Sans plus attendre, voici l'épilogue. Bonne lecture !

Épilogue : Fuir ou mourir.

Quelques jours plus tard…

- Vous savez tous ce que vous avez à faire ? Demanda Blaise alors qu'ils se préparaient à passer à l'action.

- Je ne suis plus très sûr, tu pourrais tout réexpliquer depuis le début ? Intervint Draco.

- Très drôle.

- Ne pose pas de questions si tu connais déjà la réponse alors, se moqua-t-il.

- Ils seront là dans 2 minutes, mettez-vous en place, reprit Blaise sans relever. Harry, c'est quand tu veux.

-Deprimo, lança ce dernier en direction de la paroi rocheuse qui s'éboula sur les rails avec force et fracas.

Il se glissa ensuite dans le trou qu'ils avaient préalablement creusé sous la voie, lança un sortilège d'illusion pour qu'il n'y paraisse rien et attendit.

Un cri d'alerte retentit bientôt dans le wagonnet des gobelins qui arrivait à pleine vitesse. Ce cri fut immédiatement suivi du grincement strident des roues frottant contre les rails dans une gerbe d'étincelles.

Une fois le wagonnet immobilisé devant l'ébloui, les deux gobelins qui l'occupaient descendirent et entreprirent de dégager la voie. Ils ne semblèrent pas surpris, et pour cause, ce genre de désagrément leur était familier.

De leur côté, Blaise et Draco lancèrent un sortilège de neutralisation des défenses magiques autour du véhicule puis un sortilège d'illusion afin que les gobelins ne s'aperçoivent pas que leur magot allait disparaitre.

Après avoir pris soin de se protéger d'un Assurdiato, Harry put ainsi découper sans risque le fond du wagonnet à l'aide d'un Crucio et faire disparaitre l'argent des gobelins dans la bourse magique que Draco lui avait prêtée. Il répara les dégâts, leva son sortilège et eût tout juste le temps de faire réapparaitre l'illusion du sol avant que le wagonnet ne reprenne sa route.

- On a réussi ! S'enthousiasma Harry à voix basse tandis que le véhicule des gobelins s'éloignait.

- Prépare-toi, dès qu'on ne les verra plus, il va falloir mettre le maximum de distance entre eux et nous avant qu'ils ne se rendent compte de ce qu'on leur a volé, rappela Blaise.

- Maintenant, signala Draco.

Tous les trois se mirent à courir à travers les galeries en direction de la sortie.

Encore quelques mètres et ils seraient dehors. Soudain, une sorte de rugissement effroyable résonna en écho contre la paroi rocheuse.

- Ils ont compris ! Plus vite ! Hurla Draco.

À l'extérieur, Nelly les attendait, faisant ronfler le moteur d'une BM, prête à fuir.

- Vas-y grouille ! S'écria Harry tout en claquant la portière.

La jeune femme enfonça la pédale d'accélérateur et entreprit de descendre la montagne aussi vite que possible. Derrière eux, les gobelins s'étaient lancés à leurs trousses, chevauchant deux immenses Mapinguaris. Ces immondes créatures typiques du Brésil avaient une peau reptilienne rouge sang et étaient dotées d'une seconde bouche garnie de dents pointues juste sous leur ventre.

- Qu'est-ce que c'est que ces trucs ! Paniqua la jeune femme en jetant de fréquents coups d'œil dans son rétroviseur afin de surveiller l'avancée de leurs poursuivants.

- Concentre-toi sur la route Nel', l'incita Blaise qui se cramponnait à son siège côté passager, tu dois nous sortir de la zone d'action de leurs sortilèges anti-transplanage.

- Ok, ok, c'est bon, se reprit-elle.

À l'approche du virage suivant, loin de ralentir sa vitesse, elle attaqua par l'intérieur puis donna un coup de volant en direction de l'extérieur du virage avant de reprendre brusquement vers l'intérieur, faisant drifter la voiture.

- Redis-moi encore une fois qu'elle sait ce qu'elle fait, supplia Harry à l'adresse de Draco qui, assis à ses côtés, semblait bien plus détendu que lui face à la conduite pour le moins sportive de la jeune femme.

- T'en fais pas, on est presque sorti de leur zone anti-transplanage.

