Titre : Comment séduire Harry Potter en dix leçons ?

Auteur : Schmarties.

Genre : Amour, Humour, tout un tas de choses...

Disclaimers : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont la propriété de J. K. Rowling, hélas ! Je fais un peu mumuse avec pour mon propre plaisir (et le vôtre ?) et je ne gagne pas d'argent. C'est dit.

Rating : Le rating passe en M (6) Ayééé, j'ai 16 ans, j'ai le droiiiit héhé !

Pairing : Harry Potter & Draco Malfoy... Mon couple fétiche !!!

Résumé : Une journée épouvantable s'abat sur ce pauvre Draco, résigné à aller travailler à la bibliothèque, il va, par un concours de circonstances, voler un livre des plus... intéressants. Mais Dumby ne le voit pas de cet oeil et tout Poudlard est au courant que le livre "Comment séduire Harry Potter en dix leçons" a disparu de la bibliothèque. Heureusement pour lui, il reste à Draco son fidèle ami Blaise, espérons que ce dernier réussira à l'aider...

Avertissement : Cette histoire est un slash yaoï, c'est-à-dire qu'elle contient une romance entre deux personnages masculins. Homophobes, retournez à la case départ.

Avertissement 2ème du nom : Cette fic ne tient pas compte du tome 6 des aventures de notre Ryry mondial... Draco prend une tournure qui va pas tellement avec la fic, pis y'orait pu de Snape pour torturer Harry, pas drôle quoi ! (Mais si mais si, j'aime le tome 6 c'est juste que là ça me casse tout x.x)

Les phrases en italiques sont les pensées des personnages.


Chapitre 13 : Il est amoureux Hermione !

Ce dimanche matin-là, bien éveillé au fond de son lit, Blaise Zabini réfléchissait au milieu des ronflements sonores de ses compagnons de chambres en essayant d'oublier son traître de meilleur ami qui n'avait plus à supporter ceci du fait de son statut de Préfet-en-Chef. L'heure était grave et il avait un tas de choses à faire aujourd'hui. Tout d'abord, s'encourir voir Draco pour se tenir au courant des dernières nouvelles entre lui et Harry Potter. Ensuite, et surtout !, il devait tenir Ron le plus éloigné possible d'Hermione jusqu'à midi. Si le garçon avait hâte de voir ses deux amis copuler, il avait encore plus envie d'éviter l'humiliation suprême au milieu de la Grande Salle lundi matin en demandant à Luna de sortir avec lui. Blaise Zabini avait un ego, Blaise Zabini était un Serpentard, et Blaise Zabini était mal barré. Analysant rapidement la situation, il tenta de tout miser sur l'estomac de Weasley fils, dernier du nom. Si Ron avait assez faim pour se précipiter vers le petit déjeuner en plantant Hermione et son charme attrayant, alors c'était la chance à ne pas manquer du Serpentard. Réalisant ceci, Blaise se rua hors de son lit et courut vers la salle de bain, s'habilla à la vitesse de la lumière et vola jusqu'à la porte de la Grande Salle, espérant choper le roux avant son entrée. Il vérifia que sa proie n'était pas déjà descendue avant de se préparer à l'attendre aussi patiemment que faire se peut. Il entama alors une longue suite de cent pas devant la porte, croisant d'abord Pansy Parkinson et Millicent Bullstrode de sa maison, puis saluant Ginny Weasley, Neville Londubat, Padma Patil, le tout Poudlard jusqu'au tour de… glurps… Luna Lovegood qui passa devant lui sans même se rendre compte de la présence du noir bavant à côté d'elle. Et alors que Blaise la suivait des yeux, le regard de bichon, le sourire bienheureux, soupirant d'aise, il se saisit brusquement en voyant passer Ronald Billius Weasley, l'air paisible, devant lui.

- La bave coule, cingla Ron avant que Blaise ne l'agrippe brutalement.

- TOI !

Le roux fronça les sourcils avant de le regarder d'un air inquiet et de se dégager.

- Quoi encore moi ?

- Rien, je t'attendais.

Le regard soucieux de Ron s'accentua alors qu'il plissait des yeux.

- Pour ?

- Prendre le petit déjeuner ensemble ?

Ron esquissa un léger sourire ironique avant d'agiter ses sourcils.

- Tu veux des conseils c'est ça hein ?

Blaise haussa un sourcil façon Malfoy en grimaçant.

- Pourquoi j'aurais besoin de tes conseils ?

- Pour séduire Luna héhé !

Blaise faillit s'étouffer et finit par éclater d'un ricanement tonitruant.

- Aha ! Trop drôle Ronnie !

Il lui jeta un regard perplexe avant de renifler.

- J'ai une tête à avoir besoin de tes conseils peut-être ?

Ron bouda, l'air vexé avant de hocher doucement la tête, relevant le nez.

- Aaaaah très bien, tu le prends comme ça ? Ben vas-y, débrouilles-toi avec ta Loufoca. Il n'empêche, cher ami, que de nous deux, c'est toi le célibataire endurci. … Moment de solitude ?

Il tendit un sourire satisfait à la tête horrifiée de Blaise qui venait subitement de perdre sa mâchoire.

- Ne me dis pas que… Pitié… tu…

Il bafouilla, incapable de mettre ses pensées désordonnées et désespérées en mots pendant que Ron tapait du pied sur le sol, l'air fier. Des pas se firent alors entendre et le roux tourna la tête pour voir apparaître Hermione Granger accompagnée du si grand Harry Potter.

- Salut les gars, clama Hermione

Blaise vit alors la scène venir au ralenti, comme une catastrophe, l'apocalypse impossible à éviter. Hermione lui adressant un sourire vainqueur avant de s'avancer vers eux, de prendre Ron par la main et de l'embrasser. Les couleurs sur le visage du Serpentard, elles, ne partirent pas au ralenti, si bien qu'il se retrouva très vite tout pâle. Enfin aussi pâle que pouvait l'être un noir. Il bénit tout juste sa voix partie avec, qui l'empêcha donc de pousser un déchirant « Naooooooooon ».

- Comment ça va Blaise ? demanda Hermione d'un ton qui se voulait innocent mais qui sonnait délibérément sadique pour le Serpentard.

- Depuis… comment ? Quand ? Mais !

