Hello Everybody, comment commencer cette note d'auteur hum … Je sens que je vais encore me faire réprimer. Je vous ai fait languir pour la suite je suis désolée. Mais tant que je n'étais satisfaite sur certaine chose !!! Mais bref désolée, désolée de la longue attente. Je tiens à remercier ceux qui lisent mon histoire et également ceux qui laissent des reviews. Gros bsx à vous.
Nikita Lann : Merci pour la reviews et pour tes compliments qui me vont droit au cœur !!!Désolé pour les Fautes dans le dernier chapitre d'ailleurs l'ai fait corrigé. Et celui-là également. Bonne lecture
Alysée : La fan des clashs mdr !!!! Je crois que tu va être servi dans ce chapitre mais shht je n'en dis pas plus !!!!! Merci de la reviews et d'être toujours la !!! Bonne lecture
Ange ou démon : oup je n'ai pas mis la suite aussi vite que tu le souhaitais*Dreamblackgirl vas se cacher Lol * Désolée. Merci d'être toujours aussi ca fait plaisir bonne lecture !!!
Eillie Evans : Merci de la reviews, et désole pour les fautes de la dernière fois. Je pense que ce chapitre sera plus lisible gros bsx.
Alexia31 : Merci pour la reviews, j'espère que tu aimerais toujours autant. Bonne lecture
Lavande B.P : Merci beaucoup à toi qui m'accompagne depuis le premier chapitre. Bonne lecture
Aurore Doudou : Merci pour ta reviews !!! Ah la la je suis encore la reine du sadisme pas vrai mdr ! Je devrais revoir mes méthodes pour couper de fin de chapitres mdr !!!Bonne lecture.
Luke : Merci pour ta reviews je l'ai adoré. Ca m'a permet de remettre certains choses au clair et à avoir un œil un peu critique. Pour ce que tu a dis d'Hermione pense que oui Drago a changé. Et elle dit vraiment le contraire par contre ca je ne suis pas. Hermione a dit qu'elle aurait voulu que Drago soit comme son fils à Poudlard. Tu parle de ca ? Scorpius n'est pas comme son père oui certes il n'a pas eu la même éducation. Parce que Drago s'est bien rendu compte de ses erreurs et il ne veut pas que ca arrive à son fils. Ensuite Scorpius un peu dur je ne crois pas vraiment Drago n'était pas un ange. Malgré les horribles choses qu'il a vécues avec Voldemort. Il est un peu dans le cas de Dudley qui s'est rendu compte de ce qu'il était. Ma raison pour laquelle Scorpius n'a pas pu pardonner son père c parce qu'il a été pointé du doigt à cause de son nom de famille à Poudlard. Pour le clash je ne peux pas t'en vouloir s'était une sacrée galère pour l'écriture. T'aime l'histoire alors merci gros bsx.
Encore merci pour vos reviews elles me font vraiment chaud au cœur.
Chapitre 14
Le lendemain, Scorpius fut réveillé par les rayons du soleil qui caressaient son visage. Il se redressa, étirant ses muscles endoloris. La nuit avait été longue, le jeune homme avait à peine fermé l'œil de la nuit. Les événements de la veille lui revinrent à l'esprit les uns après les autres la colère lui tordait les entrailles en repensant à son père. Le blond ne comprenait pas vraiment sa réaction – enfin si, sans doute un peu. Il connaissait parfaitement les vieilles querelles de son père et de Mr Weasley. Mais bon sang, pourquoi fallait-il que cela les concerne, Rose et lui ? Il se sentit stupide d'avoir imaginé que son père puisse comprendre quelque chose. Mr Weasley, lui, avait fini par l'accepter, même si le jeune homme se remémora ce coup de poing qu'il avait failli recevoir à la figure.
Scorpius soupira et passa ses mains sur son visage accablé et fatigué. Il savait qu'il devait rentrer et parler avec Donna. Durant son insomnie, Scorpius avait passé la nuit à songer à ce qu'il pouvait bien lui dire, sans aucun résultat. L'annonce de sa paternité le rendait heureux, même s'il ne savait pas comment s'y prendre avec son enfant. Les figures paternelles de son grand-père et de son père n'étaient pas vraiment des exemples à suivre. Non, il ne voulait pas être comme eux.
Ses pensées s'évanouirent et Scorpius regarda autour de lui. Il se rappela qu'après avoir marché des heures, il s'était rendu chez Mélissa, ne souhaitant pas retrouver Donna. La jeune femme, surprise de le voir, avait tout de même accepté de l'héberger pour la nuit dans son salon sans poser de questions. A son grand soulagement d'ailleurs.
Ses rêveries s'estompèrent en entendant des bruits de pas se rapprocher. Mélissa se retrouva devant lui un instant plus tard, portant un plateau.
- Salut, lança-t-elle. Tu as bien dormi ?
- Oui, merci, répondit Scorpius.
