Chapitre 13 :

Amy Lee ayant à présent, plus que jamais besoin d'attention et de repos, afin de se ménager au maximum, Kévin et Yann avait convenus qu'elle finirait sa grossesse chez eux. Bien évidemment, la décision avait été prise sans son approbation mais ils voulaient pouvoir être là au moindre signe et pouvoir s'assurer en permanence de son bien être. Amy Lee avait, comme à son habitude, refusé mais savais à quel point s'était important pour ses deux hommes de partager les derniers mois de sa grossesse avec elle, de faire partie intégrante de celle-ci et de pouvoir prendre soin d'elle. Une façon, probablement, de lui montrer leur gratitude face à son geste envers eux, bien qu'elle n'en ai pas besoin. Elle avait donc finis par accepter et savait très bien qu'elle serait traitée comme une princesse avec ces deux là. Et puis elle ne put s'empêcher de se dire qu'elle serait également plus près de Jeff, de qui elle s'était significativement rapprochée et attachée.

Kévin et Yann avait pris deux jours de congé afin d'aider Amy Lee à emballer les affaires qu'elle souhaitait emmener avec elle au loft. Sachant qu'elle y resterait plusieurs semaines, ils voulaient qu'elle se sente chez elle au maximum. Une fois le tous engouffré dans les voitures, ils avaient pris la direction de lycée où travaillait Amy Lee pour qu'elle y dépose son papier de congé maternité, celui-ci débutant plus tôt que prévus et ainsi faire un petit coucou à ses collègues et amies. Arrivé sur place, Amy était allé directement dans son bureau pour y retrouver Aurélie, qui fut heureuse de revoir le beau blond aux yeux océan, qu'elle trouva encore plus sexy que la dernière fois. Elle avait également trouvé le beau brun plutôt pas mal non plus et enviait sa collègue d'avoir la chance de vivre pendant plusieurs semaines avec deux beaux spécimens comme eux. Réflexion qui comme à l'accoutumé avait fait rire Amy Lee. Les deux jeunes femmes étaient émues de se quitter pour un long moment. Le duo de choc devrait se séparer pour un temps, Tic n'aurait plus son Tac et inversement. Amy était ensuite passé dans le bureau de sa chef, lui avait donné son papier et fait le tour de ses collègues pour leur dire au revoir avant de repartir vers le loft. Amy dans la voiture avec Kévin et Yann ayant pris la sienne pour lui éviter de conduire.

C'est épuisée par tous ses changements et les petits qui se manifestaient de temps à autre, qu'Amy Lee était arrivés « à la maison » avec les deux futurs papas. Ils l'avaient prié de se poser sur le canapé pendant qu'ils montaient ses affaires dans la chambre qui serait la sienne dans les semaines à venir. Elle n'avait d'ailleurs pas posé ses fesses depuis cinq minutes, qu'elle avait déjà sombré dans un profond et paisible sommeil. Yann, qui passait par là avec le reste des affaires, s'était arrêter devant ce joli spectacle que lui offrait la futur maman ainsi que ses bébés avant de lui glisser délicatement une couverture sur les épaules pour éviter qu'elle ne prenne froid.

Le soir venus, Amy Lee s'était finalement réveillé et avait eu la surprise de trouver la table déjà dressée et ses deux amours aux fourneaux…

Y : Bien dormis ?

A : Comme un bébé ! Vos fils m'ont enfin laissé dormir plus de trois heures sans cogner ! Dit-elle en caressant amoureusement son ventre

K : Ah ça… C'est leur côté Berthier !

Y : Merci, ça fait plaisir ! Dit-il faussement vexer

A : Rassure toi Yann, ils tiennent peut être un peu aussi de leurs mères pour ça !

K : Oui, y'a des chances !

A : Comme si t'était un ange de pureté ! Faut que j'te rappel l'histoire d'un poing qui rencontre un casier ou ça ira ?

K (penaud) : Non … ça ira…

Amy Lee avait croisé le regard de Yann, se souriant d'un air complice d'avoir rabattus le caquet de Kévin.

Le repas servi, Ils s'étaient tous les trois mis à table et commençaient à parler de tous et de rien. Kévin et Yann émettait l'hypothèse d'acheter une maison. Leur situation familiale allant d'ici peu changer et considérablement s'agrandir avec l'arrivée des jumeaux, le loft serait rapidement trop étroit. Ils envisageaient de commencer à prospecter dans les semaines à venir afin de trouver quelque chose qui leur plaise vraiment et ne pas se précipiter, faute de temps.

La discussion avait également dérivée sur Amy Lee et sa vie sentimentale et donc, à fortiori, sur Jeff…

Y : Il va pas me lâcher quand il saura que c'est des jumeaux !

