TN : Bon, à partir de ce chapitre, Harry et les deux inventeurs passent au tutoiement. Ils passent du temps ensembles, bricolent des trucs, donc ça semblait logique. Ce qui est un peu trompeur, c'est qu'ils s'appellent par leurs titres ou leurs noms de famille, faute de mieux, mais ça n'empêche pas d'être amical. Et puis j'ai expliqué le concept du tutoiement/vouvoiement à l'auteur, qui m'a confirmé l'Allemagne comme point de départ.
La naissance de Mr. Black
"Laissez nous ici," demanda Harry au chauffeur alors qu'ils approchaient de son hôtel, "c'est seulement à une centaine de mètres d'ici et nous pouvons finir à pied."
"Très bien," acquiesça le conducteur. "Bonne journée."
"Vous aussi," répondit Harry pendant que lui et ses compagnons sortaient de la voiture. "L'un de vous à besoin d'aide avec ses bagages?"
"Non merci," le Professeur secoua la tête. "Nous sommes plus forts qu'on en a l'air."
"Très bien alors," Harry haussa les épaules. "Y a-t-il une raison particulière pour que vous vouliez attendre d'être dans ma chambre d'hôtel avant qu'on regarde ce que vous voulez me montrer?"
"Je ne veux pas que les gens qui nous surveillent aient connaissance de ce que nous avons pu développer avec ton aide," le Professeur jeta des coups d'œil nerveux autour de lui et plusieurs observateurs invisibles reculèrent dans l'ombre. "En plus, notre hôtel n'a pas de room service."
"Ok," Harry hocha la tête, tout en tenant la porte ouverte pour ses deux amis. "Nous pouvons attendre."
Ils marchèrent en silence jusqu'à la chambre d'Harry, et quand ils furent entrés, le Professeur leva la main. "Peux-tu placer un ou deux sorts de confidentialité ? Je préfère vraiment ne pas prendre le risque que quelqu'un écoute."
"Un instant," Harry sortit l'un de ses nouveaux livres et commença à le feuilleter, puis s'arrêta quelques instants pour étudier une page. "Absconditus Oratio."
Le Professeur regarda autour de lui un instant, "de quel genre de sort s'agit-il?"
"C'est un sort qui était utilisé par une des vieilles organisations soviétiques," Harry agita sa baguette pour ajouter quelques sorts. "Je ne l'ai jamais utilisé avant et ça ne fait pas de mal d'être prudent."
"En effet Mr. Black," acquiesça le Professeur, plaçant quelques sorts à lui. "J'ai ta nouvelle baguette avec moi." Le Professeur sortit une petite boite, "regarde et dis-moi ce que tu en penses."
Harry souleva le couvercle de la boite et resta quelques instants à fixer la baguette, "elle est si courte."
"En effet," accorda le Professeur, "ça donne un peu plus de contrôle pendant les mouvements, et c'est beaucoup plus facile à rengainer."
Harry la sortit et l'agita pour faire un essai, "la poignée semble un peu étrange, et je ne ressens aucune sorte de connexion magique."
"La poignée a été conçue pour faciliter la tenue pendant un combat et tu ne sens aucune connexion parce qu'on ne l'a pas encore reliée à toi," le Professeur fit un sourire. "La poignée contient un petit morceau de métal réactif à la magie qui peut être calibré pour réagir à une empreinte magique spécifique. Quand il détecte l'empreinte correcte, ce morceau se rétracte pour permettre une connexion avec le centre magique de l'utilisateur. Sans la bonne empreinte magique, toute connexion est impossible."
"Qu'est-ce qui arriverai si je ne la tiens pas comme il faut?" demanda Harry en haussant les sourcils, "et en quoi est-elle faite?"
"Si tu la tiens mal, tu pourras sûrement jeter des sorts, mais je ne crois pas qu'ils seront très efficaces." Le Professeur sourit, "J'ai emprunté un peu de technologie moldue pour fabriquer la baguette et j'ai utilisé un matériau appelé fibre de carbone. Comme tu l'as suggéré, j'ai également vérifié les contrôles ministériels. Ta baguette est intraçable et quasiment indétectable, j'espère que ça répond à tes attentes."
"C'est le cas," acquiesça Harry. "Tu as dit que vous aviez d'autres choses que vous vouliez me montrer?"