Elle pénétra dans le salon et posa le plateau du petit-déjeuner sur le canapé où le jeune homme était installé. Scorpius marmonna un vague merci, son regard se perdant dans la pièce. Son estomac était trop noué pour qu'il puisse manger quoi que ce soit. Néanmoins, , il saisit un toast et le mordilla. Il pouvait voir les regards inquiets que Mélissa lui jetait de biais. Le blond savait qu'elle brûlait de lui poser des questions. Il hésitait de tout lui raconter. Mais Mélissa méritait bien de connaître la vérité, la veille elle l'avait accepté sans rien demander. Il était certain qu'elle avait compris que ça n'allait pas.
- Je suis vraiment désolé de t'ennuyer comme ça, commença-t-il.
- Qu'est-ce tu racontes, les amis sont là pour ça, répondit Mélissa.
Scorpius esquissa un faible sourire puis détourna le regard en direction de la fenêtre.
- Scorpius, je… je voudrais savoir ce qui s'est passé après que tu sois parti de la soirée, lança Mélissa d'une voix hésitante. Je sais que Rose et toi vous êtes disputés à la fête d'anniversaire de Jim.
Le blond afficha une mine sinistre et se mit à agiter les doigts d'un air nerveux, ayant l'horrible impression d'avoir des nœuds à l'estomac. Cette fichue dispute était bien la dernière chose dont il voulait se rappeler. Il prit une profonde inspiration avant de se lancer :
- Après la fête, je me suis rendu chez Rose, où nous avons continué de nous disputer… elle m'a dit que Simon était mon fils
Mélissa laissa échapper un couinement. Elle plaqua sa main contre sa bouche, le fixant d'un air effaré. Scorpius n'y fit pas attention et poursuivit :
- Puis Simon s'est blessé pendant notre dispute et nous avons dû le transporter à Ste-Mangouste
Quoi ?! s'exclama Mélissa en se levant d'un bond, les yeux écarquillés d'horreur. Il a eu un accident ? C'est grave ?
- Calme-toi, la rassura Scorpius, les médecins l'ont examiné et il se porte très bien.
Mélissa s'écroula à nouveau dans son fauteuil, soulagée. Un silence s'installa dans la pièce, rapidement brisé par la jeune femme.
- Comment tu vas ? demanda-t-elle.
- Je ne pourrais jamais aller aussi bien ! lança Scorpius d'un ton sarcastique. Rose qui m'annonce que je suis papa, Simon qui a cet accident, mon père qui ne veut pas entendre parler de son petit-fils, et pour finir cette maudite Eva Skeeter qui a écrit cet article de malheur. Oui, tout est parfait !
- Je suis désolée, dit Mélissa d'une voix compatissante.
- Pourquoi tu t'excuses ? grogna-t-il avec mauvaise humeur. Je suppose que toi aussi tu le savais, pas vrai ?
Il la fusilla des yeux. Mélissa se mordit les lèvres devant son regard chargé de reproches.
- Je suis navrée, Scorpius. Si j'ai gardé le silence, c'est parce que c'était à Rose de te le dire. Tout ce que j'ai pu faire a été de l'aider. Si tu savais à quel point les choses se sont compliquées pour elle quand tu as débarqué avec Donna ! C'est pour cette raison que, le jour de nos retrouvailles, elle n'a pas tenu à ce que tu voies Simon.
Scorpius fouilla dans sa mémoire. Son cœur bondit violemment dans sa poitrine quand il se remémora la scène. Il se souvenait encore du visage pâle de Rose quand ils s'étaient rencontrés au village de Pré-au-Lard. Et ce jour-là elle était partie précipitamment pendant que…
- C'est pour cette raison que vous avez tenu à nous faire entrer aux Trois Balais ! s'écria Scorpius, frémissant de colère.
- Que penses-tu que nous aurions pu faire d'autre ? répliqua Mélissa d'une voix sèche. Surtout avec Rose et toi qui vous adressiez à peine la parole et Donna qui te faisait les yeux doux !
Scorpius afficha une mine boudeuse en songeant qu'elle n'avait pas totalement tort. Le blond se rappela que le jour de son départ, quand il avait été installé dans l'avion, il avait été furieux contre Rose et de ce faux espoir qu'elle lui avait laissé imaginer. Et son estomac n'avait cessé de se tordre de douleur chaque fois qu'il l'imaginait avec Ben et leur enfant. Même si le jeune homme n'en avait rien laissé paraître devant son équipe, jamais il n'avait été aussi malheureux et abattu. Il pensait constamment à elle, il revoyait ses yeux noisette, ses nombreuses taches de rousseur ou encore son sourire qui faisait bondir son cœur contre ses côtes. Et ses lèvres douces, posées sur les siennes avant qu'il ne parte…
Puis il avait rencontré Donna durant cette soirée après un match. Elle était jolie, charmante, drôle, et elle semblait très intéressée par lui. Scorpius avait fini par oublier Rose au bout de quelques mois – jusqu'au moment de son retour.
La première fois qu'il l'avait revue, sa colère était réapparue. Ce soir-là, en rentrant, il s'était senti stupide d'avoir réagi ainsi. Il avait cherché à lui présenter des excuses, mais ses pensées s'étaient envolées quand il s'était retrouvé seul avec elle, Rose adossée au mur, écarlate.
Il sursauta comme Mélissa passait la main devant ses yeux. Reprenant ses esprits, il remarqua qu'elle s'était assise près de lui.
