~ Comment te sens-tu aujourd'hui ? ~ 13

BPOV

- Quoi ? Vu son air innocent, je lui donnerai presque le bon dieu sans confession. Allez continuons, enfonçons le clou.

- Oui, Edward, il faut que tu t'avoues à toi-même ton inclinaison profonde, tu sais, je peux te comprendre. La plupart des Américains ont beau être ultra-religieux, racistes, sexistes et homophobes, j'ai été mieux élevée que cela. Je peux être ton amie, si tu veux. Faisons un pas vers lui, je vois dans ses beaux yeux émeraudes qui ne seront jamais à moi qu'il est perdu, une main tendue c'est simple et en plus je pourrais toucher sa peau douce, arrête de te faire mal Bella, un gay est un gay et le restera point.

- Tu regardes Sex and the City ? Mais qu'est-ce qu'il me fait ? Il voit pas que j'ai l'air d'une andouille avec ma main dans le vide ? Même me toucher ça le révulse. Sex and the City ? Comme si j'avais accès à la télévision dans l'une ou l'autre maison.

- Je vois pas le rapport, mais non. A Phœnix, on regardait tout le temps le base-ball parce que mon beau-père est joueur professionnel et ici on regarde tout le temps le base-ball parce que mon père ne sait pas changer de chaîne, pourquoi ? Je suis si repoussante ? Prends moi la main andouille.

- Parce que Carrie Bradshaw a un copain homo et sa copine brune aussi, d'ailleurs dans le deuxième film ils finissent par se marier et…Mais qu'est-ce que c'est que ce babillage à la noix ? Il va falloir que je m'habitue, avoir un ami gay c'est plus fatiguant qu'une bande de filles. Je vais le cadrer dès le départ.

- Mais je te dis que JE NE CONNAIS PAS Sex and the City, tu veux que je fasse un écriteau ? Puisqu'il fait la femme dans notre couple, je vais m'imposer avec ma grosse voix caverneuse, en plus j'ai l'impression qu'il aime ça.

- Bon reprenons à zéro, ça te ferai plaisir d'être amie avec un homo ? Je préférerais qu'il soit hétéro tout court, mais comme j'ai rien d'autre à faire dans ce trou et qu'il a peut-être un ordi potable chez lui vu sa voiture, je peux toujours tenter le coup.

- Je t'ai exposé en détail à quel point je suis une fille OUVERTE et COOL tendance démocrate, il y a deux secondes. Y a pas à dire, il est gentil, faut tout répéter.

- Tu serais prête à jouer le jeu pour que ma réputation soit sauve et faire semblant de sortir avec moi ? Plutôt mon neveu ! Toutes les filles du bahut vont être vertes de jalousie et ça va repousser les parasites du type mon ami qui tire et langue et qui remue sa qu…

- Euh, bien sûr, mes véritables amis peuvent tout me demander. Tu parles, j'ai jamais eu de véritables amis, trop facile.

- Mais au fait, tu n'es pas avec Jasper ? J'ai pas envie d'avoir ce grand gaillard qui me tombe dessus, moi.

- Avec Jasper ? Eh oui, chéri, j'ai bien remarqué ton manège de tout à l'heure. Ah oui, Jasper. Hum. C'est plus compliqué que ça avec Jasper, comme il est bi…La vache, si je m'attendais.

- Jasper est bi !

- Bah, oui, je croyais que rien ne te choquait et que tu étais une fille ouverte ? Alors celle-là je l'ai pas vu venir.

- Oui, bien sûr. Ça y est il s'assume, ça fait plaisir.

- Donc, je disais, Jasper est bi alors, des fois c'est moi, des fois c'est Alice. Je le soupçonne d'être amoureux d'Alice. Entre nous, ce n'est que sexuel. Ça ne compte pas. Je me sens un peu dépassée. Ils connaissent pas la jalousie ou c'est un concept dépassé chez les Cullens ?

- Pauvre de toi, tu n'as pas de compagnon qui t'aime ? Je ne peux pas m'empêcher de passer mes bras autour de son cou pour compatir poser ma tête sur sa poitrine et il m'attire et me sert fort, mmmm, très fort. Je me sens bien dans ses bras musclés mais pas trop, juste comme j'aime.

- Bella ? Quand il dit mon prénom tout mon épiderme frémit.

- Humum. Faisons semblant d'être concentrée.

- On pourra commencer quand ? Commencer quoi ?

- Hein ? Quoi ? J'ai beau essayer je suis perturbée par sa proximité, qu'est-ce qu'il fait froid dans ces bois, je suis toute refroidie moi et lui aussi.

- A faire semblant de sortir ensemble. Il faut que nous rentrions, je vais lui faire attraper la mort à le traîner dans les sous-bois humides.

- Quand tu veux, Edward. Viens, il faut rentrer. Nous allons attraper froid sinon à se tenir debout sans bouger. Bigre, sa main est glacée. Il faut se dépêcher. Je ne voudrais pas que tu attrapes une pneumonie.

- Oui, Bella. Qu'est-ce que ça fait du bien quand il m'obéit.

J'ai oublié de vous signaler que j'ai rassemblé quelques parodies de Twilight en vidéo sur mon profil, dont une qui reprend quasiment mon fil conducteur. Pour anglophone averti, mais l'image et le son suffisent à faire rire.

Et merci, merci, merci. 190 lecteurs anonymes et des revieweuses irréductibles. Je comprends ce que ressent un chanteur quand il fait un hit, c'est grisant. J'espère que ma carrière sera plus longue que David et Jonathan: qu'est-ce que tu sens pour les vacances? Elle est limite celle-là, c'est la dégringolade assurée au tournant.