Bonjour à tous,

J'ai été très émue cette semaine, tellement de nouveau "Story favorite" de "Story follower" et de reviews. J'écris cette histoire pour moi, mais aussi pour vous, alors de voir qu'elle vous plait me motive tellement, je vous remercie infiniment pour votre soutien. Je remercie aussi mon Akané chérie qui prend toujours du temps pour corriger mes textes. Rien n'est jamais publié sans avoir d'abord passé sous son regard de lynx.

Ce chapitre et plus court que le 12 et un peu moins... intense. Mais il s'y passe beaucoup de chose, ça se concrétise pour les chapitres à suivre. J'espère que vous aurez du plaisir à le lire.

J'ai juste une petite demande à ceux qui me laisse des reviews anonymes, laissez une petite signature ou quelque chose pour vous identifier dans mes réponses :)

Guest du 24 septembre: Tous le monde pas, mais leur début de "relation" n'est plus secrète en tout cas (; Evidemment qu'il vont se revoir, c'est une dramione après tout, et il risque d'y avoir d'autres bisous... mais pas dans ce chapitre (héhé, je suis terrible!) J'espère que ce chapitre te plaira aussi, merci de me suivre!

MM: Wouaaw, quelle avalanche de commentaires! Tu soulèves toujours des choses que j'ai voulu faire passer dans les différents chapitres: les relations, les complicités, les idées que j'espère originales (Les bonbons, le cache-cache...) Tu me connais trop bien moi et ma façon de penser. Pour répondre à ta question, oui je connais la fin, mais elle évolue au fil de mes idées et aussi des reviews que je reçois (:

Guest du 25 septembre : Le "plan de Drago", comme tu dis, avances comme il se doit, mais peut être que notre serpentard ne maîtrise plus très bien les opérations (;

silverpink69:Merci beaucoup, ta review me fait trop plaisir, j'espère que la suite ne te décevra pas.


Chapitre 13

Hermione entra dans la grande salle en même temps qu'une partie des autres élèves de septième, sixième et aussi quelques-uns de cinquième année. Ils venaient tous de sortir du bureau de la directrice qui, devant le nombre d'étudiants, avait magiquement pris des dimensions impressionnantes. Les élèves s'étaient donc tous retrouvés devant un bureau gigantesque derrière lequel le professeur McGonagall paraissait minuscule. La scène était un brin ridicule, mais personne n'osa émettre ne serait-ce qu'un ricanement.

Minerva McGonagall avait regardé cet attroupement d'élèves l'œil sévère. Elle savait que certains professeurs la trouvaient trop laxiste, mais, bien qu'elle ne voulût pas passer pour une directrice trop indulgente, elle estimait que chaque cas devait être analysé avec soin. Les règles n'étaient pas une science exacte. Elle l'avait appris à de nombreuses reprises, particulièrement avec le trio de Gryffondors qui, depuis plus de sept ans déjà, avait certainement trouvé le moyen d'enfreindre toutes les règles de Poudlard. La vieille femme avait donc réfléchi à la situation. Bien que certaines mesures de protections aient été prises, pénétrer dans la forêt interdite était extrêmement dangereux, d'autant plus en pleine nuit. D'un autre côté, il semblait évident que cette soirée était proche des soirées « secrètes » que tenaient régulièrement les Serpentards dans leur dortoir. Le professeur Slughorn avait assuré à la directrice qu'il gardait un œil sur ces fêtes clandestines, elle avait donc accepté non sans une part d'appréhension de le laisser gérer cette affaire. Mais voilà, la situation était un peu plus grave cette fois-ci, elle en avait donc conclu qu'une punition collective était de rigueur mais, une partie d'elle l'espérait, ne couperait pas l'envie aux élèves d'organiser des événements qui resserreraient les liens fragiles entre les différentes maisons.

C'est donc avec les professeur Flitwick qu'Harry allait passer chaque jour une heure après les cours, et pour leur plus grande horreur, Hermione serait quant à elle avec le professeur Delacroix et Ron avec Rusard.

Chaque élève rejoignit sa table respective l'air dépité. Hermione s'assit à côté de Ginny qui s'illumina en voyant son amie.