A : Justement, à ce sujet, si tu pouvais le garder pour toi pour l'instant…

K : Y'a un stresse ?

A : Non, mais j'aimerais le mettre moi-même au courant.

Y : J'voudrais pas te faire de peine mais avec le ventre que t'as, même si tu lui dis pas, il va finir par s'en douter ! Dit-il alors que déjà Amy sentait les larmes monter.

K (la voyant) : Bien joué Yann ! T'es content toi ? Tu sais bien qu'elle est hyper sensible en ce moment !

Y (s'approchant d'Amy pour la prendre dans ses bras) : Amy … J'voulais pas te… J'suis désolé.

A : C'est rien… je sais bien que j'ressemble plus à une barrique qu'à autre chose ! Dit-elle, les larmes coulant sur se joues.

K : Arrête ! T'es enceinte de jumeaux, c'est normal ! Et le médecin à dis que ton poids était normal pour sept mois de grossesse …

Y : Et puis, Jeff connait la situation et veut vraiment être avec toi, malgré tous, alors je pense pas que ça change quoi que ce soit que tu attendes des jumeaux. C'est pas son genre …

K : En plus, il m'a avoué qu'il trouvait que la grossesse t'allait super bien.

A : J'crois surtout qu'il voit ça de l'extérieur pour le moment et qu'il se rend pas compte de se que ça veut dire d'être avec moi.

Y : T'as l'air d'y avoir pas mal réfléchis.

A : J'l'aime bien et j'me sens bien quand j'suis avec lui mais j'veux pas trop m'attacher. J'ai pas envie de souffrir quand il comprendra ce que ça implique pour lui, à long terme.

K : Tu devrais pas prendre de décision trop hâtive et en parler avec Jeff d'abord.

Y : C'est vrai, il tient vraiment à toi alors ça serait dommage de passer à côté de votre histoire pour de simples peurs… Et je suis de quoi j'parle ! Ajouta-t-il, un regard vers son mari.

Le repas finis, ils s'étaient installés sur le canapé, pour une séance cinéma maison. Kévin était blottis dans les bras de Yann et Amy s'était calée de son côté, bien au chaud sous la couverture. Vu son état d'esprit et sa sensibilité excessive, Amy avait préféré un film d'action, histoire d'être sur de ne pas fondre en larmes pour un rien et lui permettre de se changer les idées. Ce qui avait eu l'effet escompté et leurs avait fait passé un bon moment avant d'aller se coucher.

En se réveillant ce matin là, Amy Lee avait été étonnée d'être la première levée. Elle avait discrètement vérifié dans la chambre des hommes en passant légèrement la tête dans l'encadrement de la porte et les vits encore profondément endormis. Cause « d'une nuit câline » avait-elle pensée. Après une bonne douche qui l'avait totalement réveillée et s'être habillée, elle avait empreinté un jeu de clé à l'un des garçons et était sortis acheter des viennoiseries pour le petit déjeuner, préalablement disposé sur la table dans l'attente de son retour, voulant remercier les futurs papas à sa façon. En sortant de la boulangerie, elle reconnu de loin Jeff qui se dirigeait dans sa direction. Quand celui-ci l'avait aperçus, un grand sourire avait illuminé son visage, ce qui fit fondre complètement Amy Lee, qui malgré ses efforts pour ne pas succombée totalement, étais aussi contente que lui de le voir…

J (toujours le même sourire aux lèvres) : Salut !

A : Salut toi !

J : Qu'est ce que tu fais dehors de si bon matin ? Et surtout ici !

A : J'suis allé acheter de quoi petit déjeuner pour les garçons. J'ai dormis chez eux et j'voulais leur faire la surprise et leur montrer ce que c'est d'avoir une femme à la maison ! Ria-t-elle.

J (sous le charme) : Ils en ont de la chance ! Répondit-il plein de sous-entendus.

A : Ca te dis de m'accompagner ? Tu prendras le p'ti déj' avec nous.

J : Je veux pas vous déranger pendant un p'ti déj' en famille.

A : Ca me ferais plaisir, vraiment ! Et puis, tu fais un peu partie de la famille ! Ajouta-t-elle, se maudissant déjà de s'être trahis elle-même devant lui.

J (touché par cette phrase pleine d'espoir) : Ok, alors on y va !

Yann s'était finalement réveillé alors que sa marmotte de mari dormait toujours à point fermé. Il avait été surpris de voir la table du petit déjeuner dressée mais Amy Lee introuvable dans le loft, ce qui ne le rassurait pas. Il était retourné auprès de Kévin qui entre temps avait enfin ouvert les yeux. Yann se garda bien de lui dire qu'Amy Lee s'était envolée, ne voulant pas qu'il se mette dans tous ses états. Il s'était lui-même convaincus d'attendre encore un peu avant de céder à la panique.