- C'est le choc hein ? rit Harry en lui tapant l'épaule. Ça fait 7 ans qu'on l'attend et pouf ! du jour au lendemain, sans même me prévenir… Tssss. Moi qui pensait être leur ami tu vois…

Blaise cligna des yeux, hébété, cloué, stupéfié, ahuri, crucifié.

- Naaaaaaaaaaaaaaaan, tenta-t-il dans un murmure. Nan.

- Si, sisi, continua Harry. En fait ça a donné un genre de « 'Mione tu peux m'aider pour mes de-… Mhmmmmmmm ». Quand j'y pense, elle a été courageuse tu sais. 'Suis fière d'elle.

- Qui a été courageuse ? demanda une voix traînante mais relativement joyeuse.

Les quatre compères se retournèrent alors pour voir apparaître Draco, derrière Blaise, qui évitait soigneusement un regard vert appartenant à un brun qui commençait sa mutation en tomate trop mûre.

- C'est… Hermione… lâcha Blaise, l'air vide

- Pourquoi ? demanda Draco en haussant un sourcil

- Parce que j'ai réussi, MOI, à prendre mes tripes pour aller voir Ron, et résultat, on est ensemble.

Draco se tourna vers Blaise pour lui lancer un regard perplexe avant de sonder Hermione et Ron Je-veux-être-invisible, son regard d'un gris bleuté tomba alors et enfin sur Harry qui serra les dents avec un léger sourire.

- C'est ça que tu appelles courageuse ? J'appelle juste ça du bon sens. Ça aurait été « courageux » si elle n'avait pas été sûre des sentiments de Ron à son égard. Tu vois si… elle l'avait embrassé sans savoir qu'il en crevait d'envie depuis Merlin seul sait combien de temps.

Harry vit sa vie défiler devant ses yeux alors que sa tête montait sur le thermomètre, atteignant bientôt les 3.000 degrés. Il était déjà proche de la crise cardiaque lorsque Draco finit par lui tendre un léger sourire à la fois sarcastique et doux. Sisi, possible. Là, le Gryffondor pensa que c'était sa fin, il mourrait. Il y avait des millions d'informations qui arrivaient à la seconde dans son cerveau, celles revenant le plus souvent étant « Je meurs » « Est-ce que… c'est une insinuation à … ? » « Draco Malfoy est magnifique » et d'autres mots ou onomatopées isolés « Luxure » « Aaaaah » « Draco » « Lèvres » « Aaaaaaaaaaaaaah ».

Heureusement pour lui que ses amis étaient trop occupés à transpercer Draco du regard, essayant de déchiffrer son air mystérieux, pour le regarder lui et voir son début d'apoplexie. Draco brisa alors leur lien du regard, tuant pour la troisième fois d'affilé feu Harry Potter, pour se tourner vers Blaise avec un sourire vainqueur que seul le Serpentard put comprendre. Ledit Blaise ouvrit donc une bouche de 5 mètres de long alors que le blond faisait craquer ses doigts.

- Et si on allait manger ?

XxXxXxXxXxX

- Nan.

- Si.

- Nan.

- Si.

- Nan.

- Bon, tu va continuer encore longtemps ou daigner enfin admettre la chose ?

- Nan.

- Tu es lourd, tu sais ça ?

Draco poussa un profond soupir en laissant retomber son livre de Sorts sur la table, accordant un regard insolemment sadique à son si cher meilleur ami qui se réincarnait en carpe. Le noir semblait dévasté, détruit, au fil près d'aller se défenestrer, Draco venant de lui raconter en détails les événements de la veille avec Harry.

- Je peux pas le croire.

- Si ça peut t'aider, j'ai eu aussi beaucoup de mal à percuter ce qu'il m'est arrivé.

- Alors je suis vraiment le dernier célibataire ? demanda Blaise, horrifié.

Draco fronça les sourcils en ouvrant la bouche, mais son ami fut plus rapide et continua, la tête dans les mains.

- Après tout ce que j'ai fait pour chacun de vous, c'est moi qui me retrouve dans la merde la plus noire. C'est injuste. J'aurais dû être le premier casé.

- Je ne suis pas encore avec Harry tu sais.

- Il s'est jeté sur toi Draco…

Le blond cligna des yeux avant de plisser les paupières pour finir par tendre un grand sourire vainqueur.

- Je ne l'avais pas vraiment vu comme ça. C'est encore plus fantastique de ce point de vue.

- Je suis maudit Drake.

- Oh mais arrêtes donc de te lamenter ! Bouge ton cul, lève toi, trouves Luna et demande lui de sortir avec toi. Elle va te dire oui enfin, c'est pas comme si tu étais une laideur à ce que je sache.

Blaise le regarda sans bouger pendant une longue minute, l'air très sérieux, finissant par mettre mal à l'aise Draco qui haussa dignement un sourcil. Puis Blaise hocha de la tête en se mordant la lèvre inférieure, contrarié.

- Okay. Mon meilleur ami est devenu fou. Tout va bien. Nan mais tout va bien.

Draco roula des yeux en poussant un soupir.

- Draco bordel elle ne me connais même pas !

- C'est mieux que si elle te détestait nan ?

- J'peux pas me la ramener comme ça « Hey salut Luna, tu veux sortir avec moi ? ». Pitié quoi.

- Assurément, tu vaux mieux.

- EXACTEMENT !

- Bon courage alors, fit Draco avec un sourire sardonique avant de se replonger dans son livre.

- Mouais, ça aurait été trop beau que tu m'aides hein. Pssst. Les amis y a que ça de vrai.

Draco soupira pour la centième fois avant de le regarder à nouveau.

- Désolé Zab' mais j'ai déjà une pagaille monstrueuse de propres soucis sans me soucier des tiens, je suis sûr que tu trouveras tout seul.

- Voyez-vous ça, susurra Blaise, Draco Malfoy a des problèmes ?

- Mhmmm, c'est toujours cette histoire de livre, ça va exploser dans vraiment pas très longtemps et je sais toujours pas quoi faire avec Harry. Est-ce que je dois aller le voir, attendre qu'il vienne, j'en sais rien.

- Va le voir et explique lui maintenant, avant que ce ne soit plus sérieux entre vous, il se sentira moins trahis et le prendra sans doute mieux.

