Note : Je vous l'avait dit, un Tom/Harry? Slaavy me regarde pas comme ça, ça s'est écrit tout seul hier soir avec Tania-sama (allez voir leurs pages elles écrivent super bien toutes les deux!) Bref OS plus court que d'habitude, mais faire plus long aurait cassé le shmilibli... Shimlibl... le truc.

Rating : M (oui oui M)

Pairing : Tom/Harry (yeah! sans nécro/papyphilie!)

Disclaimer : (ça fait classe ce mot, hein?) JKR aurait du penser à cette fin, et j'ai perdu huit galions fictifs, mais en fait rien ne m'appartient...

Type : OS!! (again!)

Mes RAR! :

Makie : Merci pour ta review!! oui le précédent OS était... spécial huhu mais contente que tu aies apprécié! Pour les jumeaux j'ai voulu faire un truc à la alien Vs prédator mdr c'était un poil trop joué peut-être? huhu oué c'est la fin... désolée!! U.U

Tchikita : Aux vues des reviews, possible que je fasse une suite mais pas sure, en tout cas merci du compliment! J'espère que cet os sera à la hauteur! Merci pour ta review!!

Emeline : Merci beaucoup!! J'avoue avoir buché sur le Luce/Harry mais si tu as aimé, alors c'est l'essentiel! Je pense que tu aimeras celle ci et oui j'ai une imagination de malade... j'écris en ce moment de saint Anne... non pas la piqûre... lol merci pour tes reviews!


Merci de reviewer, le p'tit geste qui fait plaisir à l'auteur!!

ENJOY!!


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Les amis y'a que ça de vrai

Part XIII : Stockholm syndrom

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Le paysage se faisait trouble, le froid brûlait ses poumons, il devait courir, sauver sa vie, semer l'ennemi. Ses baskets déformaient l'espace d'un instant le chemin de terre rugueux, ses épaules heurtaient violemment les arbres, le dirigeant au passage, ses mains terreuses s'écorchaient aux troncs.

Le souffle court, la bouche grande ouverte pour happer l'air plus rapidement, il vit enfin son salut. Un vieux pneu posé en haut de la petite colline de la forêt interdite. Il courait presque comme un chien, s'aidant de ses mains, n'osant regarder en arrière, glissant, s'accrochant avec ses ongles à la terre meuble et glaciale. Il allongea le bras pour toucher le portoloin, et ses yeux s'agrandirent d'horreur.

Son geste resta suspendu dans les airs, et trouvant la force qu'il lui restait, il se releva, dans l'espoir ultime de s'échapper. Un second sort toucha son dos, et il tomba en arrière, manquant de peu de se rompre le cou, roulant sur lui même, mou et sans connaissances jusqu'aux pieds de son poursuiveur. Dans le silence assourdissant de la forêt interdite, Harry Potter était tombé sous la main de l'ennemi.

Il ouvrit les yeux, il n'avait presque plus de sensations dans le corps. La première chose qu'il vit fut son souffle qui s'étendait en une courte brume blanchâtre devant ses yeux voilés, et puis le gris partout. Il était dans une petite pièce glacée, aux murs acérés. Il secoua la tête pour tenter de se faire une meilleure idée. Des chaines pendaient le long de ces murs, des chaines d'entrave. En face, à sa droite où le mur se finissait, une porte en bois brute de simplicité.

S'il regardait bien, il pouvait tout juste s'allonger pour faire la largeur de la pièce. Mais elle était plus longue d'au moins une fois et demi. Il était seul, et il constata qu'il avait toujours ses vêtements, qu'il était sale, et surtout que ses poignets étaient attachés. Il n'y avait aucune fenêtre, et une lueur magique faible lui permettait d'y voir quelque chose.