- Elle tient beaucoup à toi, tu sais, déclara Mélissa d'une voix douce. Je pense que la meilleure preuve que je puisse te donner, c'est Simon. Elle s'est obstinée à le garder et à l'élever, mais tu connais Rose : quand elle a une idée derrière la tête, on ne peut pas la faire changer d'avis.
Scorpius esquissa un faible sourire et baissa les yeux, confus. Si seulement il avait su que Rose était enceinte de son enfant, que Benjamin et elle n'étaient plus ensemble… Les choses auraient certainement été différentes. Il jeta un coup d'œil sur la pendule accrochée au-dessus de sa tête. Elle indiquait dix heures. Scorpius se leva d'un bond.
- Je ferais mieux de rentrer, déclara Scorpius. Merci pour tout, Mélissa.
- Tu n'as pas à me remercier, tu es toujours le bienvenu ici si tu en as besoin, lança Mélissa en lui adressant un clin d'œil.
Scorpius ramassa sa veste et transplana après un dernier adieu. Le jeune homme atterrit au milieu du salon de Jim. La pièce était vide, les meubles et les affaires qui avaient été aménagés pour la fête étaient à leur place habituelle. Tout était soigneusement rangé. Il en déduisit que Jim était probablement debout.
Il entendit des crissements de chaises dans la cuisine juste avant que Jim et Jessica en surgissent. Le couple haussa les sourcils en apercevant Scorpius, partagé entre la colère et l'anxiété. Un vague sentiment de culpabilité traversa Scorpius en voyant le visage inquiet de ses deux amis.
- Scorpius, Merlin, où étais-tu ? demanda Jim en se ruant vers lui, le saisissant par l'épaule. Tu passes la nuit dehors sans donner de nouvelles !
- On était vraiment inquiets, tu sais, ajouta Jessica en passant une main fébrile dans ses cheveux.
- Je suis désolé, s'excusa Scorpius, je m'en veux de ne pas vous avoir mis au courant, continua-t-il d'une voix sincère.
Il se tut en apercevant un journal sur la table basse, et les traits de son visage se déformèrent de rage. Jessica, qui avait suivi son regard, attrapa rapidement le journal qu'elle tenta tant bien que mal de dissimuler.
- Pas la peine, s'exclama Scorpius d'une voix sèche. J'ai déjà lu l'article hier soir, c'est mon père qui me l'a montré.
Jessica et Jim déglutirent difficilement, fixant Scorpius d'un air à la fois abasourdi et perplexe.
- Alors tu es au courant que… ? commença Jessica d'une voix hésitante.
- Oui, je suis père, répondit Scorpius. C'est Rose qui me l'a dit avant que je découvre l'article. J'étais avec elle hier soir.
Scorpius raconta les événements de la veille en quelques mots, ignorant leurs yeux ébahis et leurs exclamations surprises. Il s'étonna de les voir se jeter dans ses bras quand il eut finit de tout leur expliquer. Ils semblaient tous les deux très réjouis pour lui.
-C'est géniale mon vieux tu es papa dire que je pensais que je l'aurais été avant toi plaisanta Jim en donnant une petit tape à Scorpius
-Ha ha, je crois connaître une personne qui serait moins contente que vous dit Scorpius d'une voix sinistre
Jessica et Jim échangèrent un regard.
-Ou est Donna ?
Son meilleur ami indiqua l'étage d'un signe de la tête. Scorpius se leva puis se drigea lentement vers sa chambre.
Un « Entrez ! » lancé d'un ton sec accueillit Scorpius quand il frappa à la porte de la chambre où se trouvait sa petite amie. Nerveux, il poussa le battant, se demandant par où commencer, mais Donna lui facilita la tâche en brandissant un journal d'un air furieux. Scorpius avait une vague idée de l'article en première page.
- Salut, tenta-t-il, mais elle lui jeta le journal sur le torse avec un glapissement de rage.
- D'accord, on peut en parler tout de suite, si tu veux, déclara Scorpius, conciliant, en balançant le journal sur le lit.
- Tu pourrais m'expliquer où tu as passé la nuit ? attaqua Donna d'une voix glaciale. Que signifie cet article, Scorpius ?
Le blond passa une main fébrile dans ses cheveux et se mit à arpenter la pièce sous le regard furieux de Donna.
- Quand j'étais avec Rose, elle m'a confié que j'étais le père de son enfant… Je suis désolé, je sais que je t'ai menti. Rose et moi étions ensemble, mais ça remonte à tellement longtemps. Je n'ai pas songé à ce qu'elle ait un enfant de moi…
Il s'interrompit, ses pensées revenant au petit garçon allongé sur un lit d'hôpital. Comment allait-il ? Et comment allait sa mère ?
- On dirait que tu as mal pensé, répliqua sèchement Donna, ramenant Scorpius au présent. Comment as-tu pu me mentir sur une chose pareille ?
- Je suis désolé, je…
- Je croyais que je comptais pour toi, mais apparemment tu ne me fais même pas assez confiance pour me parler de tes ex que je pourrais croiser ! continua-t-elle.
- Tu sais très bien que c'est faux, répliqua Scorpius en commençant à s'agacer. Je ne t'en ai pas parlé parce que c'est de l'histoire ancienne !
