Auteur : kujaff'
Liens de sang
Deuxième génération.
chapitre 14.
- Comment ça "moi"?
- Je vous veux. Susurra Anarkia , un petit sourire sadique aux lèvres.
- q...qu'est-ce que vous...qu'est-ce que vous voulez dire par..par là? Balbutia Kyros , gêné.
- Je veux que vous vous joigniez à moi. Rejoignez mon côté.
- Je ne me joindrais jamais aux forces maléfiques!
- maléfiques dis-tu...Je t'ai choisi parce que toi aussi tu possède cette malveillance , je sais que si tu t'écoutais tu serais parti à l'instant tuer "Yûgi". Violemment , entachant les murs par son sang . Car tu ne veux pas la faire mourir , non , tu es as envie.
- Arrête!
- Et lui , tu irait le voir , tu lui dirait que tu l'a tuée , il serait choqué mais qu'importe . Tu te jetterais sur lui , tu le violerais , tu le frapperais et tu le garderai à jamais avec toi dans un endroit isolé. Pour qu'il t'appartienne. L'envie , la jalousie, l'orgueil , l'égoïsme ... Le meurtre , le viol , la torture... Tu nage dans le pêché . Murmura-t-elle , distillant son venin.
- Mais je n'ai rien fait!!
- Non mais en avoir envie suffit à faire de toi la plus répugnante des créatures de l'ombre ,tu est mauvais , sale. Joins-toi à moi. Accepte ce que tu est . Accepte d'être mauvais et impur et joins-toi à mon armée.
- C'est faux , je suis quelqu'un de bon.
- C'est ce que tu veux croire mais ce n'est pas vrai. Tu le sait et je le sait.
Elle emprisonna son visage de ses mains ,approcha le sien et l'embrassa.
Une anomalie dans ses sensations d'ordre magique la fit s'éloigner subitement de Kyros et regarder dans toutes les directions alors que le guerrier restait là sans bouger , sans ciller. Il était en transe. Ne voyant rien , elle reporta son attention sur lui.
- Maintenant tu est en mon pouvoir et ni Laguna Loire ni personne ne peut t'atteindre. Moi seule te contrôle.
- Oui. Dit-il d'une voix sans aucune intensité.
- Jure-moi fidélité maintenant.
Kyros s'agenouilla , prit la main d'Anarkia et la baisa.
- Je vous jure fidélité , Ultimécia .
- Sort de ta transe maintenant.
Kyros se releva rapidement .
- Dis-moi Kyros , veux-tu devenir le général de mes armées?
- Ce serait un immense honneur.
- Qui est Laguna?
- Il est le président d'Esthar , notre ennemi.
- Parfait.
***
Matteo sanglotait doucement dans le couloir du palais présidentiel. Il était venu voir Anarkia et s'était télétransporté comme elle lui avait appris à le faire. Et qu'avait-il vu? Ses lèvres s'emparant de celles de Kyros . Jusque là il s'était contenté d'aimer Anarkia , et il était heureux ainsi. mais lorsqu'il l'avait vu. Elle...Elle qu'il aimait tant . Elle , enlaçant cet homme. Alors que ç'aurait dû être lui.
Il secoua la tête , essayant de dissiper ses pensées , sans succès.
Il prononça quelques mots , une aura magique s'empara de lui l'emportant dans la noire forteresse.
***
- Qu'est-ce que tu regarde? Demanda Seifer à Zell.
- Je regarde tous ces gens dans la ville en bas. Expliqua le bond , en lui montrant Balamb.
- Tu as l'air triste tu sait.
- Je me dit que n'importe qui dans cette ville , quelqu'un peut...peut être de ma famille. Je ne les ai jamais connu , Edea m'a dit que mes parents n'étaient pas morts , ils m'avaient abandonnés...
- C'est du passé, pourquoi y repenses-tu maintenant?
- Je me demande si je vais être un bon père.
- Oh! Alors Quitis attends un enfant! Félicitations.
- Seifer?
- oui?
- Et toi , tu les a connu tes parents?
- Non! Non je ne les ai jamais connus et c'est tant mieux. Ils sont morts de toute manière.
- Je vois. ( il soupira) et dire qu'en ce moment même se tiens la réunion...Je me demande ce qui va en ressortir.
- Moi aussi.
***
- Alors bien cher...grand-père acceptez-vous mes conditions?
- Anarkia , tu...
- pas de familiarités de ce genre avec moi.
- Toi , diriger ce pays. Mais tu est complètement dingue!
- Je vous offre une place dans mon empire. Acceptez et vivez , refusez et mourrez.