Tentant de rester pragmatique, il analysa la situation. Il n'avait pas envie d'uriner, ses poignets n'étaient pas encore abîmés par les lourds bracelets de métal. Soit. Il n'était pas ici depuis longtemps. Il soupira en pensant à ses amis qui n'étaient pas parvenus à le suivre dans sa course.

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- Je suis désolé. Je n'ai pas pu me résoudre à tomber avec vous. Je suis désolé.

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Il n'avait, sur le moment, pu que constater lorsqu'Hermione était restée à aider Ron, tombé sous un jet vert, et sombrer elle aussi, touchée.

Il garda le silence encore avant de déglutir. Il n'avait pas soif malgré la course. Ce simple fait pouvait être vital pour lui. Il tira sur ses chaines, et le cliquetis résonna dans la pièce lugubre. Il ne pouvait pas seulement étendre les bras devant lui. Quand allait-on venir le voir? Quand allait-IL montrer sa présence? Harry savait. Voldemort attendait que la folie et la détresse s'emparent de son cœur pour savourer sa gloire.

Il posa sa tête contre le mur, réfléchissant à quelque chose. Il ne contrôlait pas la magie sans baguette, il n'était pas si puissant que le monde sorcier voulait bien le faire croire. Il était juste Harry. Il ne parvint pas à calculer le temps qu'il resta enfermé. Il s'était pourtant commandé une action, déterminer l'heure, mais rien, ses pensées se vidaient au fur et à mesure qu'elles arrivaient. Il s'imagina vingt fois, cent fois la porte s'ouvrir sur l'immonde serpent qui désirait sa mort, il s'imagina cent fois mourir d'ennui dans cette pièce étouffante.

Et la porte s'ouvrit pour de bon. Harry savait que le Lord ne tarderais pas pour la première fois. La première visite avant que retombent l'ombre le silence sur lui durant un très long moment.

Mais ce n'était pas Voldemort. En fait c'était lui, mais différent. Le jeune homme qui avait franchi la porte était très jeune, à peine vingt ans, il avait les cheveux sombres et raides, jusque sur la nuque, et une peau très blanche, tranchant avec ses yeux d'un noir profond. Comment Voldemort, cet homme âgé, déformé par la magie noire avait-il pu se métamorphoser ainsi? Était-ce un autre horcruxe?

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- Je ne suis pas un horcruxe, Harry Potter. Je suis Voldemort. J'ai enfin retrouvé ma forme originale, mon corps. Tu ne pensais tout de même pas que cette apparence inhumaine me convenais? J'avais évidement prévu de redevenir un tant soit peu humain... Et un tant soit plus jeune.

- Comment...

- Allons, je peux bien te révéler cela puisque tu ne pourras en avoir aucune utilité... Il était simple pour quelqu'un comme moi de se procurer des larmes de Jouvence... Et retrouver quarante années de ma vie. Je n'ai pas vingts ans QUE physiquement, Harry Potter. Mon corps et mon cerveau vivront encore très longtemps pour régner sur ce monde.

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Le Lord arriva au niveau de Harry. Sa longue robe noire et sa cape frottaient le sol avec grâce. Il eut un sourire sarcastique et le survivant tenta d'allonger le bras pour l'attraper. Les chaînes arrêtèrent sa main à quelques millimètres de la jambe de Tom. Un violent coup à la mâchoire lui répondit et l'élu ne put retenir un cri. On ne touchait pas au Lord Voldemort. Il ravala son sang et regarda son ennemi de toujours avec hargne.

Un nouveau coup de pied, dans l'abdomen cette fois.

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- Je suis ton nouveau maître Harry Potter. En tant que mon plus valeureux combattant, tu auras droit à un traitement de faveur. Je te laisse la vie. Ainsi tu pourras voir jusqu'à quel point tu as échoué...

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Il sortit en riant. D'un rire froid et glacial, tout autant que la pièce. Harry resta sur le sol, en position fœtale. Il avait mal, à l'intérieur. Il avait misérablement échoué. Il ne sut combien de temps passa. Un jour ou une heure. Sa joue lui faisait mal, ses côtés étaient glacées. Il avait les yeux dans le vague, son cœur semblait s'être arrêté de battre.