- Mais bien sûr. Tu vois, en plus tu es futé, tu arriveras à t'auto-sortir de ta situation si dramatique. J'ai foi en toi.

- Rappelle-moi pourquoi je suis ami avec le type le plus égoïste du monde ? Vas-y.

- Parce que je suis adorable ?

Draco papillonna des yeux, une auréole apparaissant dans un « pop » sonore au-dessus de sa tête.

- Mmmmouais.

- Tu as oublié une chose primordiale, je suis Draco Malfoy. A ma naissance, mes parents ont coché la case « sexy à se damner » au lieu de « aidera ses petits camarades ».

Blaise eut un rire jaune forcé avant de lui jeter un regard noir.

- Je détestes tes sarcasmes.

- Je déteste quand tes idées finissent stupides. On est quittes.

- Quelles idées stupides ? s'offusqua aussitôt Blaise

- Aller voir Harry et tout lui raconter par exemple, murmura Draco en détournant le regard.

- Ce n'est pas une idée stupide, crois-moi, c'est la meilleure chose à faire. Même si tu te chies dessus rien qu'à y penser. Moins il est attaché à toi, moins il le prendra mal.

- J'aurais pensé l'inverse. Plus on sera proches, moins il réussira à m'en vouloir.

- C'est l'inconvénient de penser avec son entrejambe. Je veux bien que tu sois très « adorable » Drake, mais ne crois pas que ce soit une histoire que tu régleras par une bonne baise. Tu dois lui montrer que tu es sincère, continua Blaise.

Draco se mordit les lèvres et finit par ranger son livre de Sorts au fond de son sac, avant de se lever. Il prit alors une longue inspiration et osa regarder Blaise.

- Okay. Je me chies vraiment dessus tu sais quoi, mais j'y vais.

Les yeux de Blaise s'ouvrirent trop grands pour paraître réels.

- Maintenant ? Oula, je ne savais pas ma méthode si persuasive…

Draco se contenta de lui envoyer un petit sourire avant de murmurer « Souhaite-moi bonne chance ».

- C'est ça, grogna Blaise.

Et Draco Malfoy disparut, plantant un Blaise Zabini passablement satisfait de lui-même. Il fronça pourtant très subitement les sourcils, sa mâchoire tombant.

- J'y crois pas, murmura-t-il, il a réussi. Cette pustule a encore réussit…

Draco réussissait toujours, il avait les gênes de la réussite. Il savait ramener tout sujet à lui et était de nouveau parvenu à soutirer gratuitement ses conseils à Blaise avant de le laisser dans sa propre mouise.

- Maudit Serpentard, siffla le noir.

XxXxXxXxXxX

Draco Malfoy venait de passer deux heures à essayer de mettre la main sur Harry Potter. Ce ne fut qu'alors qu'il finit par admettre qu'il lui aurait été plus facile de lui parler s'il avait été un Gryffondor. Et le blond en avait été mortifié, d'avoir pendant une mini seconde voulu être un rouge et or. Oh non même pas seulement pour avoir accès à la Salle Commune de Harry, ni au dortoir de Harry, ni à la douche de Harry, non. Après tout, il l'avait croisé beaucoup de fois dans la journée, il allait aux mêmes toilettes qu'Harry (ceux en dehors des dortoirs) et quand il n'avait pas cours avec lui, il s'asseyait déjà à la place qu'occupait Harry. Ce que Draco enviait aujourd'hui aux Gryffons était encore plus honteux, encore plus misérable. Il leur enviait leur courage. En cet instant, il aurait préféré une once de cette immondice plutôt que toute sa ruse. Pourquoi, par Merlin, fallait-il qu'il en soit si dépourvu ? Blaise en avait lui, un petit peu, et ça ne l'avait pas empêché de venir chez les Serpentards, que diable ! Mais non, encore une fois, la faute de Père et Mère, qui avait sans aucun doute possible coché « méprisant » au lieu de « courageux ». Stupides parents. Stupide Gryffondor. Stupide Merlin. Pourquoi n'était-il entouré que d'incapables ?

Draco Malfoy poussa un profond soupir alors qu'il tournait à l'angle du troisième étage, vers le couloir des Enchantements. Son regard tomba alors sur une tignasse brune qui pila juste devant lui.

- Draco ? fit Harry, surpris.

Draco ouvrit la bouche, la referma, et déglutit, désespéré de se savoir toujours aussi trouillard. Alors voilà, c'était au moins la 12ème fois qu'il croisait ce fichu Potter et il n'avait toujours PAS les tripes d'engager la conversation pour lui avouer sa fâcheuse histoire avec un certain livre et il n'avait par ailleurs aucun moyen de fuite comme les 12 premières fois.

- C'est moi, finit par lâcher le blond.

Harry fit alors la moue avant de lui donner une petite tape sur le torse.

- Vas-y nan mais vas-y, fous toi de moi, je te dirais rien.

Draco serra les dents en même temps que les fesses, prenant un air constipé alors qu'il tentait de concentrer toute son énergie à rester maître de lui-même.

- Qu'est-ce que tu fais ici… tout seul ?

- Rien, répondit Harry dans un sourire. Je suis juste sorti de la salle commune pour arrêter de voir Hermione et Ron se récurer la gorge et puis… me voilà, je erre. Et toi ?

Draco continua sur sa lancée du je-fais-la-carpe-haha-regarde-comme-c'est-amusant.

- Et bien… commença-t-il avant de froncer les sourcils. En fait… Je te cherchais.

Harry pinça les lèvres en hochant doucement de la tête.

- Pourquoi ?

Mais il se figea en voyant le regard troublé que le blond posait sur… mais qu'est-ce qu'il regardait comme ça ? … … … Okay, peut-être bien qu'Harry avait son idée mais de là à l'admettre, ce serait du suicide pour ses neurones. Cependant, Harry n'eut pas besoin de se faire l'idée que Draco rougissait en regardant ses lèvres que déjà ses fusibles grillaient quand le Serpentard se lécha les siennes, de lèvres. Une question se posa alors dans l'univers, sur laquelle Merlin, Godric et Salazar se posèrent longtemps un débat, à savoir… Qui des deux garçons avait en cet instant précis le plus chaud ?