"Et bien, il vaudrait mieux demander à Henchgirl... Henchgirl?"
"Hum, nous avons essayé de ne rien faire qui pourrait te contrarier mais depuis que tu as quitté la France," Henchgirl sourit nerveusement. "Et bien, plusieurs départements de la justice ont demandé à avoir accès à tes méthodes pour placer le réseau de cheminée sur écoute. Et on se demandait si nous pourrions y jeter un œil aussi."
"Je ne sais pas comment mettre les cheminées sur écoute," Harry dévisagea ses compagnons avec une expression étrange. "Pourquoi pensent-ils que je peux le faire?"
"Bien sûr que tu ne peux pas," acquiesça Henchgirl. "Mais heu, on a fait quelques recherches et je pense qu'on a peut-être trouvé un moyen de le faire."
"Vraiment?" Harry haussa les sourcils. "Dites m'en plus."
"Vraiment, c'est juste une théorie," interrompit le Professeur, "et je préférerai qu'on ait une chance de la tester avant d'expliquer en détails."
"Si vous voulez," Harry hocha la tête.
"Ça n'est qu'une théorie," accorda Henchgirl. "Mais pendant qu'on travaillait là-dessus on est arrivés à ça." Elle sortit une autre petite boite. "Nous avons réussit à miniaturiser une connexion au réseau de cheminette."
"Mais c'est sans utilité," le Professeur rejoignit la conversation. "C'est trop petit pour faire passer quelque chose à travers et on n'arrive même pas à transmettre une image."
"On peut quand même l'utiliser pour communiquer?" Demanda Harry. "Parce que si c'est possible, alors vous avez inventé quelque chose de très utile."
"Mais c'est très loin de pouvoir faire ce dont une cheminée est capable," le Professeur fronça les sourcils, "on espérait que tu pourrais nous dire comment l'améliorer pour le rendre utile."
"Faites que ce soit transportable," Harry haussa les épaules. "Ce sera toujours utile d'avoir un moyen de communication portable, et j'imagine que ça pourrait être très rentable."
"On n'avait pas pensé à ça," admit Henchgirl avec un air penaud, "on était juste très frustrés de ne pas réussir à modifier ça pour qu'il fasse tout ce qu'une cheminée normale peut faire."
"Quelque chose d'autre?" Harry résista à l'envie de rire.
"Je suppose que tu ne voudras pas nous aider à créer des protections magiques indétectables?" Demanda le Professeur, plein d'espoir, "J'aimerai vraiment savoir comment poser des protections indétectables."
"Bien sûr," acquiesça Harry. "Je peux vous aider à trouver comment changer les couleurs, mais à part ça je ne pourrai pas beaucoup vous aider."
"Les couleurs?"
"Ouais," Harry haussa les épaules. "Faire en sorte que leur couleur soit la même que ce qui se trouve derrière, ou que ce soit une couleur invisible ou autre chose."
"Merci Mr. Black, ça sera parfait." Les mains du Professeur tremblaient d'excitation. "A présent, as-tu de nouvelles idées d'objets qui pourraient être utiles?"
"J'ai été poignardé à Marseille," Harry frotta sa nouvelle cicatrice. "Je me demandais si vous pourriez développer une sorte d'armure que je puisse porter sous mes vêtements de tous les jours?"
"Et bien... " le Professeur se passa une main sur le front, "nous avons ça, la Soie de Fer."
"Soie de Fer?"
"Nous l'avons développée après avoir entendu parler d'un matériau moldu appelé Laine de Fer," répondit Henchgirl. "On s'est dit que si les moldus étaient capables de créer quelque chose alors on devait pouvoir l'améliorer. C'est aussi doux et lisse que de la soie mais beaucoup plus résistant, et ça ne peut pas être coupé comme de la soie normale. Si tu le portes, tu seras protégé de n'importe quelle lame et même de quelques sorts."
"Ça devrait fonctionner, merci." Répondit Harry avec enthousiasme. "A propos, pourquoi vous êtes venus en Allemagne, tous les deux?"
"Pour construire un Zeppelin bien sûr," répondit le Professeur, et Henchgirl hocha vigoureusement la tête.
"Pourquoi?" demanda Harry, et le regretta aussitôt.