Sa vie s'était terminée, mais il allait continuer de voir Voldemort, jusqu'à la fin de son existence, et voir le regard de ses amis dans ses souvenirs, et culpabiliser. Parce qu'il est Harry Potter, parce que c'était son destin. Parce qu'il a faillit.

Il se refusa à pleurer. Voldemort avait eut sa guerre, sa liberté, et même sa vie. Mais pas sa dignité. Il ferma les yeux.

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...

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La porte s'ouvrit, il ouvrit aussi les yeux.

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- Enfin réveillé, Potter?

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Voldemort se rapprocha du corps inerte étendu à terre. Harry ne lui donnerait pas cet honneur de lui montrer même ses yeux. Voldemort effleura sa joue en ricanant.

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- Alors, le lion se serait-il cassé les griffes?

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Harry fut plus rapide que lui, et parvint à attraper un doigt avec les dents avant que Tom ne retire sa main. Il hurla sous la pluie de coups que Voldemort lui balança en jurant, et la porte claqua encore dans le silence tombal.

Il se tourna et retourna sous la lumière blafarde. Depuis des mois qu'ils combattaient à corps perdus, c'était la seule qu'ils faisaient à terrain découvert. La seule que le Lord attendait. La seule qu'il a suffit pour leur tomber dessus. Les sorts de contre attaque n'y avaient rien fait, et le portoloin, dernier recours, il ne l'avait pas atteint, ne serait-ce que pour prévenir les autres.

Il fit cliqueter les chaines, et se mit sur le dos. Longtemps il observa la lumière blafarde et le plafond, divaguant toujours plus dans sa bulle interne. Chaque pensée, dans la petite pièce grise et étroite semblait résonner, être hurlée. Il avait vainement tenté de se détacher, les chaînes étaient magiques. Il avait parlé seul, hurlé seul, désespéré seul. Il était... seul.

Il lui parvenaient des bouts de phrase, de mots, d'une voix qui n'était pas la sienne. Des souvenirs. Des mots prononcés au cours de sa vie dont il avait l'impression qu'elles avaient passé la barrière de son esprit pour briser le néant dans lequel il se trouvait. Il ferma les yeux.

...

Il les rouvrit avec l'envie pressante de soulager sa vessie. L'immonde geôlier ne lui avait même pas laissé cette seule issue. Allait-il devoir faire dans un coin comme un animal, à quelques centimètres, au plus loin que ses chaines le menaient?

Il attendit, espérant que la porte s'ouvre, peut-être aurait-il la chance de pouvoir uriner sur Tom. L'envie se fit plus pressante, envahissant son esprit, le moindre de ses gestes fut bientôt pour atténuer le besoin, son corps se convulsait presque sous l'effort de résister, et chaque goutte en plus dans sa vessie était une véritable torture.

Tom avait aussi eu sa dignité.

Il n'en pu plus. Il dégrafa son jean, les larmes lui montant aux yeux, les doigts fébriles, et dirigea son pénis vers la longueur la plus lointaine de la salle. Chaque jet d'urine était le résultat affreux d'un immense soulagement, et d'une honte sans nom, la honte de se voir traiter plus bas qu'un déchet, la honte de n'avoir d'autre choix que d'accepter, se soumettre.

La flaque jaunâtre semblait le narguer, et Harry, enfin vidé, les larmes aux yeux murmura « evanesco ». Le sort ne fonctionna pas. Il recommença, la voix brisée, la gorge nouée. Il recommença dix fois, vingt fois. Il s'adossa au mur, se laissant aller à sangloter.

Fermant les yeux, il hurla « EVANESCO »

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...

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La porte grinça.

Voldemort n'avait pas sa cape cette fois-ci.

