13 La fatigue ne mène à rien.
Harry Potter, médicomage, arriva chez lui fourbu. Sa visite au col de l'ours avait été éprouvante. De plus il était en retard pour élaborer la potion avec Snape. L'homme allait le tuer ou lui faire remarquer avec son fiel habituel, que la qualité première d'un bon potionniste était l'exactitude. Mais bon il n'était pas potionniste lui ! Juste guérisseur.
Le jeune homme déposa son sac, courut prendre une bonne douche pour enlever les traces de ……..il ne préféra pas nommer ce qu'il avait sur sa chemise, puis il se dépêcha de rejoindre les cachots, il était vingt-et-une heures trente. Il avait une heure de retard et il avait déjà les paupières qui se fermaient toutes seules. Foutue journée épuisante !
Harry ne se rendait pas compte de l'image qu'il renvoyait. Les cernes bleus sous ses yeux, son visage amaigri, son regard un peu éteint, il n'allait pas tenir longtemps ainsi.
Arrivé à la porte de la classe il entra et se rendit directement dans le laboratoire situé au fond, dans une autre pièce. Snape était là, son regard accusateur le toisa. Le médicomage n'y fit pas attention, il n'avait pas envie d'une dispute entre eux ni de reproches d'ailleurs.
-Dépêchez-vous, râla l'homme en lui montrant la table où se trouvait les différents ingrédients à découper ou à hacher.
Harry se mit au travail sans un mot. Il attrapa le couteau puis hachura les feuilles et les racines d'une main devenue experte. Le maître des potions pendant ce temps s'activa sur son chaudron, il y mit l'eau à chauffer et rejoignit Harry pour s'emparer des feuilles déjà découpées et les jeta dans le récipient en grognant.
-Expliquez ! Ne put-il s'empêcher de demander.
-Tédos, il n'y a rien de plus à dire, Snape.
L'homme renifla puis aida le survivant à sa tâche ingrate pour ensuite ne plus quitter son chaudron bouillonnant.
Le médicomage oublia un instant où il se trouvait. Ses yeux fatigués se fermèrent quelques secondes pendant qu'il taillait un gland de chêne druidique, et l'accident arriva bien évidement. Harry poussa un léger cri surpris, il enveloppa hâtivement son doigt dans un morceau de tissu en espérant que l'homme ne se soit aperçu de rien.
La blessure semblait profonde et Snape, malheureusement, se retourna vers Harry, désorienté. L'odeur du sang qui s'écoulait de la plaie le prit au dépourvu, ses sens se réveillèrent, il sentait l'odeur séduisante et attrayante le chatouiller. Il ne pouvait s'en détacher, c'était comme si on lui avait demandé de lâcher le pain qu'il tenait à la main alors qu'il mourait de faim.
-Snape ? S'enquit le jeune sorcier en voyant le vampire fixer désespérément sa main enveloppée. Ce n'est rien, je suis désolé j'ai été maladroit, cependant si vous voulez que je sorte de cette pièce dites-le-moi, je comprendrais.
L'homme l'avait renvoyé chez lui, Harry n'avait pas protesté malgré son hésitation à bouger de sa place. Il comprenait.
Trois semaines passèrent. Les élèves de Poudlard étaient partis en vacances, il y avait eu un vrai remue-ménage dans les couloirs de du château. Le calme était revenu, enfin. Le mois de juillet était là et Harry retourna un soir dans les cachots.
Le jeune sorcier voulait profiter du savoir du maître des potions pour une histoire d'essence de Murlap mélangé à un peu de corne du diable. Le professeur lui avait répondu favorablement par parchemin et de ce faite Harry se retrouvait une fois de plus devant la porte du bureau du professeur. Les deux hommes ne s'étaient pas revus depuis la dernière potion, Harry n'étant jamais là courant à droite et à gauche pour ses visites qui lui prenaient de plus en plus de temps.
Le survivant souffla un bon coup et entra dans l'antre du vampire aux robes noires et au magnétisme si singulier.