- Je...Je refuse.
Kyros entra dans la pièce à ce moment là. Anarkia le contempla longuement ,incertaine que son emprise ne serait pas enlevée si elle tuait Laguna , elle décida finalement de lui laisser la vie sauve.
- Partez vite!
- Non , c'est mon pays , je ne fuirais pas! Déclara Laguna , faisant face à sa petite fille.
- Vous ne semblez pas comprendre.
Elle fit apparaître une boule d'énergie dans sa main . Dans celle-ci , Laguna pouvait voir les images se succéder. Des soldats galbadiens dans les rues d'Esthar. Des vaisseaux au-dessus de la ville. Ses ministres , tous morts.
- Très bien. Je vois que ça a été un erreur que de croire que nous pouvions aboutir à un accord de paix...
Il se dirigea vers Kyros.
- Viens.
- Je reste.
- Q...Quoi? Fit-il , étonné.
- Je vous présente le général de mes armées : Kyros Seagill.
- Kyros , je croyais que tu m'aimais que tu...( Il le regarda avec attention le regard de son ami), Kyros mais qu'est-ce qui t'arrive, bon sang?
- Adieu Laguna.
***
Une heure après ces incidents.
- Tu te tue au travail ces jours-ci. Constata Seifer en entrant dans le bureau de Squall.
Ce dernier était penché sur une carte jonchée de petits drapeaux et de feutres de diverses couleur qu'il avait utilisé pour définir les positions de la citadelle.
- J'essaie de rattraper mes erreurs passés en m'investissant un peu plus dans mon travail... Répondit le brun en levant le nez de la carte.
- Tu devrais plutôt passer plus de temps avec ceux que tu aime ,non?
Squall posa son feutre et le reboucha. Il se leva et alla se poster en face de Seifer.
- Je voulais de demander...Comment as-tu fait pour...me pardonner? Je ne te comprends pas . Je me dégoûte Seifer si tu savais. Je ne supporte plus de me voir dans un miroir . Je m'exècre.
- Non , ne dis pas ça . Je t'ai pardonné parce que je t'aimais. Répondit-il en passant doucement sa main sur la joue de Squall. Et puis , n'oublie pas que moi même , j'ai été possédé et j'ai...j'ai tué beaucoup de gens. Mais tu m'a pardonné alors moi aussi...
- Je comprends que tu me pardonne ce que je t'ai fait mais les autres. J'ai fait tant de mal aux autres. Et j'ai..j'ai...j'ai battu ma fille. Ma toute petite fille.
- Tais-toi ! Je ne veux pas le savoir! Tais-toi! Hurla la blond en plaquant ses mains sur ses oreilles. Des bruits , des claquements. Je me lève et jette au passage un coup d'oeil au réveil : 2h00 du matin... Je descends les escaliers qui mènent à la chambre d'Anarkia. Elle doit faire un cauchemar , je vais l'aider à se rendormir. J'entrouvre la porte sans bruit. Je vois Squall en face d'Anarkia qui est campée sur ses petites jambes , fier soldat , du sang coule à la commissure de ses lèvres. Squall lève sa main et l'abat sur le visage de la pauvre enfant qui tombe sous le choc. Elle se relève, de la rage brûlant dans son regard. Je ne veux pas voir la suite . Je referme la porte et m'en vais. Je dois oublier. Je n'ai rien vu.
- Non! Ce n'est pas vrai Squall! Tu n'a rien fait... Pleura Seifer qui était tombé à genoux. Je refuse que tu ai fait ça!!!
Squall le regarda sans comprendre. Il se mit à la hauteur de son amant et posa une main sur son épaule.
- Ne me touche pas ,papa!!! Hurla-t-il , les yeux fermés sur la réalité mais pour la première fois ils étaient ouverts sur son douloureux passé.
- Pa..pa? Seifer! Cria-t-il en secouant la blond . Seifer! Ouvre les yeux! C'est moi, Squall!
Seifer ouvrit soudain les yeux sur Squall. Il fusillait Squall de son regard empli de rancune.
- Comment as-tu osé lui faire ça???
- Seifer , mais je croyais que...
La porte s'ouvrit sur un Laguna totalement effondré.
- papa , qu'est-ce qu'il y a? S'enquit Squall , gardant un oeil sur Seifer , qui s'était relevé et faisait tout son possible pour contenir ses larmes.
- Je n'ai pas...Je n'ai pas su garder Esthar , j'ai été idiot de les laisser pénétrer dans mon territoire , et maintenant Kyros est entre ses mains.