Dans ses mains, un petit plateau, avec une assiette. Dans l'assiette, une chose qui sentait affreusement bon, de la viande, certainement. Quand Tom posa l'assiette à terre, il vit que c'était un beefsteak. Cuit, chaud, épicé, entier. Il n'avait pas mangé depuis des jours et son estomac gronda. Tom se pencha vers Harry.

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- Tu mangera, petit lion... Si tu me dis ce que je veux entendre.

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Les yeux du brun ne détachaient pas de la viande juteuse. Quoi? Que devait-il dire? Les crampes qu'il avait à l'estomac depuis des jours revinrent en se rappelant douloureusement à lui. Fuir Voldemort ne lui avait pas laissé le temps de se nourrir. Il avait tout perdu. Il voulait manger. Il voulait survivre. Il voulait se donner une chance de gagner encore. Il regarda dans les deux obsidiennes de Tom.

Le lord sourit. Il avait soumis le Gryffondor.

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- Dis moi qui est ton Maître, petit lionceau, alors ton Maître te donnera à manger...

- Mon... Maître...

- Oui...

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Les larmes dévalèrent les joues pâles et creuses. Il hurlait à l'intérieur de lui-même. Il ne devait pas céder. Mais son instinct de survie savait que s'il ne le faisait pas, il mourrait. Et il était trop pleutre pour se laisser affamer. Son Maître? Ces seuls mots? Les deux émeraudes se cachèrent sous les paupières, il baissa la tête, et murmura.

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- Allez vous faire foutre.

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Un coup de pied à l'abdomen lui répondit, le faisant tousser. Une main gantée de cuir prit délicatement son menton entre ses doigts.

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- Je te laisse une dernière chance. Une dernière chance de me revoir régulièrement et surtout avec de la nourriture chaude et saine.

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Harry serra les dents. Il ne pouvait pas. Il n'était pas aussi fort. Il devait... Il devait...

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- Vous êtes mon Maître, avait-il tout juste murmuré.

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Le rire de Voldemort empli la pièce alors qu'il plaçait l'assiette tout juste à portée de Harry. Le survivant ravala sa rage, et s'avança pour manger. Les chaînes entravaient ses mains, il du se mettre les talons sous les fesses, les poignets retenus à hauteur des épaules, en arrière, le cou tendu pour tout juste laper la chair tendre.

Tom poussa légèrement le plat du pied, observant en se délectant du spectacle. Harry salait la viande de ses larmes, mais mordait, nourrit comme un chien, se débattant pour couper des morceaux qu'il pouvait mâcher. Tom s'accroupit encore, et prit le menton sale entre ses doigts. Les deux émeraudes le fusillaient, mais il n'en eut cure.

Il nettoya d'un mouchoir de nacre la sauce qui dégoulinait.

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- Je ne voudrais pas que celui que je considère comme mon égal ressemble à une vulgaire bête de foire.

Les chaînes tintèrent, et Harry serra les dents. Tom devina son geste.

- Tatata, petit lion. Ne mords pas la main qui te nourrit, fit il avec un ton dangereusement doux. Je peux aussi bien être ton bourreau que tu redoutes, que celui que tu attendras, termina-t-il en se penchant vers le visage fin.

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Harry vit les yeux grands ouverts la langue de Tom sortir et lécher sa commissure. Il n'osa bouger sous le coup de la surprise. Pourquoi? Que se passait-il?

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- Je prendrais soin de toi, si tu restes un gentil petit chaton inoffensif, Harry Potter...

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Il partit avec un rire cristallin, laissant le survivant surprit, étonné, troublé, en rage. Ce sale scorpion voulait profiter de lui! Il voulait satisfaire ses pulsions sexuelles sur lui! Il... Il n'était plus là.