"Où construirions-nous un Zeppelin, si ce n'est en Allemagne," répondit Henchgirl comme si c'était une évidence. "Je suppose qu'on aurait pu le construire ailleurs, mais il n'y aurait pas cette atmosphère de construction de Zeppelin bien particulière qu'on trouve en Allemagne."
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"Mince alors," dit un des observateurs à son partenaire, "Je n'avais pas vu ce charme depuis un moment."
"Quel charme?" demanda l'autre observateur en haussant les sourcils.
"Je n'ai jamais découvert son nom," le premier observateur haussa les épaules. "C'est un charme qui était très utilisé par les services de sécurité soviétiques pour faire en sorte que personne n'écoute leurs réunions, il est très efficace et presque indétectable."
"Alors comment tu l'as remarqué si vite?"
"J'ai dit presque," le premier observateur laissa échapper un petit rire. "Une fois que tu sais quoi chercher, il brille comme un soleil miniature. N'importe quelle personne ayant travaillé avant la chute du mur peut le repérer."
"Alors pourquoi Black l'a lancé?"
"Pourquoi il ne le ferait pas?" le premier observateur haussa les épaules, "il n'essaye pas de se cacher de nous, et comme je l'ai dit avant, c'est un sort très efficace."
"Oh," le jeune observateur hocha la tête. "D'après toi, où je peux l'apprendre?"
"Tu ne peux pas," le plus vieux des deux fit un sourire. "Les russes le tiennent toujours secret malgré les inconvénients et le fait que la guerre froide soit finie."
"Alors où Black l'a-t-il appris?" Le plus jeune rougit quand il remarqua l'expression sur le visage de son partenaire. "D'accord, il s'est probablement introduit à Lubyanka et l'a pris sous le nez de toutes les personnes présentes."
"Ou un déserteur lui a appris, ou il l'a connu en faisant un interrogatoire, ou qui sait?" Le plus vieux haussa les épaules, "mais je pense qu'il vaut mieux garder ta version. Le fait qu'il utilise ce sort nous apprend en fait une seule chose utile."
"Quoi donc?"
"Ça confirme qu'il était l'une des personnes importantes pendant la guerre froide," le vétéran fit un large sourire. "Personne d'autre ne connaitrait l'un de leurs sorts."
"Ah," le plus jeune hocha la tête. "Est-ce qu'on doit rapporter ça?"
"En faisant ton rapport, dis qu'il a utilisé ce sort et répond aux questions qu'on te posera," indiqua le plus vieux. "Et ensuite reviens directement."
"Oui monsieur." Le jeune homme disparu dans un pop, et réapparu dans un bureau débordé.
"Qu'est-ce que vous voulez?" Un des hommes leva les yeux de son bureau pour fixer le nouvel arrivant.
"On m'a demandé de prévenir que Mr. Black a utilisé un vieux sort soviétique," répondit le jeune homme. "Mon partenaire dit que c'est celui qui est facile à repérer quand on sait quoi chercher, mais qui reste quand même efficace."
"Je vois," l'homme hocha la tête. "Black était seul?"
"Il était en compagnie de deux autres individus, un homme et une femme."
"Vous avez pu les identifier?"
"Non," le jeune homme secoua la tête. "Black utilise des noms de code quand il s'adresse à eux."
"Je vois," répondit l'homme. "Vous feriez mieux de retourner à votre poste."
"Oui monsieur," le jeune homme disparu dans un pop.
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Harry se réveilla tard le lendemain et fut surpris de trouver ses deux invités éveillés. "Bonjour, comment était votre nuit?"
"Notre nuit?" Le Professeur leva la tête, l'air un peu perdu, "Henchgirl et moi étions incapables d'aller dormir sans avoir résolu le problème que tu nous avais posé concernant cette cheminée portable."
"Ah," Harry marcha jusqu'au téléphone de la chambre et commanda le petit déjeuner. "Vous l'avez fait?"
"Et bien ça nous a pris toute la nuit mais voici," une Henchgirl aux yeux troubles tendit à petit objet à Mr. Black. "On a du prendre des raccourcis pour terminer si vite, tu en penses quoi?"
"Ça semble ok jusque là," Harry tourna l'objet pour le regarder sous tous les angles. "Pourquoi est-ce qu'il y a écrit 'Zippo' dessus?"
