Quelques semaines de préparations morales intensives avaient eu raison du courage des mercenaires du Shérif. Ils étaient plus calme et le moindre bruit les faisaient sursauter. Plusieurs avaient mis fin à leur contrat. Isabella et Morganne profitait de cette période de calme pour discuter de longues heures. La jeune femme lui avait raconté sa rencontre avec David sans omettre un seul détail de ses pensées à ce moment là. Morganne avait beaucoup rit et avait raconté quelques uns de ses souvenirs d'enfance. Isabella avait beaucoup rit en imaginant son futur mari, enfant, se faisant durement réprimé par ses parents à cause de ses trop nombreuses bêtises. Le mois de Décembre venait de commencer. Le froid avait gagné la campagne. Le Shérif était d'une humeur massacrante. Il avait décidé d'avancer la récolte des impôts. La population était saignée à blanc. Isabella avait eu beaucoup de travail les nuits passées. Elle avait décidé de s'accorder un peu de repos en cette soirée. Après avoir passé la majeure partie de l'après-midi avec Morganne, elle se dirigea vers sa chambre. Elle ouvrit la porte. Elle pensait à David, espérant pouvoir bientôt se libérer bientôt pour lui rendre une visite. Elle poussa la porte et étouffa un cri. Aurélia était par terre et sa chambre totalement retournée. Elle ferma la porte et se dirigea vers sa jeune servante.
« - Aurélia ? Réponds-moi !
- My Lady. Dit-elle faiblement. Des hommes masqués … Ils sont venus fouiller votre chambre.
- Aurélia, qu'ont-ils trouvé ? Réponds-moi !
- Je suis tellement désolé, my Lady. Votre masque … Il ont trouvé votre masque.
- Non ! »
Isabella courut vers le petit coffret renfermant ses bijoux. Il était éventré. Ses quelques bijoux étaient par terre. Ils devaient chercher des documents importants et ils sont tombés sur le seul élément qu'il n'aurait jamais du trouver. Elle réfléchit à la vitesse de l'éclair. Elle regarda sa jeune servante. Elle attrapa deux sacs. Elle mit ses bijoux et ses papiers dans un sac avec deux ou trois robes et chemises. Elle enleva sa robe de velours rouge et passa sa tenue de Nigthwatchman. Elle sortit ses armes. Au moins, ils ne les avaient pas trouvées. Elle s'arma complètement. Elle releva Aurélia. Son regard était grave et déterminé.
« - Nous allons aller à la cuisine. Tu vas récupérer quelques affaires et ce que tu as de plus précieux. Allez !
- Où allons-nous nous réfugier ?
- Je ne vois qu'un endroit. Allez ! Viens ! Appuie-toi sur moi ! »
Isabella attrapa les deux sacs. Elles se dirigèrent vers la cuisine. Elles rassemblèrent les quelques biens de la jeune servante et se dirigèrent vers l'évacuation des ordures. Entendant des cris dans le château, Isabella comprit qu'on la recherchait. Les voix se rapprochaient. Elle poussa Aurélia vers le passage.
« - Tu vas descendre par là. Je veux que tu prennes le passage derrière la grille de l'évacuation des eaux de la porte Sud. Ensuite tu cours jusqu'à Sherwood.
- Mais vous ? Qu'allez-vous faire ?
- Ne t'occupes pas ! C'est un ordre ! Vas t'en ! »
Elle eu juste le temps de refermer le passage derrière sa servante que des gardes arrivaient dans la cuisine. Elle remonta sa capuche et son foulard et grimpa sur les remparts. Grégory menait ses gardes dans la cour. Il vit la jeune femme et la pointa d'un doigt rageur. Isabella sortit son épée et recommença à courir. Une troupe de gardes lui barra le passage. Elle se retourna et vit Grégory avec ses hommes. La seule issue était de sauter dans la cour. Elle se rapprocha du bord et sauta. Elle tomba avec fracas attirant de nouveaux gardes sur elle. Elle vit Morganne sortir sur le palier de la porte principale. Elle vit son regard incrédule quand son regard se posa sur son visage non masqué. Isabella enleva sa capuche et se prépara à combattre. Elle n'avait plus d'alternatives. Elle passa son épée au travers d'un garde qui l'attaquait par derrière. Elle récupéra son épée. Une arme dans chaque main, elle enchaînait les esquives et les attaques de tout côté. Bientôt un mercenaire trouva une faille et la déséquilibra d'un cou de poing dans la mâchoire. Elle se retrouva face à Grégory, une épée sous la gorge. Plusieurs épées se levèrent pour l'empêcher de faire le moindre mouvement. Elle jeta l'épée du garde et rengaina la sienne. Grégory marcha vers elle avec un sourire cruel.