Un battement de cils de Draco réussit à éviter à Harry de se faire violer (mais était-ce encore un viol quand le violé n'attendait que ça ?) au milieu d'un couloir plus ou moins bondé. Le blond sembla soudainement revenir sur Terre et il secoua la tête pour regarder les yeux trop brillants de son vis-à-vis. Et il se décida enfin à répondre à sa question.

- Je crois qu'il faut qu'on parle.

Les yeux d'Harry se firent surpris, mais avant qu'il n'ai le temps de répondre quelque chose… d'approprié…, il se sentit tiré et poussé dans la première pièce vide à portée de main. Draco referma aussitôt la porte et jeta un sort sur la porte pour être assuré de ne pas être dérangé. Il prit une bonne grosse inspiration et se décida à se tourner pour faire face au brun. Ledit brun se tenait au milieu du minuscule placard à balai, c'est-à-dire à la fois collé au mur et à 5 centimètres du blond, légèrement mal à l'aise.

- Oh.

Ce fut la seule réponse censée que Draco réussit à donner en prenant conscience de leur proximité.

- C'est peut-être un peu étroit, souffla-t-il.

- Tu as remarqué toi aussi ? ricana Harry

La bouche du blond s'ouvrit d'outrage alors qu'il lui assénait une tape sur la tête.

- Arrête de te payer ma tête Potter. Je pensais que c'était une salle de cours.

- Bon et alors ressors, allons trouver une salle vide plus grande et discutons. Je me sens claustrophobe là-dedans.

Oh vieille, vieille, vieille habitude, Draco ne put s'empêcher de lui lancer un sourire sadique en s'appuyant contre la porte. Harry ferma alors les yeux en croisant les bras sur son torse.

- Malfoy.

- Oui Harry chéri ? Perle de mon existence, accomplissement de mon être, soleil de mon âââââme ?

Brillant, il lui tendit un immense sourire, faisant glousser le brun.

- Bon très bien, je conçois que ce soit ton plus grand fantasme de te retrouver enfermé dans un placard à balai, mais ce n'est pas vraiment le mien d'accord ? Sortons. J'étouffe.

Draco amorça alors un mouvement pour se retourner face à la porte lorsque la parole suivante le fit à nouveau se statufier.

- J'ai chaud ici…

Et le blond dut faire un effort colossal, qui rendit fier Salazar, pour s'empêcher de gémir.

- Bon et il faut que je te supplie ou tu vas daigner ouvrir cette putain de porte ? s'impatienta Harry, indifférent au problèmes psychologiques qui atomisaient chaque cellule grise du Serpentard.

- TAIS-TOI ! siffla le blond, les yeux écarquillés.

- Hein ?

Harry grimaça, un sourcil en l'air.

- Mais…

Draco lui plaqua sa main sur la bouche avant de fermer les yeux.

- Je t'en prie, s'il te plaît, plus un mot.

- Che croyais que tu boulais parler ! grogna Harry contre la paume du blond

« Je vais mourir » fut la seule pensée cohérente qui parvint au cerveau de Draco et qui, par malchance, franchit également ses lèvres.

- Pourfkoa ?

Draco soupira très lentement avant de rouvrir les yeux et de retirer sa main de la bouche du brun en se demandant s'il lui était possible de jouir rien qu'en pensant que sa main avait touché cette bouche.

Le cerveau Serpentard poussa soudainement de grands cris d'alertes, hurlant à l'aide, alors que le blond se penchait vers le visage à la fois surpris et impatient du brun. Leurs lèvres se scellèrent avec délice, étouffant des soupirs d'aises alors que leurs langues se retrouvaient. « Enfin » pensa Harry en se laissant plaquer contre le mur par deux mains puissantes contre ses hanches. Le baiser timide s'approfondit, se faisant plus passionné, plus exigeant. Harry accrocha ses mains sur les épaules de Draco, reprenant à peine son souffle avant de lui voler de nouveau ses lèvres. Il ne sut pas comment, mais il retrouva très vite ses jambes repliées contre les reins du blond, et il ne s'en plaignit pas. Il ne pensait pas vraiment à grand chose pour être tout à fait honnête, trop occupé à sentir encore et encore les quelques pauvres endroits de peau nue du Serpentard contre la sienne. Les mains du blond glissèrent sur ses fesses et il n'arriva pas à se retenir de gémir, brisant leur baiser. Il eut un instant de remords durant lequel il se fouetta intérieurement, pensant que Draco allait comprendre ce qu'il se passait et le repousser, mais toutes ses horreurs disparurent de son esprit quand il sentit la langue du blond descendre sur son cou. Les mains du Gryffondor remontèrent, elles, pour venir caresser la nuque offerte du garçon, ses cheveux, ses joues, pendant que Draco le pressait contre lui. Encore un peu. Encore. Encore. Le Serpentard, fiévreux, revint aussitôt à l'assaut de la bouche du brun.

Ça allait trop vite. Il le savait. Sa conscience le lui répétait. Trop vite. Et ce fut au prix d'un effort effroyable qu'il réussit à se détacher du Gryffondor juste assez pour respirer à nouveau correctement et le regarder dans les yeux. Il déglutit alors avec grande difficulté avant de venir frôler du bout des doigts le visage de l'autre garçon, sa bouche, ses joues, ses paupières.

- Harry, je… murmura Draco

Les excuses butaient dans sa gorge sans réussir à sortir. Il ne voulait pas s'excuser. Il préférerait qu'Harry l'en empêche, de quelque manière que ce soit.

- Qu'est-ce qu'il nous arrive ? chuchota alors le brun, prenant le blond de court.

Il le regarda d'un air un peu à l'Ouest avant de se mordre les lèvres. Il se rapprocha et vint enfouir sa tête dans le cou du Serpentard en lui enlaçant la taille.

Draco pensa qu'il faisait décidément trop chaud dans ce placard et que son esprit était victime d'hallucinations.

Harry pensa que tant que le Serpentard était encore trop sous le choc pour le faire dégager, il n'avait qu'à en profiter un peu. Au point où il en était…

- A mon avis… je sais pas, hoqueta Draco.

Harry resserra son emprise en lui embrassant le cou.

- Tu ne me repousses pas ?

Sa question ressemblait plutôt à une affirmation bienheureuse et l'autre en sursauta. Draco se passa une main sur les yeux avant de se reculer du brun.