"Parce que ces briquets avaient déjà tout ce que nous voulions, ils sont légers, ils ont un système d'allumage intégré, ils sont petits et transportables," le Professeur luttait pour rester éveillé. "Et nous avons pu nous le procurer dans le magasin de l'hôtel en bas, j'ai peur qu'on ait été obligés de le faire mettre sur ta note."
"Pas de problème," Harry haussa les épaules, "comment ça marche?"
"Pour les appels sortants, ouvre le et tourne la petite roulette, ça enverra une petite dose de poudre sur la flamme. Pour les appels entrants, ça vibre pour te signaler que quelqu'un essaye d'entrer en contact avec toi," le Professeur cligna des yeux. "Henchgirl a pensé que ça pourrait être une mauvaise chose s'il se mettait à faire d'étrange bruits dans un mauvais moment."
"Elle avait raison," acquiesça Harry. "Est-ce qu'il utilise la poudre normale ou a-t-il besoin d'une poudre spécifique?"
"Il n'a pas besoin de poudre de cheminette," Henchgirl sourit fièrement. "Nous avons réussit à transformer la pierre en poudre de cheminette, et nous avons également fait en sorte que la pierre et la réserve de gaz se renouvellent automatiquement."
"Pas mal," Harry tripota son nouveau jouet avec satisfaction, "est-ce que vous pourriez le modifier pour qu'il utilise uniquement un genre bien précis de poudre de cheminette?"
"Un jeu d'enfant," répondit le Professeur. "Mais pourquoi voudrait-on faire ça?"
"Et bien," commença lentement Harry. "Il me semble que ce petit objet pourrait devenir très populaire dans le futur, et s'il nécessite une poudre de cheminette spéciale, je suppose que les profits pourraient être énormes."
Le Professeur et Henchgirl échangèrent un regard, "profits?"
"Oui," répondit Harry. "Vous pouvez vous faire un paquet d'argent avec ce petit gadget."
"Argent?" Henchgirl était stupéfiée par les possibilités que cela ouvrait, "pense à toutes les inventions qu'on pourrait faire si on avait des fonds."
"Merci Mr. Black," le Professeur sourit. "Maintenant si tu veux bien nous excuser, il est temps pour Henchgirl et moi d'aller au lit."
"Utilisez le mien," Harry fit un signe en direction de la porte de la chambre. "Si vous êtes prêts à attendre quelques minutes, le petit déjeuner va arriver et je ferai changer les draps pendant que vous mangez."
"Merci," Henchgirl sourit. "Mais on ne va pas te déranger?"
"Non," Harry secoua la tête, "je serai sorti pendant une grande partie de la journée."
"Où as-tu prévu d'aller?" demanda Henchgirl en souriant.
Le visage d'Harry perdit toute trace d'émotion, "Dachau."
"Oh," le sourire d'Henchgirl disparu, "Je... oh."
"On se voit plus tard," Harry se leva et marcha vers la porte. "Je suis sûr que j'aurai quelques autres idées pour vous plus tard."
"Oui," le Professeur acquiesça tristement. "Plus tard."
Harry quitta sa chambre et l'hôtel, et rapidement il se retrouva dans la partie magique de la ville.
"Excusez-moi," demanda Harry à un passant. "Pouvez-vous m'indiquer une agence de voyage ou un autre endroit où je pourrai me procurer un portoloin pour voyager à l'intérieur du pays?"
"Juste derrière vous," répondit nerveusement l'homme.
"Merci," Harry se retourna et entra dans le magasin.
"Comment puis-je... " le vendeur s'interrompit lorsqu'il vit l'expression sur le visage de son client. "Que puis-je faire pour vous?"
"Je voudrais un portoloin aller retour pour Dachau," la voix d'Harry ne trahissait aucune émotion. "Combien?"
"Cin... cinquante Marks," répondit nerveusement l'homme. "Ce sera tout?"
"Oui," répondit froidement Harry. "Ça sera tout."
"Et voilà monsieur." L'homme tendit une chaine, "il... il s'activera dans quelques secondes, dites simplement 'Berlin' pour revenir."
"Merci." Harry prit le portoloin et disparu.
