Celui qui a confiance en lui mènera les autres.
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Un sourire un peu psychopathe était affiché sur ce visage. Qui était le sien. Lui, en face de cette personne qui semblait être pareille que lui-même, le regardait d'un air plus que surpris. Seule différence : l'expression faciale. Il recula de quelques pas. L'espace autour de lui était noir, mais il voyait quand même la silhouette devant lui. Il était en train de visiter les couloirs de l'endroit dans lequel il était tombé i peine deux secondes...
«- Et bien, Kazemaru. Tu as peur ?»
Il voulait répondre non. Enfin, même s'il avait plus la trouille qu'autre chose. Mais le garçon qui semblait être "Kazemaru" avait les cheveux lâchés, ainsi que des prunelles rouges sang. Un peu comme Afuro, mais plus voyantes ; plus luisantes. Ichirouta recula tellement qu'il cogna contre un mur peint en noir complet. Mais trop tard pour s'échapper : son double l'avait déjà saisit par le cou.
«- Tu vas gentiment te laisser faire de sorte à ce que je réussisse ma mission. La mienne, à moi et à moi seul. Commença-t-il en insistant sur les adjectifs possessifs qu'il avait utilisé.
- Mais t'es qui..?»
Il avait réussi à demander cela malgré la peur qui l'empêchait d'agir correctement. Mais le mot qui l'avait légèrement perturbé était "mission". Bien sûr, il se doutait que c'était de la mission que les deux vieux lui avaient confiés dont il parlait. Mais il n'avait pas le cœur à le faire. Il ferait tout pour l'en empêcher. Tout simplement car il a été élevé dans le "monde" des humains. Et que, en se considérant comme tel, ça allait contre ses propres principes.
«- Je suis un dieu de la mort.»
Cette phrase résonna longuement dans sa tête. C'était pas sensé être lui, le dieu de la mort ?!
«- Tu vois, tu n'arrives même pas à garder ton calme. Je vais te dire un secret, mon petit...»
Il se rapprocha de son oreille pour lui souffler quelques mots. Vu que les yeux du garçon aux cheveux bleus s'écarquillaient, ça devait pas être très clair. Il s'écarta avec un sourire satisfait accroché sur le visage. Puis, il le lâcha et partit, les mains dans les poches de son large jean, en sifflotant une chanson écoutée dans un lieu public.
«- La bête de Karma sera tuée de mes mains.»
Ce fut la dernière phrase que Kazemaru entendit avant de sombrer dans l'inconscience.
* . * . * . *
Fuir. Fuir sa maison, fuir ses parents. Fuir son père, fuir son domicile. Fuir son propre destin, fuir son propre futur. Fuir sa souffrance, fuir sa douleur. Mais qui reste bel et bien là, pourtant. Seul, dans une rue désertée, au soir, seul le réverbère clignotant illuminait son visage et les environs. Quelle heure est-il ? Probablement plus d'une heure du matin. La face avide de son géniteur persistait encore dans sa tête. Il frissonna et donna un coup de pied dans une canette qui traînait par terre. Pourquoi lui ? Pourquoi sa famille ? Pourquoi avait-il eu des parent si irresponsables ? Il s'était même mis à haïr sa propre mère. Parce qu'elle n'avait pas tenté de le sauver. Parce que pendant seize ans, elle l'avait vu se faire frapper. Parce qu'il y a peu de temps, elle n'avait pas bougé un doigt pour sauver son honneur. Il serra les poings et poussa un grand cri, ce qui alerta le voisinage présent dans la rue. Alors il décida de marcher un peu, pour se changer les idées, sûrement.
Mais ce qu'il n'avait pas prévu, c'était qu'il ne pleuve. Même le ciel semblait lui en vouloir, apparemment ! Il rabattit la capuche de sa veste sur sa tête et accéléra la cadence. Mais où aller ? D'accord, il avait enfin réussit à fuguer, mais il n'avait aucune idée d'où il allait passer la nuit... Il saisit son téléphone, saisit un numéro qu'il connaissait par cœur et appuya sur la touche verte.
