Bonjour(ou Bonsoir) tout le monde ! Vous allez bien ? ^^ (c'est toujours les même formules de politesse au début, je n'ai vraiment pas beaucoup d'imagination dessus XD)

Bon bien sûr, voilà le nouveau chapitre. J'esère que vous allez l'aimer ^^. Comme d'habitude, je commenterai à la fin. ^^

Bonne lecture ^o^

Résumé rapide: Haytham et les guerriers mohawk ont éliminé les soldats du roi fou. Le village peut donc se reconstruire petit à petit.


On était au milieu de l'après-midi. Le Soleil commençait sa descente vers l'horizon. Ses rayons donnaient aux ombres une sensation de réconfort lorsqu'on s'y abritait. La fine brise printanière portait en elle le parfum du printemps.

"Dis-moi quand tu as mal."

J'exerçais de faible pression sur le genou enflé de Ziio par l'intermédiaire d'un mouchoir imbibé d'eau. J'étais accroupi aux côtés de ma femme. Elle était assise sur une souche sous l'ombre d'un pin, la jambe tendue. De fines cernes bornaient ses yeux mais je sentais la vitalité débordée en elle.

"Non, ça va. J'ai déjà rencontré pire." me répondit-elle en souriant.

Je lui souriais en retour. Elle me caressa la joue, me regardant avec tendresse. Elle était belle ainsi. Je terminai mon examen avant de serrer le mouchoir autour de sa blessure. Je l'aidai à se relever et passai un de ses bras autour de mon cou.

"Veux-tu que je te porte ?" lui demandai-je dans son oreille.
"Il me reste encore une jambe, Haytham." déclara-t-elle avant de m'embrasser la joue.

Je la soulevai et la portai dans mes bras sous son étonnement.

"Que viens-je de dire ? " demanda-t-elle faussement outrée.

"Tu as dit qu'il te restait une jambe. " répondis-je un sourire malicieux aux lèvres.

Elle ria doucement avant de me redéposer un baiser. Je l'emmenais vers notre "longue maison" et je la déposai sur le tas de végétaux qui nous servaient de couchette.

"Tu dois éviter de trop bouger. Je pense que ça va mettre quelques semaines pour guérir complètement." déclarai-je.
"Je sais."

Elle posa ses mains sur mes joues et m'embrassa. Je lui rendis ce baiser et on se sépara.

"Je vais aller voir John. Je m'inquiète pour lui."

"Je comprends. Il n'a toujours rien dit ?" demanda-t-elle soucieuse.

"Non. "

Je rejoignis la sortie, jetant un dernier regard et sourire pour elle avant de passer le pas de la porte. Le village, qui se présentait devant moi, se reconstruisait petit à petit. Cela faisait déjà cinq jours que l'incendie avait eus lieu. Tous les non-blessés mirent la main à la pâte et les maisons étaient presque toutes reconstruites. Les hommes s'occupaient de trouver des matériaux, choses qui étaient abondants en ce début de printemps. Les femmes et les enfants stressaient les futurs murs qui les abriteraient. Les forts et les plus agiles aidaient à la construction. Quant aux aînées, ils veillaient sur les blessés et les soignèrent. Qui aurait pu croire qu'une telle catastrophe s'était déroulée ici. Les seules traces qui en restaient étaient les quelques taches sombres de carbonisé maculant le sol.

J'allai donc m'enquérir de l'état de John. J'activai ma vision d'aigle et le trouvai assis sur un rocher près de la rivière. Je vins à sa rencontre. Cela faisait maintenant cinq jours qu'il était dans le mutisme, cinq jours qu'il avait un regard vide et torve. De temps à autre, il soupirait et ne se levait que pour s'abriter la nuit ou lorsque quelqu'un lui demandait son aide. Les remords le rongeaient visiblement. Je posai une main sur son épaule.

"À quoi penses-tu John ?" l'interrogeai-je d'une voix réconfortante.

Il leva sa tête et me fixa.

"Je ne sais pas..." murmura-t-il "À vrai dire... je repense à la connerie que j'ai faite."
"Et...Veux-tu en parler ?" lui demandai-je en m'asseyant à ses côtés.
"Je... je pense qu'il serait temps..." soupira-t-il.
"Quand tu seras prêt, parle."
"Très bien..."

J'écoutais attentivement son histoire.

"Je m'en souviens très bien. C'était un après-midi, j'aidais mon père dans son atelier comme tous les jours depuis mes douze ans. On était en train de travailler quand on a entendu ma mère crier. Nous sommes alors sortis rapidement et avons rejoint la maison. Il y avait quatre soldats patriotes qui nous attendaient dans notre maison."

Il croisa ses bras.

"Ils nous ordonnaient de les suivre. Ma mère pleurait avec mes frères et sœurs. Mon père essayait de saisir la situation et de leur faire comprendre que c'était un malentendu. Mais bien sûr, ils n'en avaient cure. Ils nous emmenèrent tous les cinq tel des prisonniers. On nous regardait comme des criminels. Mes parents clamaient notre innocence...sans succès."

Dans ses derniers mots, sa voix tremblait. Il serra ses poings.

