Après tant de temps (joli jeu de mots) voici un nouveau chapitre ! Merci pour vos commentaires : D
Chapitre 13
Le retour de Katie dans l'équipe est la meilleure chose qui pouvait m'arriver. Premièrement, je n'ai plus besoin de voir Dean, et deuxièmement, elle joue mille fois mieux que lui, et nous partageons une meilleure complicité ! Toute l'équipe s'entend à merveille ! Même Ron arrive à gérer son stress et, bien que, le match contre Serdaigle ait lieu dans moins de trois semaines, Ron joue très bien, il est presque digne d'un Weasley !
Nous nous entraînons à faire des tirs au but. Toute l'équipe est réunie autour des buts pour nous regarder. Katie me lance le Souaffle après avoir tiré, je l'attrape et me dirige à mon tour vers les buts. Ron me regarde bêtement, comme d'habitude. C'est tellement facile de faire une feinte à mon frère, je fais alors mine de tirer à gauche et je tire véritablement à droite. Bingo ! Cet imbécile s'est dirigé vers la gauche ! Et but ! Sérieusement…
Le reste de l'équipe m'acclame et je retourne à ma place, un peu plus loin sur le terrain. C'est au tour de Demelza de tirer. Je détourne les yeux et je regarde Harry… qui me regardait. Il me sourit. Je souris bêtement en guise de réponse. Je crois que Ron a bloqué le tir de Demelza. Je détourne mes yeux du regard d'Harry.
La suite de l'entraînement se passe à merveille, si on exclut le fait qu'Harry s'est pris au moins trois fois un Cognard ! Quand même, il abuse !
Une fois l'entraînement terminé, nous nous dirigeons vers les vestiaires. Je suis un peu à la traine avec Ritchie et Jimmy.
« Sincèrement Ginny, tu pourrais arrêter de distraire notre attrapeur ? me lance Jimmy.
- Qu… quoi ?! je m'étrangle.
- Ce n'est pas pour rien qu'il s'est pris tous ces cognards ! Il n'arrêtait pas de te fixer, alors on s'est dit que pour lui remettre les idées en place…
-… on devait laisser les Cognards faire leur boulot sans les arrêter ! termine Ritchie.
- Vous êtes vraiment des imbéciles ! je m'esclaffe. Le pauvre ! Je suis sûre qu'il devait seulement regarder comment on jouait ou…
- Oui c'est ça, avec le regard comme ça !» lance Jimmy en mimant un air vague, les yeux plongés au loin et en battant des cils.
J'éclate de rire.
« N'importe quoi !
- On sait ce qu'on a vu ! » confirme Ritchie.
Je roule des yeux alors que nous entrons dans les vestiaires. Pratiquement tous les garçons sont déjà partis se doucher. Je me dirige dans les douches des filles avec mes affaires à la main. Tandis que je suis sous l'eau chaude, je me mets à penser… ou plutôt à délirer. Ce n'est pas la première fois qu'on me fait ce genre de remarques sur le comportement d'Harry, d'abord Luna, puis les allusions bizarres d'Hermione, maintenant Ritchie et Jimmy… Je pensais, moi aussi, que son attitude avait changé mais… je m'efforçais de chasser cette idée de mon esprit au cas où je me trompais mais aujourd'hui, cela me semble si réel. Enfin… je vais laisser les choses se faire d'elles-mêmes, je ne ferais rien, je ne tenterais rien au risque de me ridiculiser, je vais attendre et… voir.
Je m'habille et je sors. Il n'y a plus personne. J'attrape ma veste que j'avais laissée dans le vestiaire commun et je me dirige vers la sortie. En ouvrant la porte, je tombe sur Harry. Je sursaute.
« Bon sang ! Tu m'as fait peur ! je m'exclame. Je pensais être seule.
- Ah, bah si… je suis là, sourit-il.
- Et… qu'est-ce que tu faisais ? je demande.
- Je t'attendais, dit-il d'une voix indifférente.
- Tu m'attendais ? je m'étonne.
- Oui… euh… tu ne vas pas rentrer toute seule, c'est la nuit, et… en tant que capitaine, je dois m'assurer que… aucun de mes joueurs ne se blesse ou ne soit attaqué et… »
Oui, c'est ça.
« Et tu as vérifié que tout le monde était bien rentré ? je demande d'une voix, je l'admets, un peu enjôleuse.
- Je voulais dire… mes meilleurs joueurs, pas tous mes joueurs », dit-il en souriant.
Bon. Je n'hallucine pas cette fois. Harry Potter est en train de me draguer ouvertement. Mais… mais… comment est-ce possible ?! Restons calme !
« Où est Ron ? je le questionne.
- Parti dans la salle commune. Il a un devoir de métamorphose à faire et Hermione lui a dit qu'elle l'aiderait seulement s'il venait directement après l'entraînement alors il s'est dépêché…
- Et donc tu es resté juste pour m'attendre ? je relance.
- Ouais… j'aime bien avoir un Weasley avec moi quand je rentre ! »
Je hausse les sourcils.
« T'inquiètes, tu restes ma Weasley préférée ! » ajoute-t-il avec un clin d'œil.
Quelqu'un a du lui faire boire une potion d'euphorie ou on lui a jeté un sort de confusion, ce n'est pas possible ! Depuis quand je suis sa Weasley préférée ?! Techniquement, si on ne prend en compte que les Weasley au féminin c'est peut-être vrai… quoi que… il a beaucoup d'estime pour ma mère. Pourquoi est-ce que je pense à ma mère, là, maintenant ?!
Je me ressaisis. Nous continuons à marcher tout en parlant de Quidditch.
« Je trouve aussi que Ron s'améliore de jour en jour, répond Harry. Il arrive enfin à canaliser ses nerfs.
- Toi, par contre, aujourd'hui, ce n'était pas génial, hein ? je lance. Tu t'es pris pas mal de Cognards !
- Oh… fait-il en rougissant. Je… j'étais distrait, c'est tout.
- Je vois ! je rigole. Dis, je me demandais, tu étais où le soir où Ron et Lavande ont rompus ?
- J'étais chez Hagrid. Son acromentule, Aragog, est mort alors je suis allé l'enterrer avec lui.
- Tu es parti enterrer la chose qui a ordonné à sa famille de vous tuer, toi et Ron ? je m'étonne.
- C'est Hagrid, se justifie Harry. Ca aurait été quelqu'un d'autre non, mais là…
- Du coup, tu as raté la dispute entre Ron et Lavande, je fais. Elle a pleuré et tout !
- Dommage, sourit Harry. J'ai aussi raté ta rupture avec Dean apparemment ?
- Ah oui, je marmonne. Il me saoulait.
- Il te saoulait ? ricane Harry.
- Oui… puis ce n'était pas tant mon style… je lance.
- Pourquoi, c'est quoi ton style ? demande Harry tandis que nous arrivons à la salle commune.
- Hum… »
Je décide de jouer le jeu. Après tout, il n'a pas arrêté de me draguer pendant tout le chemin, je ne peux pas me tromper sur ça, c'est certain !
« Disons que… j'ai toujours eu un faible pour les héros. » je murmure mystérieusement.
Je lui tapote l'épaule.
« Bon… bonne nuit, je fais.
- Bonne nuit Ginny », me sourit-il.