- Vraiment ? On ne dirait pas, pourtant ! dit Donna d'une voix stridente en secouant le journal avec tant de force que les pages volèrent en tous sens. Tu as l'air parfaitement heureux de jouer les papas gâteux !
- J'ignorais que c'était mon fils !
- De mieux en mieux ! s'exclama-t-elle en lui jetant la Une au visage. C'est vrai, c'est parfaitement naturel de faire des cadeaux à des petits garçons que tu ne connais pas !
- Ça suffit ! cria Scorpius en serrant les poings, froissant de ce fait la page du journal qu'il avait attrapée au vol quand Donna l'avait lancée. Tu deviens ridicule !
- Je suis ridicule ?! s'étrangla Donna. JE suis ridicule ? C'est la meilleure ! Tu as mis enceinte ton ex, tout le monde le sait désormais, je vais devenir la risée du monde entier, et tu dis que je suis ridicule ?!
- N'exagère pas, bredouilla Scorpius, interloqué. Tu n'as rien fait de mal, pourquoi est-ce qu'on se moquerait de toi ?
Elle laissa échapper un éclat de rire hystérique qui se finit sur un sanglot.
- Pourquoi ? Parce qu'ils vont tous croire que je ne savais rien, alors que…
Elle s'interrompit brusquement et lui tourna le dos. Scorpius fixa sa nuque, ébranlé par le silence soudain.
- Alors que quoi ? demanda-t-il. Qu'allais-tu dire ?
- Rien, répondit Donna avec mauvaise humeur en allant se planter devant la fenêtre. Je n'allais rien dire.
Trop soulagé par l'accalmie, Scorpius hocha la tête et enfonça les poings dans ses poches.
- Bon, soupira-t-il. Je vais prendre une douche, tu veux te joindre à moi ? ajouta-t-il, espérant que la proposition la dériderait.
- Non, déclina-t-elle d'un ton boudeur. Prends ta douche, noie-toi et va au diable, je m'en moque.
Scorpius grinça des dents et sortit en claquant la porte. Si elle le prenait sur ce ton, très bien ! Il n'allait pas insister.
Le blond se rendit à St Mangouste quelque heure plus tard. La jeune réceptionniste se tenait au comptoir, et, rayonnante, adressa un petit signe de la main à Scorpius en le voyant. Celui-ci le lui rendit puis se dépêcha de s'éclipser, ne souhaitant pas discuter avec elle.
En arrivant dans la chambre, il trouva Simon endormi, sa mère assise sur une chaise à côté de lui, la tête posée sur le lit de son fils. Un sourire attendri se dessina sur les lèvres de Scorpius. Il s'approcha silencieusement pour ne pas les réveiller. Remarquant que la rousse ne s'était pas couverte, il ôta sa cape et la posa sur elle. Contournant le lit, il s'assit sur une chaise située juste en face d'eux. Le jeune papa observa son fils endormi en position de fusil, la bouche légèrement entrouverte. Il remarquait certains traits semblables à sa mère la même forme du visage, les mêmes nez et menton. Sa tête se tourna en direction de Rose, et le blond retira les cheveux qui lui cachaient le visage. Les années écoulées ne lui avaient en rien fait perdre sa beauté.
Elle est magnifique.
Scorpius secoua fébrilement la tête. Pourquoi je pense à ce genre de choses ? songea-t-il. Merlin, parce que c'était vrai ? Ils n'étaient pas ensemble, mais il avait le droit de penser qu'elle était jolie. Il lâcha un soupir et se leva de sa chaise, décidant d'aller se rafraîchir les idées.
Rose ouvrit les yeux et se frotta les paupières. Elle sentit une cape sur ses épaules. Elle la retira, sentant les battements de son cœur s'accélérer. Elle reconnaissait la cape de Scorpius, qui possédait d'ailleurs sa douce odeur enivrante. Un sourire se dessina sur les lèvres de Rose tandis qu'elle remettait la cape. Ses pensées s'évanouirent en l'apercevant à l'entrebâillement de la porte, tenant deux chocolats chauds.
- Salut, lança-t-il. Tu as bien dormi ?
- Oui, répondit-elle en hochant la tête.
- J'ai apporté du chocolat chaud, dit Scorpius en lui tendant une tasse. J'ai pensé que ça pourrait te faire du bien.
- Merci, murmura Rose en saisissant sa tasse.
Scorpius reprit sa place en face d'elle. Ils restèrent muets, sirotant leur chocolat en silence. Rose s'obligea à fixer le sol, fuyant le regard du jeune homme. Elle ne comprenait pas pourquoi elle évitait de croiser son regard, pourquoi elle se sentait légèrement nerveuse tout d'un coup, elle avait l'impression d'avoir des nœuds à l'estomac.
Toute la nuit, elle avait songé que tôt ou tard Scorpius souhaiterait savoir clairement ce qui s'était passé. Et qu'il aurait probablement de nombreuses questions à lui poser. Rose était certaine d'être prête la veille. Pourtant, les mots semblaient être coincés dans sa gorge. Elle resongea à sa crainte de le voir en colère. S'il la détestait et souhaitait partager la garde de Simon ? Rose ressentit un pincement au cœur. Elle finit par prendre une profonde inspiration avant de dire :
- Je suppose que tu voudrais savoir certaines choses… on n'a pas vraiment eu le temps de parler, commença Rose d'une voix hésitante.