Squall regarda alternativement Seifer et son père.
- Monsieur Loire , je me rends à la citadelle , je dois parler à...à ma fille. Si vous voulez m'accompagner, nous pourrions essayer de délivrer Kyros.
- Seifer tu ne va quand même pas y aller ,comme ça? Tu risque de te faire tuer!
- J'ai besoin du pardon d'Anarkia sinon je ne vois vraiment pas comment je pourrais te pardonner , toi.
- Je viens.
- Mais papa tu est complètement inconscient , vous allez vous faire tu-er!
- Allons-y . Dit Seifer .
- Je viens avec vous!
- Non , tu dois rester , tu est le dirigeant de la BGU.
Seifer et Laguna sortirent de la pièce , laissant derrière eux un Squall excédé.
Le brun alla s'asseoir à son bureau , les dents serrés et il regarda la carte sur laquelle reposait des petits drapeaux , puis son regard alla se perdre sur la pile de dossiers qu'il y avait sur le coin de la table. D'un brusque geste du bras il balaya son bureau de tout son contenu qui alla s'exploser un peu plus loin dans la pièce.
- Ils ne se rendent pas compte qu'ils vont à la mort!!
***
Anarkia était penché à l'une des fenêtres de l'immense bâtiment , elle regardais paisiblement le général de ses armées discuter avec Matteo.
Elle ne pouvait savoir ce qu'ils se disaient mais Matteo n'avait pas l'air très content. Il était étrange ces derniers temps .
Je me demande bien ce qu'il peut avoir...Je sait qu'il nourrit des sentiments à mon égard. Que faire...? Son pouvoir m'a assez servit d'ailleurs je me demande d'où il tient ce...pouvoir. Je n'en ai plus besoin de toutes manières. Il va falloir que je le supprime.
Le cours de ses pensées fut interrompu par une violentes quinte de toux.
***
- Allô Monzieur Leonhart?
- Oui ,quoi?
- Ze foudrait poufoir obtenir la permission d'exhumer le cadafre de fotre frère et auzzi zelui d'Adel.
Squall manqua de s'étouffer en entendant Geyser.
- Q..Quoi???
- Plusieurs choses me font dire qu' Adel a pu , peut-être , aux vues des défiations des blanètes et audres vacteur qu'il pourrait afoir rezzuzité.
Le proviseur de la BGU se tapa le front de la main et soupira bruyamment.
- Faites , faites...
***
L'homme aux cheveux noirs arriva enfin au bout de l'immense chaîne qui reliait la citadelle au sol. Il regarda en arrière .Il venait de franchir plus de 100 mètres de maillons , suspendu dans le vide.
- Quelle ironie , Zan que je me soit réincarné dans ton corps...Murmura-t-il , repoussant ses cheveux en arrière. Mais peu importe, je vais enfin te retrouver.
to be continued...
A-t-elle jamais eût conscience que je l'aime? oui , elle le sait , c'est indéniable. Mais elle ne connaît pas la signification de ce mot . Elle ne l'a jamais apprise , elle le fuit. Quoi qu'il ait pu y avoir dans son passé , je l'effacerais car je veux être son avenir. Le seul qui lui soit possible.
Mais j'ai peur , elle va mourrir. Elle me l'a dit , et autant elle peut être manipulatrice autant les propos qu'elle me tiens sont d'une veracitée indesctructible auxquels elle ajoute ses petites remarques cinglantes. Ce sont des épines , elle ne sont juste là que pou m'empêcher de ceuillir cette rose rouge comme le sang. Mon sang . je la désire de tout mon coeur , de tout mon être . Et pour elle j'irais jusqu'à embraser le ciel , si elle me le demandait. Mais pourquoi ne veut-elle pas de moi? Moi qui ne suis là que pour elle, qui..n'existe que par elle.
Je me dois de lui enseigner ce mot dont les contours n'apparaissent que très flous à mes yeux aveugles. Quitte à me briser si je tombe , je courerais dans l'obscuritée qui est tienne, dans l'obscuritée qui est nôtre , jusqu'à ce que , un jour , je trouve ta lumière.
Et... dans le froid et la noirceur de l'infini je t'emporterais , et d'ici ils pourront voir ta beauté incandescente briller comme un précieux saphir dans son écrin noir.
Matteo tourna la page. blanche. Il referma le livre qu'il avait entre les mains, effaré par ce qu'il venait de lire et le posa sur la table à côté de lui.
- Voici donc mon...origine , mon histoire.
Le livre se dissipa , laissant une traînée de paillettes verte se consumer.
***