Harry se laissa à nouveau tomber. Il ferma les yeux. Quand il les rouvrit, l'assiette avait disparut. Il était seul, si seul. La porte s'ouvrit, et il se surprit à tourner vivement la tête, soulevant son cou pour voir Voldemort. L'homme resta dans l'encadrement de la porte, le fixant de ses deux grands yeux noirs. Sans un mot, les deux hommes restèrent à se regarder l'un l'autre. Et quand Tom ferma la porte de bois, Harry reposa la tête.

Il venait de comprendre qu'il attendait les visites de son bourreau. Il n'avait plus personne au monde que son pire ennemi. Son pire ennemi qui s'occupait de lui, celui qui avait voulu le tuer, le traitait comme un égal, il avait besoin de lui. Mais est-ce que Tom avait besoin de lui? Bientôt le Lord se débarrasserait de lui, il en était sûr. Il ne voulait pas mourir. Il voulait que Tom le garde en vie. Il voulait... Il secoua la tête. Depuis quand désirait-il PLAIRE à Voldemort? Peu importe sa mort, n'est-ce pas?

Mais la prophétie n'était pas accomplie. Il ressassa ses derniers mots, mais plus il les prononçait, plus l'espoir que Tom revienne était présente dans son esprit.

Il ferma les yeux.

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...

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La porte s'ouvrit, ses paupières aussi. Tom était là. Dans l'encadrement de la porte toujours. Le Lord sourit, et voulu refermer la porte. Un faible gémissement retint sa main. Le lionceau se soumettait enfin?

Il avait du attendre très longtemps cette fois, le laisser tomber dans une douce folie était devenu nécessaire selon lui pour que Harry comprenne et courbe l'échine. Mais il avait vaincu. Il entra, et se baissa vers son prisonnier. Comme toujours, deux doigts gantés prirent le fin menton entre ses mains. Harry avait la peau qui brûlait à cet endroit.

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- Qu'y a-t-il, petit chat?

- ...

- Rien? En ce cas je m'en vais.

Tom fit mine de se lever, et ne cacha même pas son sourire, alors que le visage de Harry était ravagé.

- Restez.

- Pardon?

- Restez. S'il vous plaît.

- Que je reste, petit chat? Me donnerais-tu un ordre? Ou est-ce une supplication? Me supplierais-tu si je te le demandais?

- Restez. S'il vous plaît.

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Harry était à bout de forces. Il avait trop attendu, était trop seul. Il se demandait même si le Tom qu'il voyait n'était pas qu'une illusion. Tom sourit d'avantage, et approcha encore du corps gracile du survivant. Tom lui tourna brusquement la tête et lécha sa jugulaire.

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- Est-tu certain que tu veuilles que je reste?

- ...

- Tu es un bon chaton.

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Tom se leva, et partit vers la porte. Pourquoi? Se demandait Harry. Alors qu'il allait la fermer, sans voir le visage de son bourreau, le plus jeune entendit.

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- Je ne veux pas abimer ton corps, chaton. Pas un corps comme le tient.

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Tom ferma la porte, et s'adossa tout contre, entendant son « chaton » pleurer. Pourquoi se refusait-il à lui faire de mal? Harry était son prisonnier, sa chose, son petit lion. À lui. Personne d'autre que lui n'avait main mise sur lui. Étrangement, il était fier de posséder le grand Harry Potter. Mais n'était-ce pas justement le Gryffondor qui le possédait?

La prochaine visite serait indéniablement plus rapprochée de l'ancienne, se dit-il bouleversé.

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...

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La porte s'ouvrit, mais Harry ne releva pas la tête. Tom appela, au loin, refusant que son lionceau ne lui obéisse pas. Harry avait dit oui, avait plié l'échine. Pourquoi mourrait-il? Pour lui montrer qu'il avait finalement perdu? Harry ne succomberait pas! Tom s'approcha, le visage colérique, et souleva la figure pâle de Harry. Il respirait difficilement.