Le médicomage tenait à peine sur ses jambes. Ce mois avait été un véritable enfer. Il allait falloir qu'il pense vraiment à prendre quelques jours de repos et profiter de pouvoir paresser dans son lit le matin jusqu'à pas d'heure, et flemmarder le reste de la journée sans rien faire de particulier.
Si, une chose peut-être, se promener à Londres et prendre le temps de faire les boutiques et dépenser pour une fois un peu de son argent dans des vêtements. Il pourra toujours demander à Néhémiah de l'accompagner, dommage que Draco ne soit plus là, il s'y connaissait lui en fringues ! À trois ils auraient fait un malheur dans les rues de la capitale.
Harry se décida enfin et frappa avant d'entrer dans le bureau de Snape. L'homme rangeait un livre sur sa haute bibliothèque puis il se retourna vers lui lentement.
-Bonsoir, Potter.
-Bonsoir, Snape, répondit le jeune sorcier fatigué.
-Vous pouvez repartir chez vous, grogna le vampire en se retournant de nouveau vers ses bouquins.
-Hein ! Pourquoi ? interrogea Harry interloqué
-Regardez-vous, vous tenez à peine debout. Nous remettrons cette potion à un autre jour, quand vous serez plus responsable, monsieur Potter. Je vous suggère d'aller prendre un peu de repos, il me semble vous l'avoir déjà dit la dernière fois que vous êtes venu ici.
-Un peu de repos, mon cul ! Rouspéta le jeune homme qui commençait à en avoir marre. Vous m'avez dit de venir pour essayer cette potion alors on va la faire, s'énerva l'ancien Gryffondor.
-Non, trancha l'homme qui se rapprocha du jeune sorcier en brandissant un livre.
-Vous m'emmerdez, Snape. Faudrait savoir ce que vous voulez à la fin ! Ce matin vous étiez d'accord et ce soir vous refusez. Qu'est-ce que vous avez ?
-Je n'ai pas besoin d'un irresponsable qui va s'endormir sur un chaudron bouillant. Je veux quelqu'un qui a la pleine possession de ses moyens et qui ne risque pas de provoquer une catastrophe dans mon laboratoire.
-Vous savez quoi ? Je me tire d'ici. Finalement je crois que vous ne changerez jamais.
-Hé bien tirez-vous, Potter ! Vous ne m'êtes d'aucune utilité dans cet état.
Harry sortit du bureau en claquant fortement la porte et regagna sa petite maison extrêmement en colère. Il était fatigué, oui et alors ? C'était pas une maladie, il aurait pu la faire la potion. Il n'était pas handicapé de ses doigts ni de sa cervelle quand-même !
-Qu'il aille au diable cette espèce de vampire des cachots !
-Harry ? Retentit une voix qui sortait de la cheminée en même temps que son propriétaire. Quelque chose ne va pas ?
-Braeden ! Hein, non tout va bien, je viens juste de me prendre la tête avec Snape.
-Encore ! Et pourquoi cette fois ?
-Il a dit que j'étais incapable de faire une potion et que je ferais mieux de dormir, cet idiot. Que je mettais son laboratoire en danger, non mais tu crois ça, toi !
-Oh !
-Quoi, Oh !
-Non non, rien, rigola le vampire guérisseur.
-Si, tu allais dire un truc, je te préviens je ne suis pas d'humeur alors crache le morceau !
-Tu as vu ta tête ces jours-ci ?
-Tu crois que j'ai du temps à passer devant mon miroir ?
-Severus à raison, Harry. Tu es épuisé et pas seulement physiquement, tu deviens très susceptible aussi. Et là je t'interdis de t'en prendre à moi, tu m'as demandé mon avis je te le donne. Ne va pas chercher une agression là où il n'y en n'a pas.
-A ce point-là ? S'enquit le médicomage qui ne s'était rendu compte de rien et qui baissa les bras de désappointement.
-Tu as vraiment besoin de repos, et ça devient urgent, Harry.
-D'accord. Cette semaine je ne peux pas j'ai trop de demandes, mais la semaine prochaine je pense que je pourrais avoir quelques jours.
-Ce n'est pas quelques jours qu'il te faut, tu as besoin d'un mois complet avec interdiction de sortir de ton lit.
