Chapitre 13 : Une partie du problème
Harry feuilletait le livre d'Occlumencie que Lord Peter lui avait envoyé avec sa lettre. Il devait se débrouiller plutôt bien, étant donné que le professeur Rogue n'avait pas décelé quoique ce soit en rapport avec Oliver Twist durant leurs leçons.
L'adolescent aux cheveux noirs sourit. Bien entendu, l'avocat et l'adolescent étaient d'accord sur une chose : pour une obscure raison, Dumbledore souhaitait qu'Harry ne réussisse pas dans cet art. Sinon pourquoi, étant un maître occlumens, autorisait-il Rogue à utiliser une méthode brutale et inefficace ? Sans oublier le fait qu'il faisait enseigner cet art par une personne qui détestait Harry, alors qu'il savait pertinemment qu'un haut niveau de confiance était nécessaire entre l'enseignant et l'élève.
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Harry avait beaucoup de mal à trouver quel serait le sujet de son prochain article. Il avait frappé très fort et rapidement ces derniers temps, et était très satisfait des résultats. D'après les dires de Dobby, le bureau du Directeur était enterré sous une montagne de courrier.
Le lendemain de la parution de son dernier article, la Grande salle avait été inondée de courrier et de beuglantes adressés à Rogue et Trelawney. Elèves et membres du personnel avaient été forcés de fuir l'assaut de chouettes ainsi que le chaos général provoqué par les beuglantes. Dumbledore n'avait eu d'autre choix que de déclarer une journée libre car les elfes tentaient désespérément de faire face à la pagaille. Beaucoup d'employés avaient rapidement décidés de se cacher dans leurs bureaux.
Le lendemain, Harry avait apprit par Dobby que les protections de Poudlard avaient redirigées tous les courriers dans le bureau du Directeur pour ne pas déranger le repas. Les beuglantes avaient forcées le Directeur, Fawkes ainsi que tous les portraits du bureau à fuir. Harry avait rigolé et aurait souhaité avoir assisté au spectacle. Il n'osait imaginer les dégâts produits par l'explosion des beuglantes.
Au milieu de toutes ses beuglantes dirigées vers la grande salle, plusieurs chouettes portant des lettres rouges volaient dans la confusion jusqu'à ce que les lettres explosent en plein vol. Les beuglantes non délivrées causèrent beaucoup de dégâts aux pauvres chouettes qui y perdirent de précieuses plumes de leurs queues dans le processus.
La plus notable d'entre elles fut envoyé par Molly Weasley. Sa voix surpassa facilement les autres. Il semblait que ces beuglantes étaient adressées à Oliver Twist, et les hiboux savaient qu'il était dans la grande salle mais étaient incapable de le trouver. La voix perçante de Molly débita ses remontrances vindicatives, ce qui dura plus d'une demi-heure, et vida la grande salle.
Harry rit sur tout le chemin qui menait à la salle commune des Griffondor. Dieu soit loué pour la magie elfique de Dobby. Il avait rendu Oliver invisible aux hiboux. De toute façon, tous les courriers lui étant adressés étaient supposé aller à Gringotts. La manière dont le courrier d'Oliver était parvenu à arriver à la grande salle était un vrai mystère pour Harry.
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Tournant son attention sur le journal d'aujourd'hui, Harry lut dans la Gazette, que Sirius était à présent un homme libre. Il avait été lavé de toutes accusations et libéré avec une réparation financière.
Madame Ombrage avait été condamné à Azkaban et Fudge était sur le chemin de la sortie après un vote de confiance revenu négatif. Peut être était-il temps de faire sortir la vieille face de serpent de sa cage, mais comment le faire sans se trahir ? Hmmm….
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Sirius Black regarda sa lettre de pardon. Il était enfin libre ! Son nom avait été lavé de tout soupçon. Il ne savait pas quoi faire en premier : se mettre à genoux et remercier Merlin, embrasser Amélia Bones et offrir ses services en tant qu'agent, ou peut être se mettre à courir nu à travers le ministère peint en rouge. Hmm… James aurait aimé voir ça.
Dans toutes ses rêveries sur quoi faire à présent qu'il était libre, pas une seule fois il ne pensa à Harry, ni au fait qu'il avait écrit une lettre pour expliquer son manque de contact par une « mission » pour l'Ordre. Sirius se disait que c'était parce qu'il n'avait pas voulu donner un espoir à Harry au cas où il n'aurait pas obtenu son pardon.
Ce ne fut qu'une semaine après qu'un avis soit paru dans la Gazette, qu'il se réveilla avec un mal de tête carabiné dans une chambre d'hôtel minable à Près-au-Lard. Il était nu comme un ver, avec deux femmes et un homme dans son lit. Des bouteilles vides de Firewhisky jonchaient le sol et la chambre puait l'alcool, le sexe et la sueur. Ce n'est qu'à ce moment précis que son esprit fiévreux se tourna vaguement vers son filleul. OWW ! Il avait sérieusement besoin d'une potion contre la gueule de bois. A quoi était-il en train de penser déjà ?
Oh oui. Il était parrain, James et Lily lui avait dit. Il avait besoin de se rendre chez les Gobelins et voir le testament des Potter. Il avait besoin d'obtenir la tutelle d'Harry avant…avant…Pourquoi devait-il se précipiter déjà ? Oh c'est vrai. Dumbly Dory. Le vieux fou avait fait en sorte que le testament soit scellé et avait réclamé la garde d'Harry. Eh bien, il suffisait de lever les scellés et de botter l'arrière train ridé de Dumbledore. Ew ! La pensée ! Horrible !
Mais avant, il avait besoin d'un autre verre. Où était son pantalon ?