Il le libéra de ses chaînes d'un geste, et s'assit lui-même derrière le survivant. Merlin faites qu'il fasse honneur à son surnom. Il le berça, longuement, et serra le jeune corps entre ses bras fins. Et les deux émeraudes s'ouvrirent. Harry allait mieux. Tom appela un elfe qui apparut dans un « pop » sonore.

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- Potion de vitalité.

- Oui, Maître, couina la créature.

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Elle réapparut de nouveau quelques secondes plus tard, une fiole ambrée à la main, alors que Harry ne réalisait pas encore sa situation. Un liquide brûlant fit son chemin dans sa gorge. Il se sentit aussitôt mieux, sur pieds, et tourna la tête. Les lèvres de Tom étaient à quelques centimètres, et il était tout contre son torse.

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- Pourqu...

- Chhhhht chaton. Pourquoi tu laisses-tu mourir? Je ne veux pas que tu meure. Obéis-moi, petit lion. Tu es à moi. Redis-le, Harry.

- Mon Maître.

- C'est bien, chaton, termina Tom en lui embrassant le cou.

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Harry ne sut vraiment comment réagir, sa peau le brûlait, il voulait plus que ce contact. Il était à Tom, il était important pour Tom, Tom viendrait le voir encore, il ne le lisserait pas seul. Il tourna sa tête, et les deux lèvres étaient si proches.

Une main de Jedusor, toujours dans son fourreau de cuir, passait doucement sur son T-shirt, dessinant des arabesques sur son ventre, effleurant sa peau. Ses yeux... Ces deux puits noirs sans fond dans lesquels on ne voulait que se noyer...

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- Lord...

- Oui, mon petit chat... Le souffle de Voldemort était tout contre ses lèvres, doux, chaud.

- Embrassez-moi...

- Demande-le encore..., Tom se rapprochait encore un tout petit peu. Si proche...

- Embrassez-moi... Maître.

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Les lèvres se rapprochèrent encore, et Harry sentit une flamme glacée danser au creux de son ventre. Le baiser était chaste, doux, tendre. Tom avait besoin de lui. La main sur son ventre remonta plus haut, sur son torse, ses tétons, alors que l'autre gardait sa hanche possessivement contre celles de Voldemort.

Et Tom, le souffle court, cessa sa caresse de ses lèvres. Il avait le regard... Troublé. Il se dégagea, faisant gémir Harry de frustration. Son Maître le laissait, l'abandonnait encore. La porte claqua. Harry avait les poignets libres. Harry passa ses doigts là où ceux de Jedusor étaient passés. Si doux...

Il s'adossa à la paroi. Il ne voulait pas d'un autre endroit du mur, là était sa place, là était l'endroit où Tom s'était adossé en le prenant contre lui.

Il ferma les yeux.

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...

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La porte s'était ouverte en silence. Tom le regardait, ses yeux étaient profonds, coupés de ses cheveux encore plus noirs et raides, sa bouche, rose, tranchant avec la blancheur parfaite de sa peau. Il lança quelque chose dans la pièce. Une grande couverture moelleuse.

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- Mon petit chat ne doit pas être malade.

- Tom...

Voldemort fit semblant de ne pas l'écouter et se retourna, se disant qu'il fermerait la porte, en restant dos à elle.

- NON! NE PARS PAS!

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Il se retourna, choqué. Harry avait le visage baigné de larmes. Son cher et précieux petit chat pleurait à cause de lui. SON chat. Il s'avança dans la pièce, et essuya les gouttes salés qui s'écoulaient du visage du survivant.

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- Ne pleure pas, chaton.

- Ne partez pas.

- Est-ce là tout ton désir?

- Oui. Ne partez pas. Ne partez pas.

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Harry avait enserré la couverture chaude et douce de ses poings, et baissa les yeux. Tom ne devait pas partir. Il se sentit enroulé dans quelque chose de doux. Il ouvrit les yeux, et vit la cape de Jedusor sur ses épaules. Il allait la salir, avec ses vêtements et son corps sale! Il regarda Tom qui lui souriait.