-Si le bâtard m'y accompagnait, dans mon lit, j'y resterais même deux mois, soupira le survivant en esquissant un demi-sourire désolé à son ami.
-Qui est le bâtard qui vous ferait rester dans votre lit ? demanda d'une voix froide et grondante un homme qui venait d'entrer dans la petite maison sans avertir personne.
-Je vous laisse, s'excusa le faux jeton de Braeden en s'enfuyant par la cheminée. Nous nous verrons demain, bonsoir Severus, ajouta-t-il avant de disparaître sans demander son reste.
Harry n'osait pas bouger. Il faisait toujours face à l'endroit où le guérisseur se trouvait quelques secondes plus tôt et Snape était juste derrière lui. Bordel ! Il ne l'avait même pas entendu entrer.
Quel traître ce Braeden ! Il ne l'avait même pas averti que Snape était là quand il avait sorti sa phrase stupide. Vampire de mes de……
-J'attends toujours une réponse, monsieur Potter !
Résigné Harry dut se retourner.
-Personne, répliqua-t-il lentement. Et puis ça ne vous regarde pas, je crois.
-Si vous amenez un étranger entre les murs de Poudlard cela me regarde, oui.
Là le médicomage n'en revint pas et il faillit éclater de rire. Pour une excuse bidon alors là c'était une excuse bidon !
-Qui est cet homme que vous voulez installer dans votre lit pendant deux mois ?
Mais c'est qu'il revenait à la charge ce foutu vampire ! S'étouffa presque Harry qui devait avoir l'air idiot avec ses yeux écarquillés et incrédules.
-Je veux une réponse, monsieur Potter !
Sans pouvoir se contrôler ledit Potter finit par éclater de rire au nez et à la barbe du maître des potions, qui ne goûta pas l'hilarité soudaine du morveux qui se gaussait de lui.
Vexé il s'approcha du survivant et le secoua violemment pour faire cesser le rire qui s'écoulait toujours de la gorge affriolante du médicomage. L'homme perdit sa réserve légendaire, il fulminait de rage qu'on se moqua de lui. Potter allait trop loin cette fois-ci !
Snape enragé voulait faire taire le stupide gamin et il ne trouva rien de mieux que de poser ses lèvres froides sur celles du morveux qui s'arrêta tout net de se tordre de rire. Décidemment ça devenait une habitude et les habitudes étaient mauvaise surtout dans le cas présent. Le maître des potions s'apprêtait à se retirer quand Harry l'enlaça et le retint contre lui.
Les deux hommes se perdirent dans un autre baiser à couper le souffle. Les langues déchaînées se savouraient, elles glissaient l'une contre l'autre mémorisant le goût de chacun. Se perdant dans ce rituel amoureux qui les fit oublier pendant un instant qu'ils s'étaient disputés quelques minutes auparavant. Harry gémit et Snape resserra son étreinte, deux affamés aveugles qui se découvraient enfin.
-Très efficace votre méthode, Snape. Maintenant vous saurez quoi faire quand je me moquerais de vous, murmura le Gryffondor en posant sa tête sur le torse du vampire.
-Ne pensez pas que je recommencerai pareille folie, vous êtes tellement navrant que……..
-Allez-vous recommencer à m'insulter ? Insinua le jeune homme en levant ses yeux verts vers le visage sévère de Snape.
-Lâchez-moi, monsieur Potter.
-Sinon quoi, vous allez encore m'embrasser ? Dans ce cas je ne vous lâche pas, sourit l'ancien Gryffondor.
-Etes-vous donc en manque ! Vos petits-amis ne vous satisfont plus ? Vous vous dites qu'un amant sur place serait plus profitable pour votre libido dévergondées ?
-Toujours des mots blessants, n'est-ce pas ? C'est plus fort que vous, rétorqua Harry en laissant l'homme se détacher de lui. Je crois que depuis le début je fais fausse route avec vous, il faut que je me fasse une raison vous ne capitulerez jamais. Vous me verrez toujours comme l'odieux Potter, n'est-ce pas ?
