Disclaimer : Oyez, oyez. Bien que le scénario, et les élucubrations ci-dessous présentées soient entièrement propriété de la tristement célèbre Tozi, Elle est contrainte de reconnaître ne rien posséder qui relève de personnages….etc, etc, etc. Bon, vous m'avez comprise…tout est à JKR. Pour une fois que j'essayais d'être originale…
Je dédicace sans préavis ce chapitre à History, qui est une revieweuse fidèle, et dont les observations sont au moins aussi intéressante que le fic. History, je t'adore, et j'ai hâte d'avoir ce commentaire sur ce chapitre. (Tozi, qui ronge son frein)
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Chapitre treize.
SBRAOUFFFFF
WAOUILLOUILLOUILLaïeaïeaïe…Euh…Je veux dire…Ouch.
Pas la peine, Harry. Et puis…Fais gaf/ Trop tard.
Bon, on peu arrêter le massacre, maintenant ?
« Monsieur Potter, je sais que contrôler sa magie sans baguette est assez complexe, mais comprenez bien que tant que vous ne pourrez pas vous déplacer sans anéantir sauvagement toute forme de civilisation autour de vous, je ne pourrais pas vous laisser sortir de cette salle d'entraînement.
- Monsieur Malfoy, ça irait peut-être mieux si vous me disiez comment je peux la maîtriser, cette magie…»
Harry regarda le grand blond se plonger dans une profonde méditation. Ca faisait maintenant quatre jours que Harry était bloqué dans cette salle sans fenêtre de Slendher, et qu'occasionnellement, Mr Malfoy venait voir comment il s'en tirait. Ce dernier avait, de sa propre initiative, retiré tout forme de lien qui pouvait retenir la magie de Harry.
« Je dois dire, Monsieur Potter, que cela me surprend assez. Ni moi, ni Draco n'avons eu tant de mal à maîtriser cette puissance. Pas que je remette en cause vos effort, ou votre application, non, mais visiblement, il faut penser la méthode différemment que pour nous deux…Je vais vous faire porter le dîner, et consulter quelques livres. Si je trouve quelque chose, je passerai vous expliquer demain soir en rentrant du ministère. Il est impératif que j'aille travailler demain. »
En effet. Non seulement, Lucius Malfoy avait prit deux semaines à Noël, mais en plus, il les avait rallongées de quatre jours. Encore un peu, et on commencerait à jaser. Il ferma la porte derrière lui, soucieux de l'état dans lequel il allait retrouver le ministère après son absence.
Harry, lui, se laissa tomber dans ce qui restait d'un fauteuil. Il poussa un soupir à fendre le cœur d'une pierre, et laissa son regard errer dans la pièce.
Mais pourquoi il a pensé utile de relâcher cette pbip de magie ? J'arrivais parfaitement à me débrouiller, avant.
C'est très simple. Dénouer une magie, c'est comme enlever une cale, ou un stop. Ca ne peut être fait que par personne extérieure, et c'est de manière générale assez dangereux. C'est même interdit par le ministère.
KOUA ?
Et oui. Cela dit, ce n'est pas cela qui arrête les sangs purs. C'est un rituel qui consiste à donner un total contrôle sur la magie.
Une baguette, ça suffit pas ?
Pas vraiment. Pour les vieilles familles, qui n'avaient souvent qu'un héritier mâle, c'était risqué de le voir suspendre sa vie au sort d'un bout de bois. Les duels étaient monnaie courante à une certaine époque.
Ah. Bon. Je comprends mieux. Ca permet de faire de la magie sans baguette.
Entre autre.
On peut faire quoi d'autre ?
Ca dépend du degré auquel tu arrives à domestiquer ta magie. Une magie totalement domestiquée ne sert à rien. Une magie complètement libre est très dangereuse
Comment ça ?