« - Enfin ! Le célèbre Nigthwatchman ! Alors, ça fait quoi d'être prise comme un rat, ma chère Isabella ?
- Profitez de votre chance. Elle ne durera pas longtemps.
- C'est-ce que nous verrons. Emmenez-la dans les cachots et faîtes appeler le bourreau ! Dit-il d'un air mauvais. »
Isabella ne bougea pas. Ils allaient voir le courage de la famille de Locksley.
Aurélia avait suivit les instructions de sa maîtresse à la lettre. Elle avait courut dans la forêt, appelant à tue-tête à l'aide. David et Luke cherchait du gibier dans la forêt. Il n'était pas simple de se nourrir en hiver. Ils entendirent les cris d'Aurélia et se précipitèrent. David craignit le pire en entendant les cris désespérés de la servante. Ils la trouvèrent épuisée par sa longue course. David l'attrapa au moment où elle s'effondrait sur le sol.
« - Aurélia, c'est David de Clun. C'est David ! Que se passe-t-il ?
- Isabella … Lady Isabella … Son masque … Ils l'ont trouvé …
- Où est-elle ? Où est Isabella ? Demanda-t-il incapable de se contrôler.
- Là-bas. Elle m'a dit de venir. Elle est restée pour me protéger.
- Luke, tu l'emmènes au camp. Dit-il en se levant.
- Où vas-tu ? David ?
- Isabella est toute seule là-bas ! Je peux pas la laisser ! Reprit-il en commençant à courir.
- C'est de la folie furieuse.
- Je ne l'abandonnerais pas ! »
Luke n'eu pas le temps de rajouter quoique ce soit. David courait déjà vers la ville. Il se doutait bien qu'Isabella ne pourrait pas tenir longtemps seule face aux garnisons du Shérif. Peut-être même était-elle déjà en leur main. Dieu sait ce qu'il lui faisait subir en ce moment même ? David connaissait trop les chevaliers noirs pour savoir que ce n'étaient pas des enfants de chœur.
Luke se dirigea le plus vite possible vers le camp en portant la jeune Aurélia dans ses bras. Il la déposa sur une couche et expliqua rapidement la situation aux autres. Djaq, Will et Much se préparèrent. Luke resterait avec les enfants et Aurélia. Ils se mirent en route vers la ville. Le temps pressait. S'ils avaient fait le moindre mal à Isabella, David serait capable de faire une énorme bêtise et un carnage sans précédent. Djaq vérifia qu'elle avait bien de quoi soigner des blessures légères dans son sac en même temps qu'ils couraient à travers Sherwood. Pourvu qu'ils arrivent à temps !
Dans les geôles du château, on entendait les gémissements de douleur du Nigthwatchman. Isabella résistait tant bien que mal aux même question revenait comme une incessante litanie. Elle secouait invariablement la tête. Elle ne devait rien dire.
« - Où sont-ils ? Où sont les hors-la-loi ? Où est David de Clun ?
- Pourquoi tenez-vous tant à le savoir ? Parvint-elle à murmurer. Ils vous manque tant que ça pour que vous désiriez à ce point connaître son repère ? »
Un revers de la main de Grégory s'abattit sur sa joue.
« - Ma patience à des limites ! Murmura-t-il à son oreille. Je pourrais bientôt me lasser de jouer avec vous !
- Il est vrai que nous nous amusons comme des fous. Dit-elle en serrant les dents, alors que la corde autour de ses poignets se resserrait.
- Je crois que je vais demander à Harry de venir me remplacer. Il a une envie folle de connaître le goût de votre peau.
- Vous êtes un malade !
- Les compliments ne sont plus de mises ma chère. Pour la dernière fois où sont-ils ? »
Pour toute réponse, elle lui cracha au visage. Il passa sa main sur sa joue et eu un horrible rictus.