-Je ne vous ai jamais rien promis et je n'ai besoin de personne dans ma vie et surtout pas quelqu'un comme vous.
-Oui, je commence à comprendre, répondit Harry.
-Hé bien il serait temps, monsieur Potter.
-Bonsoir, Snape, ajouta le médicomage avant de disparaître dans son laboratoire pour que l'homme ne voit pas à quel point il venait de lui faire mal.
Snape ne voulait pas de lui, parfait ! Il n'allait pas continuer à rester seul, il allait trouver quelqu'un qui veuille bien de lui. Il avait envie d'une relation sérieuse, il voulait une compagnie, un amant qui le comprenne, il avait besoin d'une vie partagée à deux. Rire, manger, discuter, serrer un homme contre lui la nuit, se sentir moins seul et surtout se sentir désirable.
Harry prit la décision de tout faire pour trouver la perle rare. Snape était désormais de l'histoire ancienne et à part pour les potions il ne voulait plus entendre parler de lui.
Le sorcier regagna sa chambre et réussit à s'endormir pour quelques heures. L'homme avait quitter la petite maison.
Un mois passa, on était début août et Harry n'avait toujours aucune nouvelle de Draco. Heath l'avait averti qu'il voyageait avec Emilio, qu'ils venaient de quitter Barcelona et que pour l'instant tout allait bien. Anton restait sur leurs traces et les suivait partout où ils allaient.
Le médicomage n'avait toujours pris aucun congé, il s'étourdissait de travail allant d'un bout à l'autre du pays. Heath Phadraig et Braeden s'inquiétaient de le voir ainsi, ils ne savaient pas ce qui s'était passé avec Severus pour que le sorcier oublie ses tracas dans le travail. Harry n'allait même plus voir Hermione et Ron.
Braeden avait bien tenté d'interroger Severus mais celui-ci l'avait vertement rabroué lui et ses questions indiscrètes. Le guérisseur savait maintenant avec certitude que les problèmes d'Harry venaient du maître des potions.
Et puis un jour Harry fit la connaissance d'un vampire dans le clan de Néhémiah. Un jeune homme mince, aux étonnants yeux bleus et au sourire dévastateur. Une petite merveille aux cheveux courts et châtains. Harry se demanda comment il avait pu passer à côté de lui quand il se rendait là-bas. Inouï ! À croire qu'il avait des œillères quand il se rendait au clan.
Le médicomage l'avait percuté dans les couloirs et l'avait serré contre lui pour lui éviter une chute peu digne d'un vampire. Il se rappela avoir respiré à plein poumon le parfum de sa victime et en avoir apprécié la fragrance avec délice. Quand il avait écarté de lui la frêle silhouette il était resté subjugué par la beauté du visage fin et pâle levé vers lui.
Le regard du jeune vampire était légèrement moqueur et Harry se surprit à lui sourire.
-Voilà une rencontre pour le moins accidentelle, pouffa l'ancien Gryffondor. Désolé je ne regardais pas où je mettais les pieds, je ne t'ai pas fait mal au moins ?
-Non, mais je crois que tu peux me lâcher maintenant, répondit le vampire.
-Harry Potter, se présenta le médicomage après avoir lâché la personne qui avait un doux sourire.
-Keenan O'neil, répondit l'autre en tendant sa main vers le survivant.
-Enchanté de faire ta connaissance, Keenan.
-Moi de même, Harry.
-Je ne t'avais jamais vu ici, pourtant je suis venu assez souvent. Je me demande où une merveille comme toi pouvait bien se cacher pendant mes visites.
-Direct, hein ? Rigola le vampire aux douces mèches de cheveux couleur d'automne.
-Il y a peut-être quelqu'un dans ta vie ? S'enquit Harry subitement inquiet.
-Non, je suis seul et très indépendant, ne te fies pas à ma taille, Harry.
-Je note, et sinon ça te dirait un verre avec moi ? Tenta le survivant.
-Avec plaisir, où veux-tu aller ?
-Je file chez moi et je passe te prendre dans une heure, ça te va ? Nous irons à Londres.
-C'est ok pour moi, dans une heure dans le hall, je serai prêt.