Brusquement, l'un des Mapinguari surgit devant la voiture, obligeant Nelly à bifurquer en direction de la falaise.

- Maintenant ! S'écria Blaise tandis que la voiture dévalait la pente, se rapprochant de la route en contre bas.

Il attrapa le bras de Nelly. Par réflexe plus que par nécessité, Draco attrapa celui d'Harry et vice versa.

- être libre… commença Draco.

- Ou mourir, termina Harry.

Un craquement sonore retentit dans l'habitacle avant que la voiture ne soit réduite en un tas de taule froissée par le choc du crash puis par les Mapinguaris qui s'en donnèrent à cœur joie, cherchant vainement ses occupants, au grand damne des gobelins.

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Quelques semaines plus tard…

- On devrait racheter cet hôtel ! Déclara Draco euphorique.

- Qu'est-ce qu'on en ferait ? Demanda Harry, amusé par cette idée.

Tous deux dansaient serrés l'un contre l'autre au son d'une musique entraînante.

- Je commencerais par te faire l'amour dans chacune des chambres, susurra le bond au creux de l'oreille de son amant.

Un délicieux frisson parcourut l'échine d'Harry à cette idée.

- On n'a pas besoin d'acheter l'hôtel pour ça, répondit-il, l'œil malicieux.

Incapable de résister à ce regard, Draco s'empara de ses lèvres pour un baiser des plus sensuels. Il l'attira ensuite vers l'une des chambres afin d'entamer leur nouveau défi.

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Ce soir-là, Draco avait un peu trop bu. Harry était assis au bar et il le regardait danser ou plutôt, il le regardait se laisser approcher par un autre mec. Ce n'était pas la première fois que ça arrivait et Harry trouvait toujours ça aussi insupportable. Lorsqu'ils commencèrent à danser si serré que leurs mains se firent baladeuses, Harry se leva.

- Je te conseil de dégager avant que je perde patience, s'interposa-t-il, en s'adressant à l'autre mec.

- T'es jaloux ? Demanda Draco, sourire aux lèvres. J'aime quand t'es jaloux, ça me rend dur, ajouta-t-il, guidant la main de Harry entre ses jambes pour qu'il constate par lui-même.

- Arrête ça, déclara-t-il fermement. Ça me rend malade de te voir te trémousser avec le premier abrutit venu.

- Alors prend-moi, susurra-t-il de façon suggestive, montre moi que je n'appartiens qu'à toi.

Malheureusement pour lui, Harry ne résista pas. Draco savait trop bien souffler sur les braises pour attiser le feu qui menaçait sans cesse de le consumer à son contact.

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Quelques mois plus tard…

- Mais qu'est-ce que tu fous putain Harry !

- Quoi ? J'ai pas le droit de m'amuser moi aussi ? S'emporta-t-il. Rend-moi ça !

- Hors de question ! Qu'est-ce qui te prend bon sang ?

- Ce qui me prend c'est que t'es pas le seul à avoir le droit de t'amuser, moi aussi je veux faire la fête et profiter !

- Quoi ? Mais t'es malade ! Pas comme ça ! J'ai pas retoucher à cette merde depuis qu'on est ensemble, j'te laisserai jamais commencer ! Et tu devrais peut-être arrêter de boire pour ce soir aussi !

- C'est toi qui me dis ça ? Regarde-toi dans une glace avant de donner des conseils aux autres !

Au moment où ses mots sortirent de sa bouche, Harry sentit qu'il était allé trop loin. Draco le regarda un moment, blessé.

- Tiens et étouffe-toi avec si ça te chante, dit-il simplement, lui remettant le cachet d'ecstasy au creux de la main avant de quitter la pièce.

Harry sortit prendre l'air. Il regarda la pilule dans sa main quelques instants puis la jeta de toutes ses forces en poussant un cri de rage.

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Le lendemain matin, lorsqu'Harry se réveilla recroquevillé dans un fauteuil, Draco était assis sur le grand lit de leur chambre d'hôtel. Il semblait nerveux.

- Qu'est-ce qui nous arrive ? Demanda-t-il les mains tremblantes sous l'émotion.