Et bien…Admettons que tu aies un chien, d'accord, et tu le dresses à être doux comme un agneau…Si tu pousses le dressage trop loin, tu ne pourra jamais lui faire faire le moindre geste offensif. Quand à l'autre extrême, tu l'expérimentes en ce moment même.
Et Malfoy ? Il fait comment ?
Malfoy est, encore et toujours un cas à part. Mettons qu'il connaît très bien sa propre magie. C'est dû aux longues études de philosophie sorcière et moldue que lui a assigné sa mère, quand il était petit. D'après ce que m'a dit mon père, pour me faire baver d'envie et me « motiver » à me surpasser, il n'a pratiquement pas eu à la discipliner. Ils sont devenus copains immédiatement, si tu préfères.
Attend…Tu as bien dit philosophie moldue ?
Parfaitement. Comparé à la philo sorcière, elle offre des méthodes de méditation et des voies de réflexion vers des sujets insolubles, c'est un excellent moyen de se focaliser sur l'être, etc, etc…J'ai jamais rien compris à ça, de toute manière. Anaïs Malfoy, la mère de Lucius, était une femme monstrueusement éclairée comparée aux cruches qu'on pouvait trouver dans la bourgeoisie sang pur.
Alors là, quand même, tu m'en bouches un coin.
Elle était super, sa mère. Moi, j'aurais bien aimé avoir la même. Bon, son père était pas cool…
Euh…Sirius ?
Et puis moi, c'est bien simple, même mon frère était pourri, tient.
Sirius ?
Mais alors Elle…Aaaahh…J'crois bien que tout les gars qui l'ont rencontrée sont restés mortellement jaloux de Lucius…
Merde, dois y avoir un problème. Siiiiriius !Allo, ici la Terre, appelle Sirius !
Et puis en plus, elle était su-per-belle. Ahlalalalala…Cette femme, c'était le fantasme de toute la maison serpentard, je parie.
…
Et puis de toute manière, c'est la seule qu'était buvable, dans le tas.
…
Mais quand même. Elle avait quelque chose en plus…
…
Harry ?
…
Haaaarry ?
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Considérations professionnelles mises à part, Lucius Malfoy avait pour le moment quelques problèmes assez urgents à résoudre. De un, se débarrasser de ce Ministre ma foi fort encombrant qui voulait absolument savoir si tout s'était bien déroulé pendant les vacances de Noël de son administré préféré. De deux, le petit inconvénient de la magie incontrôlable de Potter. De trois, la cafetière vide sur son bureau. Et de quatre, la brûlure persistante sur son bras gauche.
C'était la sensation la plus désagréable qu'il avait jamais expérimenté. C'était en fait bien pire qu'une brûlure, à son avis. C'était une oppression, une contraction si forte dans son bras, sous la Marque, qu'il se la représentait toujours sous la forme d'un hideux abcès sous sa peau, près à crever et à répandre une substance acide et corrosive dans son organisme. Il se demandait encore si le prix qu'il percevait pour porter cette marque était suffisant. Mais il était de toute manière trop tard.
Voldemort avait parut étrangement attirant, à l'époque, quand Lucius avait fini son premier cursus à l'université de Médicomagie. Il offrait le moyen de réaliser un monde où la magie serait restituée sous la plus noble et la plus pure de ses formes. Ou du moins c'était ce qu'il disait. Rendre à un don de tous les jours, de toute les minutes, ses lettres de noblesse.
Hélas.
Mille fois hélas.
La première vraie erreur de sa vie avait été la plus sévère.
Par bonheur, il avait pensé à demander une rétribution matérielle, en contrepartie de son allégeance. Vu la fortune du mage noir, il pensait que le prix, pourtant exorbitant, qu'il demandait, était purement symbolique. Enfin. Ca lui évitait une humiliation totale.
Il sortit de son bureau, semant Fudge et son ventre protubérant dans l'escalier, et quitta le ministère. Une fois dans une petite rue discrète, il transplana.