Il n'avait qu'un sous-pull et un jean noirs. Il était tout simplement parfait. Il s'était assis, un genou relevé sur la couverture et regardait tendrement Harry. Le petit brun se mit à quatre pattes, et hésitant, vint frotter sa tête au genou de Tom. Peu après, la main gantée vint lui flatter la joue, et Harry avança encore. Tom le prit finalement entre ses jambes, et Harry s'allongea, câliné, bercé par son Maître.

Il le caressa tendrement durant de longues minutes, et Harry rougit. Il avait la tête sur la cuisse de Voldemort, et il avait de terribles pensées obscènes en tête. Il ne devait pas penser à cela. Il leva les yeux. Tom était intouchable. Il appartenait à Tom, pas le contraire.

Une bouche fondit sur la sienne, et le contact de la peau douce lui fit perdre la raison. Tom prit son menton entre deux main, Et ouvrit sa bouche. L introduisit sa langue, et caressa celle du Gryffondor. Le brun lui répondit timidement, et un filet de salive s'échappa de sa commissure sans qu'il fasse le moindre geste pour arrêter cela. Harry lui était totalement soumis. Il voulait le petit brun, il le désirait, il était en son devoir de le marquer, de le faire sien, c'était sa chose à lui.

À personne d'autre.

Il releva le corps, les séparant pour le coup, et sans ménagement, ne sachant pas lui même quelle attitude adopter, il poussa Harry contre la cloison d'en face Le brun tomba sur les fesses, sa tête cognant presque brutalement le mur.

Il mit les mains de part et d'autre de la tête de Harry, et reprit ses lèvres. Il les suçait, les léchait, et le plus jeune, perdu, ne pouvait qu'ouvrir la bouche, lapant quand il le pouvait, acceptant. Tom tira violemment la lèvre inférieure de Harry avant de tirer sur le T-shirt du survivant. Ces vêtements étaient de trop. Harry tomba la tête sur les cuisses de Tom, et Voldemort lui arracha brutalement le tissu du corps.

N'attendant même pas qu'il relève la tête, il caressait déjà le dos religieusement, appuyant de ses doigts, un sourire fleurissant sur son visage. Il le remit assit, griffant presque la peau au travers de ses gants, tirant et pinçant les tétons, et sa bouche arriva jusqu'au cou du Gryffondor. Il lapa, lécha, mordilla, et finit sur l'épaule, faisant racler ses dents, mordant, marquant son territoire. Harry était sien. Le survivant laissait ses bras pendre. Son Maître s'occupait de lui. Il était dévoué à lui. Il le voulait. Il gémit sous les assauts de la bouche de Tom, et le Lord mordit plus fort en réponse.

Une main se mit sans prévenir sur son érection, appuyant sans aucune douceur, et Voldemort grogna. Son chaton avait envie de lui. Il le souleva par la taille, et le mit à quatre pattes contre le mur. Harry anticipait la suite, son corps se cambrait sous le plaisir, l'honneur qu'il allait recevoir. Son pantalon fut brusquement baissé, et le cuir du gant se referma autour de la verge violacée en enflée de Harry. Il était déjà trempé, et Tom aimait ça.

Il lui écarta largement les cuisses, offrant la vue de sa croupe à ses yeux avides, et il laissa le sexe de Harry quelques secondes. Il ne fit que défaire les premiers boutons de son Jean, et dégagea son sexe bandé du tissu de son caleçon. Il ne retira rien d'autre, et le cuir s'introduisit dans l'intimité du jeune homme. Il gémit de plaisir, pour demander plus. Il voulait Tom, violemment, il voulait lui montrer qu'il était un bon chat obéissant, tout de suite.