« - Bien comme vous voulez. Faites chercher Lord Harry. »
Isabella le regarda avec défi.
« - Je préfère mourir que de subir cet affront.
- Ne vous en faîtes pas ma chère. C'est juste un contretemps. Il nous faut un peu de temps pour préparer la potence. »
Isabella se sentit vidée de l'intérieur. Ainsi c'était la fin ! Elle devait subir cet affront avant. Ses pensées se tournèrent vers David. Elle ne le trahirait pas. Elle aurait voulu ne pas avoir résisté toutes les fois où elle était dans ses bras. Des larmes vinrent perler à ses yeux. Elle ne voulait pas que ça se finisse comme ça. Elle ne voulait pas mourir. Elle entendit le pas lourd de Lord Harry. Elle vit son regard concupiscent sur elle. Elle respirait de plus en plus vite. Il donna l'ordre à tous les gens présents de sortir. Puis il s'avança vers la jeune femme. Sa poitrine se soulevait au rythme de sa respiration. Il regarda la jeune femme avec un désir furieux dans les yeux. Elle soutint son regard avec toute la force et le courage dont elle était capable. Elle résisterait tant qu'elle le pourrait. Il s'avança et se jeta sur les lèvres de la jeune femme. Elle laissa ses lèvres hermétiquement fermées, alors qu'il tentait de la faire répondre à son baiser forcé. Elle bougea sa tête pour se dégager de son haleine fétide. Il emprisonna avec violence un de ses seins dans sa main. Isabella le mordit. Il la gifla puis se jeta à nouveau sur elle, murmurant ses intentions à son oreille.
« - Tu es à moi ! Tu ne peux rien faire chienne !
- Je n'appartiens qu'à un seul homme ! Vous ne m'aurez pas !
- Tu n'es pas en position de négocier ! »
Il se jeta de nouveau sur ses lèvres, mais, voyant qu'elle continuait à lui résister, descendit plus bas. Isabella criait. Elle tentait de se dégager, meurtrissant un peu plus ses poignets. Elle sentit son désir augmenter. Elle hurlait et pleurait en même temps. Lord Harry tentait de se défaire d'une main pendant qu'il meurtrissait la poitrine d'Isabella. C'était fini ! Personne ne viendrait plus pour elle. Elle vit soudain la tête de son agresseur se relever. Il semblait crispé. Isabella n'osait plus croire en cette arrivée miraculeuse. Elle entendit un bruit sourd derrière la tête de Lord Harry.
« - Tu ne poses pas tes mains sur elle ! Rugit David. »
Isabella pleurait. David détacha les liens qui retenaient ses poignets et ses chevilles. Elle tomba dans ses bras.
« - C'est fini ! Il ne te fera plus de mal ! Je te le promets. Viens ! Je t'emmènes avec moi. »
Elle releva la tête et se dirigea vers l'endroit où ses armes avaient été posées. Elle les remit et reprit sa cape. David l'aida à la passer. Il était terriblement inquiet pour elle. S'il était arrivé deux minutes plus tard … Il chassa cette idée et se mit à côtés d'elle pour la soutenir.
« - Est-ce que tu auras la force de marcher et de te battre.
- Oui … Je crois. »
David admirait son courage. Il ne voulait pas lui faire prendre de risques mais ils étaient en territoire ennemi. Il monta le premier, vérifiant à chaque instant si elle le suivait. Il ne voulait plus la perdre. Il était passé si près d'une catastrophe. Il tombèrent sur deux gardes. Isabella sortit son épée et assomma un des gardes pendant que David s'occupait de l'autre.
« - Viens ne traînons pas ! »
Il se dépêchèrent de rejoindre l'extérieur du château. David tenait fermement la main d'Isabella. Ils tombèrent alors face aux Shérif et à son fils. David entraîna Isabella sur les remparts, renversant les gardes sur son passage.