- Alors, une soirée comme ça, ça valait bien toutes les punitions de McGo' ! Se réjouit la jolie rousse. Hermione prit une teinte rouge vif en baragouinant qu'elle ne savait pas de quoi parlait la benjamine Weasley.

- Ginny, c'était une catastrophe cette soirée. Grogna Ron dépité. Je savais qu'on n'aurait pas dû y aller. Et avant que le beau brun ne puisse acquiescer, la sœur Weasley prit le ton supérieur de celle qui sait, et lui rétorqua.

- Peut-être que notre soirée n'a pas été une… partie de Quidditch, mais l'une d'entre…

- Pas une partie de Quidditch ? Tu veux rire ? L'interrompit Ron. Vous m'avez littéralement tendu un guet-apens, tout ça pour que tu sois seule à seul avec mon meilleur ami. Ronchonna le jeune homme. Et à cause de vos histoires, Harry s'est fait agressé par l'autre folle et son pot de glue…

- Mais stop, arrête tes jérémiades. Le coupa sa sœur. Tu es ridicule, tu devrais te réjouir du bonheur des autres au lieu de….

- Quoi les autres, on s'en fout des autres ! Se mit à crier le jeune homme.

- Arrête de me couper ! Cria Ginny plus fort que lui, faisant se retourner tout la salle sur eux.

-C'est qui les autres d'abord ? Demanda le roux aussi fort que sa sœur.

- C'est Hermione les autres, espèce de veracrasse ! Lâcha la jeune femme en pointant son amie du doigt.

Jusque là, les deux autres étaient restés stupéfaits, les yeux écarquillés, devant cette dispute fraternelle explosive. Hermione ouvrit la bouche pour objecter quelque chose, mais les deux Weasley semblaient dans un autre monde, rendant la situation de plus en plus embarrassante à force de se crier dessus sous le regard des autres élèves médusés.

- Mais qu'est-ce que Hermione vient faire là-dedans ? Elle n'était même pas là, espèce de vieille harpie ! Continua de s'énerver l'aîné de deux.

- Justement, tu ne peux pas te mettre dans ta tête de scroutt à pétard, que, peut-être, elle prenait du bon temps ailleurs ? répondit La cadette sur le même ton. Hermione attrapa le bras de son amie pour la stopper, mais visiblement ce geste n'eut aucun effet.

- Tu nous parles de quoi là, salle succube, je me fiche bien de ce que Hermione pouvait bien faire, nous on était dans la merde ! Se plaignit le jeune homme de mauvaise foi.

- Ah oui ? Alors sache, espèce de détraqueur pouilleux, qu'elle était avec Malefoy. Lui apprit Ginny. Mais j'imagine que ça ne t'intéresse pas.

- Avec… Avec Malefoy ? S'étrangla Ron, Mais pour faire quoi ? Hermione secoua son amie en lui intimant d'arrêter là, mais, dans sa lancée, Ginny lâcha le morceau.

- Ils flirtaient, tu crois quoi ? Qu'ils jouaient aux échecs ?

- Ginny ça suffit, s'énerva Hermione à son tour. Et vous autres, retournez à vos assiettes ! Exigea-t-elle à tous ceux qui les dévisageaient. La jeune femme fit le tour de la salle du regard, l'air menaçant, jusqu'à qu'elle tombe sur deux pupilles grises qui l'observait de loin, un petit sourire aux coins des lèvres. Les pommettes de la sorcière devinrent rouges et elle se mit à sourire à son tour. Elle baissa le nez dans son assiette quand il lui fit un clin d'œil, comme une adolescente qui découvre la gente masculine. La jeune rousse qui n'avait rien perdu de se manège vit sa mauvaise humeur s'envoler et donna un coup de coude complice à son amie. Ron qui n'avait rien perçu, évidemment, s'était tourné vers la brune.

- Tu as fais quoi ? Il avait redirigé sa colère d'une fille à l'autre.

- Ron, ça ne te regarde pas, tu n'as rien à dire. Lui rétorqua-t-elle du tac au tac.

- Bien sûr que ça me regarde ce que tu fais, surtout quand ça concerne l'autre snobinard, depuis quand tu te mets à faire n'importe quoi ? Continua Ron sur le même ton.

- Depuis que toi tu te laisses visiblement avoir comme un imbécile. Lui balança Hermione, ce qui lui valut un raclement de gorge d'avertissement d'Harry.