- Tu vas me dire que tu dois y aller et disparaître comme un idiot ? demanda Harry, la gorge nouée.

Draco se mordit les lèvres avant de le pointer du doigt.

- Euh… A peu près… Oui… C'était mon idée de départ… Mais… Je suppose que c'était pas la bonne hein ?

Harry fronça les sourcils avant de nier de la tête. Le bruit de la déglutition de Draco résonna alors qu'il baissait les yeux.

- Donc… Je dois faire quoi ?

Harry prit une légère inspiration avant de se redresser et de lui attraper les mains pour les poser sur ses hanches.

- Tu pourrais me prendre par là… Me regarder dans les yeux… Me sourire… Et… Heum… M'embrasser encore ? Et… Ensuite… On pourrait parler.

- Parler de quoi ?

- Tu voulais bien me dire quelque chose non ? C'est pour ça… qu'on est dans le plus petit placard à balai de l'école, dans une situation à la télénovela.

Draco ouvrit de grands yeux, semblant se rappeler soudainement de ce qu'il devait lui dire. Il blanchit avant de retirer ses mains des hanches du Gryffondor.

- Nan. Nom d'une pustule de Gargouilles.

Il se prit le visage dans les mains alors que la bouche d'Harry tombait.

- Quoi ? Quoi quoi quoooi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que j'ai dis ?

- Oh nan. Ça va beaucoup trop vite. Ooooh maudit sois tu Merlin de malheur.

Draco jeta un regard noir au plafond pendant qu'Harry croisait les bras sur son torse.

- Tu m'expliques ?

- Je… devais pas t'embrasser. J'étais censé te parler seulement. Rhô.

Draco ferma les yeux en se frappant le front.

- J'ai encore tout foutu en l'air. Quel con mais quel con. Il aurait dû me rappeler de pas te regarder, je perds mes moyens quand je te regarde, et maintenant toute ma sincérité et ma bonne volonté sont envolée… Pathétique.

Les sourcils d'Harry étaient tellement froncés qu'ils ne formaient plus qu'une ligne de contrariété.

- Je comprends rien merde.

Draco rouvrit les yeux, semblant surpris de trouver Harry devant lui.

- Il… Il faut que j'y aille.

Le Serpentard sortit sa baguette et déverrouilla la porte mais la main du brun le retint à l'intérieur. Draco se retourna alors face à la mine passablement déconcertée du garçon.

- Je viens de te demander de ne pas me dire ça.

Le blond ouvrit la bouche, puis la referma, plusieurs fois d'affilés avant de se pencher et de lui donner un baiser chaste sur les lèvres. Et puis il disparut. Harry cligna des yeux, estomaqué de s'être ainsi fait planter, et se laissa aller contre le mur.

- Maudit Serpentard.

XxXxXxXxXxX

Luna Lovegood était une jeune fille des plus innocente, naïve et tête en l'air, c'était d'ailleurs ce qui, d'après Blaise Zabini, faisait tout son charme. Luna pouvait aussi bien passer inaperçue un jour et attirer tous les regards le lendemain, cela ne changeant jamais son attitude solitaire qui lui coûtait un nombre d'amis très réduits. Beaucoup de gens la trouvait folle, dérangeante ou juste trop bizarre, ainsi, on l'évitait et cela ne lui faisait aucun mal. Pourtant l'une des plus grandes amies de Luna Lovegood n'était autre que Ginny Weasley, l'une des filles les plus en vues de Poudlard par la population masculine hétérosexuelle. La logique n'avait jamais été le propre de l'école de toute façon. Ainsi, Luna connaissait la plupart des beaux mâles de Poudlard par les descriptions de sa jeune amie, qu'elle écoutait de temps à autre sans jamais donner d'avis propre. Ce fut parce qu'elle ne l'écoutait plus vraiment que Luna avait raté depuis 3 semaines déjà la toute nouvelle proie que Ginny s'était mis en tête, proie qui se faisait appeler depuis le jour de sa naissance par le doux nom de Blaise Arnold Mordicus Zabini.

Si bien que ce dimanche après-midi, elle ne savait pas vraiment qui était ce jeune homme qui venait vers elle alors qu'elle étudiait ses runes dans l'une des nombreuses salles d'études. Sa cravate lui indiqua seulement qu'il était de chez Serpentard quand il fut assez près pour s'asseoir en face d'elle.

- Bonjour, murmura-t-il de sa voix grave.

La jeune fille lui tendit alors un sourire poli illuminant ses grands yeux, avant d'agiter son bras couvert de bracelets pour rabattre une mèche blonde derrière ses oreilles.

- Bonjour Zabini.

Elle lui accorda un autre de ses regards un peu fou avant de baisser à nouveau les yeux vers ses runes.

- Très bien jeune fille, je ne vais pas y aller par quatre chemins tu sais, ce qu'il y a c'est que je ne suis pas venu à ta table par hasard. Ça risque de te paraître… très bizarre et… peut-être un peu effrayant, je te l'accorde. Si ça m'arrivait, je ne saurais vraiment pas comment réagir en fait mais… le truc c'est que… tu me plais Luna. Tu me plais vraiment beaucoup. Alors oui oui oui je sais qu'on ne se connaît même pas et qui sait peut-être qu'un jour avec moi et tu ne pourras jamais me supporter, cependant je veux essayer. Bon dieu si tu savais comme tu es bien faite, ça me tue. Je veux sortir avec toi. S'il te plaît ?

Blaise tendit un léger sourire à une Luna prise dans sa lecture. Ce fut à ce moment-là qu'il se dit que s'il laissait passer ces mots au lieu de les restreindre à de la simple pensée, alors peut-être qu'il aurait plus de chance. Non ?

Et il poussa un profond soupir qui attira à nouveau l'attention de la blonde.

- Dis, tu savais que les Ronflaks Cornus hibernent pendant une durée de 5 mois de Octobre à Février ? Beaucoup de gens l'ignorent.

Blaise cligna des yeux avant de se prendre le menton dans ses mains.

- Je… je l'ignorais oui.

- J'ai toujours pensé que les Ronflaks Cornus étaient des créatures passionnantes, c'est vraiment dommage qu'on ne les étudient pas en Soins aux Créatures Magiques.

- Ou-oui, sans doute.