«- Allo, Nagumo ? Tu peux m'héberger s'il-te-plait ? Oui, promis, je t'expliquerais...»
Il raccrocha. Le rouge était le seul à savoir son secret. Sa torture, et le fait qu'il ait été violé et frappé par son père. Le seul qui ait vu que ça n'allait pas du tout, le seul qui l'ait empêché de partir vers l'autre monde. Celui qui a prit ce cutter et qui l'a balancé dans la rivière. Parce qu'il avait voulu faire ça dans un parc, reculé de toute circulation. Parce qu'il était passé par là par pur hasard et l'avait sauvé, en quelque sorte. Il le considérait comme son meilleur ami, comme son héros.
Sans savoir qu'il se jetait dans la gueule du loup.
* . * . * . *
Tout était arrêté. Le temps, les secondes, le vent, les personnes, les discussions, les bruits de pas, les mouvements, la musique des passants dans leurs écouteurs, les écrans publicitaires... Il pouvait comparer cette scène à un film en pause. Rien ne se passe. Et cela se produit autour de lui de plus en plus. Il ne savait pas comment il faisait ça, mais ça lui faisait peur. Est-ce-qu'il sera, un jour, bloqué dans cet "pause" de la vie ? Quand est-ce-qu'il pourra redevenir "normal" ?
Ses yeux rouges sang parcouraient avec inquiétude la rue. Jusqu'à ce qu'il ne perçoive une silhouette. Non bloquée. Le regardant avec un air froid. Les bras croisés, posé juste devant lui.
«- Fanny..? C'est toi..?»
Elle n'était pas venue en cour le dernier jour, alors il avait cru qu'elle était malade. Quel idiot ! Elle avait l'air d'être en parfaite santé, justement !
Une santé éternelle, une âme factice et immortelle.
Non, ce n'était pas Fanny. Les traits de son visage étaient habituellement souriants. Or, la "Aizawa" qui était devant lui ne dégageait aucune émotion. Puis, une autre silhouette apparut juste derrière lui. Il se retourna précipitamment et resta abasourdi.
Un robot parfait, l'imitation infaillible.
«- H-Hiroto ! T'es pas sur Resident Evil ?!»
Il n'en croyait pas ces yeux. Tout d'abord parce qu'il n'était pas chez lui. Mais en plus parce qu'il pouvait "bouger", comme "Fanny". Il le détailla, trouvant que quelque chose n'allait pas. Dans ses cheveux... Il pouvait distinguer quelque chose. Des mèches roses.
Il écarquilla les yeux. Si c'était ce qu'il venait de comprendre, alors il était dans la merde. Il serra les dents, jurant contre lui-même et sa naïveté. Puis, il sentit quelque chose de froid toucher son cou. Une lame. Juste derrière, la jeune fille qui le tenait fermement, et qui menaçait de lui trancher la gorge d'un moment à l'autre. Alors c'est comme ça qu'il allait crever ? Non ! Il ne voulait pas !
«- On dirait que tu as deviné tout seul, Terumi. Tu vas gentiment nous suivre, d'accord..? Commença le "garçon" aux yeux émeraudes.
- Je te croyais pas comme ça, Yumi...»
Elle se contenta d'un sourire qui en disait long. À quelques détails près, elle était devenue celui qu'elle chérissait tant !
«- Tu te souviens de ce qu'il s'est passé, après que Gouenji ait frappé Nagumo ?»
Il l'observa durement. Non, bien sûr que non. Il s'était réveillé dans son lit, seul, au petit matin. Il n'avait d'ailleurs pas tout compris. Mais pourquoi posait-elle cette question ? Enfin, il ? Rah, il n'arrivait plus à savoir si à présent, elle était une fille ou un garçon. Et ça le frustrait trop. Beaucoup trop.
«- Non, apparemment. Emily, tu peux le faire.»
Ah... Quelle naïveté. Ce n'était pas Fanny, mais sa soeur jumelle... Attends, depuis quand était-elle vivante ?! Elle était pas sensée être vingt pieds sous terre ?! Il n'eut pas le temps d'en comprendre d'avantage, sa vision devint floue, ses membres devinrent mous, il ne sentait plus la piqure qu'elle lui avait fait dans le bras droit, et il tomba au sol, inerte et inconscient.