Harry passa un long moment à errer autour du camp, fixant les crématoriums et les chambres à gaz avec une horreur morbide. Il se retrouva finalement devant les portes du four dans la partie nord ouest du camp, à regarder le nom du constructeur... Topf & Fils. Un par un, les fantômes du camp l'entourèrent, leurs yeux montrant encore la douleur de leurs derniers moments.
Harry les regarda dans les yeux et tomba à genou. Il respira rapidement pour garder le contrôle de son estomac, les victimes du camp se tenaient tout autour de lui, à le regarder. "Je ne... " la lèvre inférieure d'Harry tremblait, "Je ne laisserai plus jamais ça arriver, je vous jure que je n'échouerai pas à nouveau."
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"Alors?"
"Il a passé la journée entière au camp monsieur," répondit nerveusement le jeune officier. "Plus tôt dans la journée, il a murmuré qu'il n'échouerait plus, et qu'il ne laisserait plus jamais ça arriver. A part ça, il n'a pas fait le moindre bruit."
"Montre lui ce qu'on a trouvé," ordonna le chef du département de la justice magique. "Et demande son aide."
"Monsieur?"
"Il a fait un serment," répondit le plus vieux en se grattant le sommet du crane, "on ne peut rien faire."
"Oui monsieur," accepta le jeune homme. "Vous pensez vraiment qu'il peut nous aider?"
"Non, je ne crois pas qu'il puisse nous aider à résoudre cette affaire," le vieil homme secoua la tête. "Je pense qu'il honorera son serment... et que le ciel vienne en aide à ces pauvres salauds quand il les trouvera."
"Je comprends monsieur," acquiesça l'officier. "Vous voulez que j'emmène quelqu'un avec moi?"
"Je vais demander à Grenzschutz Neuf s'ils peuvent fournir quelques hommes," le vieil homme souffla. "Qu'ils te suivent discrètement, pour t'assister si tu as besoin."
"Oui monsieur," le jeune homme se tourna vers la porte.
"Et Hans," le vieil homme serra la mâchoire. "Sois prudent, ta mère ne s'en remettrait pas s'il t'arrivait quelque chose."
"Oui papa, je serai prudent." Promis le jeune homme sans se retourner, "au revoir papa, je te promets que tu seras fier de moi."
"Je le suis déjà"
Hans marcha lentement jusqu'à la partie du bâtiment où les protections étaient assez minces pour permettre les voyages magiques, et il disparu dans un pop.
"Mr. Black?" Hans approcha lentement. "Je m'appelle Hans Ritter, je travaille pour le Ministère de la Magie."
Harry se tourna pour faire face à l'homme qui venait d'interrompre ses contemplations, "que puis-je faire pour vous?"
"Nous nous demandions si vous seriez d'accord pour nous aider dans une affaire?" Hans tendit un dossier, "nous sommes dans une impasse et on espérait que vous pourriez utiliser votre... perspicacité pour nous aider à résoudre l'affaire."
"Je suis toujours prêt à aider des Départements de la Justice compétants," Harry ouvrit le dossier, "quelle est cette affaire?"
"Une jeune fille née de moldus a été retrouvée assassinée la semaine dernière," commença l'officier Ritter. "Elle aurait du intégrer une de nos écoles magiques au cours de l'année, et on pense que quelqu'un l'a tuée pour l'en empêcher."
"Et concernant sa famille," Harry tourna une page du dossier et se figea, incapable de détourner les yeux de la photo de la jeune victime.
"Ils ont été tués également," répondit nerveusement Hans. "Nous avons quelques idées de groupes qui auraient pu faire ça, mais nous n'avons aucun suspect pour le moment."
Harry fixait l'image, il voyait une petite fille avec un joli sourire, il voyait une fille aux cheveux ébouriffés qui n'aiderait jamais ses amis pour leurs devoirs, il voyait une fille avec des dents de devant anormalement grandes que ses parents ne laisseraient pas modifier par magie, il voyait rouge. "Où se trouve le bar le plus proche où votre groupe suspect aime se réunir." Demanda Harry sans émotion.
"Il y a un bar appelé le Blut Hexe," répondit nerveusement Hans. "Je veux que vous sachiez que la plupart des allemands ne sont pas comme ça, la majorité est aussi écœurée que vous par ces choses."
"Je sais," la voix d'Harry ne laissait apparaître aucune émotion. "Emmenez-moi à Blut Hexe."