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Lorsqu'il rentra chez lui, ce soir là, il était de meilleure humeur. Voldemort faisait pédale douce pour le moment, semblant brusquement inquiet à propos de quelque chose, dont il n'avait pas jugé nécessaire de faire part à ses collaborateurs. Soit, tant qu'à faire, ça lui épargnait le voyage jusqu'à Poudlard. Il prit les escaliers, et descendit vers les parties enchantées du manoir. Là où il avait placé Harry.
Le garçon était surprenant. Pas simplement de par sa puissance. Pas qu'elle soit innommable, mais tout de même…Mais plutôt par son esprit un peu…Joueur. C'est cela. Potter avait l'esprit joueur. Il n'avait pas l'esprit d'un tueur, d'un calculateur, ou quoi que ce soit. Potter avait un esprit …rafraîchissant. Surtout après une journée passée en compagnie des langues de bois du ministère.
Ca l'avait surpris, d'abord. Il avait tenté, dans les petites ironies, de retrouver l'esprit doucement sarcastique de sa femme disparue, mais il avait renoncé. Potter jouait. Il jouait avec les mots quand il parlait. Il jouait avec les pensées. Il jouait avec ses vêtements, avec ses goûts, avec ses habitudes, avec sa voix, avec tout. Même parfois avec lui-même. Il prenait des petits bouts, des petites choses, les mettait dans tout les sens, jusqu'à les laisser dans le sens où elles semblaient le mieux. Tiens, hier j'ai mis deux chaussettes bleues, et si aujourd'hui j'essayais deux chaussettes de différentes couleurs ? Et si je coupais le bout, pour que la moquette me gratte les orteils ?
Il jouait avec la vie. Avec sa vie. Et celle de Voldemort.
Et puis pourquoi la Terre, elle tournerait pas à l'envers ?
Il poussa la porte, et eut du mal à se repérer dans la pièce sombre. Visiblement, la magie de Potter avait détruit l'éclairage.
N'approchez pas !
Lucius sursauta. Il avait rarement eut l'occasion de converser télépathiquement avec feu le parrain de son hôte.
Que se passe-t-il ?
On ne sait pas. Harry a de moins en moins l'impression de pouvoir prévoir quand une vague va se déclencher.
Lucius ne dit rien. Il s'appuya sur le chambranle de la porte, et regarda l'adolescent maigre assit face au mur.
Il va pas bien, vous savez ? Harry va pas bien.
Que se passe-t-il ?
Il a pas l'habitude que sa magie soit si ennemie. Elle est toujours venue à son secours, auparavant. Et maintenant…Il n'arrive pas à … « entrer en contact. »
Lucius sourit en son fort intérieur. « Entrer en contact » Quelle manière simpliste, presque moldue, de dire la chose. Entrer en contact avec quelque chose comme la magie brute. Comme si c'était un jeu de rôle, d'espions. Un jeu d'en…
Le grand blond se figea. Il tourna la tête vers le jeune garçon, et poursuivi son raisonnement. Un jeu, oui, pourquoi pas. Pas quelque chose de trop compliqué, quelque chose de…de primitif presque. Comment ? Pourquoi ?
Lucius Malfoy sortit en courant, et se précipita vers sa bibliothèque. Il passa trois armoires d'étagère (sa collection complète de « Magazine sur les poissons venimeux, embarrassants et parfois mortels ») traversa en courant la salle contenant les livres de sorts (cinq étages de livres, de « Comment identifier les ennemis au bas des escaliers » (1) à « Mille et une manières de cuire le riz ») Puis celle sur l'Histoire (dont deux armoires juste pour la famille Malfoy), celle sur la métamorphose, celle sur les arts, etc…Après la salle des Initiations aux formations (Comment diable la collection de « Spirou » de Draco a-t-elle atterrit là ?), il arriva à la partie la moins éclairée, et la moins entretenue de la Bibliothèque, celle de la « Magie pure »
La magie pure n'était pas du domaine de Lucius. C'était la seule chose qu'il avait laissée de côté. Pour la simple et bonne raison qu'il trouvait cela un peu trop prise de tête. (NdTozi : qu'est-ce qu'il lui faut !) C'était au départ une branche d'étude tout à fait convenable, et il l'avait d'ailleurs entamé, lorsqu'il était jeune et enthousiaste, avant de déchanter.