La récolte vient juste de commencer.
* . * . * . *
«- Enzo ! Viens mettre la table !
- Oui tonton, j'arrive !»
Il soupira et descendit les escaliers rapidement. Il venait de tout prévoir. Son plan était parfait. Et personne ne se douterait de rien. Sa soeur avait, depuis l'enfance, toujours eu des tendances suicidaires. Son oncle le savait très bien. De plus, son frère savait qu'elle ne pouvait dormir sans somnifères. Elle faisait toujours des cauchemars, en permanence, et cela la rendait faible mentalement. Elle n'aurait pas le temps de réagir tellement elle aurait peur ! Tout simplement parce que c'est l'auteur de ces cauchemars, depuis le début.
Il sourit inconsciemment lorsqu'il mit les assiettes sur la table à manger. Chose qui interpella son responsable légal.
«- T'es amoureux des assiettes, Enzo ? Elles vont avoir peur si tu continues de sourire comme ça ! »
Il le regarda d'un air blasé. Décidément, son oncle était bien trop idiot pour se rendre de quelque chose, de toute façon. Alors il pouvait être tranquille ! Il finit de mettre le couvert, appela sa soeur et se mit à table. Ce soir, l'adulte partait pour un stage pendant une semaine. Il aura tout son temps.
Mais depuis quand était-il comme cela, déjà ?
* . * . * . *
Le laboratoire était actuellement vide. Elle n'avait pas mangé depuis longtemps, mais elle n'avait pas pour autant faim. Elle n'avait pas dormit depuis deux jours, mais elle n'avait pas sommeil. Fanny avait observé depuis le début les aller-retours de personnes qui en amenaient d'autres. Par contre, elle n'arrivait pas à les distinguer, sa vision s'était dégradée. Parfois, elle n'arrivait même plus à voir Abby qui était pourtant en face d'elle.
Elle ouvra grand les yeux lorsqu'elle entendit une voix qu'elle ne connaissait que trop bien. Ses yeux noisettes, ses cheveux bruns, cet air doux et gentil accroché au visage... Elle avait chialé. Chialé comme une gosse. Devant cet air désolé. Elle, dans un tube qui ressemblait à un bocal de cornichons. Lui, juste devant, sa main caressant la paroi de vers. Aucun n'avait parlé, ils se comprenaient mutuellement. Le fait qu'il soit ici, le fait qu'elle aussi. Rien n'avait d'importance. Jusqu'à ce qu'il brise le silence.
«- Désolé. Je ne suis pas autorisé à t'atteindre. Je ne le vaux pas. Je ne suis qu'un pauvre idiot.»
Puis, il tourna le dos et commença à marcher. Elle cria son nom, tapa contre la vitre à s'en faire mal aux mains. Mais il ne se retourna pas pour autant. Pour lui, aimer deux personnes était un pécher. Et maintenant qu'il savait qu'il avait détruit son destin, tout avait changé en lui. Normalement il aurait dû mourir avec Emily. Mais quelqu'un avait transgressé les règles.
«- Allez, on va s'amuser... Reste un peu avec nous...»
* . * . * . *
«- Ouaaaah ! Niveau soixante huit !»
Hiroto s'extasiait comme un enfant devant son score. Il était devenu tellement dépendant de ce jeu qu'il oubliait de manger, parfois. Bien sûr, il ne se préoccupait même plus de ses problèmes, il les oubliait presque. La disparition d'Abby, le départ de Fidio, la mort d'Endou et de Midorikawa, la pseudo-mort de Catia... Il oubliait tout. On aurait dit qu'il était absorbé par le monde dans lequel il jouait. Tellement qu'il ne remarqua même pas sa soeur entrer dans sa chambre.
«- Hiro' ? Tu te souviens que je dois t'amener quelque part, non ?»
Il mit la pause et se retourna vers elle. Il avait oublié...