Les longs doigts couverts mimèrent un sexe, Tom se réjouissait de la vue de son lionceau se cambrant de plaisir, quémandant plus au milieu de ses gémissements, venant à la rencontre de ses doigts. Alors que Harry bougeait de lui-même, le regard perdu, la bouche ouverte, il retira sa main, et se mit à l'entrée du petit brun. Il n'avait pas le temps de se déshabiller. Il voulait juste le prendre le plus vite possible.

Il invoqua une crème, et dans sa précipitation, s'en mit beaucoup trop sur le sexe, il du se masturber pour répartir le lubrifiant sur la longueur. Il mit la main sur la chute de reins de son prisonnier, et s'enfonça rapidement. Il glissait vite, et la crème faisait un bruit de sexe bien trop excitant pour le Gryffondor. Il sentait l'imposante présence de Tom contre ses fesses, il voulait plus, plus vite, plus fort.

Tom finit par le pilonner, touchant des points de plaisir dans son chaton, s'excitant à ses gémissements qui devinrent cris. Le Gryffondor devait se tenir au mur pour recevoir les coups de reins de Tom sans tomber. Son sexe érigé gouttait sur le sol les prémices de sa jouissance. Et puis, ce fut trop, ses fesses furent trop malmenées et il se cambra, déversant son sperme sur le sol et les murs.

Tom devint presque violent quand il sentit la chair se resserrer autour de sa verge, et criant à chaque coup lui aussi, il enfonça ses doigts dans la chair tendre des flancs de Harry, rejeta sa tête en arrière, et se laissa jouir dans le fourreau chaud et étroit.

Il se retira presque immédiatement, essoufflé, et attira son chaton sur lui au sol. Harry se lova dans ses bras, le souffle court, heureux. Il était à Tom. Une main prit possessivement ses hanches, alors qu'un baiser survola son front.

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...

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La porte s'ouvrit, et Hermione rejoignit Draco sur le canapé. Elle posa les bièrraubeurre sur la table, et demanda tout simplement.

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- C'est qui la meilleure?

- 'Mione s'il te plaît, répliqua Ron. J'ai pas huit gallions sur moi, là!

- Tu es le seul à avoir parié plus de quarante, rétorqua Fred.

- Je suis d'accord avec tête-de-feu, répondit Blaise. Hermione à gagné. Et Georges et Draco aussi.

- Il ont dépassé les trente minutes, vous êtes sûrs?

- Oui, fit la brune. D'après le chronomètre, il s'est passé exactement huit minutes trente quatre secondes et vingt deux centièmes depuis que Harry à posé le pied dans cette maison.

- C'est de la triche, fit Ron! Personne n'a été vérifié que... Il rougit fortement.

- Non, fit Draco, personne n'a envie, surtout vu les cris qu'ils poussent.

- Alors c'est officiel, dit Lee avec un large sourire. Syndrome de Stockholm obtenu en moins de quarante minutes et en plus de trente!

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Les amis trinquèrent à la victoire des gagnants du pari.

Plus loin, à Poudlard, un noble directeur discutait avec le professeur de divination autour d'une tasse de thé.

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- Quand je pense que tout le monde s'est trompé, fit Albus pensif.

- C'était pourtant marqué, personne n'a vérifié, rétorqua Sibylle. L'élu naitra et tout le tralala c'était bon, mais il faut croire que ma tante avait un chat dans la gorge pour la fin. C'était pas l'un mourrait de la main de l'autre mais jouirait et...

- Je vous en prie Sibylle épargnez moi ces images mentales...

- On aurait su plus tôt tout de même on aurait pas subit la frustration de Voldemort tout ce temps! Quand on sait que proches l'un de l'autre ils auraient de toutes façons pas pu s'empêcher de se sauter dessus plus de quelques minutes...

- Il me semble que j'ai gagné un pari de huit gallions là-dessus d'ailleurs, dit Albus avec un sourire.

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Les potos...


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Et voilà!! Vous avez aimé? A bientôt encore merci à Slaavy et Tania pour leur aide dans cette fic!