- Oui, ce serait probablement le cas si je n'avais pas déjà parlé avec ta mère, déclara Scorpius.
Les yeux de Rose s'arrondirent.
- Quand tu étais dans la salle avec le docteur et Simon, expliqua Scorpius, j'ai accompagné ta mère pour aller chercher à boire et elle m'a dit tout ce que j'avais besoin de savoir.
Rose baissa les yeux, confuse, le teint écarlate. Merlin ! Elle se demandait ce que sa mère avait bien pu lui raconter. Comment avait-il réagi ? Elle n'osait pas poser son regard sur lui.
- Je suis désolée de t'avoir menti. Je sais que je n'aurais pas dû te cacher une chose pareille, lui confia-t-elle. Je ne serais pas étonnée que tu sois en colère.
Scorpius posa son index sous son menton, l'obligeant à le regarder. Ses yeux se perdirent dans les siens. La rouquine finit par détourner la tête.
- C'était vraiment idiot, tu n'avais pas le droit de ne pas me mettre au courant, poursuivit-il.
Rose fut désarmée en voyant les yeux du jeune homme flamboyer de colère. Ses yeux commencèrent à se baigner de larmes.
Scorpius se figea, scrutant ses yeux et ses joues humides en voyant sa mine triste. Quel idiot je suis ! songea-t-il. Les choses n'étaient pas supposé se passer ainsi, il ne voulait pas la voir verser des larmes. Le blond enroula ses bras autour d'elle. Rose sursauta, incrédule, devenant aussi rouge que ses cheveux.
- Merci, Rose, de m'avoir permis de jouer au Quidditch, merci de m'avoir donné un adorable petit garçon, et enfin merci de tout ce que tu as fait pour moi.
Rose, émue et heureuse, laissa les larmes couler sur son visage. Elle ferma brièvement les yeux, se laissant griser par cette agréable sensation de ses bras autour d'elle. Plusieurs minutes s'écoulèrent avant que quelque chose n'attirât l'attention de la rouquine.
- Scorpius, j'ai bien l'impression que nous sommes attentivement observés, fit remarquer Rose avec un sourire.
Il la relâcha, intrigué, fouillant la pièce du regard. Il lui fallut une minute pour remarquer l'enfant les observant avec son adorable petite frimousse.
Scorpius relâcha doucement Rose de son étreinte et les deux parents se dévisagèrent. Simon rayonnait. Rose et Scorpius échangèrent un sourire avant que la rouquine ne soulevât son fils et l'étreignît tendrement. Simon enlaça sa mère, posant une bise sur sa joue. Scorpius sentit son cœur faire un bond contre sa poitrine lorsque le petit Malefoy lui tendit les bras. Il jeta un bref coup d'œil vers Rose, qui hocha la tête d'un air encourageant. Scorpius prit son petit garçon dans ses bras, rayonnant de bonheur.
Ils furent interrompus en entendant taper à la porte. Mélissa, Albus, Lily et James entrèrent dans la chambre. Mélissa serra aussitôt sa meilleure amie dans ses bras.
- Rose, j'ai appris ce qui s'est passé ce matin, déclara Mélissa d'une voix troublée. J'ai fait aussi vite que j'ai pu. Ça va ? Et Simon ?
- Il va bien, la rassura Rose, souriante, en montrant Simon dans les bras de son père.
Lily étreignit sa cousine à son tour tandis qu'Albus et James déposaient tous les deux de gros ours en peluche.
- Quand vont-ils le laisser sortir ? demanda Mélissa.
- Je ne sais pas, répondit Rose en haussant les épaules, mais je pense que si tout va bien nous rentrerons ce soir à la maison.
- Maison, maison, répéta Simon.
Rose passa le reste de la matinée à l'hôpital à discuter avec ses cousins. Ils furent rejoints un peu plus tard par ses parents et Harry et Ginny. Ils eurent également la visite de Jim et Jessica. Rose fut ravie et soulagée de ne pas voir Donna apparaître sur le seuil de la porte. Elle jeta un regard en direction de Scorpius, se demandant s'il avait parlé avec elle. Donna était-elle déjà au courant ? Comment avait-elle réagi ? Elle secoua la tête, ne voulant plus y penser.
Rose se pencha vers sa montre il était déjà 17h, tout le monde était à présent rentré. Il ne restait plus que Scorpius, Simon et elle. Le petit garçon s'était assoupi dans les bras de son père. Elle constata que le blond dormait également à poings fermés. La rouquine sentit son cœur s'emballer en l'observant dormir.
- Rose ? Quelle heure est-il ? demanda Scorpius d'une voix endormie, les yeux mi-clos. Où sont passés les autres ?
- Ils sont rentrés, répondit Rose. Tu me sembles fatigué, tu devrais rentrer toi aussi, conseilla-t-elle d'une voix douce.
- Non, ça va aller, dit-il. Je voudrais attendre l'arrivée du guérisseur.