- Je me laisse avoir ? Mais de quoi tu parles ma pauvre fille ? Ce n'est pas moi qui me laisse embobiner par cette saleté de fouine. Ron allait trop loin, c'est seulement grâce à la tête d'Harry qui disait clairement : « Ne fais pas ça Hermione ! » Que la jeune femme parvint à ravaler ses paroles et ne pas lâcher les révélations qui lui brûlaient les lèvres, au milieu de la grande salle, alors que toute l'attention des élèves dans les alentours était figée sur eux. Elle se contenta donc d'un « Rien Ron, je ne parle de rien. » Et sur ses mots, elle se leva et quitta la salle.

oOo

Drago Malefoy s'était levé ce matin de très bonne humeur. Il réfléchit à ce qu'il s'était passé la veille, et se donna des baffes mentalement. Qu'est-ce qu'il s'était exactement passé dans sa tête ? Une sorte de confusion total l'avait saisi, il avait l'impression de ne rien avoir maîtrisé du tout et pourtant, tout s'était plus ou moins déroulé comme il l'avait prévu. Si ce n'est la fin précipitée du jeu qui avait fait en sorte que plusieurs élèves les surprennent. Il n'avait pas prévu de rendre public cette histoire pour le moment, mais après tout, la rumeur se serait de tout manière répandu à un moment ou à un autre. Il décida donc de voir ça plutôt comme un avantage que comme un problème. Il garda donc sa bonne humeur et ce, malgré ce gage stupide imaginé par Milicent, de rendre les habits des perdants irréversiblement trop petits pour la journée. Le serpentard ne put donc pas mettre de caleçon, ce qui l'amusa, son pantalon lui moula outrageusement les fesses et sa chemise collait à son corps, laissant deviner plus que d'habitude sa musculature parfaite. Cet accoutrement, en réalité peu confortable, rendait le jeune homme terriblement sensuel. Il resta donc une minute de plus devant le miroir de son dortoir à se regarder sous toutes les coutures, en appréciant ce qu'il voyait. Il se décida ensuite à gagner le bureau de McGonagall sous les sifflements appréciateurs de Pansy, les commentaires salaces de Blaise et les rires et sourire des trois autres.

Ils ricanèrent en voyant Lavande se cacher derrière Parvati durant le sermon de leur professeur. La jeune fille avait passé son temps à tirer sur sa jupe à ras les fesses et remettre son chemisier qui la boudinait. Elle retourna rapidement à son dortoir dès qu'elle apprit qu'elle passerait ses heures de retenue avec le professeur Moski. Les Serpentards continuèrent de rire de la jeune femme, ce qui renforça son malaise, et accéléra sa fuite vers le dortoir. Personne ne vit plus la Gryffondor de la journée.

Remis de leur fou rire, les Serpentards étaient face à un nouveau problème. Milicent, comme Lavande, s'était trouvée à passer tous les jours un moment avec l'horripilante Moski. La jeune femme tenta de rassurer ses amis elle montrerait à cette « sale garce » qu'elle ne se laisserait pas insulter plus longtemps. Elle promit à son chéri de faire attention et clôtura la discussion avec un baiser.

De son côté, Drago prit finalement une décision. Il n'allait plus prêter attention à la Gryffondor qui lui causait tant de perturbations. Il devait se remettre de ce chamboulement dans sa tête, pour reprendre la partie avec les idées claires. Il s'installa donc à la table des Serpentards et se servit son café au sirop d'érable avec une touche de lait quotidien. Il faisait le plus attention du monde pour que personne ne se rende compte que le grand Malefoy ne buvait pas son café noir et amer et les autres s'étaient donné le mot pour faire comme s'ils ne se rendaient pas compte de son petit manège du matin. Leur déjeuner se déroula tranquillement avec une discussion animée sur leur prochaine soirée et les points à améliorer. Le prince des Serpentards leva les yeux sur la table des rouge et or où il semblait y avoir de l'agitation. Il fut amusé quand il vit le regard terrible qu'Hermione posait sur toute la salle. Quand les yeux de celle-ci se tournèrent vers lui, elle lui sourit timidement. Il se remit mentalement une claque son propre comportement ne coordonnait pas du tout avec ce qu'il avait prévu. Mais il l'avait trouvée tellement adorable avec ses sourcils froncés, son regard noir, son petit nez retroussé et sa bouche en cœur. Il y pensait encore et gardait son sourire de séducteur collé au visage. Son petit groupe de Serpentards observèrent la tête du beau blond qu'ils considéraient, eux, comme niaise. Les deux filles se firent un clin d'œil entendu et Blaise fit des messes basses à Théodore qui approuva et retransmit l'information à Grégory.