"Oui monsieur," accepta Hans. "Si vous pouviez toucher cette capsule de bouteille."
Les deux hommes réapparurent devant un bâtiment à l'air louche, "c'est cet endroit?"
"C'est bien ici Mr. Black," acquiesça Ritter. "Mais je pense qu'il n'y aura personne ici avant plusieurs heures."
"Attendez ici," Harry marcha vers la porte. "Reducto."
"Vous avez un mandat?" demanda l'homme derrière le comptoir avec mépris, "si vous n'en avez pas, alors je vais vous demander de partir."
"La ferme," Harry brandit sa nouvelle baguette et frappa le mur derrière l'homme avec un sort explosif. "Plusieurs meurtres ont été commis, une petite fille et sa famille ont été assassinés parce qu'elle était une sorcière."
"Et alors?" Répondit nerveusement l'homme, "une sang de bourbe en moins."
Harry marcha jusqu'à l'homme et pointa sa baguette vers ses genoux, "Je vous conseille de me dire qui a fait ça et où je peux les trouver."
"Vous ne pouvez pas faire ça," l'homme tremblait. "Il y a des lois qui disent que vous ne pouvez pas faire ça."
"Il y a aussi des lois qui interdisent d'aller tuer des petites filles et leurs familles," rétorqua Harry. "Et ça m'offense quand quelqu'un les brise. Maintenant répond à la question."
"Je ne sais rien," protesta le propriétaire du bar. "Personne n'a rien dit."
"Le genre de personnes que je recherche ne serait pas assez intelligent pour la fermer," le visage d'Harry semblait avoir été taillé dans la pierre. "Reduc... "
"ATTENDEZ," hurla l'homme. "Attendez, je vais tout vous dire."
"Oui," répondit Harry. "Vous allez faire ça."
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Hans faisant les cent pas quand Harry sortit du bar en ruines, "alors?"
"Savez-vous où se trouve Tierparkstrasse?" demanda Harry en ignorant le regard interrogateur de l'homme.
"Oui je le sais," acquiesça Hans. "Pourquoi?'
"Amenez-moi là-bas."
"D'accord," acquiesça Ritter en sortant un autre portoloin.
Les deux hommes sentirent qu'on les tirait par le nombril et il apparurent devant une grande maison, "vous avez des informations qui indiquent qu'un de vos groupes suspects serait dans le coin?"
"En effet," acquiesça Ritter. "C'est eux que vous cherchez?"
Ignorant l'homme, Harry marcha jusqu'à une autre maison dans la rue. Après avoir cogné à la porte, Harry attendit patiemment qu'un des occupants de la maison vienne lui répondre.
"Qu'est-ce que vous voulez?" Demanda un homme crasseux en ouvrant.
"Êtes-vous membre d'un groupe qui croit en ces conneries de sang pur?" Demanda Harry en haussant les sourcils.
"Tout à fait," répondit l'homme, narquois.
"Avez-vous tué une petite fille et sa famille pour l'empêcher de recevoir un enseignement magique?"
"Vous êtes flic?" L'homme sourit largement, "vous essayez de me faire avouer?"
"Non," Harry secoua la tête. "Je voulais être certain de ne pas me tromper de personne, Reducto." Harry enjamba le corps et entra dans la maison, "est-ce qu'il y a quelqu'un ici qui ne partage pas cette idéologie raciste?" Une douzaine d'hommes choqués attrapèrent leurs baguette. "Je pense que non, Reducto, Aduro, Rpom."
"Personne ne bouge," plusieurs hommes en noir entrèrent en courant dans la pièce. "Mr. Black, pouvez-vous baisser votre baguette s'il vous plait?"
Les hommes le dévisagèrent nerveusement tandis qu'Harry considérait la question, "bien sûr. Vous avez besoin d'autre chose où je peux y aller?"
"Vous pouvez partir," accepta l'homme. "Merci pour le coup de main."
Harry saisit la chaine qui lui avait été donnée plutôt dans la journée, "Berlin."
"Quel bordel," l'homme secoua la tête en regardant autour de lui. "Il n'aime pas la subtilité hein?"