Scorpius se leva doucement de sa chaise, portant Simon dans ses bras. Il l'allongea sur le lit puis alla s'asseoir sur le fauteuil situé près de la porte. Rose prit place à côté de lui. Le blond sentit son cœur bondir violemment contre sa poitrine.
- Tu sais, le médecin ne viendra pas ici avant deux bonnes heures, annonça Rose. Tu devrais rentrer te reposer.
Le blond l'interrompit d'un doigt posé sur ses lèvres. Rose frissonna légèrement à ce contact. Ses joues s'empourprèrent à nouveau.
- Pas question, répondit Scorpius d'un air catégorique. Je ne partirai pas et on trouvera bien quelque chose pour nous occuper en attendant qu'il arrive.
- Je ne crois pas qu'il est quelque chose qu'on puisse faire, lança Rose d'un air sceptique.
- …Bon d'accord, finit par lâcher Scorpius, il n'y a pas grand-chose à faire.
- A part broyer du noir près du lit du malade ! lança Rose d'un air sinistre.
Scorpius soupira. Il posa la tête sur les genoux de la rouquine et ferma les yeux. Le cœur de Rose s'emballa à nouveau. Elle laissa ses mains glisser dans la chevelure blonde de Scorpius.
- Tu pourrais m'en dire un peu plus sur Simon ? dit Scorpius. Par exemple, ce qu'il aime et déteste, les choses auxquelles il est allergique, comme ça je pourrais t'accompagner la prochaine fois en cas de problème.
Rose s'éclaircit la gorge, et entreprit de répondre aux questions que lui posait Scorpius. Au bout d'un moment elle arrêta de parler, remarquant que le jeune homme avait fini par s'endormir. Rose eut un sourire et ferma les paupières à son tour avant de sombrer dans un profond sommeil.
Le guérisseur vint deux heures plus tard, comme l'avait prédit Rose. Dan Asa annonça que Simon était en bonne santé et l'autorisa à rentrer chez lui, à la grande joie des deux parents. Scorpius aidait Rose à ranger les affaires de Simon quand sa mère apparut sur le seuil de la porte. Scorpius sentit une boule se former dans sa gorge en constatant que son père n'était pas venu.
- Bonjour maman, la salua-t-il en l'embrassant sur la joue. Je ne m'attendais pas à te voir ici.
- C'est Jim qui m'a tout raconté, et il m'a fait savoir que je pourrais te trouver ici, expliqua Mrs Malefoy.
Rose resta abasourdie devant la nouvelle qu'elle venait d'apprendre. Alors les parents de Scorpius savaient ? Depuis combien de temps ? La rouquine jeta un regard en direction de Scorpius, s'interrogeant sur la réaction de ses parents. Elle fut comme paralysée en apercevant Astoria Malefoy qui l'observait. La rouquine devint légèrement nerveuse, les battements de son cœur s'accélèrent. Une douce main chaude vint se refermer sur la sienne. Rose leva vivement la tête vers Scorpius qui souriait. Elle se sentit rougir mais étrangement son sourire la rassura immédiatement.
- Maman, je te présente Rose Weasley.
- Enchantée de faire votre connaissance, Rose, déclara Astoria d'une voix aimable en lui tendant la main.
Rose la serra, un peu hébétée. Astoria Malefoy posa ensuite les yeux sur Simon, allongé sur le lit, toujours profondément endormi.
- Il est vraiment ton portrait craché, Scorpius, déclara-t-elle. J'ai maintenant un adorable fils et aussi un très mignon petit-fils.
Rose esquissa un faible sourire puis sortit de la chambre. Elle préférait laisser Scorpius et sa mère discuter tranquillement. D'ailleurs, elle était encore un peu gênée devant Astoria Malefoy. Elle alla s'acheter à boire puis s'installa sur un banc, sirotant sa boisson. Mais elle se leva d'un bond en voyant une image étrangement familière.
- Je peux vous emprunter votre journal, monsieur ? demanda-t-elle d'une voix précipitée.
- Euh, oui, j'ai fini de le lire. Prenez-le, je vous le donne, déclara l'homme.
Il s'éloigna tandis que Rose reprenait place sur le banc. Elle parcourut rapidement l'article du journal, frémissant de rage et de colère. Comment était-ce possible ? Cette sale peste d'Eva Skeeter avait écrit un article sur Simon et Scorpius ! Ses pensées tournoyaient furieusement dans sa tête. Comment avait-elle pu savoir ?
Elle aperçut Scorpius qui la rejoignait. Elle lui montra le journal, indignée. Scorpius hocha tristement la tête et lui raconta ce qui s'était passé au manoir de ses parents sous le regard ébahi et horrifié de Rose.
- Mon père n'est pas venu… On peut dire qu'il ne supporte pas vraiment l'idée que j'ai eu un enfant avec toi. Et je lui ai fait savoir que je ne lui adresserais plus la parole s'il n'essaye pas de connaître son petit-fils.
- Je… je suis désolée, s'excusa Rose, à nouveau submergée de larmes. Je suis désolée de te créer tant d'ennuis !
- Ne raconte pas n'importe quoi, l'interrompit Scorpius.
Il lui caressa la joue, essuyant les larmes qui roulaient sur son visage.
