Hello
Pardon pour le retard, mais j'étais coupée du web (et ça c'est difficile). Donc je met le treizième chapitre maintenant, et le quatorzième mercredi.
Encore désolée ^^
Yase
Musique : Tia / Nameless lonely blues (Endless Odyssey ending)
Pour Flo.
Chapitre 13
Les deux semaines défilèrent à un rythme hallucinant. Entre les journées éreintantes, et le peu de moments de pause, ils ne voyaient pas le temps passer. Aiko passait le plus clair de son temps avec Zero en journée, et veillait un peu avec sa chambrée (mais ne se couchait pas à des heures impossibles non plus, car ils avaient VRAIMENT besoin de récupérer. Les activités étaient épuisantes. Surtout celles de Kiruta).
A la fin du « séjour », les instructeurs informèrent leurs élèves que la veille du départ, leur après-midi de stage serait raccourcie, car une soirée était organisée. Zero avait pris de l'avance, et invité son amie dès l'annonce de la fête.
En sortant d'une bonne douche, la jeune femme se vêtit d'un débardeur et d'un short. Elle devait enfiler la robe de sa mère, et ça l'effrayait un peu.
Elle ouvrit la porte pour récupérer la robe dans son placard, et reçut un oreiller en plein visage.
- Wasted! s'écria Lélan qui lui avait lancé le coussin.
- Tu t'habilles comment pour ce soir ? lui demanda Claire, bien plus calme.
La jeune femme renvoya son coussin à la Ténébreuse, et sortit la robe.
- Très classe !
- Elle est jolie …
- Merci …
- Mets-la ! On veut voir !
Les cinq femmes s'étaient tout de suite entendues, et on aurait dit une bande de gamines quand elles discutaient de leurs vies respectives.
Aiko se renferma dans la salle de bain et passa la robe. Elle lâcha ses cheveux tressés, qui retombèrent en vagues brunes sur ses épaules.
La jeune femme se regarda dans la glace : ce n'était pas elle, Aiko l'orpheline militaire surbookée, mais une vraie femme, belle et séduisante qu'elle vit dans le miroir. La robe était longue jusqu'aux chevilles. Constituée d'un bustier gris perle, la partie basse de la robe bleue pâle était en velours léger, et deux couches de volants en tulle se superposaient. S'ajoutaient à cela des manches bouffantes blanches reliées simplement par un ruban noir au bustier. Aiko passa une écharpe noire autours de son cou. Elle s'observa encore un peu dans le miroir, toujours intriguée par son reflet. Etait-ce vraiment elle ?
Quand la jeune militaire sortit de la salle d'eau, elle convoqua un concert de compliment et de sourires admiratifs.
- Arrêtez, rougissait-elle, c'est gênant !
Quand Zero frappa à la porte, il ne restait plus qu'elle dans la chambre. La jeune femme ouvrit timidement, et le militaire crut avoir une hallucination : Aiko était devenue une nymphe vivante. Il la connaissait depuis longtemps, et suffisamment pour savoir qu'elle n'était pas le genre de personne qui aimait se rendre belle à l'aide de cosmétiques et de vêtements. Pour Aiko, tant que c'était fonctionnel, ça allait.
- Mademoiselle, vous êtes magnifique, sourit Zero en lui tendant sa main.
- Tu ne vas pas t'y mettre toi aussi ! rougit-elle.
Ils se rendirent dans l'amphi, reconverti en salle de bal. Une collation était servie, puis ils dansèrent sur la musique douce qui sortait des enceintes.
It's the nameless lonely blues… chantait la sono.
Une main sur l'épaule de Zero, la jeune femme suivait son cavalier, raide comme un balai. Le stress de faire un mauvais pas, de faire une boulette.
- Essaye de te détendre, tout va bien, tenta-t-il de la rassurer.
Aiko le regarda dans les yeux, et lui sourit.
- Je ne te garantis rien.
Ils dansaient doucement, au rythme de la musique et petit à petit, son taux d'angoisse baissait. Elle finit par se laisser aller et fut vraiment heureuse d'être là, dans les bras de son ami, et de partager ce moment de danse simple et tendre avec lui.
La jeune femme était devant un hublot, et attendait Zero, qui cherchait de quoi boire. Il était tard, mais beaucoup de monde se trouvait encore dans la salle.
- Mademoiselle, vous êtes superbe, énonça une voix dans son dos.
Haya était en costume de parade, en noir à galons dorés. Il la regardait avec des yeux vifs, mais pas avides. Très policé en fait.
- M'accorderiez-vous cette danse ? demanda-t-il en lui tendant la main.
- Pardonnez-moi, mais mon ami va revenir et …
- Ce n'est pas grave, il ne vous en tiendra pas rigueur.
Il la saisit par la main, et l'attira contre lui. Ils dansèrent un moment, quand Aiko aperçut Zero, de l'autre côté de la salle, resté figé sur place à la vue du « couple ».
- Désolée, je dois y aller, dit-elle en le repoussant.
- Oh non, princesse. Je ne vous laisserai pas vous échapper.
A ces mots, l'homme passa sa main dans ses cheveux et l'embrassa tendrement. L'autre main posée sur la hanche de la jeune femme, il la retenait contre lui sans en avoir l'air.
- Laissez-moi.
Elle le repoussa plus brutalement que la fois précédente, et couru vers Zero.
- Qu'est-ce qu'il t'a fait ? l'interrogea le jeune homme, très en colère.
- Embrassée seulement.
Le militaire posa son verre sur une table, et embrassa la jeune femme avec fougue. Il avait attendu trop longtemps pour qu'on la lui enlève. Il l'aimait bien trop pour ça. C'était SA Aiko.
C'était le chapitre mignon ^^
Un peu d'amour dans un monde de brutes ...
Merci et à mercredi ^^
