une fille alors que Ron, en tant que dernier garçon était dans une position des plus difficiles.

Erik se dit qu'il serait plus difficile que prévue d'empêcher Ronald Weasley d'être l'instrument de sa propre destruction. Il espérait qu'avec le prestige d'ami du Survivant puisque tel était le nom sous lequel on le connaissait, il aurait aussi les moyens de s'enrichir et de sortir enfin de la misère. Malheureusement pour lui, il est fort probable que ça ai l'effet inverse. Du statut de « frère de » Ron passerai au statut de simple « ami de » et même le prestige d'Erik n'y changerait rien.

Soupirant face à cette nouvelle difficulté, Erik choisit la place en face d'Hermione. Il ouvrit la fenêtre sans voir la bataille d'influence qui s'était déroulée derrière lui quand Ron avait voulu s'assoir à côté de lui mais qu'il avait été devancé par Wolf.

Anna, Remus, Augusta et Maud arrivèrent au niveau du wagon où se trouvaient les enfants après avoir aperçu les signes d'Erik. Quelques minutes plus tard, ils furent rejoint par Molly Weasley qui inondations son fils de conseils. Ron rougit et geignant un « Maman ! Stop ! » plaintif, ce qui n'arrêta pas la matrone. Quand elle eut terminé, elle dit au revoir à son benjamin pour trouver ses aînés.

Les autres discutèrent encore quelques minutes de plus, les adultes donnant des conseils aux plus jeunes, avant que le sifflet signalant le départ retenti sur le quai.

Ils s'échangèrent quelques derniers au revoir avant que les enfants ne rentrent leur tête dans le wagon au moment où le train partait.

Bientôt il ne resta plus du train qu'un panache de fumée blanche. C'est à ce moment là que les adultes se décidèrent à rentrer. Augusta Londubat Molly Weasley proposèrent à Maud Granger de les accompagner au Chaudron Baveur par Cheminette et la femme accepta. Elle et sa fille étaient venues en métro puisqu'Hermione n'avait pas de bagage visible à transporter, elle n'avait donc pas besoin de retourner à la gare chercher sa voiture.

Anna et Remus, eux, saisirent à nouveau le portoloin et disparurent, direction Arendelle.

A suivre…

Et voilà encore un bon petit chapitre. J'espère que ça vous a plus.

De nouveau je bats JK sur le plan des précisions. En effet, pourquoi arriver par la gare ? Il est peu probable que des gens comme les Malefoy passent par la gare, c'est qu'il est donc possible de venir autrement, par des moyens magiques par exemple. Alors pourquoi tout le monde ne vient il pas de cette façon ? C'est la question auquel j'ai essayé de répondre ici.

Au sujet des Weasley qui aident les nés-de-moldus à trouver le qui ben c'est pour montrer qu'ils ne servent pas à manipuler Harry (ou comment une nouvelle fois couvrir les incohérences de JK). En effet, dans le premier lire, Mme Weasley demande de quel quai il s'agit. Bon, d'accord, elle est débordé mais quand même, elle va sur ce quai tout les ans depuis dix ans, il faudrait quand même qu'elle le sache. Dans les fics ou Dumbledore est mauvais, on utilise généralement cette situation incongrue pour expliquer le fait que Dumbledore veut que Harry rencontre une famille qui lui est fidèle pour mieux le contrôler. Bon, ici ce n'est pas le cas donc j'ai dit qu'en fait ils faisaient exprès pour être remarqué des nés-de-moldus…c'est quand même plus cohérent.

En tout cas, j'espère que le fait qu'Erik soit super s'agace et devine le caractère de tout le monde tout de suite ne vous gêne pas, c'est histoire de déjà clarifier les relations qu'auront les personnages par la suite.

Maintenant je voudrais vous demander quelque chose. Je sais pas si vous avez remarqué, mais généralement quand j'écris, je ne raconte pas une ellipse temporel des le début. Je commence par l'action e t ensuite je fais des flash back. Ce que je voulais vous demander c'était : est ce que c'est gênant ? Répétitif ? Lourd ? Est que vous voulez que je fasse dans l'autre sens, c'est-à-dire raconter les événements qui ont suivis avant de passer à l'action ? Est-ce que le changement ne sera pas trop dur ?

Voilà, j'espère que vous y répondrez.

Une dernière chose : l'état de santé de Remus à son importance. Je ne lui fout pas la gerbe par pur sadisme (je pourrais le faire mais seulement à un personnage que je n'aime pas)

Voilà, c'est fini pour cette semaine. Je vous dit donc merci encore et à bientôt !