- Je crois que c'est parce que beaucoup pensent qu'ils n'existent pas, tout ça parce qu'ils ne les voient pas. Tu sais, je suis persuadée qu'il faut un certain pouvoir pour les voir. Un peu comme les Sombrals, les gens pensaient qu'il n'y avait que les fous pour les voir jusqu'à ce qu'ils comprennent leur signification. Et encore maintenant des gens m'évitent parce que je les vois. Je me souviens de quand Harry Potter les a vu aussi, oh ça m'a soulagée tout de même de ne pas être la seule.

- Je les vois aussi tu sais.

- C'est vrai ?

- Oui

- Et les Ronflaks Cornus ?

- Euuh non. Je… En fait je ne sais pas à quoi ça ressemble.

Luna fit la moue, fronçant les sourcils en posant sa mâchoire dans ses mains.

- Moi non plus. C'est embêtant, j'aimerais tellement en voir une fois.

- Comment tu connais leur existence si tu ne les a pas vu ?

- Mon oncle en a vu. Mais il a dit qu'ils étaient indescriptibles. C'est vrai, il y a des choses qui ne s'expliquent pas, d'autres qui ne se décrivent pas.

Blaise acquiesça en silence alors que Luna se penchait à nouveau vers son livre, le regard ailleurs.

- Luna ?

La Serdaigle lui jeta un regard interrogatif qui le glaça de peur. Très bien il pouvait toujours lui demander l'heure, ou le nom de son oncle, ou où est-ce qu'il avait vu ces fameux Ronflaks Cornus, ou si elle aimait les bonbons à la menthe, ou encore…

- Est-ce que tu voudrais bien sortir avec moi ? … … … le week-end prochain à Pré-au-Lard ?

Le Serpentard commença à paniquer devant l'air absent de la jeune fille qui se contentait de le regarder d'un œil neutre.

- On pourra discuter des Ronflaks, balbutia Blaise en se ratatinant sur sa chaise. Tu pourras… me parler plus de ton oncle, euuuh, comment il s'appelle et tout et tout… tu sais…

Luna plissa alors ses immenses yeux bleus, leur donnant ainsi une taille un peu plus normale, penchant par le même fait sa tête sur le côté dans une pose tout à fait « adorable » aux yeux du noir d'en face.

- C'est un rendez-vous galant ? demanda-t-elle abruptement

Blaise déglutit en se grattant le menton avant de hocher de la tête avec un sourire crispé.

- Un peu oui…

Luna se redressa pour lui tendre un sourire dévoilant toutes ses dents.

- D'accord.

Là ce furent les yeux de Blaise qui s'ouvrirent très grands.

- C'est vrai ? Tu acceptes ?

- Oui.

Et Blaise se retint de justesse de se lever, brandir son poing en l'air, pousser un rugissement de triomphe à faire pâlir de honte Salazar et entamer une danse de la victoire.

Luna quant à elle, en acceptant ce rendez-vous galant ne se doutait absolument pas qu'elle venait d'aller à l'encontre de l'une des règles de bases de l'amitié féminine qui lui interdisait de sortir avec le garçon que souhaitait sa « meilleure amie ». Aussi, fut-elle très surprise devant la crise de larmes et de cris de Ginny Weasley le soir même.

XxXxXxXxXxX

Lorsqu'il vint s'asseoir ce soir-là à sa table de la Grande Salle, Blaise Zabini apporta avec lui un sourire conquérant qui lui allait à ravir et qui rendit toutes choses une bonne tripotée de jeunes donzelles en détresse de ne toujours pas se remettre de l'homosexualité déprimante à la fois de Draco Malfoy et de Harry Potter, Golden-Boys-en-Chefs du collège. Blaise poussa un profond soupir de satisfaction en se laissant choir à côté de son blondinet d'ami qui échappa un léger sourire.

- Allons donc, qu'est-ce qu'il t'arrive mon bon Blaise ?

Ledit noir se servit généreusement du poulet avant de se tourner vers lui, cuisse à la main.

- Figure-toi que j'ai rendez-vous avec la plus jolie fille de Poudlard samedi pour Pré-au-Lard.

Draco ouvrit de grands yeux joyeusement étonnés.

- Tu as réussi à aller la voir ?

- Oui monsieur, là tantôt en salle d'étude. Tu comprends, puisque Hermione a réussi sa part du pari, le seul truc que je pouvais faire pour ne pas me manger un sale vent demain midi, c'était de lui demander avant demain midi.

- En effet, ça semble logique.

- Bien sûr, c'est mon idée. Je suis génialissime Draco, je suis une base, vive moi.

Draco se passa une main sur les lèvres, cachant son fou rire au Serpentard qui se servait des patates.

- Meilleur que moi ça n'existe plus depuis que Merlin y a laissé sa peau.

- Je crois que ta plus grande qualité reste encore la modestie.

- Oui, c'est exactement ça. En plus d'être le meilleur j'ai su rester modeste. Une BASE je te dis moi. D'ailleurs, je vais faire de Modeste mon prénom. A présent, tu pourras m'appeler Modeste Zabini. Ça sonne bien je trouve.

- Ça y est tu as fini ?

Blaise lui mit la paume de sa main devant le nez avant de fermer les yeux.

- Donne-moi encore deux secondes pour savourer.

Draco leva les yeux au ciel en lui faisant signe de continuer.

- Okay okay je suis vraiment trop fort. Ils peuvent tous aller se rhabiller ces fils de Scroutts qui ne savent pas draguer. Je suis une bête tu sais mon gars !

Et avec un dernier soupir, Blaise entama son poulet.

- Chayé jé finich, fit-il la bouche pleine.

Draco lui tendit un soupir constipé avant d'avaler une nouvelle gorgée de jus de citrouille.

- Bon et toi alors, tu en es où avec…

- Chuuuuut. Pas de ça à table, siffla Draco en lui jetant un regard significatif.

Et ce ne fut que là que Blaise remarqua enfin que bon nombre des élèves les plus proches d'eux tendaient l'oreille dans l'espoir de surprendre quelque conversation ragotante. Le Serpentard referma alors la bouche et hocha de la tête.