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S'isolant après le couvre-feu dans la salle sur demande, Harry savait maintenant quoi écrire pour son prochain article. Et puis honnêtement, le monde sorcier lui simplifiait les choses en lui fournissant des thèmes aussi facilement.
Une partie du problème
Eh bien ! Je ne pensais vraiment pas que quelqu'un serait intéressé par mes petites lettres inquisitrices, et me voilà maintenant écrivant une colonne ! J'ai vraiment émergé dans le monde, je dois le dire.
J'ai récemment appris qu'un pari avait lieu entre les membres du personnel et les élèves de Poudlard pour savoir qui je suis. Je trouve cela très amusant. D'après ce que j'ai entendu, je pourrais très bien appartenir à n'importe quelles maisons car je possède toutes les vertus appartenant aux différentes maisons ! Comme c'est amusant. Un tel paradoxe peut-il vraiment exister ?
Devrais-je vous fournir des indices supplémentaires ? Désolé, mais pourquoi devrais-je vous rendre la tâche facile, mes lecteurs ? Le mystère n'est-il pas une grande partie de votre intérêt ?
Plusieurs lettres m'ont été transmises, tant par le rédacteur en chef de la Gazette du Sorcier que du Chicaneur, elles ont piquées mon intérêt sur des aspects divers et variés de la société sorcière. Elles m'ont, en même temps que le raz de marée de beuglante qui a récemment frappé Poudlard, amenées aux présentes observations.
Tout d'abord, laissez-moi vous assurer qu'aucunes beuglantes, lettres ensorcelées ou maudites ne peuvent me parvenir. Elles sont toutes contrôlées avant de me parvenir. Ceci étant stipulé dans mes contrats.
Deuxièmement, pour le registre, les gobelins détiennent mes contrats et refusent l'accès à ses documents à tout le monde. Ceci est aussi dans mes contrats. Donc, ce moyen est presque impossible d'utilisation. Sauf bien sûr, si vous voulez déclencher une guerre avec la nation des Gobelins. Pour ceux qui ont essayé de m'envoyé directement un hibou à Poudlard, vous avez échoué ! Ces pauvres hiboux ne vous pardonneront jamais la perte de leurs plumes qui appartenaient à leurs queues.
Dernièrement, je voudrais aborder l'envoi de beuglante, pas seulement celles m'étant été adressées, mais aux élèves en général.
Les beuglantes sont, à mon avis, dégoûtantes. Elles n'ont aucunes utilités. Les beuglantes peuvent vous faire sentir mieux, mais elles n'aident pas à la situation pour lesquelles elles sont envoyées.
Je me souviens avoir écouté Molly Weasley exposer le linge sale de sa famille pendant trente minutes dans la grande salle. Tout ce que j'ai retenue c'est qu'elle a une voix stridente, très puissante et semble prendre un malin plaisir à humilier ses enfants ainsi qu'à ruiner le petit déjeuner pour le reste d'entre nous.
Ceci était très déplaisant à écouter et n'a servit qu'a faire des Weasley la risée de l'école. Est-ce que cela a aidé à la situation sur laquelle elle se plaignait ? Non. Les jumeaux Weasley, à qui la beuglante était adressée, ont quitté la salle en plein milieu de sa tirade. En fait, la beuglante n'a servit qu'a vider la grande salle plus efficacement que l'odeur de choux brûlés. Alors à quoi servent-elles ? À rien, si ce n'est a irriter à la fois les élèves et le personnel, la faisant ainsi passer pour une mégère.
Ce qui me fait me demander pourquoi le personnel de Poudlard ne fait rien à propos des beuglantes. Ils contrôlent après tout les protections autour de l'école. L'ajout d'une protection anti-beuglante ne devrait pas être un problème. Mais je suppose qu'ils aiment voir les parents agresser verbalement leurs enfants devant toute l'école.
Il y a quelques jours, j'ai été témoin, dans la grande salle, d'une avalanche de beuglantes adressées au personnel de Poudlard. Malheureusement, tout ce que cela à accompli fut un jour de liberté pour les élèves et a causer plus de travail pour les elfes, qui devaient nettoyer la grande salle tandis que le personnel se cachait dans ses bureaux. Alors, même si cela vous fait vous sentir mieux, vous qui envoyer les beuglantes, cela n'arrange en rien la situation.
Si vous voulez vraiment faire une différence, les beuglantes ne sont pas la solution. La solution est de lever votre arrière-train fainéant et de faire quelque chose de positif. Dans le monde moldu, un élève difficile craint que ses parents ne soit appelé à venir à l'école pour un «entretien ». Il semblerait que le monde sorcier ne porte pas leurs enfants en opinion suffisante pour faire des réels efforts pour résoudre les problèmes face à face.
De même, si vous avez des plaintes à propos des politiques menées par le ministère, eh bien c'est votre faute vous avez voté pour eux, mettez-les dehors. Si vous n'aimez pas ce que disent les journaux, alors n'achetez pas le journal. Vous avez un problème avec un seigneur des ténèbres pris de folie et tuant des personnes innocentes ? Alors cessez d'attendre que quelqu'un d'autre mettre fin à ça !
Mais bon sang ! Vous êtes beaucoup plus nombreux que ce monstre et ses disciples ! Ils seraient dans de beaux draps si vous vous unissiez contre eux. Même les familles né-moldus pourrait faire une différence. Incroyable les dégâts que peut faire un fusil à double canon, même à un sorcier. Défendez-vous ! Votre sécurité et celle de vos familles n'est pas la préoccupation du gouvernement. Prenez la responsabilité pour votre propre bien-être.
Les moldus ont un diction: "Si vous ne faîtes pas partie de la solution, alors vous faîtes partie du problème. »
Alors, qui êtes-vous ? Une partie du problème ? Ou une partie de la solution ?
-Oliver Twist