"Puis la marche pour le fort a débuté. D'autres soldats nous attendaient, comme si on pouvait facilement s'enfuir."

Il ricana avant de continuer:

"On était à pied. C'était difficile pour mes frères et sœurs, ils étaient trop petits pour faire autant de marche. Au dîner, nous avons eu un repas assez convenable pour des prisonniers mais la première nuit était pénible. Il faisait froid et Pearl, ma très jeune sœur, pleurait beaucoup et commençait à s'enrhumer, ce qui n'était pas au goût de nos geôliers qui n'hésitèrent pas à nous menacer à l'arme. Le deuxième jour s'était déroulé sans encombre. On était tous fatigué mais on ne le montrait pas. Par contre, lors de la deuxième nuit, on m'avait mis à l'écart de ma famille."

Je remarquai que ses yeux se mouillèrent. Je lui frottai le dos comme je le faisais lorsque Ratonhnhaké :ton pleurait.

"Ma famille ne le savait pas. C'était la dernière fois que je les voyait..."

Il soupira. Les larmes commencèrent à couler.

"Puis on s'était éloigné du campement. On avait marché pendant plusieurs minutes voire même heure à la lueur d'une torche. Je n'avais pas fait attention au temps qui passait. Ensuite...ensuite on était arrivé dans un autre campement. Il y avait bien plus de soldats. J'avais peur... très peur. Et là, il y avait le roi..."

Le roi ? Washington ? Que faisait-il là ? Que lui avait-il fait ? Je retins un grognement.

"Continue, je t'en prie." murmurai-je d'une voix rogue.
"D'accord... Les soldats m'ont présenté au roi qui m'a demandé si je voulais être un héros pour le pays."
"Que lui as-tu répondu ?"
"J'ai répondu que je n'étais pas assez courageux pour ça, et que je voulais juste revoir ma famille. Il a ri comme si c'était une mauvaise blague, puis il m'a montré une lumière d'or."
"Une lumière d'or ?" le questionnai-je surpris, tournant ma tête vers lui. "Peux-tu être un peu plus précis?"
"Et bien... ce n'était pas vraiment qu'une simple lumière mais je crois que c'était une boule qui brillait. Dès que je l'ai vu, c'était...étrange."

John leva sa tête et regarda l'horizon.

"C'était comme si j'étais attiré par cet objet. J'avais l'impression que plus rien ne pouvait me retenir, ni même ma peur. J'étais prêt à obéir à tous ses ordres..."

Il fit une pause où il renifla avant de poursuivre :

"Le roi m'a reposé la question et, cette fois-ci, j'ai accepté sans hésitation. Je voulais refuser mais quelque chose m'en empêchait et me contrôlait."

Une boule doré qui contrôle la pensée... La Pomme d'Éden ! Je n'y avais plus repensé. Cela expliquait pas mal de chose.

"Dis-moi, John. Sais-tu ce que c'était ?"

Il me regarda et hocha lentement sa tête de droite à gauche.

"Non... je ne sais pas vraiment. Mais j'ai cru comprendre que c'était son sceptre ou quelque chose dans ce genre..."
"Je vois..." fis-je pensif "Et après avoir répondu à sa question, George t'a ordonné de brûler le village ?"
"Oui et non, c'était un de ses caporaux qui m'a exposé le plan. On devait m'abandonner en pleine forêt, dans un lieu supposé proche de votre village. Si vous me trouviez, je devais débiter le mensonge que vous connaissez..."

"Et connaissais-tu leurs objectifs ? "

"Non… Pas vraiment mais je crois que c'était pour neutraliser des obstacles. Mais j'ai remarqué qu'il parlait aussi d'une bête. Après je n'en sais pas plus."

J'haussai un sourcil lorsqu'il prononça "bête".

"Je vois, continue ton histoire, je t'en prie."

Il baissa la tête, son visage s'assombrit. Il se mit en boule, serrant ses genoux de ses bras.

"Et donc, d'après le plan, pendant que les guerriers partent libérer mes parent, je devais mettre le feu au village pour signaler sa position. Les soldats n'avaient plus qu'à rejoindre la source et s'occuper du reste..."

Il fit une pause où j'en profitai pour déclarer avec ironie:

"Les soldats étaient si rapides pour trouver le village qu'on était déjà tous partis. "

John ria doucement.

"Encore heureux."

Un silence passa après ses derniers mots. Nous fixâmes tous deux un point invisible au loin. Le bruit de la rivière et le chant de la forêt s'incrustèrent dans notre discussion. John soupira.

"Je suis désolé pour tout le mal que j'ai pu faire, Sir..."

Je me décrochai de ma contemplation et le regardai avec compassion.

"Ce n'est pas de ta faute, John."

Ce dernier me fixa ahuri et explosa.

"Si ! Tout est de ma faute ! J'ai mis le feu au village ! J'ai tué des innocents !"

Je le coupai net:

"Sache que personne n'en est mort."
"Que…"

Il se leva brusquement.

"Comment pouvez-vous savoir ce que j'ai pensé à ce moment-là ? Ha ?"