Kévin, plus coquin que jamais, avait décrété qu'il se ferait plaisir en ce matin ensoleillé. Il avait commencé de sensuelles caresses le long du corps de son homme qui déjà réagissait sous l'effet électrisant de celles-ci. Kévin était maintenant porteur de baisés plus érotiques les uns que les autres, descendant le long du torse de Yann jusqu'à atteindre l'objet de ses désirs, étroitement piégé par le tissu de son boxer. Celui-ci, dernière barrière au plaisir, voltigea rapidement à travers la pièce, suivis de celui de Kévin, car il voulait que Yann le sente totalement nu sur sa peau. Une fois chose faite, Kévin suçota le gland de son homme complètement à l'ouest avant de le prendre en bouche totalement et de se délecté des ses vas et vient sur ce membre plus qu'appétissant. Toute cette ardeur faisait gémir Yann de plaisir jusqu'à atteindre la jouissance extrême en se déversant dans la bouche de son mari qui avala sa semence avec toute la gourmandise dont il savait faire preuve. Toujours sous l'effet du plaisir procuré par l'amour de sa vie, Yann avait basculé Kévin sur le dos, parsemait son corps de baisé jusqu'à atteindre son membre durci auquel il avait donné de précis coups de langue avant de s'attarder un peu sur son bouton de rose. Puis, tout en remontant sensuellement, il avait pénétré son homme, plus excité que jamais, ce laissant portés par cette vague de chaleur qui les avait envahis. Les coups de reins puissants de Yann touchaient à chaque fois leur cible, arrachant aux deux amants des soupirs emplis de désir qui ne traduisaient que leur envie imperceptible l'un de l'autre, à ne faire plus qu'un. Le septième ciel avait été atteint au fur et à mesure de leurs gémissements qui montaient crescendo. Et c'est dans un dernier soupir de satisfaction, totalement en sueur que Yann se reposa sur le corps parfait de Kévin.

Pour éviter toute nouvelle tentation, Yann avait pris sa douche le premier puis avait laissé la place à Kévin. Yann attendait dans le salon, toujours sans nouvelle d'Amy depuis sa disparition soudaine et qui faisait naître une certaine angoisse en lui, quand il entendit le bruit de la clé dans la serrure. L'adjectif « surpris » n'était pas assez fort pour décrire ce qu'il avait ressenti envoyant débouler dans le salon Amy Lee, les bras chargés de victuailles et en compagnie… de Jeff !...

Y : Salut vous deux !

J : Salut patron !

A : Coucou ! Alors ça y est, vous avez enfin décidé d'émerger ? Dit-elle, tout sourire

Y : Ouai enfin j'aurais préféré ne pas me réveiller en découvrant que tu t'étais volatilisée ! J'me suis inquiété…. Mais faut croire que j'aurais pas dû …. Avait-il ajouté se tournant vers son lieutenant, un regard sous-entendu

J : Amy m'as gentiment invité pour le p'ti dèj'… Répondit-il tous content

Y : Je vois …. Bon je … vais chercher Kévin…

Il s'était quasiment précipité dans l'escalier qui menait à l'étage…

Y : Kévin !

K : Quoi ? Qu'est ce qui t'arrive ? T'as une envie subite ou quoi ?

Y : Devine qui est en bas…

K : Euh là … comme ça, sans réfléchir, j'dirais l'une des trois personnes habitant ce loft ! Toi et moi étant là … il ne reste qu'Amy … ah, et les jumeaux bien sûr !

Y : T'es blond ou tu l'fait exprès !

K : ….

Y : Amy … et Jeff !

K : Hein ! Jeff ? Qu'est ce qu'il fou là à cette heure-ci ?

Y : Notre future maman l'as invité à prendre le petit déjeuner…

K : Non ! Tout espoir n'est pas perdu finalement !

Y : Tu les auraient vu arrivé tous les deux ensemble, souriant… trop mignon !

K : Comment ça « arrivés » ?

Y : Ah … oui… euh … en faites, j't'ai pas dis mais … Amy était sortie. J'ai un peu flippé de pas la trouver à mon réveil mais maintenant ça va…

K : Attend, elle s'était barrée… sans prévenir ! Tu le savais … et tu m'as rien dis !

Y : Voilà pourquoi j'ai rien dis ! J'voulais pas que tu panique… et pour rien, vu qu'apparemment elle était juste partie à la boulangerie.

K : N'empêche… elle va m'entendre, c'est moi qui te l'dis !

Ils étaient tous deux redescendus, Kévin ouvrant la marche, bien décidé à remonter les bretelles d'Amy. Yann le suivait de près, mais une fois arrivé là, Kévin s'était stoppé net devant la scène qui se jouait devant lui….

A suivre …