«- Ah... C'est où déjà ?
- Je t'ai dis que c'était une surprise... Tu as déjà oublié ? constata Camille d'un air las.
- Bah... Un peu...»
Elle soupira et quitta la chambre. Il replongea très vite dans son jeu, tellement qu'il n'entendit pas sa soeur rire. Et le sourire qu'elle affichait en disait long sur son intention, et sur cette "surprise".
Comme quoi, la confiance est souvent accordée à ceux qui la trahissent le plus.
* . * . * . *
Elle marchait nonchalamment vers un endroit aléatoire. Pour tout dire, elle n'avait pas de destination. Elle avait voulu sortir de chez elle, même si en période hivernale, il pleuvait et il faisait froid. Elle avait besoin de prendre l'air. Surtout qu'elle n'avait pas grand chose d'intéressant à faire... Alors, elle arriva dans une rue. Elle leva la tête et croisa un regard chaleureux d'un de ses sois disants amis.
«- Fubuki ? Qu'est-ce-que tu fais ici ?
- J'avais envie de te parler.
- Mais... Comment tu sais que je suis là ?»
Il lui fit un sourire confiant, en s'approchant lentement d'elle. Son regard, d'habitude bleu-gris, vira au doré d'un coup, alors il lui prit le poignet et colla ses lèvres sur les siennes. En sentant ce contact, elle poussa un cri de surprise, et se défit de son emprise, le claquant au passage. La gifle retentit dans toute la ruelle, tel un écho qui annonçait la chute d'une histoire. Il n'avait pas cessé de sourire pour autant.
«- Mais t'es malade ?! Qu'est-ce-qui te prend ?!
- Je suis en couple avec Tsuchito.»
Elle fronça les sourcils. Au fond d'elle, elle était heureuse pour son amie. Mais elle ne comprenait ni son attitude, ni le changement brutal de la couleur de ses yeux. Peut-être portait-il des lentilles arc-en-ciel ?
«- Et ?
- Et comme tu m'as giflé, on va aller voir ton gentil papa toi et moi. Qu'en dis-tu ?»
Elle arrêta de bouger d'un coup. Elle se remémora quelques moments qui avait suffit à la faire crier. Elle recula en tremblant, se demandant s'il savait ou non, s'il avait fait exprès et s'il avait tout compris. Alors il avançait en même temps qu'elle essayait de partir en arrière. Elle trébucha sur une pierre qui avait l'air d'être là non par pur hasard, et tomba juste devant lui. Elle vit un sourire légèrement sadique se dessiner sur son visage d'ange, tandis qu'il s'accroupissait pour être à sa hauteur.
«- Allez... Il a très envie de te voir, tu sais..?»
* . * . * . *
Dans les nuages, c'était l'impression qu'elle faisait voir depuis hier. Elle était toute heureuse, et cela, ses frères l'avaient remarqué.
«- Grande soeur Tsuchito, tu as gagné le droit de dormir autant que tu veux ?
- Grande soeur Tsuchito, tu as découvert que tu pouvais bouffer énormément sans prendre un gramme ?
- Grande soeur Tsuchito, tu as enfin été dépucelée ?»
Gros regard sur Alexy qui, encore une fois, a sut faire rougir Tsuchito jusqu'à ce qu'elle bégaie. Mais il ne se reçut qu'un petit coup de la part de la jeune fille, trop gênée à imaginer...
«- Dis, grande soeur Tsuchito... Méfie toi de Shirou.»
Elle regarda Jeremy d'un air surpris. Il l'appelait par son prénom..? Alors qu'elle n'osait même pas encore le faire ? Et puis, pourquoi lui disait-il ça ? Pendant qu'elle songeait à des choses inutiles comme celles-ci, il monta dans sa chambre, suivit de son frère jumeau qui n'avait pas tout compris, lui aussi. Elle se posa sur le canapé, regardant le mur avec un air vaguement préoccupé, croisant ses doigts entre les siens, et cessant de bouger. Pour réfléchir, sûrement.
«- De toute façon... Je ne sais plus qui croire, ni de qui me méfier.»
