Chapitre 12 : Au plus noir de la nuit…

Son entretien avec le directeur de Poudlard avait duré des heures… Le souvenir de Slughorn avait en effet, comme l'avait prédit le professeur Dumbledore, éclairé l'illustre sorcier sur la marche à suivre. Il était effectivement la clef de la réussite du Seigneur des Ténèbres, ce pour quoi il n'était pas mort il y a maintenant plus de 15 ans… Il avait eu l'audace de créer des Horcruxes… De la magie noire à l'état pure ! Car pour créer un horcruxe il fallait tuer… Et en tuant l'âme du meurtrier pouvait se scinder un deux parties et il pouvait alors enfermer dans un objet particulier l'une de ses deux parts, le rendant de ce fait presqu'immortel. Un autre indice avait été divulgué par le souvenir… Le chiffre 7… Un chiffre ayant une grande signification et puissance magiques ! S'il avait réellement l'intention de scinder son âme en sept parties, il y avait alors six horcruxes et la dernière part résiderait dans le corps de Voldemort. L'éminent directeur révéla alors à Harry, qu'il en avait déjà détruit un mais que sa maladresse face à cet objet singulier lui avait valu une large blessure à sa main et un grand affaiblissement. Et maintenant, il avait une petite idée de l'endroit où pourrait se trouver le prochain horcruxe.

_ Mais cette fois, je ne me sens pas capable de le détruire seul… Une fois encore je dois t'en demander trop Harry… avait murmuré le directeur alors qu'Harry se sentait incroyablement fier de la confiance que lui accordait enfin son mentor.

Maintenant, il savait que cette expédition serait périlleuse c'est pour cela que le vieil homme lui avait fait promettre que, si les choses tournaient males, il devrait s'enfuir sans se retourner. Le survivant avait accepté cette unique condition en connaissance de causes. Le directeur l'avait également prié d'amener sa cape d'invisibilité, au cas où… Ils avaient convenu de partir demain soir au coucher du soleil, et s'étaient donné rendez-vous en haut de la tour d'astronomie. A présent, il restait à affronter Pansy lorsqu'il arriverait dans la salle sur demande à une heure aussi avancée de la nuit… Il voyait déjà la furie de sa belle Serpentard se déchainer contre lui…

C'est donc sans grande conviction et avec inquiétude que le courageux lion de Gryffondor se dirigeait de nouveau vers la salle la plus utile du château, selon lui. Il passa comme à son habitude trois fois devant le mur vierge en souhaitant ardemment ce qu'il désirait et la porte apparut. Et c'est aussi tourmenté qu'il était, que le survivant franchit l'encadrement. La pièce qu'il avait arpentée la veille n'avait pas beaucoup changée, mais comptait néanmoins un lit en plus du reste. Harry pensait trouver Pansy au coin du feu, en train de l'attendre, prête à bondir telle une lionne sur sa proie. Mais il en était tout autrement car, en effet, Pansy était allongée sur le lit à baldaquin et dormait profondément. Attendri, l'élu s'approcha de sa belle endormie. Celle-ci était emmitouflée dans les couvertures et recroquevillée sur elle-même, tel un fœtus dans le ventre de sa mère. On aurait dit qu'elle avait froid mais en apercevant les larmes taries sur les joues de sa belle, Harry compris qu'il n'en était rien. Pansy avait dû l'attendre toute la nuit mais avait sans doute fini par s'abandonner dans les bras de Morphée, ne le voyant pas arriver.

Harry culpabilisa, s'il y avait bien une chose qu'il ne voulait pas s'était de la voir malheureuse à cause de lui… Même s'il se doutait que tôt ou tard son statut de survivant deviendrait un problème, comme ça avait toujours été le cas… Ne voulant alors pas réveiller la jeune fille, il décida de se déshabiller, ne gardant que son boxer noir, et de se glisser sous les couvertures aux côtés de la jeune femme. Souhaitant la sentir aussi proche de lui que possible, Harry entoura sa taille avec l'un de ses bras et colla son dos contre son torse. Ce léger mouvement suffit à réveiller Pansy qui murmura d'une voix endormie :

_ Harry…

_ Chut… Dors ma belle, il est tard, nous parlerons demain… chuchota le survivant à son oreille alors que Pansy entre-lassait ses doigts à ceux de la main lui encerclant la taille.