"Normalement si," Ritter regarda la désordre, incrédule. "La plupart de ses meurtres ressemblent à des accidents ou à des coïncidences, je suppose qu'il ne se sentait pas de faire autant d'efforts aujourd'hui."
"Qu'est-ce qui l'a mis hors de lui selon toi?"
Ritter ne répondit pas aussitôt, se rappelant la conversion qu'il avait eue avec l'énigmatique Mr. Black. "L'enfant... Ce qu'ils ont fait à l'enfant a mis Black en colère et il a perdu le contrôle."
"Ça se tient." L'autre homme hocha la tête, "on ferait mieux d'appeler le légiste... et dites lui de prendre une serpillère."
"Je retourne aux bureaux," Ritter leva une main devant son nez pour bloquer une partie des odeurs. "Vos hommes peuvent rester surveiller l'endroit?"
"Bien sûr," acquiesça l'autre homme. "Prend ton temps."
"Je reviens aussi vite que possible," Ritter jeta un dernier regard à l'horrible scène et disparu.
"Vous savez," dit l'homme à son équipe, à voix basse. "je trouve que c'est bien dommage qu'il n'y en ait pas eu plus quand Black est arrivé." Les hommes le regardèrent, leurs visages étaient inexpressifs, "d'un autre côté, on dirait que ce n'est pas son genre de s'arrêter en chemin." Il fit un geste pour désigner le carnage, "je suis prêt à parier qu'on va en retrouver d'autres dans le futur. Et je suis également prêt à parier que si quelque chose dans le genre arrive de nouveau, ça sera mis sur le compte de Mr. Black."
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Harry retourna à sa chambre d'hôtel et commença aussitôt à faire son sac.
"Quelque chose ne va pas?" Demanda nerveusement le Professeur, "qu'est-il arrivé?"
"Je vais partir d'ici," Harry avait les yeux dans le vide. "Je ne sais pas encore ce que je ferai ensuite."
"Qu'est-il arrivé?" Répéta le Professeur.
"Un groupe de futurs mangemorts a tué une petite fille," Harry fit une pause. "Je les ai tués."
"Je vois," le Professeur hocha la tête. "Pourquoi tu ne resterais pas avec nous pendant un moment?"
"Rester avec vous?"
"Oui," répondit le Professeur. "Tu pourrais voir le Zeppelin, et puis on pourrait discuter de nos nouvelles inventions et oublier que cette journée a eu lieu."
Harry hocha la tête, "d'accord."
"Je vais créer un portoloin," le Professeur attrapa l'un des stylos offert par l'hôtel. "Va chercher Henchgirl."
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"Mr. Black est en Allemagne monsieur," annonça un gros type sale à une personne dans l'ombre. "Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse?"
"Vois si tu peux le contacter," répondit l'homme dans l'ombre. "Vois s'il veut bien nous accorder le même arrangement qu'il a passé avec les italiens."
"Je ne crois pas que ce soit une bonne idée monsieur," l'homme passa nerveusement la langue sur ses lèvres. "Black n'est pas de très bonne humeur pour le moment."
"Que s'est-il passé?"
"Un groupe de fanatiques du sang pur a tué une enfant," répondit le gros type. "Black en a tué plusieurs, mais pas tous et je ne crois pas qu'il sera heureux de voir qui que ce soit pour le moment."
"Je vois... dis aux hommes," l'homme dans l'ombre marqua une pause. "Dis leur que la chasse aux fanatiques est ouverte, plus vite ils seront morts, plus vite Black quittera le pays."
"Vous voulez toujours obéir aux règles de Black?"
"Qu'a-t-il fait aux fanatiques?" Demanda la personne en haussant les sourcils.
"J'ai cru comprendre que le légiste va passer la majeure partie de la semaine à essayer de trouver quel morceau appartient à qui," répondit l'homme. "Et plusieurs flics disent que c'est le calme avant la tempête, ils disent que Black va se déchainer."
"Suivons les règles de Black," conclut l'homme dans l'ombre. "Et commencez à vous occuper des fanatiques, plus tôt ils seront morts, plus tôt Black partira."
"Oui monsieur."
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TN : alors, une précision : Lubyanka était le quartier général du KGB
Désolé pour le délai, j'espérais l'avoir mis pour Noël, mais c'est horrible les vacances, pas une minute à moi. Vivement la reprise et bonnes fêtes à tous !