La magie pure arrivait rapidement à quelque chose de beaucoup plus sombre qu'un banal Doloris.
Cette mauvaise utilisation de la science de la MP, tenait du fait de sa nature. Elle traitait de l'existence même de la magie. Branche assez nébuleuse, tenant de la philosophie sorcière autant que de l'alchimie en passant pas la biologie de base et les mathématiques abstraites, elle avait formé des être monstrueux, plusieurs siècles auparavant. Des mages complètement fêlés avaient entamé une série d'expériences abominables, dont le récit maintes fois édulcoré avait pourtant fait tressaillir Voldemort.
Il s'agissait de l'attachement de la magie au Sorcier.
Comment cette magie est-elle apparue ? S'agit-il d'une aberration du génome, ou de quelque chose qui vient se greffer en plus après la conception ? Dans ce cas, quoi de mieux que l'expérimentation sur sujet vivant ?
Ces sorciers avaient passé des années, à essayer de détacher un sorcier de sa magie, et vice versa. Ils avaient coupé tout les parties du corps, avait brûlé à des endroits précis, avaient tué sans compter, pour répondre à ce fondement fanatique « Pourquoi sommes-nous sorciers ? »
Ils avaient fini par se faire envahir par ce qu'ils appelaient au début les « déchets de laboratoire », une race imparfaite, tordue, au pouvoir rageur. Parmi ces mutilés de l'âme, celle qui deviendrait Aralène Lolvek. L'arrière grand-mère de Luciphèle de Baline.
Quelque part dans la section Histoire, il était écrit que l'une des descendantes de Luciphèle de Baline avait épousé Lognar Serpentard, l'aïeul de Salazar. Tandis que sa sœur, jumelle, épousait Jages Potter.
Lucius frissonna imperceptiblement, et il sentit son pouvoir se cabrer légèrement à l'idée d'être arraché à son corps humain. Les larges volumes reliés de cuir luisant le regardaient comme autant d'yeux. Comme si les ouvrages savaient pertinemment qu'il n'était pas le maître de leur discipline.
Non, pensa Lucius, je n'y connaît rien. C'était plutôt mon père, le fort en cette matière…
Il passa de longues minutes à consulter les titres. Avant de tirer un livre. Il était relativement fin, très poussiéreux, comme tout le reste, et frappé en lettres d'or sur la couverture d'un ocre étonnant annonçait : « De la primitivité, et de l'évolution. Par Alvak Darwin »
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Ahahahahaaa…J'ai du déclencher la curiosité, là. Non ? Bon. D'accord. Tant pis.
Mille excuses pour mes autres fics, mais Tozi s'est battue pendant pas loin de douze jours avec ses intérieurs capricieux, et bref, je vous passe les détails. J'ai donc prit un congé maladie, et j'ai tout laissé en plan.
Sauf le Chemin, parce que c'est la seule que j'ai aussi en manuscrit, alors du coup, j'ai pu écrire un peu.
Bref, bref, bref. On continuera sur la magie pure la prochaine fois, il n'est pas dit que je vous laisse vous en tirer pour ça.
En attendant, la cigale aime les reviews à croquer pendant qu'elle chante dans la bise que vente…
Bisous
(1) Mes plus sincères remerciements à mon frère qui m'a fait découvrir le donjon de Naheulbeuk. Cette équipe de tarés vient de rejoindre mon panthéon du comique (Tozi1: Aux côtés de Shrek, l'Ane, Manny, Diego et Cid...Quelle culture, cher alter-ego!)