Elle reposa ensuite sa tête sur l'oreiller, un joli sourire se dessinant sur ses lèvres. Il était là… Il était là et il la serrait contre lui, c'était tout ce qui importait pour l'instant.

Harry, quant à lui, enfouit son visage dans les cheveux ébène de la vipère, une odeur de miel emplit son esprit… Dieu qu'il aimait ce parfum, son parfum ! Il savait dès à présent qu'il ne pourrait plus jamais se passer d'elle, qu'il avait besoin d'elle autant qu'elle avait besoin de lui, qu'il la voulait corps et âme comme elle le voulait aussi. Et demain il devrait lui dire qu'il était rattrapé par son destin et qu'il ne pouvait aller contre. Elle le comprendrait, il le savait mais lui se pardonnerait-il de l'abandonner… Et c'est l'esprit plein de remords, que le survivant s'endormit en serrant dans ses bras la femme qu'il aimait plus que tout au monde…

Le lendemain matin, Harry fut réveillé de la plus douce et exquise des façons. Il sentait les lèvres pulpeuses de Pansy sur les siennes et il ne pouvait qu'en être enchanté, envouté… Il sentait ses mains sur son torse nu, sa langue caressait ses lèvres, alors il osa ouvrir les yeux pour apercevoir le visage enjôleur de sa Serpentard préférée. Un sourire à faire fondre n'importe quelle fille se dessina sur son visage, et Pansy y aurait très certainement succombé si elle n'avait pas été aussi en colère. C'est alors que la gifle partie, claquant avec vigueur la joue du survivant qui semblait à présent totalement perdu. Puis, toute la fureur de Pansy se déversa sur lui, telle une immense vague sur un bateau.

_ Tu te fiches de moi Potter ? Comment as-tu osé me prendre pour l'une de ces pimbêches qui t'attendraient toute la nuit ? Comment as-tu osé envisager qu'en me faisant patienter toute la nuit j'aurai oublié à ton retour toutes les questions qui me brulent les lèvres ? Sache que l'on ne fait pas attendre impunément une Parkinson, Potter !

_ Pansy, crois-moi je n'ai pas souhaité te faire attendre toute la nuit mais… Dumbledore avait énormément de choses à me dire et…

_ Non, Potter ! Je ne me ferai plus avoir aussi facilement ! Qu'est-ce qui se passe à la fin ? C'est quoi tous ces rendez-vous avec Dumbledore ?

Harry baissa les yeux, avant-hier soir, il était prêt à tout lui dire mais à la lumière des révélations de la veille, il ne pouvait tout simplement pas prendre le risque d'en parler avec quelqu'un d'autre que Dumbledore… Ou en tous cas, pas pour l'instant… Et Pansy sembla parfaitement comprendre le silence du Survivant car elle reprit la parole.

_ Je vois… De toute évidence, je ne suis pas digne de ta confiance, ni de celle de Dumbledore… Finalement, nous deux aussi, c'était peut-être une erreur… Un Gryffondor et une Serpentard… Le seigneur des lions et la princesse des serpents… Le survivant et une fille de mangemorts… Décidément, ça ne pouvait pas coller… soupira Pansy, avec un air d'auto dérision évident.

_ Non, tu te trompes Pansy ! Peu importe que l'on soit dans des maisons ennemies, peu importe que l'on doive se battre ensemble ou l'un contre l'autre, peu importe que les autres soient surpris ou dégoûtés par nous, l'important est que l'on s'aime, Pansy !

_ Parce que l'amour peut exister sans la confiance ! rétorqua Pansy, voulant dissimuler qu'elle fût troublée par les derniers mots d'Harry.