Sa voix était remplie de rage. Il avait serré ses poings frénétiques. Son regard embué de larmes était rouge de fureur. Je soupirai et me levai tranquillement.

"Écoute John, je..."
"Non ! Vous ! Ecoutez-moi !"

Je me tus espérant qu'il se calmerait durant les instants suivants. Je levai mes mains en signe de reddition et lui fis comprendre qu'il pouvait continuer.

"Sachez que, lorsque l'on m'a annoncé la prétendue mort de ma famille par vos guerriers, j'ai souhaité la mort de tous ces gens. J'avais pris plaisir à tout brûler. Je savais que c'était mal mais j'en étais satisfait !"

Un rire nerveux sortit de ses lèvres.

"Maintenant, comment pourrais-je ne pas en avoir honte ? Je suis un monstre!"

Il me fixa droit dans les yeux. Ses lèvres tremblaient encore. Des lignes humides avaient tracées ses joues. On resta ainsi durant une longue minute. Je pouvais comprendre sa fureur. Il avait été manipulé, utilisé tel une marionnette. Il n'avait été qu'un spectateur de ses propres actes. Washington n'avait aucune fierté. Je brisai le silence.

"Tu n'es pas un monstre. Tu n'étais pas toi-même." affirmai-je calmement.

Je voulus poser ma main sur son épaule mais il l'écarta d'un revers.

"Vous ne m'avez pas écouté, Sir ! J'ai voulu assassiner des innocents sans aucun remord !"

Des hochets le prirent, saccadant ses paroles. Les gouttes de remords inondèrent ses joues. Malgré cela, il continua :

"Plus jamais, je ne pourrai dormir en paix... J'ai… J'ai trop honte… Si ma famille savait ce que j'ai provoqué... ils me détesteront. Je suis un criminel ! Un monstre !"

Il renifla et tenta d'arrêter ses larmes en frottant ses yeux avec son bras. Il gémissait. Je reposai ma main sur son épaule qui, cette fois-ci, ne fut pas rejetée.

"Tu n'es pas un monstre... Cette boule doré est la fautive. George Washington est le fautif." déclarai-je avec réconfort.
"Ex...Expliquez-vous." dit-il entre deux hochets.
"Sache que je connais la nature de cette boule. C'est une Pomme d'Eden, un artefact capable de donner un pouvoir de contrôle à celui qui la détient."
"C'est... c'est impossible !" s'exclama-t-il en levant sa tête.

Ses soubresauts diminuaient en intensité. Il tendit l'oreille.

"Ce que je viens de te dire est la vérité, John. Cette artefact ne dois jamais tomber entre les mains de personnes malintentionnées sinon, vois ce qui se passe avec George. Il a été corrompu par ce pouvoir."

John essuya sa morve et laissa tomber ses bras le long du corps.

"Alors... alors, si c'est vrai... je… je suis innocent ? Ce n'était pas moi qui ait provoqué tout ça ?"

Il leva ses yeux humides. Une lueur d'espoir s'allumait dans son regard.

"Non, tu n'as rien fait. La Pomme a pris le contrôle de ton esprit et tu as été forcé de faire des actes contre ton gré." répondis-je fermement "Tu es un innocent, John."

John se laissa tomber à genoux. Les larmes coulaient plus abondamment. Un sourire semblait naître sur son visage puis un rire de soulagement éclata.

"Merci... Merci beaucoup Sir." murmura-t-il.

Je m'accroupis et posa ma main sur son bras droit.

"Tu dois être épuisé maintenant. Va dîner et repose toi, c'était une rude journée aujourd'hui." déclarai-je un sourire au coin des lèvres.

Il hocha la tête et nous nous levâmes. Nous rejoignîmes alors les autres familles. Il me remercia une dernière fois d'un fin sourire, le regard plus confiant, avant de rejoindre les aînés. J'allai vers notre "longue maison" où Ziio et Ratonhnhaké :ton m'attendaient déjà pour dîner.


Voilà c'est tout pour ce chapitre avec John comme sujet principal. ^^ J'espère que vous l'avez aimé. ^^

En tout cas, je remercie tous ceux qui lisent et/ou commentent mon histoire.

Merci Nocturis de ta fidélité ^^ et de tes commentaires qui m'encouragent de continuer. ^o^

Pour les nouveaux, n'hésitez pas à commenter et/ou à le mettre en favori. Je compte sur vous ^o^

Rem: J'ai pas mal de scénarios pour les chapitres suivants. Il est difficile de choisir. Bon sinon, je peux toujours utiliser l'inspiration de dernière minute XD

D'ailleurs récemment j'ai découvert un petit test fait par Buzzfeed qui permettrait de savoir quel assassin nous représenterait le plus. ^^ Moi je suis tombé sur Arno de Unity. Je me demande sur qui vous allez tomber. ;-) (lien à ajouter dans l'adresse de la page d'accueil du site de Buzzfeed:/awesomer/which-assassins-creed-assassin-are-you#.wlPkm6wqk) (Je ne sais toujours pas pourquoi les lien entier vers des sites se font "manger" après la sauvegarde des modifications)

Bon allez je vous laisse sur ce point. ^. On se retrouve à la semaine prochaine. ^o^