* . * . * . *
Marcher. C'était le mot qu'il avait en tête depuis son départ. Ses parents étaient très inquiets de la soudaine disparition de sa soeur adoptive, Fanny, même s'il savait pertinemment ce qui lui arrivait en ce moment. Et il ne voulait en aucun cas être attrapé, lui aussi.
«- Pour l'instant, ils font une "récolte". Ils essaient de tous nous avoir...»
Il parlait tout seul, comme s'il expliquait ce qu'il savait à quelqu'un d'invisible. Mark avançait sans trop savoir où il allait, tout ce qui comptait, c'était sortir de la ville. Tout simplement parce qu'il savait des choses que beaucoup, même Makoto, ne savait pas. Pour le moment, il était dans le centre ville, observant toute les quinze secondes si quelqu'un le suivait. Comportement louche, d'après les passants qui faisaient leur possible pour éviter de le bousculer.
C'est dans ces circonstances qu'il aurait aimé ne pas savoir. Il n'aurait pas à se méfier d'absolument tout le monde. Il s'était rendu compte que les plus sans défense, les plus gentils, étaient les plus sadiques et les plus louches. Il savait aussi que si "il" les attrapait tous, il y aurait des avis de recherches accrochés dans tout les lieux publics. Mais il n'y en aura pas portant le nom de Mark Krueger. Tout simplement parce qu'il ne sera pas attrapé. Normalement, il aurait dû se faire enlever dans le sud de la métropole, devant un coucher de soleil. Or, il se dirigeait vers le nord, alors aucune inquiétude à avoir !
Il commençait à apercevoir le panneau indiquant le nom de la cité urbaine dans laquelle il allait, et qui annonçait aussi qu'il n'était plus dans la ville. Un sourire se dessina sur son visage et il accéléra le pas. Sans remarquer que le soir arrivait, et que la lumière se faisait moins visible. Il n'avait pas prévu où aller par la suite, mais cela l'importait peu, tant qu'il n'était pas attrapé.
«- J'ai gagné..!»
Lorsqu'il dépassa le panneau, il respira un bon coup. Comme si il était détenu en prison depuis huit ans. Il rigola tout seul, se demandant comment réagira Makoto lorsqu'il se rendra compte de ça. Jusqu'à ce qu'une jeune fille n'apparaisse juste devant lui. Surpris, il recula de deux pas. Comment elle avait fait pour sortir de nulle part, comme ça ? Tandis que l'inconnue souriait, il fronçait les sourcils.
«- Beau coucher de soleil, tu trouves pas, Mark ?»
La peur commença à lui ronger l'estomac. Il détourna le regard de sur la nouvelle arrivante et observa l'horizon avec une pointe de désespoir. Exactement le même qu'il aurait dû y avoir au sud, lors de son enlèvement... Il recula encore un peu. Comment connaissait-elle son nom, d'ailleurs ? C'était certain : elle n'était pas une simple étrangère égarée. Elle était bien trop jolie pour l'être, à vrai dire. Longs cheveux blonds, yeux bleus, beau visage, taille normale pour ne pas dire peu fine, forte poitrine... Un double de lui, mais en fille quoi. Ni grosse ni maigre.
«- T'es qui..?»
Son sourire s'élargit, tandis qu'il reculait encore. Quelque chose de dur frappa sa tête, surement un gourdin ou une pierre, et il tomba au sol, assommé par la masse que quelqu'un venait de lui jeter volontairement. Elle se pencha vers son corps inerte juste avant qu'il ne tombe dans l'inconscience, juste avant qu'il ne ferme les yeux pour piquer un somme, avec cet éternel sourire confiant et satisfait.
«- Appelle-moi trente huit.»
C'est à ce moment là qu'il se rendit compte que ce qu'il savait depuis le début était aussi sûr que la météo pour l'année prochaine. C'était changeable d'une seconde à l'autre. Mais alors, qu'est-ce-qui était vrai ? Qu'est-ce-qui était faux ?
«Mon cœur ignora le souvenir de mon esprit qui affirmait que rien ne changerait.»