_ Nous étions ennemis avant de devenir confidents et amis, nous ne sommes véritablement ensemble que depuis deux jours ! Il nous faudra du temps pour nous faire entièrement confiance à moi, comme à toi ! Nous avons nos secrets Pansy, je ne te force pas à me révéler les tiens maintenant, alors ne m'oblige pas à te renvoyer dans tes dix-huit mètres ! déclara Harry, franc et sincère.

Pansy sonda sans aucune gêne les yeux de son lion. Elle devait bien l'admettre, même si c'était difficile, il avait entièrement raison. Elle ne lui disait pas tout… Elle n'était pas encore prête à tout lui révéler et lui non plus de toute évidence… Elle acceptait cette défaite mais ne s'avoua pas vaincu en gardant encore pour quelques secondes son ton colérique et autoritaire.

_ Potter... Arrête tes mièvreries s'il te plait !

_ Pourquoi ?

_ Parce que je déteste rougir ! Et tu le sais !

Un magnifique sourire se dessina sur les lèvres du survivant alors que la vipère levait les yeux au ciel, agacée par l'attitude parfois trop romantique à son goût de ce lion à la tignasse noir qu'elle aimait tant. Décidément, ce Gryffondor si courageux et cette Serpentard si rusée étaient faits pour se compléter... et peut-être même plus encore...

_ Il y a néanmoins une chose que je veux te dire… commença sombrement Harry, maintenant que sa tornade s'était un peu calmée.

_ Je t'écoute. Lui répondit la jeune fille avec appréhension.

_ Ce soir je pars en mission, j'accompagne Dumbledore.

_ En mission… Tu veux dire hors de Poudlard, à la Mercie de Tu-Sais-Qui ?

_ Non… enfin oui mais je serai avec Dumbledore et il m'a fait promettre de m'enfuir si jamais les choses tournaient mal et je dois obéir à chacun de ses ordres quoiqu'il arrive. Insista Harry voyant la terreur flotter dans les yeux bleus de Pansy.

_ Je vois… Eh bien, même si je ne suis pas tranquille de te savoir hors de l'enceinte du château avec Dumbledore et ta baguette pour seules protections… Je suppose que même si je te disais de ne pas y aller, le Gryffondor que tu es ne m'écouterait surement pas alors… Je n'ai qu'à te souhaiter bonne chance et… si jamais tu ne reviens pas en vie, j'irai jusqu'au paradis rien que pour te botter les fesses !

Harry rit alors en songeant que la jeune femme en serait tout à fait capable. Il l'a prise ensuite dans ses bras, la serrant contre lui, souhaitant ainsi lui montrer toute sa reconnaissance. Comme un merci silencieux qui n'avait pas besoin d'être plus explicite. La destinatrice l'avait amplement capté et maintenant elle devait prendre sur elle-même, ne pas se montrer égoïste en lui demandant de rester… Néanmoins, elle savait qu'elle ne pouvait malheureusement rien faire de plus… Harry devait partir, il devait faire ce qu'il avait à accomplir, elle ne pouvait l'en empêcher… L'aider aurait été son souhait, mais la seule chose qu'elle pouvait faire c'était lui donner l'espoir d'un possible avenir ensemble… Même si tout était encore à venir…

Et c'est après une douche bien méritée et un dernier baisé, qu'Harry se dirigea vers la salle commune de Gryffondor. Effectivement, il avait encore à expliquer la situation à Ron et Hermione, et après c'est deux jours et deux nuits d'absence, une avalanche de questions devait l'attendre au coin du feu de la maison rouge et or. Et il avait vu juste, car, à peine avait-il donné le mot de passe à la Grosse dame que ses deux meilleurs amis lui sautaient littéralement deçu.

_ Mais où étais-tu dont passé Harry ? s'exclama Hermione, les cheveux encore plus broussailleux que d'habitude.