Ils finirent donc de manger en se racontant les plus quelconques banalités, Blaise enregistrant très bien que Draco n'avait pas lancé un seul misérable regard vers les Gryffondors, alors qu'il savait très bien qu'il en mourrait d'envie, et que Harry, lui, n'avait pas cessé de fixer le blond. Le cerveau du noir tournant à plein régime, il finit par se dire que cette situation était vraiment très étrange, mais il ne dit rien et se conserva pour la fin du repas, qu'il tenta de faire venir le plus vite possible. Non, Blaise Zabini n'était pas curieux, il était simplement inquiet pour son meilleur ami, nuance !

En revanche, Harry Potter, Survivant de son état, était curieux et s'était résigné depuis bien longtemps à tenter de nier la chose. C'est donc à cause de cette manie maladive qu'il sortit très vite de table en voyant deux certains Serpentards refermer la porte de la Grande Salle derrière eux. Il avait réfléchi, oh que oui, c'était incroyable combien il avait réfléchi et il devait parler à Draco. En fait, il ne savait pas encore ce qu'il devrait lui dire, il avait sans doute encore un peu besoin d'y penser, mais la tentation de venir écouter ce que les deux garçons pouvaient se dire loin des oreilles indiscrètes étaient bien trop forte. Harry se glissa donc au dehors, espérant que personne n'avait remarqué sa disparition. Et en effet, Ron et Hermione n'étant mystérieusement pas descendus manger, personne ne se souciait vraiment de Sieur Survivor. Personne ? Non, un petit vieillard résistait encore et toujours à l'envahisseur… … … Rien n'échappait jamais à Dumbledore, surtout ces derniers temps si « rien » concernait Draco Malfoy et Harry Potter, de près ou de loin. Bref, Harry se glissa au dehors, jetant des coups d'oeils curieux autour de lui avec une pointe de déception. Ils avaient déjà filés.

- Nom d'une vieille gargouille agonisante DRACO !

- PAS SI FORT BORDEEEEL.

Harry cligna des yeux alors qu'un immense sourire vainqueur s'emparait de ses lèvres et il se dirigea à pas de loups vers les exclamations, percevant des chuchotements pressés. Il s'arrêta enfin devant une porte close et plissa les yeux en fouillant ses poches. Ah ! Comme il vénérait ces chers jumeaux Weasley, eux qui avaient si bien su donner leur savoir, leur intelligence suprême, leurs nuits blanches au service d'autrui. Ils devraient définitivement être canonisés pour être les inventeurs de ces si bénéfiques Oreilles à Rallonges. Harry eut un sourire ému en en sortant une de sa poche pour la glisser sous la porte, les voix des deux amis Serpentards lui parvenant subitement très bien.

- … stupide.

- Sac à gargouilles, Drake ! Des fois je me demande si tu ne le fais pas exprès.

- Lamentable, oui, pitoyable, je sais, pathétique, c'est bon.

- Tu cherches la merde tu le sais ça ?

- OUI OUI OUIIIIII. Bon et maintenant, je fais quoi ?

- Pssss.

Il y eut un moment de silence durant lequel Harry fronça les sourcils, croisant les doigts pour une X raison qu'il ne cherchait pas à deviner pour l'instant.

- Okay. Ce qui est fait est fait. Maintenant, tu vas me faire le plaisir d'arrêter de jouer et de tout dire à ce fichu Potter.

- Mais… Je ne joue pas.

- Il faudrait savoir merde. Tu me dis que tu es amoureux, et ensuite tu as vu comment tu traite Harry ? Il y a de quoi devenir fou. En plus tu le sais qu'il est fragile ce satané Gryffondor et franchement…

Harry arracha brusquement son Oreille à Rallonges pour la fourrer dans sa poche, le regard vide. Il se passa une main sur le visage avant de prendre une légère inspiration. Il n'avait pas les larmes aux yeux, non. Il n'avait pas du mal à respirer, complètement faux. Il n'était pas en train de trembler, illusion d'optique mes amis. Il n'avait pas le cœur brisé. Cœur brisé ? Pourquoi DIABLE, aurait-il le cœur brisé ? Mais enfin c'était insensé ça tout de même, ce n'était pas comme s'il était amoureux d'un garçon qui visiblement en préférait un autre… Naaaaan. Jamais.

Harry donna un léger coup de pied contre le mur avant de détaler comme un lapin, disparaissant 10 secondes avant que la porte ne s'ouvre sur un Draco soucieux.

Maudits soient ces Weasley et leurs maudites maudites maudites Oreilles à Rallonges.

XxXxXxXxXxX

Hermione descendit prestement les quatre dernières marches qui séparaient son dortoir de la Salle Commune, pour rejoindre Ron, assis nerveusement sur le canapé devant le feu, qui déchiquetait son accoudoir. La brunette se planta alors devant lui et lui tendit trois gallions avec un léger sourire.

- Voilà.

Le regard bleu du garçon tomba sur l'argent et sa mâchoire se crispa.

- Demain, continua Hermione, on aura qu'à dire que finalement ça ne marchait pas et comme ça j'aurais le plaisir de voir Blaise se ridiculiser devant tout Poudlard.

Ron hocha doucement de la tête, sans amorcer le moindre mouvement vers les pièces tendues.

- Merci, d'avoir accepté de faire ça pour moi, finit enfin Hermione avec un soupir.

- De rien, murmura Ron.

Et un léger silence tomba entre eux avant que la jeune fille n'ai un léger rire nerveux.

- Y en a qui sont morts en attendant comme ça.

Elle désigna les pièces du menton alors que le roux se levait et lui refermait le poing.

- Hermione…

La jeune fille roula des yeux et se frotta le nez en regardant le sol d'un air très intéressé.

- Tu sais, je crois que là on est allé déjà très loin dans la stupidité. Et je crois que si j'accepte ça, je vais franchir la barrière de l'irrécupérable.

- On avait un marché et…

- Mais merde 'Mione, stop ! coupa subitement Ron, étonné de sa propre audace. J'ai plus envie de jouer. J'ai envie de sortir vraiment avec toi.

L'air définitivement sérieux de Ron fit se figer Hermione, qui, dans un langage tellement plus vulgaire, se chiait dessus. Pourtant, le temps au garçon de cligner des yeux suffit à la demoiselle pour se ressaisir et plaquer ses lèvres contre les siennes. Aussi, lorsqu'il rouvrit les paupières, les yeux de Ron s'ouvrirent en très grands, avant de se refermer avec délice.