Il avait repensé à leur dispute toute la nuit. À leur dispute et à leur vie depuis quelques mois. En cet instant, il avait peur. Peur que le moment qu'il redoutait tant soit déjà là, que tout soit déjà fini entre eux.

Partageant ses craintes et ne sachant quoi répondre, Harry s'approcha pour s'assoir sur le lit à côté de lui.

- Je ne veux pas que ça se termine, murmura-t-il, les larmes menaçant de déborder de ses yeux.

- Moi non plus, répondit Draco, lui aussi au bord des larmes.

Ouvrant les bras, il accueillit le brun tout contre lui. Ils se laissèrent aller contre le matelas et restèrent ainsi enlacés un long moment, les larmes roulant silencieusement le long de leurs joues.

- On ne peut pas continuer à vivre comme ça, finit par dire Draco. Ça ne nous ressemble pas.

- T'as raison, répondit Harry. On s'ennuie tellement qu'on passe nos journées et nos soirées à boire et à faire la fête sans aucun but.

- On ne profite pas de notre liberté, on est en train de s'enfermer nous même dans une prison dorée… Constata-t-il tristement. J'ai vraiment eu peur tu sais, avoua-t-il en resserrant son étreinte. Quand je t'ai vu avec ce cachet.

- Excuse-moi… Je ne sais pas ce que je cherchais à faire mais… c'était vraiment stupide.

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

- Vous avez décidé de faire quoi ? Demanda Blaise incrédule.

- Ce qu'on aime c'est l'adrénaline, commença Harry, sans ça on crève à petit feu.

- Et la seule chose qu'on fait vraiment bien tous les deux c'est voler des trucs, poursuivit Draco.

- Donc vous êtes en train de me dire que vous allez vous remettre à voler des trucs pour l'adrénaline que ça vous procure.

- C'est à peu près ça oui, confirma Harry.

- La différence c'est que cette fois on a décidé de ne voler que des criminels.

- Et moques-toi de nous si tu veux mais on n'a pas l'intention de garder tous nos butins pour nous.

- On va redistribuer ce dont on n'aura pas besoin à des personnes qui en auront vraiment l'utilité.

Blaise les regarda, deux fois plus incrédule.

- Sérieusement ? Vous allez faire de votre vie un remake de Robin de bois ?

- On peut voir les choses comme ça, oui… Admit Draco.

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Quelques années plus tard…

Harry et Drake étaient encerclés. Cette fois, tout semblait bien être terminé pour de bon. Face à eux, des dizaines d'Aurors les tenaient en joug. Derrière eux… Et bien une falaise de plusieurs dizaines de mètres plongeait dans le fleuve Orénoque.

Désormais désarmés, la seule arme qui leur restait était leurs mains jointes et leurs doigts emmêlés.

Les deux hommes se regardèrent. Cette fois, ils n'avaient plus le choix.

- Être libre…

- … ou mourir, répondit Draco avec une détermination sans faille au fond des yeux.

Et sans hésitation, comme un seul homme, ils se retournèrent et franchir la barrière qui les séparait de la mort, celle qu'ils avaient su tenir si longtemps à distance.

Bien sûr, leur vie n'avait pas toujours été facile, ils s'étaient disputés, réconciliés, parfois même séparés puis retrouvés mais malgré tout ça, ils n'avaient jamais cessé de s'aimer. Comme ils se l'étaient promis, ils avaient vécu au nom de la liberté, défiant la mort plus souvent qu'à leur tour pour se sentir vivant. Ils avaient compris plus tard que s'ils avaient besoin de vivre si intensément, c'était au nom des morts qu'ils avaient laissés durant cette fichue guerre qui leur avait tant pris.

S'ils avaient souvent reculé devant la ligne tracée par la mort droit devant eux, aujourd'hui, après tant d'année à l'esquiver, ils étaient prêts à la franchir ensemble. Et ils le firent… ensemble. Et c'était là la seule chose qui comptait vraiment.

L'histoire ne nous dit pas si la chute fut longue. Ni si l'atterrissage fut douloureux ou même fatal… De la liberté ou de la mort, on ne saura sans doute jamais lequel des deux gagna cette bataille.

Fin

J'espère que vous avez passé de bons moments à me lire, dites moi ce que vous en avez pensé^^