_ C'est vrai vieux, on était inquiet ! Et certaines rumeurs disent qu'on t'aurait vu en compagnie de Parkinson ! s'exclama Ron en faisant une grimace.

Harry tiqua au nom de la jeune fille mais finit par répondre du tac au tac sous le regard gêné d'Hermione.

_ Depuis quand tu crois les rumeurs qui peuvent circuler dans ce château, toi ?

Ron ne fit qu'acquiesça, la réponse de son meilleur ami le satisfaisant amplement au grand soulagement de ce dernier et d'Hermione.

_ Bon et maintenant vas-tu nous expliquer ? Comment ça s'est passé avec Slughorn ? Tu as réussi à obtenir son souvenir ? demanda alors avidement la lionne.

_ Oui et je suis directement allé voir Dumbledore après et j'ai veillé jusque très tard. Malheureusement, je ne peux pas vous expliquer tout dans les détails, je peux juste vous dire que Voldemort a créé des Horcruxes. Murmura Harry en montant dans le dortoir à pas de loup.

Au dernier mot d'Harry, Ron se plaqua la main sur la bouche pour s'empêcher de crier. Hermione arqua un sourcil en le dévisageant.

_ Quoi ne me dis pas que tu ne sais pas ce que c'est ? demanda Ron avec un sourire en coin pour la jeune fille.

_ Et bien je dois bien avouer que non…

_ Incroyable ! Je sais un truc que tu ne sais pas ! jubila Ron en arrivant à destination sous le regard amusé d'Harry et agacé d'Hermione.

_ Et il me tarde de l'entendre ! réplique la Gryffondor avec impatience.

_ Un Horcruxe, c'est…

Et pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient Ronald Weasley expliqua quelque chose à Hermione Granger. Harry écouta donc son meilleur ami expliquer la gravité de la situation à la Miss Je-Sais-Tout attitrée de Poudlard. Une fois fait, ce fut à Harry de leur dire qu'il partait en mission avec Dumbledore. Alors, Hermione sortit de ses gonds, répétant que ce n'était pas possible, qu'il n'était pas majeur, que c'était de la folie… Mais le survivant la stoppa d'un simple regard, car elle avait compris à travers ses yeux émeraude qu'il ne partait pas parce qu'il en avait envie mais parce qu'il le devait.

Le soleil était sur le point de se coucher. Pansy se tenait droite comme un i au bord du lac noir. Elle observait en cette fin de journée de juin, le soleil disparaissant par-delà l'horizon, sonnant le glas de ses craintes. Harry allait partir d'une minute à l'autre et elle ne pouvait être certaine de son retour. A cette pensée, un frisson parcourut son échine et son incertitude grandissait. Alors que le soleil laissait place à la lune, des nuages se formait au-dessus du domaine. Au loin, elle entendit Mcgonagall prier les élèves de rentrer à l'intérieur. Avant de retourner au château, Pansy jeta un dernier regard vers l'infini. Tout allait changer cette nuit… Elle en avait le pressentiment, la quasi-certitude que quelque chose d'important allait se produire… Elle pensa alors à Drago, son plus vieil ami, qui devait se sentir bien seul en ce moment… Songeant à cette vérité, elle déambula à nouveau dans les couloirs, sans véritable but. Et là, en plein milieu du couloir désert se trouvait Hermione Granger. Elle semblait aussi anéantie que Pansy était perdue. Alors, sans vraiment réfléchir la princesse des serpents fit la chose qu'elle n'aurait jamais songée à faire il y a un an, elle prit dans ses bras la lionne avec laquelle elle avait pour seul point commun le célèbre survivant. Hermione la laissa faire et s'abandonna elle aussi à cette étreinte aussi invraisemblable qu'inattendue.

_ Et s'il ne revenait pas… murmura alors Pansy, la gorge nouée par l'angoisse.