Ce fut pourtant à cet instant que la porte de la Salle Commune s'ouvrit avec fracas, les faisant sursauter puis se reculer l'un de l'autre. CONSPIRATION pensa aussitôt Ron. Mais enfin ! C'était devenu une habitude ou quoi ?! Pourquoi fallait-il TOUJOURS que son si cher Harry apparaisse en larmes à chaque moment intéressant de sa dernière scène avec Hermione… sa petite amie. Oho, il y avait quand même du bon là-dedans mes frères. Héhé. Soit, ce fut avec de longs soupirs que Ron concéda à s'approcher du brun qui avait exactement la tête qu'il avait lui-même quand sa mère le privait de dessert pour avoir crier trop fort à table alors que Fred et George lui faisait une nouvelle mauvaise blague mettant en scène araignées et ours en peluche.

- Qu'est-ce qu'il t'arrive Harry ? demanda gentiment Hermione.

- Rien, je vais bien d'accord ? Je vais BIEN. Je ne suis jamais allé aussi mieux de toute ma vie, c'est assuré.

Il se releva de son fauteuil pour les pulvériser tous les deux du regard, les défiant de dire le contraire.

- J'ai pourtant l'impression qu'il s'est passé quelque chose de primordial là… continua Hermione

- Primordial ? Non ce n'est pas primordial. Ce n'est rien du tout même. Il n'y a rien. Rien tu m'entends ? Je vais bien !

- Très bien, d'accord, je…

- IL EST AMOUREUX HERMIOOOONE ! coupa Harry d'un air désespéré.

Les yeux et les bouches d'Hermione et de Ron s'ouvrirent simultanément.

- Hein ? De qui tu parles ?

- De Draco nom d'une goule pouilleuse, de qui d'autre veux-tu que je te parles ?

- Oh. Et… Ce n'est pas bien ?

Harry se figea et la dévisagea avant de s'humidifier les lèvres.

- Hum. Je viens seulement de te dire que mon mec est amoureux d'un autre. Oui c'est vrai que c'est bien. C'est fantastique, merveilleux. Pourquoi diable suis-je énervé hein ? D'ailleurs je ne suis pas énervé, puisque tout va bien.

- T…Ton mec ? répéta Ron

- J'ai dit ça ? fit Harry, choqué

- Harry, tu l'aimes ? demanda Hermione

- CE N'EST PAS LE PROBLEME HERMIONE ! Le problème là, c'est que lui, non.

Harry poussa un long soupir exaspéré.

- Je l'ai entendu okay ? J'ai entendu Blaise lui dire qu'en gros, s'il était amoureux, qu'il arrête de jouer avec moi.

Le brun ferma les yeux avant de se taper le front.

- Je suis stupide. Non mais vraiment les gars je suis stupide. Il y avait vraiment que moi pour croire à un truc entre ce connard de blond et moi hein ? Pfff allez laissez tomber vous comprenez rien de toute façon.

Et sans un regard de plus, Harry fila dans son dortoir, claquant violemment la porte alors que Ron hochait doucement la tête.

- Je suis largué, lâcha-t-il.

- Laisse-moi faire…


Hello hello tout le monde.

Today, je me sens d'humeur à parler, je vous préviens v.v

Ben dîtes... ça fait un sacré bail que j'avais pas posté /dead/. Si vous saviez comme j'en suis navrée. Faut dire que mon mois de juillet à été très chargé, sans vous raconter ma vie (je suis pas là pour ça non plus et vous non plus) j'ai pris de longues vacances bien méritées mais où il m'était hélas impossible d'écrire et puis... dernièrement, le jour de mon anniversaire en fait, (aaaah ouais j'ai 16 aaaans c'est classe hein...) j'ai reçu ce cher bouquin intitulé Harry Potter 7 (Vous imaginez combien j'ai été z'émue de voir le DERNIER HP sortir le jour de mon anniversaire bouuuuh) et il faut donc que je m'empresse de le lire. Sauf qu'il est un peu en anglais l'idiot donc ça me prend 1000 fois plus de temps v.v (mon dico est devenu mon meilleur ami cette semaine mais ah que ça fait du bien de voir écrit Draco au lieu de cet abomniable Drago et ce bon vieux Snape à place de Rogue (en même temps, il y a pire, figurez-vous que j'ai vu HP5 au cinéma (excellent soit dit au passage) en Belgique, VOST français et flamand ainsi j'ai appris que chez les néerlandais, Neville s'appellait Maurice xD). Dooonc... je viens à peine de boucler ce treizième chapitre que je vous poste sans qu'il ne soit passé par la case bêta-lectrice, désolée mais hé, c'était ça ou vous attendiez encore une semaine... J'espère seulement ne pas avoir fait trop de fautes.

Autrement, je ne sais pas si vous l'avez remarqué, mes frères et soeurs, mais ça sent la fin. Nan pas des haricots, ni du monde, mais de la fic. Héééé oui. Je vous préviens qu'il ne devrait rester que deux chapitres à cette histoire, trois peut-être mais sûrement pas plus. Ce n'est vraiment pas le genre d'histoire de 80 chapitres qui vous racontera la vie d'Harry et de Draco post-poudlard et post-livre volé... Voilà.

Enfin je vais finir en m'excusant encore pour les quelques reviews auxquelles je n'ai pas pu répondre, mais revenant vers l'internet je n'avais pas le courage de répondre à tout le monde. Moi ? fainéante ? Oh si peu... Cependant, je vous remercie vraiment du fond du coeur, tous vous... Aaaah je vous aime vous savez ? Et donc wala, si ça vous dit, ce serait gentil de reviewer. Ah c'est sûr que ce serait vraiment funny si tous les petites gens qui sont venus lire pouvez juste cliquez sur Go, même juste pour dire "Salut." et "Ce chapitre était décevant/nul/bof/bon/très bon/hilarant" suivi de "A+" (et vous pouvez même copier coller ça hein... nan ?) mais je sais que c'est quasi impossible donc... je demanderais seulement à ceux qui en ont envie... :) allez quoi...un petit 500 ?

Aaaaah. Bon dîtes les amis, je vais me taire maintenant hein ? ça va finir par être plus long que mon chapitre... v.v

J'attends vos commentaires ;) à bientôt

Schmarti'z