Attention la suite est seulement pour les adultes…

La nuit précédant son départ, Steven dormait paisiblement dans ce qui était devenu leurs quartiers à lui et à Crysla, quand soudain, il se sentit bien, terriblement bien. Croyant d'abord qu'il était simplement en train de rêver, un rêve un peu spécial, qui ne lui déplaisait pas le moins du monde, il fut brusquement sorti de son sommeil par un gémissement de plaisir qu'il ne put retenir. Quelqu'un était réellement entrain de…Il ouvrit les yeux, et découvrit sa compagne installée sur son bassin assez occupée à lui procurer du plaisir…

« Je suis heureuse de voir que ça te plait ! » dit-elle tout sourire.

« Il faudrait être sacrement difficile pour ne pas apprécier…répondit-il entre deux gémissements. »

« Je voulais que tu gardes un souvenir particulier de ta dernière nuit sur Atlantis !

« Arrête ! Chérie arrête s'il te plait, réussit-il a chuchoter malgré les soubresauts de plaisirs qui parcouraient son corps tout entier. »

« Tu veux vraiment que j'arrête ? »

« Non,…,si, arrête !! »

Le militaire se redressa et réussit à amener sa compagne à s'asseoir sur lui, il était nu et ne savait toujours pas comment elle avait réussi à le déshabiller sans qu'il s'en rende compte.

« Une seconde de plus et tu avais gagné…Il n'y a pas de raison pour qu'il n'y ait que moi qui ait droit à une nuit de plaisirs… »

Il la dévorait des yeux, le désir avait envahi tout son être, et il n'avait plus qu'une seule chose en tête. Les yeux azurs de sa compagne exprimaient un désir au moins aussi brûlant et intense que le sien, il lui enleva son haut, et commença à l'embrasser fougueusement, à balader ses mains sur poitrine désormais dévoilée. Crysla se retrouva sur le dos, son compagnon nu sur elle et son excitation devenait très contagieuse… elle adorait quand rien d'autre au monde n'importait pour lui mis à part leur bien-être mutuel. Comment avait-il pu avoir la force de renoncer au plaisir qu'elle était en train de lui procurer ? Elle savait qu'il avait été au bord de la jouissance, et il y avait renoncé pour partager ce bonheur avec elle.

Il l'embrassait à en perdre son souffle, ses oreilles, son cou, ses épaules, sa poitrine, tout lui plaisait et enflammait son désir. Sa compagne sentit sa main droite caresser ses seins puis glisser lentement le long de sa hanche et puis plus bas, elle ne put retenir gémissement dû à son excitation grandissante, elle finit par écarter ses jambes, et Steven, n'attendant que cela et tout en continuant à l'embrasser amoureusement la pénétra délicatement. Ils s'immobilisèrent un instant, appréciant cet instant où ils ne faisaient plus qu'un, elle lui sourit, sentant plus que jamais son amour et sa dépendance pour elle.

Quand il commença à bouger en elle tout en restant perdu dans ses yeux, elle ne se sentit plus maître de son corps, ni de son esprit, ni de rien du tout ! Les mains de la jeune femme s'étaient agrippées nerveusement au dos de son compagnon, pour mieux le sentir, sentir son corps contracté dont elle était tombée amoureuse dès le premier jour, ce corps parfaitement sculpté insoupçonné sous l'uniforme du Dédale, ce corps était désormais sa propriété. Steven commençait à ressentir les ondes de plaisir envahir sa compagne, ce qui le stimula encore plus, il l'embrassa tendrement. Il sentit que bientôt elle ne se contrôlerait plus, le plaisir envahit Crysla qui écarta encore plus ses jambes et bougeait au même rythme que les va et vient de son amant, il la sentit le serrer de plus en plus fort, puis enfin atteindre l'orgasme dans le creux de son cou, et soudain lui aussi ne se contrôla plus, il ferma ses yeux, et libéra son plaisir en elle, le temps s'était arrêté pour eux deux. Il continuèrent à bouger ensemble pendant encore quelques secondes, puis s'arrêtèrent, à bout de souffle, leurs yeux se rouvrirent, plongés les uns dans les autres, exprimant ce qu'aucune parole ne pouvait décrire : cette passion qui les unissait depuis le premier instant, cette communion qu'ils éprouvaient quand ils étaient ensemble, leur amour. Steven ne s'enleva pas immédiatement, il regardait cette femme qui savait à chaque fois allumer le feu en lui.

« Je t'aime. » dit-il simplement en lui caressant le visage.