« -Tiens mais qui voilà ? David ! Bienvenue ! Tu es venu pour chercher ta douce amie ! Cria Grégory. J'espère que tu as pu profitez du spectacle que Harry et elle ont offert ? »
David serra des dents. Isabella posa sa main sur son bras. Elle voulait le clamer même si les raisons de sa colère était justifiée. Les gardes commençaient à les cerner. David s'inquiétait pour Isabella plus que pour lui-même. Il ne pouvait pas lui demander de sauter du haut des remparts. Elle était trop faible. Elle risquait de se briser les os. Il lui aurait fallu une aide extérieure …
« - Isabella, la corniche n'est pas très large. On doit pouvoir se débrouiller pour n'avoir à affronter qu'un seul adversaire à la fois. Quand je te le dirais, tu sortiras ton épée et tu engageras le combat. D'accord ? »
Isabella acquiesça. Elle s'en voulait de l'avoir entraîné là-dedans. Il lui sourit. Elle lui répondit timidement. Quand il lui donna le signal, elle engagea le combat. Les gardes ne lui laissait aucun répit et elle se sentait de plus en plus faible. Les heures de torture avait affaibli son corps. Ses côtes la faisaient souffrir. Ses poignets portaient difficilement son épée. Elle essayait de tenir autant qu'elle le pouvait. David se battait férocement. Voyant qu'Isabella faiblissait de minutes en minutes, il la plaça derrière lui et repoussa les adversaires venant des deux côtés. Il ne tiendrait pas longtemps comme ça. C'est alors qu'un sifflement se fit entendre plus bas. Djaq, Will et Much avait placé une charrette de paille sous les remparts et leur faisaient signe de descendre. David poussa Isabella vers le vide. Elle tomba droit dans la charrette. David repoussait encore les gardes en haut. Il donna un grand coup au gardes à sa droite se dirigea vers la corde retenant la herse. Il l'a coupa et, après un salut impeccable sauta sur le toit en face. Il rejoignit ses compagnons. Ceux-ci soutenait une Isabella au plus mal. Ils coururent pour sortirent de la ville et ne s'arrêtèrent qu'une fois dans Sherwood. Isabella ne pouvait plus continuer à courir. Elle marchait lentement. Elle était épuisée. Djaq se pencha vers David.
« - Seigneur que lui ont-ils fait pour qu'elle soit à ce point affaiblie ?
- Je ne sais pas. Quand je suis arrivé, Lord Harry essayait … Il essayait … »
Djaq mit sa main sur son épaule. Il inspira un grand coup. Il ressentait encore la même colère que quand il l'avait vu sur son Isabella. Il se retourna en cherchant la jeune femme des yeux. Sa démarche était chancelante. Will la soutenait du mieux qu'il le pouvait. David se dirigea vers la jeune femme. Il lui enleva ses armes qu'il jeta à Much. Sans dire un mot de plus, Il l'a prit dans ses bras et se mit à avancer vers le camp. Will regarda son épouse d'un air entendu. Ils avaient besoin de se retrouver. David s'en voulait et Isabella était faible. Il voulait se rendre utile, plus utile que ce qu'il avait fait au château. Ils arrivèrent au camp dans un grand silence. David l'emmena vers la partie du camp qu'il occupait. Il l'allongea sur sa propre couche et partit chercher de l'eau. Isabella, qui avait trouvé le sommeil dans ses bras sur la route, se réveilla regardant son fiancé. Il amena de l'alcool et des compresses. Il la regarda avec tristesse. Elle commença à enlever sa veste, révélant sa chemise, puis s'arrêta. La douleur de ses côtes était trop forte. Elle gémit. Il posa sa main sur son front. Il n'aimait pas la voir souffrir. Il finit de déboutonner sa veste et l'ouvrit. Elle avait mal. Elle était cependant contente qu'il prenne tant de soin à l'aider. Elle laissa échappé un petit cri quand il toucha sans le vouloir la source de sa douleur sur son flanc. Il avança sa main doucement, soulevant à peine sa chemise. Il vit son côté rougit. Il posa une compresse d'eau froide sur son flanc. Il ne parlait pas. Tous ses gestes se faisaient dans un silence quasi-religieux. Isabella souffla doucement. Le froid lui faisait du bien. Elle avança sa main et la posa sur la jambe de David. Il osa remonter son regard vers son visage. Elle lui fit un faible sourire. Elle savait pourquoi il ne disait rien. Il prit sa main et la monta à ses lèvres pour y déposer un doux baiser. Des larmes vinrent mouiller la main de la jeune femme. Elle posa sa main sur sa joue, puis la reposa , ne pouvant la maintenir tendue. David reprit les compresses et avec une délicatesse que la jeune femme ne lui connaissait pas, il entreprit de nettoyer ses blessures. Doucement, sans brusquer la jeune femme, il mit en place les bandages autour de ses poignets. Sous le doux contact de ses doigts, Isabella se laissa glisser dans le sommeil. Mais le sommeil n'est pas toujours de tout repos. Isabella revit les yeux furieux de Grégory puis le regard d'Harry sur elle, ses mains rudes sur son corps, sa violence, le désespoir ressenti. Elle se réveilla en sursaut, criant et pleurant. David, qui prenait le repas avec les autres, entendit le cri de la jeune femme et courut vers celle qui réclamait toute son attention. Il la prit dans ses bras la berçant dans ses bras. Elle pleurait.