oOo

« Alors, comment c'était cette soirée dans la forêt ? »

Drago resta un moment devant le parchemin à attendre une réponse de la Gryffondor. Il soupira finalement en voyant l'heure défiler et il se rendit à son cours de défense contre les forces du mal. La jeune femme était derrière lui, il se fit violence et ne se retourna pas pour voir si elle le regardait. Il reçut finalement, comme Pansy, Milicent, Blaise, Grégory et Théodore, une punition supplémentaire pour manque d'attention au cours. Il était évident pour tout le monde que le professeur avait été averti qu'ils étaient les organisateurs de la petite fête de la veille et qu'elle avait juste voulu ajouter une couche aux sanctions de la directrice. Ils ne prirent même pas la peine de protester ou de réagir, ils n'écoperaient que d'une punition de plus. Ils endurèrent donc le cours comme tout le monde et furent soulagés de quitter la salle de classe.

oOo

Quand il se rendit au cours de métamorphose, Drago avait sorti ses affaires qu'il disposa sur la table, dont le fameux parchemin de correspondance. Hermione avait répondu juste à l'instant, il ne connaissait pas exactement l'horaire des Gryffondors, mais si sa mémoire était bonne, les lions n'avaient pas cours à cette heure.

« Oui c'était sympa. »

Drago resta interloqué devant cette réponse plus que vague. Pendant ce temps, le professeur Cilicios Elladha entra dans la salle devant un petit homme moustachu dans une robe aux effigies du ministère. Le petit homme s'assit au fond de la classe et se mit déjà à griffonner quelque chose dans un petit carnet avec un longue plume bleue. Le professeur regarda la classe tout entière et resta les bras ballants et la bouche ouverte quelques secondes avant de saluer la classe d'une voix blanche. Il s'assit à son bureau et commença à lire des notes qu'il avait visiblement prises pour préparer son cours.

- Aujourd'hui, nous allons travailler sur…heu… la métamorphose. L'ensemble de la classe se mit à rire et le professeur devint tout rouge, puis tout blanc. Il s'embourba encore un peu avant de reprendre son cours.

- Oui, en effet… Nous allons travailler sur heu… les chaises. La classe se remit à rire et Elladha commença à paniquer légèrement. Il leva les yeux sur l'homme du ministère qui devait faire un rapport sur son cours. Le mouvement de la plume qui dansait sur le parchemin l'hypnotisa. Il se secoua et reprit à nouveau le fil de la leçon.

- Oui… en effet… Nous allons apprendre à changer cette heu… chaise. Le professeur se releva et plaça son siège devant son bureau pour que toute la classe le voie. Voilà… Vous allez transformer ceci en fauteuil. Je vais vous expliquer comment vous allez procéder.

Drago n'écoutait déjà plus, il était plongé dans la réponse qu'il allait envoyer à sa correspondante.

« J'espère que c'était plus que « sympa », de mon côté j'ai eu beaucoup de plaisir. Quelle tristesse que le jeu se soit arrêté si vite, j'aurais voulu avoir un peu plus de temps pour toi. »

Il reçu rapidement une réponse, mais pas ce qu'il espérait.

« Oui, peut-être la prochaine fois »

Il savait qu'il aurait dû arrêter les cachoteries et lui dire qui il était vraiment, ou alors arrêter ici de lui écrire, mais il aimait tellement parler à la jeune femme sans qu'elle ne sache qui il était. Il reprit donc sa plume et traça sa réponse de sa plus belle écriture.

« Je suis embêté, je sens bien que tu n'as plus le même entrain qu'autre fois, peut-être devrions-nous arrêter nos discussions ici ? Est-ce que c'est ce que tu aimerais ? »

Il espérait qu'en lui posant franchement la question, la jeune femme allait réagir. Il fut cette fois encore surpris par ce qu'elle lui envoya.