_ Il reviendra… Il revient toujours…

Quelques instants plus tard alors que les deux jeunes filles étaient toujours dans les bras l'une de l'autre, la sensation inconfortable, qui avait quitté Pansy lorsqu'elle avait vu Hermione, était aussi soudainement réapparue. Une peur insurmontable s'empara alors de Pansy, il allait se produire quelque chose de grave, elle le savait, elle le sentait…

_ Hermione, peux-tu faire quelque chose pour moi ? demanda alors la Serpentard en se détacha un peu de la Gryffondor.

_ Euh… Oui, bien sûr.

_ Retourne à la tour des Gryffondors et assure-toi qu'il ne manque personne à l'appel.

_ Mais pourquoi ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ?

_ Je ne sais pas… J'ai juste un mauvais pressentiment… Je sais que c'est stupide et que l'on n'a probablement pas à s'inquiéter mais tu pourrais le faire quand même ? Pour moi ? pria la brune avec sincérité.

_ Bon entendu. Mais dès qu'Harry est de retour, on se tient au courant, d'accord ?

_ Promis ! assura Pansy à la jeune lionne.

Elles se séparèrent donc et filèrent chacun de l'autre côté, Hermione vers la tour de Gryffondor mais Pansy, elle, ne retournait manifestement pas aux cachots puisqu'elle monta d'un étage, plus précisément celui de l'infirmerie. Arrivée à destination, ses soupçons et craintes se révélèrent fondées car Drago n'était pas dans son lit, ni autre part dans l'infirmerie. Elle commença alors à s'angoisser, en l'absence de Dumbledore et d'Harry, l'école se retrouvait presque à la Mercie de n'importe quel dangers. Pansy décida donc de retourner aux cachots afin de s'assurer que tous ses camarades allaient bien. Elle descendit donc les escaliers avec hâte, mais c'est en s'approchant du hall d'entrée qu'elle entendit un vacarme assourdissant provenant de la Grande salle. Du verre brisé, du métal s'écrasant sur le sol, aucun doute quelqu'un saccageait volontairement les tables des quatre maisons. Arrivée en bas des escaliers, elle risqua un regard vers la Grande Salle dont les portes étaient grandes ouvertes et ce qu'elle vit la scandalisa autant que l'épouvanta. Bellatrix Lestrange était montée sur la table de Gryffondor et détruisait tout sur son passage tout en criant allègrement, sa joie de détruire cette institution. C'est alors que Pansy vit Drago. Il était là suivant le rythme des mangemorts qu'il avait fait rentrer dans le château par un moyen totalement inconnu. Soudain, elle sentit un regard sur elle… En effet, Fenrir Greyback avait remarqué sa présence dans le hall d'entrée. Pansy aurait voulu s'enfuir à toutes jambes mais elle savait que c'était peine perdue, même si elle avait ne serait-ce qu'esquisser un pas vers les cachots, le lycanthrope l'aurait rattrapé en un rien de temps. C'est là qu'elle vit que le loup-garou se léchait avidement les babines en la scrutant du regard. Alors pour éviter toute effusion de sang incontrôlée, elle décida de révéler sa présence aux autres « convives » afin de calmer les ardeurs de l'hybride.

_ Drago ! C'est quoi ce bordel ? Qu'est-ce qui t'as pris de les faire entrer ? s'exclama alors la brune hors d'elle.

_ Tiens, tiens, tiens… Regardez qui voilà ! Que fais-tu ici Parkinson ? Ne devrais-tu pas être dans le dortoir des serpents, bien à l'abri de toute invasion surprise ? répondit alors Bellatrix, ne laissant pas à son neveu le temps d'assimiler la situation.

_ Repartez d'où vous venez ! Vous n'avez rien à faire ici ! rétorqua la vipère en un sifflement digne d'une Serpentard accomplie.

_ Nous sommes ici sur ordre du Seigneur des Ténèbres petite peste ! Et même si notre Lord semble s'intéresser trop particulièrement à toi il serait simple de faire passer ta mort pour un incident fâcheux… menaça alors l'ancienne détenue d'Azkaban, avec une joie non-dissimulée.