Le médicomage, heureux de sa rencontre, prit un soin particulier à son apparence quand il fut de retour chez lui. Il prit une douche relaxante, revêtit un pantalon de jean noir et une chemise bleue. Il enfila ses chaussures, une veste légère noire, un coup de peigne pour finir qui ne servit à rien comme d'habitude, et il sortit de sa petite maison pour rejoindre les grilles de Poudlard.
Il était vingt-et-une heures, il était béat et le soir tombait doucement sur l'école de sorcellerie. Un homme, de son regard acéré, ne perdait rien du jeune homme élégant qui partait pour un rendez-vous galant, devina-t-il.
Dans le grand hall du clan de Néhémiah, un jeune vampire attendait Harry. Il faut dire qu'il avait été surpris de voir qu'un homme comme le médicomage Potter s'intéressait à sa petite personne. Il l'avait déjà aperçu à plusieurs reprises mais le survivant était la plupart du temps trop pressé pour regarder autour de lui.
Quand Harry arriva, il toisa Keenan tout de noir vêtu. Le vampire était magnifique. Son cœur fit un bond dans sa poitrine, pour la première fois depuis des semaines il revivait, enfin.
-Nous partons ? demanda Harry en lui tendant la main.
-Oui, répondit simplement Keenan.
Les deux hommes se retrouvèrent dans Londres et entrèrent dans un bar que le survivant connaissait bien. Le Grand-Café, qu'il s'appelait. Pas un nom mirobolant mais le bar était sélect et très agréable, et surtout il était tenu par un de ses amis, Dean Thomas, un ancien Gryffondor de Poudlard.
Les deux jeunes gens s'installèrent confortablement et commandèrent un whisky. Ils passèrent une heure à bavarder de leur vie respective, de leur métier, de la vie d'un clan et des aléas d'un médicomage. Dean vint les saluer, il ne resta pas longtemps avec eux, trop de travail, trop de monde ce samedi soir.
Ce ne fut que trois heures plus tard que les deux hommes partirent danser dans une boîte de nuit. Ce fut aussi là que Harry embrassa Keenan pour la première fois, parmi les danseurs.
Ca avait été fabuleux pour Harry, il s'était senti complètement en harmonie avec le vampire. Il n'y avait pas seulement une attirance physique entre eux, il y avait quelque chose de plus, Harry avait l'impression de rêver.
Aussitôt que sa bouche avait caressé celle de Keenan il avait ressentit ça. Cela avait été juste un baiser fugace qu'il n'avait pas cherché à approfondir, leur relation était nouvelle, il ne voulait pas de précipitation.
Le jeune homme aux superbes yeux bleus posa sa tête sur l'épaule d'Harry et se laissa guider par la musique. Il sentait les mains du survivant caresser son dos et son souffle frôler sa joue. Il se sentait bien là et il aurait voulu que la nuit ne finisse jamais.
Vers cinq heures du matin la boîte ferma ses portes, deux hommes durent partir et Harry raccompagna Keenan jusqu'au clan à regret.
-J'ai passé une excellente soirée, sourit le jeune vampire.
-Moi aussi, peut-être pourrons-nous recommencer, qu'en penses-tu ?
-J'en serai ravi ?
-Demain, chez moi ? demanda le Gryffondor.
Le vampire ne répondit pas, il se souleva légèrement sur la pointe des pieds et passa ses mains sur la nuque de Harry. Celui-ci enchanté s'avança un peu plus et s'appropria les lèvres offertes dans un baiser sublime.
Les deux jeunes gens ne prirent pas garde à Néhémiah qui rentrait de sa chasse, il était invisible à leurs yeux, trop occupés à s'embrasser passionnément. Le frère de Heath sourit de voir enfin Harry profiter de la vie, il monta les escaliers sans faire de bruit, laissant les deux hommes entre eux.
Severus Snape avait laissé passer sa chance, pensa Néhémiah. Il ne savait pas pourquoi il l'avait écarté de lui. L'homme se murait dans son silence et pourtant il souffrait d'avoir pris cette décision. Le vampire le plaignait, il perdait Harry et cela était bien dommage.