Elle lui sourit, déposa un baiser sur ses lèvres douces et chaudes, et laissa finalement son amant se retirer et descendre pour se coucher tout contre elle, les recouvrant d'un simple drap. Comment allaient-ils pouvoir se passer physiquement l'un de l'autre pendant au laps de temps si grand ?pensa-t-il. Elle le regardait, et sentait toujours la chaleur émaner du corps de Caldwell. Ils étaient toujours nus, blottis l'un contre l'autre. Au bout de quelques minutes, le militaire approcha sa bouche de l'oreille de sa compagne, et lui chuchota quelques mots. Elle souleva délicatement le drap, bien qu'elle n'eût en fait pas besoin de preuve visuelle.

« Tu es très efficace… »dit-il en souriant.

« On dirait ! »

Elle aperçut le sexe de son compagnon en pleine érection, et le fait d'être nus l'un et l'autre n'arrangeait visiblement rien ! Elle se redressa et monta sur lui. Qui aurait pu deviner que sous l'uniforme du « grand colonel » se cachait un extraordinaire amant.

« Il aurait été dommage de te priver d'un pareil plaisir ! » lui dit-il

« Je t'aime, répondit-elle pensant déjà à la suite. »

Cette dernière nuit fut assez courte en sommeil, le Dédale devait décoller dans la matinée et Steven n'aurait que peu de temps à accorder à sa compagne avant le départ. Il était parti s'occuper des derniers préparatifs depuis déjà plusieurs heures. Crysla n'avait pas la tête à se concentrer sur les différents patients qui se présentaient à l'infirmerie, elle repensait à la folle nuit qu'ils avaient passée, mais aussi au fait que dans une heure tout au plus, il ne serait plus près d'elle. Une intense sensation de mal-être l'envahissait depuis qu'il était parti. Quand finalement, elle entendit sa voix dans son oreillette, son cœur se serra un peu plus.

Elle l'avait retrouvé sur une plate-forme déserte où les vaisseaux avaient l'habitude d'atterrir. Caldwell ne savait pas depuis combien de temps exactement ils étaient là immobiles et serrés l'un contre l'autre, mais il savait que d'une minute à l'autre un officier du dédale le contacterait pour décoller, et plus il pensait à cet instant, plus il resserrait son étreinte. Ils faisaient face à l'océan lantien, sa tête posée sur les cheveux de sa compagne, ses bras autour de ses épaules. Quand Crysla entendit l'oreillette grésiller, elle sentit que Steven avait fermé quelques secondes ses yeux avant de répondre. Elle se retourna doucement dans ses bras pour lui faire face une dernière fois, et plongea son regard azur dans la noirceur de celui de Steven. Elle se rendit compte que ses joues étaient humides, elle essuya ses larmes délicatement, puis caressa son visage. Elle percevait son mal-être et sans le vouloir, elle lui faisait également ressentir son angoisse de la séparation, ce qui ne facilitait pas les aux revoirs.

« Il faut que j'y aille », dit-il finalement de sa voix grave.

« Je sais. »

Finalement, il la prit dans ses bras une dernière fois, elle le serra de sorte à sentir une ultime fois son corps contre elle, il approcha sa tête et lui murmura dans l'oreille : je te promets de te faire oublier cet instant quand je rentrerai. Elle sourit à l'évocation de ce moment.

J'attendrais impatiemment cet instant, tu auras beaucoup de choses à te faire pardonner…

Il sourit puis approcha sa tête de celle de sa compagne et déposa un baiser tendre sur ses lèvres. Crysla ferma ses yeux, les différentes sensations s'emmêlaient dans son esprit, celles de Steven et les siennes, la tristesse de la séparation et le bien-être d'être dans les bras l'un de l'autre, tout cela la désorientait. Elle l'embrassa ardemment jusqu'à ce qu'ils soient à bout de souffle, et Steven recula, leurs mains jusqu'à présent unies se séparèrent. Steven activa son communicateur, fixant une dernière fois le regard bleu qui l'avait envoûté et disparut dans un éclair blanc.

Crysla était toujours sur la plate-forme, elle regardait l'océan, concentrée sur l'âme de son compagnon pour rester en son contact le plus longtemps possible. Le dédale était toujours en orbite, elle arrivait facilement à conserver ce lien.

Le colonel Caldwell avait pris place sur son fauteuil de commandement, attendant que toutes les vérifications d'usage avant le passage en hyperespace soient faites. Il ferma ses yeux une petite seconde, appréciant l'émotion que Crysla lui faisait ressentir : elle avait projeté par télépathie l'amour qui brûlait tout au fond d'elle pour lui, c'était étrange comme sensation mais terriblement réconfortant en ce moment précis, et il en avait réellement besoin. C'était la première fois qu'il quittait Atlantis avec autant de regrets. Novak lui confirma que tout était prêt, et il ordonna le départ. Il ressentit encore la présence de Crys quelques minutes après l'entrée en hyperespace, le lien se rompit brusquement, les six semaines de solitude commençaient.