Alors, sans réfléchir, elle referma les grandes portes sur eux et les baricada, faisant en sorte qu'il ne puisse pas sortir. Consciente, que les portes ne résisteront pas longtemps, elle fila vers les cachots afin de prévenir la seule personne, selon elle, en mesure de faire quelque chose en l'absence de Dumbledore et Harry : Séverus Rogue. Elle courait à en perdre haleine, elle put même entendre le bois des portes de la Grande Salle se briser. Elle se doutait qu'ils allaient la prendre en chasse c'est pour cela qu'elle mit les bouchées doubles afin d'arriver devant les appartements de son directeur de maison avant eux. Arrivée à destination, elle toqua frénétiquement à la porte. Heureusement, pour elle, l'ancien maître des potions ouvrit rapidement la porte.

_ Miss Parkinson ? mais que faites-vous ici après le couvre-feu ? demanda alors le professeur décontenancé par la présence de son élève.

_ Pas le temps de vous expliquer dans les détails mais Drago vient de faire rentrer des mangemorts dans le château ! Ils sont à ma poursuite, je vous en prie cachez moi ! quémanda la sorcière effrayée.

Sans plus attendre, le professeur fit rentrer la jeune fille et la cacha dans une pièce annexe protégée par des sortilèges impalpables. Juste à temps, car quelques secondes plus tard, on frappa à nouveau à sa porte. Severus reprit son masque impassible avant d'ouvrir et de paraître surpris à la vue de ces visiteurs.

_ Bella, Greyback ? Mais que faites-vous ici ? demanda le sorcier en paraissant quelque surpris.

_ Drago a enfin réussi à nous faire entrer ! ça t'étonne, professeur ? répondit la dite Bella sarcastique.

_ Drago travaille depuis des mois sur un projet dont il n'a pas voulu me faire part, je vois que tous ses efforts ont finis par payer !

_ En effet, mais nous ne sommes pas là pour débattre des performances de Malefoy junior ! Aurais-tu vu par hasard la petite Parkinson dans les parages ! coupa alors l'hybride avidement.

_ Pansy ? Non, je la croyais dans son dortoir à l'heure qu'il est ! Pourquoi ? Y aurait-il un problème ? proposa innocemment le professeur averti.

_ Cette petite garce nous a retenu dans la Grande Salle, faisant en sorte que tout le château entende que quelque chose allait de travers ! fulmina Lestrange.

_ Quoiqu'il en soit, elle doit certainement être dans son dortoir maintenant et vous ne pourrez pas entrer sans le mot de passe ! précisa Rogue avec nonchalance.

_ Bien… Je suppose que tu devras remettre ce succulent repas à plus tard Fenrir. Conclut la mangemort, aussi déçue que le lycan.

_ Et où est Drago ? questionna alors le Serpentard avec curiosité.

_ La deuxième partie de sa mission n'est pas encore achevée… murmura la née Black diaboliquement.

En entendant ces derniers mots, Pansy eut un haut-le-cœur. Drago devait encore tué Dumbledore pour que sa mission soit remplie. L'angoisse de la jeune sorcière reprit alors le dessus, Harry était avec Dumbledore et que se passerait-il si les mangemorts tombaient sur eux… La suite des évènements ne laissait entrevoir rien de bon. Le futur lui semblait inévitablement funeste et pourtant la jeune brune ne pouvait laisser faire les partisans du Seigneur des ténèbres. Elle avait enfin choisi son camp et peu lui importait ce que cela engendrerait, elle était prête à courir le risque… Ereintée, Pansy laissa couler malgré elle une unique larme sur son visage, abandonnant ainsi son innocence d'enfant pour devenir une femme digne du survivant…

NDA : Bonjour à tous et désolée pour le retard alors voilà l'avant dernier chapitre avant la fin de cette première partie ! Plus qu'un chapitre et je me replonge dans mon autre fic ^^ Merci de rester toujours fidèle à ma fiction ^^ en espérant lire vos reviews bientôt j'espère que vous avez aimé ce chapitre au moins ^^