« Ce que j'aimerais c'est que tu répondes à une question. »

Il était au pied du mur. Evidemment qu'elle lui demanderait qui il était vraiment, et il ne voudrait pas répondre. Parce que s'il lui disait la vérité, elle lui en voudrait. Drago était tout retourné, il ne savait pas comment répondre pour se sortir de là. Deux minutes avant il se demandait encore pourquoi il n'avouait pas, tout simplement, et maintenant il n'arrêtait pas de taper le bout de sa plume sur la table en cherchant une solution pour éviter ça.

« Demande toujours, je tâcherai d'y répondre. »

Avait-il fini par écrire.

A ce moment-là, le professeur appela le Serpentard.

- Heu… jeune homme… Monsieur Malefoy, s'il vous plaît. L'interpela-t-il.

-Professeur ? Le Serpentard releva à peine les yeux de son parchemin.

- Je n'ai pas vraiment l'impression que vous suivez ce cours. Elladha tenta d'utiliser un ton sévère, mais sa voix tremblait.

- En effet, je n'ai rien suivi. Confirma Drago, sans la moindre once de culpabilité.

- Très bien monsieur Malefoy, si vous ne sentez pas l'utilité de suivre les explications, j'imagine que ça ne sera pas difficile pour vous de transformer ceci en fauteuil ? Le professeur désigna la chaise qu'il avait déplacé plus tôt dans le cours.

Drago ne prit même pas la peine de répondre ou de se lever de sa chaise. Il pointa sa baguette sur le meuble et la fit tournoyer dans les airs. La chaise s'élargit de deux bons mètres et se recouvra de gros coussins moelleux, les pieds s'écrasèrent et le plateau s'agrandit. Le dossier vint former des accoudoirs. Le tout fut ensuite recouvert d'un cuir capitonné brun. Un magnifique canapé Chesterfield trônait maintenant au milieu de la classe, sous le regard abattu du professeur. L'expert resta à regarder la scène quelques secondes puis retourna à son calepin et se remit à écrire. Le professeur remplaçant de métamorphose était dépité.

oOo

« Qu'est-ce que tu pensais de ma tenue à la soirée ? »

« Pour te dire franchement, ta robe rouge t'allait bien, les couleurs de Gryffondor sont celles qui te vont le mieux, mais peut-être que je changerais d'avis si je te voyais dans une somptueuse robe de soirée aux couleurs de ma maison. J'aurais pu mieux admirer ce que tu portais sans ta cape, mais par ce temps, c'aurait été déraisonnable. Alors j'imagine ce que j'aurais vu sans elle. Et peut être même sans la robe. »

« Sans la robe ? Tu me verrais en bas et en liquette. Pas très romantique. »

« Dans mon imagination, c'est pas des bas mais des jarretelles »

« Alors autant mettre un bustier à la place de la liquette, et la ça devient vraiment intéressant. »

« Mademoiselle, les images que j'ai en tête sont tout à fait charmantes et toutes à votre avantage. »

« Je t'interdis de m'imaginer en lingerie plus longtemps, stop de ce petit jeu, efface ces images de ta tête. »

« J'ai bien peur qu'il soit trop tard, j'ai des idées fortes alléchantes te concernant. »

« N'écris pas des choses pareilles, c'est très gênant, je ne suis pas une fille sexy comme tu sembles le croire. »

« Hermione Granger, je crois que tu es en ce moment, dans ma tête, la femme la plus désirable de Poudlard, et peut-être même de Grande Bretagne. »

« Arrête, je vais finir pas y croire. »

« Ça serait bien que tu le fasses. »

« C'est pas demain la veille, mais on peut toujours rêver. Le cours va commencer, je te laisse, peut-être qu'on pourra se parler ce soir. »

Hermione rangea le parchemin dans son sac et prépara sa baguette pour le cours de sortilèges, un grand sourire plaqué sur ses lèvres. Son correspondant n'était pas Goldstein. Il voulait aussi la voir dans une tenue sexy, certes, mais sa robe rouge lui avait plu, et en plus, il comprenait qu'elle s'habille chaudement pour sortir en pleine nuit. Elle n'avait pas de preuve concrète mais son intuition lui disait clairement que ce n'était pas le Serdaigle, et grâce à ça, elle se sentit beaucoup plus à l'aise. La question était maintenant de savoir qui c'était alors. Mais voulait-elle vraiment l'apprendre ?

