Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas.
Note : Recueil d'OS écrits pendant les nuits HPF (une heure pour un texte sur un thème donné), d'où les formats et les ratings variables.
Note Bis : Ce texte a été écrit pendant la nuit érotique, lui aussi. Assez court également, par manque d'éveil, d'où la fin trop abrupte.
Note Ter : Pas de Hannigram non plus ici.
Univers : Post-saison 1.
Rating : T (je ne sais pas trop estimer mais évocation assez explicite sans toutefois être trop importante).
Bonne lecture.
Plonger dans l'ombre
Moralement, il sait qu'il n'était pas encore prêt.
Il a cru que tout serait si simple, qu'il lui suffirait de se persuader que tout irait bien, mais il a fait fausse route. Le regard que l'on pose sur lui est plus puissant que ce qu'il voulait admettre et il regrette d'avoir osé ce premier pas.
La chambre est plongée dans la pénombre, aucune lampe n'est allumée. La seule lumière provient de l'extérieur et elle éclaire le triste spectacle d'un lit sur lequel repose un homme solitaire. Ses cheveux sont en bataille, sa chemise ouverte expose l'horrible raison de sa solitude. La cicatrice sur son torse agit comme un repoussoir, aucune femme ne peut l'observer sans dégoût. Lui-même déteste désormais l'image que lui renvoient les miroirs alors il ne va pas leur faire la leçon. Après tout, la marque est longue, difforme, et elle rend sa peau nettement moins agréable au toucher.
C'était désespéré de supposer que cette inconnue ferait exception. Il ne se souvient déjà plus de son prénom, il la revoit seulement en train de glisser ses mains fines le long de sa peau puis les retirer comme si elle venait de se brûler. Elle n'a prononcé aucune excuse ni n'a essayé de surmonter son dégoût. Elle est juste partie en claquant la porte derrière elle, l'abandonnant avec son désir et son mal-être.
Frederick est rongé par l'amertume. Oui, il a commis des erreurs mais il n'est pas le seul. Oui, Abel lui a ouvert le ventre pour en extirper des organes mais ce n'est pas ce qu'il cherchait à obtenir quand il l'a persuadé qu'il était l'Éventreur de Chesapeake.
Maintenant il est seul dans les ombres de sa chambre. Un rire sans joie s'échappe de sa bouche alors qu'il retire complètement sa chemise. Il ferme les yeux et effleure sa cicatrice puis d'autres surfaces de son torse. Ses mains descendent à son pantalon qu'il déboutonne avant de le repousser sur ses cuisses. Inutile d'aller plus loin, il se contentera du contact de ses doigts contre son sexe dressé.
Le désir n'a pas disparu et il se mord les lèvres en ressentant les fourmillements familiers du plaisir. Son bassin accompagne inconsciemment les mouvements de sa main, augmentant la sensation.
Une fois encore, il cède à l'ombre.