Au cours des semaines qui suivirent, Rose ne s'était jamais sentie heureuse. Elle était soulagée de ne plus rien avoir à dissimuler à Scorpius. Elle appréciait sa présence de plus en plus fréquente. En effet, après que Simon fût sorti de l'hôpital, Scorpius passait régulièrement ses journées avec Rose et Simon. Le jeune papa semblait décidé à rattraper le temps perdu, à la plus grande joie de la rouquine.
Depuis l'incident, les choses étaient différentes entre Scorpius et elle. Ils ne cessaient d'échanger des regards ou des sourires complices. Ils plaisantaient ensemble et riaient de bon cœur. C'était durant des moments comme ceux-là que Rose devenait nostalgique. Tout semblait comme au bon vieux temps. Elle se sentait malheureuse, Donna et Scorpius sortaient toujours ensemble. Ses sentiments pour le garçon étaient clairs à ses yeux, ils n'avaient jamais changé. Elle ne savait pas ce qu'il en était pour Scorpius. Rose avait eu une faible lueur d'espoir en croyant que si Scorpius connaissait la vérité, Donna et lui finiraient par rompre. Ils auraient été une vraie famille.
C'était dimanche, et Scorpius se rendit chez Rose pour déjeuner. Hermione avait tenu à l'inviter, au plus grand regret de Ron. Alors qu'il était assis sur le canapé à jouer aux échecs avec Hugo, on sonna à la porte. Ce fut Hermione qui alla ouvrir. Elle écarquilla les yeux, abasourdie, en voyant Drago Malefoy planté devant elle.
- Granger, Scorpius est là ? Je dois absolument lui parler. Laisse-moi passer, je dois le voir, lança aussitôt Drago.
- On ne t'a jamais appris à dire bonjour ? Et au cas où tu ne serais pas au courant, on ne s'invite pas chez les gens comme ça ! s'indigna Hermione.
- Je veux voir mon fils ! gronda-t-il en montant la voix.
Intrigués par les éclats de voix, Rose, Hugo et Scorpius se levèrent pour jeter un coup d'œil en direction de la porte d'entrée. Scorpius se figea en reconnaissant son père. Il fut envahi par une bouffée de colère, ne sachant pas s'il voulait le voir. Rose jeta un regard inquiet à Scorpius. D'un geste instinctif, elle enroula sa main autour de la sienne. Il se tourna vers elle, surpris, et lui adressa un faible sourire.
Ron rejoignit sa femme, les sourcils froncés, se sentant bouillant de colère. Il croisa le regard de Drago et les deux hommes échangèrent des regards hostiles. Pour Ron, il n'était pas question d'accueillir le père, déjà qu'il avait du mal avec le fils ! En dépit du temps passé, les mauvais souvenirs étaient toujours là.
- Tu ferais mieux de dégager d'ici tout de suite, dit Ron, il n'est pas question que tu entres dans ma maison, compris ?
- Oh, comme si j'en avais envie, répliqua Drago d'une voix sèche. Je veux voir mon fils, alors laissez-moi passer !
Drago tenta de forcer un passage entre Hermione et Ron, jouant des poings, et le rouquin s'apprêtait à répliquer quand il fut stoppé par Hermione qui saisit fermement son tee-shirt.
- Hermione, lâche-moi !
- Ron, s'il te plaît, laisse tomber.
- Mais, Herm…
- S'il te plaît, Ron !
En voyant le regard suppliant de sa femme, Ron hocha la tête d'un air contrit et lâcha un profond soupir, desserrant lentement les poings. Scorpius lâcha la main de Rose et s'avança vers la porte, scrutant son père, le visage impassible. Celui-ci redressa vivement la tête, visiblement soulagé et heureux de voir son fils.
- Scorpius ! dit-il. J'ai besoin de te parler à propos du malentendu de la dernière fois. Si on rentrait à la maison ?
- Non, répondit Scorpius, si tu veux me parler je t'écoute.
- Ecoute, fils, on serait bien mieux à la maison, reprit son père d'une voix mal assurée en jetant un coup d'œil noir en direction de Ron. Ici n'est pas un très bon endroit pour ça.
- Je ne bougerai pas, papa.
Drago dévisagea son fils, et le jeune homme fut surpris d'apercevoir une lueur de tristesse dans les yeux de son père. Celui-ci prit une profonde inspiration avant de se lancer :
- Je suis désolé d'avoir réagi de cette manière. Je ne pensais pas ce que j'ai dit cette nuit-là. J'ai été égoïste de réagir de cette façon.
Scorpius resta immobile, touché par le geste de son père. Il ne l'avait jamais entendu s'excuser jusqu'à maintenant. Il savait qu'il avait dû faire preuve d'un certain courage pour oser le faire devant ses deux anciens ennemis.
Simon était derrière son père, observant la scène. Scorpius le souleva et le posa dans les bras de son grand-père. Drago en resta interdit.
- Je pense que c'est à Simon que tu dois des excuses, dit Scorpius. S'il te pardonne, alors je suis prêt à le faire aussi.
Simon observait l'homme d'un air curieux.
- Euh… je suis désolé, tu veux bien me pardonner ? demanda Drago au garçon. Je n'ai pas été gentil avec ton papa, ni avec toi d'ailleurs. Mais je ne veux me fâcher avec aucun de vous deux.