oOo

Ron avait rejoint Marie dans la salle d'histoire de la magie numéro 4 comme elle lui avait demandé. Il adorait comment elle savait rendre les lieux, pourtant à l'origine froids et humides, confortables et chaleureux. Un feu brûlait dans une cheminée en illusion, et des coussins et tapis étaient répandus sur le sol. Le décor était toujours sensiblement le même et le jeune homme était toujours charmé. Il s'assit à côté de la femme et la prit dans ses bras.

- Marie, je crois qu'Hermione et Harry sont au courant. Lui avoua-t-il, le nez dans ses cheveux.

- Sérieusement ? Nous avons pourtant été discrets, comment ont-ils su ? Questionna Marie qui ne semblait plus si à l'aise.

- Je ne sais pas, mais ce n'est pas vraiment étonnant, Hermione est la fille la plus intelligente que je connaisse, elle est même sûrement au courant depuis longtemps, y a que moi qui ne m'en rend pas compte. Réfléchit le cadet des Weasley. Remarque que ça expliquerait certaines choses quant à son comportement ces derniers temps.

- Tu dis qu'ils savent depuis longtemps ? Ils n'ont rien du dire à personne alors, nous aurions déjà eu des problèmes sans ça. Se rassura le professeur. Tu sais que je tiens beaucoup à cette place, je serais renvoyée si notre histoire s'apprenait, nous serions renvoyés tous les deux.

- Oui, je sais. Soupira Ron. Mais on peut leur faire confiance, ce sont mes meilleurs amis, Marie.

- Peut-être que tu devrais tout leur expliquer. Proposa-t-elle. Ça te ferait du bien d'avoir des alliés pour te soutenir.

- Peut-être oui. Le rouquin avait passé ses bras autour de la Française, la serrant contre lui.

- Mais maintenant, c'est moi qui vais m'occuper de toi. Et elle les fit basculer sur un coussin ou ils se mirent à rire tout les deux. Ron embrassa Marie qui lui rendit passionnément son baiser. Il tira sur la robe de la sorcière pour la lui enlever délicatement. Ils entendirent tout d'un coup un grand « crac » et la robe tomba au sol, une couture latérale entièrement déchirée.

- Eh bien mon cher, il te faudra vraiment apprendre à déshabiller une femme, mon salaire ne va pas tenir longtemps si je dois faire réparer mes robes tous les trois jours. Sur ce, elle rit.

Un rire communicatif qui plaisait toujours au jeune homme. Cette bonne humeur ne laissa pas la place à la culpabilité de s'installer et, comme à chaque fois, Ron n'apprit pas de ses erreurs et se contenta de repousser du pied la pauvre robe en lambeaux. Il déposa des baisers partout dans le cou de la Française et elle le pria de continuer. Il dégrafa le soutien gorge d'une seule main, technique qu'il était fière de maitriser, et enleva le vêtement en le faisant glisser lentement le long des bras de la belle femme. Il recouvra la poitrine dénudée de ses mains et caressa doucement leur extrémité en posant de multiples baisers sur sa nuque. Il la trouvait belle, si belle. Peut être que c'était le charme français. A cet instant, la sorcière prit sa baguette et la fit virevolter dans les airs avec une formule qu'il commençait à connaître. Les habits du rouquin disparurent et réapparurent à l'autre bout de la pièce, le laissant nu devant la femme fort peu vêtue également. Elle parut plus que satisfaite de ce qu'elle vu, visiblement ces quelques câlins avaient eu l'effet espéré sur son « british » favori. Elle le regarda dans les yeux et en passant sa langue sur ses lèvres elle murmura : « à moi de m'amuser maintenant. » Dans un parfait français que Ron ne comprit pas. Cependant, les intentions de son amante furent très claires quand elle le poussa pour qu'il soit sur le dos et qu'elle approcha son visage de la virilité du jeune Weasley. Il ferma les yeux profita du plaisir qu'elle lui procurait. Cette nuit promettait d'être particulièrement agréable.