« - Tout est fini. Je suis là. Tu ne crains plus rien. Je te promets que jamais plus il ne t'approcheras. Il ne te touchera plus. Tu n'as plus rien à craindre. Je ne les laisserais plus te faire du mal. Plus jamais. Murmura-t-il.
- Je ne voulais pas … Je ne pouvais pas … David … Je m'en veux tellement de t'avoir trahi. Si tu savais. J'ai cru que je ne te reverrais plus. J'ai eu si peur.
- C'est fini ! Tu ne m'as pas trahi ! Tu es ma courageuse Isabella ! Mon Isabella … mon Isabella. »
Il se calla contre la roche et ne bougea plus jusqu'à ce qu'elle retrouve le sommeil contre son torse. Il la serrait dans ses bras comme pour la protéger d'un quelconque danger. Il voulait la garder près de lui. Isabella se réveilla le lendemain matin sur le torse et dans les bras protecteurs de David. Elle se leva sans faire de bruit, le laissant dormir encore. Elle remit sa veste et sortit sans faire de bruit. Elle se dirigea vers le foyer où Much s'activait déjà pour ses enfants impatients.
« - Comment vas-tu ce matin ? Demanda Much.
- Je me sens mieux. Mes côtes me font moins souffrir. Mais j'en suis quitte pour avoir quelques bleus bien marqués.
- Veux-tu manger quelque chose ?
- Non. Je n'ai pas très faim. Merci.
- Isabella, c'est vrai que tu vas vivre avec nous ici ? Demanda Robin, la bouche pleine de nourriture.
- Oui. Je ne peux plus rester à Nottingham.
- Pourquoi ? Demanda Sarah.
- Parce que c'est trop dangereux pour elle. Répondit la voix de David derrière eux.
- Je t'ai réveillé ? Demanda Isabella.
- Non. J'ai le sommeil léger. Comment vas-tu ?
- Mieux. Ne t'inquiètes pas. Lui répondit-elle avec un sourire. »
Il prit sa main et l'emmena en dehors du camp. Isabella savait qu'il s'inquiétait. Arrivés près de la rivière plus loin, il se retourna devant elle.
« - Je te demande pardon.
- Quoi ? Je ne comprends pas. Pourquoi demandes-tu mon pardon ? Tu n'as rien fait de mal. Reprit la jeune femme sans comprendre.
- J'aurais dû arriver plus tôt. Jamais il n'aurait dû pouvoir poser ses mains sur toi. Dit-il, la colère déformant son visage.
- Non ! Ne soit pas si dur envers toi ! Je suis aussi fautive. J'aurais dû me montrer plus prudente. Et puis ce qui compte c'est que tu sois arrivé à temps. J'aurais préféré mourir que de te faire subir une telle humiliation.
- Tu n'es pas responsable. Maintenant nous allons rester ensemble. »
Il l'a prit dans ses bras et passa les pans de sa cape autour d'elle. Il se pencha pour l'embrasser doucement. Elle eu un mouvement de recul puis se laissa faire. Elle devait réapprendre à recevoir l'affection d'un homme. David comprit son recul. Il faudrait du temps avant qu'elle recommence à s'abandonner dans ses bras. Il la sentait encore crispée dans ses bras. Elle se détendait peu à peu. David posait juste ses lèvres sur les siennes. Il ne cherchait pas à approfondir son baiser. Il voulait juste sentir ses lèvres contre les siennes et lui montrer qu'il n'était pas Harry et qu'il attendrait qu'elle puisse à nouveau lui faire confiance. Isabella se détacha de lui et le remercia avec un sourire. Elle ne savait pas ce qu'elle ferait sans lui.