Simon n'avait rien compris à ce que cet étranger qui ressemblait tant à son papa venait de lui dire, mais il hocha la tête d'un air solennel, et sourit d'un air ravi quand le monsieur blond le serra brièvement contre lui. L'homme avait la même odeur que son papa. Il décida qu'il l'aimait bien.
- Bien, reprit Hermione en agitant une main en direction du séjour, maintenant que c'est réglé, allez donc de ce côté.
- Quoi ?! s'exclama Ron d'un air furieux. Tu ne vas quand même pas l'inviter dans le salon ? Il a essayé de s'inviter tout seul, tu te rappelles ?
- Ron, s'il te plaît.
Drago pénétra à l'intérieur sous le regard haineux de Ron. Scorpius alla dans la cuisine en compagnie de Rose et entreprit de sortir des petits pots pour Simon. Il remarqua que les yeux de la rouquine étaient rivés sur lui, Rose laissant apparaître un faible sourire.
- Je trouve vraiment génial ce que tu as fait pour ton père, déclara la rouquine.
- Ce n'est pas grand-chose, répondit Scorpius en haussant les épaules. Je suis ravi qu'il ait fini par ouvrir les yeux.
- Je crois bien que c'est le cas, dit Rose en jetant un coup d'œil en direction du salon.
Drago et Simon étaient seuls dans le salon. Scorpius fut surpris de voir Simon s'amuser sur les genoux de son père. Il aurait juré qu'il l'avait vu sourire.
Il était 22h, Scorpius était installé dans le salon en compagnie de Rose. Elle lui avait proposé de rester regarder un film moldu, Spider man 3, autour d'une pizza.
- Rose, je pourrais te poser une question ? interrogea Scorpius d'un air songeur. Comment s'est passée ta grossesse ?
- Hum… Je me souviens que j'étais un peu nerveuse car pour une fois je n'avais aucun livre pour m'aider.
Scorpius éclata de rire. Rose lui donna une petite tape sur le torse, mi-amusée, mi-indignée, et continua :
- Mais c'était vraiment une expérience qui valait la peine d'être vécue. Et je sais à quoi m'attendre la prochaine fois.
- La prochaine fois ? répéta Scorpius d'un ton surpris.
- Je n'étais pas certaine de vouloir un autre enfant après Simon, mais le voir grandir un peu plus chaque jour m'a donné l'envie de lui donner un petit frère ou une petite sœur, ou peut-être les deux.
Scorpius observa Rose qui semblait rêveuse, plongée dans ses pensées.
- J'attends d'être un peu plus âgée et dans une situation plus stable. Ma principale préoccupation, pour l'instant, c'est Simon.
Elle posa son regard sur lui, il semblait réfléchir. Elle voulait lui demander à quoi il pensait.
- Comment ça va entre Donna et toi ?
- Quoi ? dit Scorpius, surpris par la question. Euh… ça peut aller, tu sais comment les relations peuvent être…
- Oui, c'est vrai, répondit-elle en ressentant une étrange chaleur l'envahir à le voir si près d'elle.
Elle promena son regard sur son corps musclé, ses lèvres parfaites, ses beaux yeux gris. Elle humecta ses lèvres sèches du bout de la langue, et le regard de Scorpius se fixa sur sa bouche.
- C'est vrai, répéta-t-elle. Quelquefois, la passion entre deux personnes est telle qu'il y a des étincelles…
- La passion, ou le désir, ajouta Scorpius en se penchant lentement vers elle, une main prenant en coupe la joue de sa compagne qui ferma les yeux.
Le visage écarlate de Rose se leva vers lui, sa peau en feu brûlant contre la fraîcheur des doigts de Scorpius. Son cœur tambourinait contre sa poitrine tandis qu'elle saisissait le poignet de Scorpius, souhaitant l'attirer à elle tout en sachant qu'elle devait le repousser. Il n'était pas à elle.
Rose laissa échapper un gémissement à cette pensée, et rouvrit les paupières pour signifier à Scorpius que ce qu'ils faisaient était mal, mais ses yeux rencontrèrent deux prunelles argentées qui la fixaient. Les mots moururent sur ses lèvres, et elle se perdit dans les profondeurs brumeuses qui l'hypnotisaient. Plus rien ne semblait exister autour d'eux. Leurs lèvres se touchaient presque lorsque…
- Maman !
Rose sursauta en entendant la voix de Simon. Il devait probablement être paniqué de ne pas voir sa mère à côté de son lit. Elle marmonna des paroles incompréhensibles et lâcha un soupir avant de se lever, évitant le regard de Scorpius.
- Désolée, je dois y aller, Simon a besoin de moi.
La rouquine n'entendit pas le jeune homme murmurer :
- Je crois que moi aussi.
La fin du chapitre (déjà, et oui !) ! Alors, j'espère que ça vous a plu ? Comme vous l'avez compris, c'est bientôt la fin de Daddy (snif snif), le prochain (et dernier…) Bon, alors les reviews ben oui je ne suis pas contre ! Allez, exprimez-vous de façon positive ou négative ! Biz biz tout le monde !
