Bonjour tout le monde :D! Je ne sais pas comment dire à quel point je suis désolée d'avoir laissé cet fic' à l'abandon. Pour répondre à la question : oui, j'ai l'intention de poursuivre cette histoire. Bonne lecture à celles et ceux que ça intéresse encore ;)


I say it's ok.

But I'm lying.


Debout contre une armoire, Hermione avait mal au dos. Une écharde pointue s'enfonçait sournoisement entre ses omoplates. Mais cette douleur n'était qu'artificielle. Elle disparu bientôt, remplacée par des frissons remontant dans sa nuque tandis que Drago la fixait, appuyé nonchalamment contre le mur opposé, un air de supériorité qui n'avait rien à faire là planté dans son regard froid.

Alors qu'il bouillait de l'intérieur.

Cela faisait une heure maintenant qu'ils étaient chacun de leur coté, immobiles et tendus comme des arcs, parce que le cœur ne voit pas, le cœur sent, et même si nous ne le voulons pas, nous aimons.


Ce fut lui qui brisa le silence le premier.

« Parle moi de toi. »

Elle le dévisagea, étonnée. Elle ne répondit pas tout de suite. Ne sachant pas à quoi s'en tenir. Elle hésitait quant-à la conduite à tenir. Était-ce vraiment lui qui disait ça ? Elle ne répondit pas, et se contenta de sonder son visage pour y trouver une réponse à la question qu'elle se posait.

« Accouche, par Merlin, on va pas y passer la nuit sale sang de bourbe ! » Il avait dit ça sous l'effet de l'agacement. Mais il regrettait d'avoir utilisé ce mot. Ce n'est pas en insultant les gens que l'on gagne leur confiance. Ça, il le savait. Et il avait besoin de sa confiance.

«Pourquoi tu aurais envie d'entendre parler de moi ?» La voix d'Hermione tremblait un peu. Elle ne savait pas si c'était à cause de l'insulte, ou parce qu'il réitérait sa demande. elle avança vers lui.

« Parce que. » Sa voix était tranchante, coupante. Sa réponse sans appel. Comme s'il lui disait qu'elle ne devait pas chercher à comprendre. Tout en prononçant ces mots, il se renfrogna, réprimant l'envie qui le tenaillait de saisir son visage, de plonger ses yeux dans les siens.

J'ai l'impression que je deviens fou, fou à lier.

« Parceque, tu m'as…. Tu m'as eu, ok ? » Sa voix et son visage commencèrent par marquer l'hésitation. Cette expression fut très rapidement remplacée par un sourire carnassier. Ce dernier s'étendit sur ses lèvres au moment ou les joues d'Hermione prenaient une teinte soutenue.

Elle se prend pour le centre du monde cette nana.

« Pas comme tu crois espèce d'idiote. » Il marqua un temps de pose, pour soutenir son regard flamboyant.


Hemione baissa les yeux. Elle ne voulait pas qu'il puisse voir à quel point elle était déçue. Elle était même surprise de se dire que ces mots, dont elle avait presque l'habitude, la touchait toujours autant. Ça n'aurait plus du lui faire mal depuis longtemps. Depuis tout de ce temps où elle se forgeait une carapace pour lutter contre l'attirance qu'elle avait pour lui. Qu'elle s'était forgée une personnalité qu'elle ne connaissait pas.

« Écoutes, tu… Bon, on va dire que c'est comme un jeu. On a joué. Tu as gagné. On fait quelque chose tu veux. »

C'est ça pour lui. C'est ça, c'est un jeu ?

Hermione resta silencieuse encore quelques instants. La déception l'envahissait comme une marée boueuse. Elle s'embourbait dans l'espoir. Enfin, elle s'était embourbée dans l'espoir. Une fois de plus, elle avait osé... Espérer. Simplement espérer. Elle ne savait pas quoi penser. Son cœur se serrait. Elle avait mal de lui. Elle ne comprenait pas, ou peu. Elle aurait voulu être au moins quelque chose de sérieux. Qu'il la déteste sérieusement. Au moins ça. Mais il ne faisait que jouer avec elle.

« Je…. Si j'aime autant lire, c'est parceque… Je m'ennuyais quand j'étais petite. Mes parents sont très gentils. Mais, ils n'avaient pas beaucoup de temps pour moi. Alors je m'ennuyait. J'ai appris à lire toute seule. Je… Je lis quand j'ai peur, ou quand je ne maîtrise pas quelque chose. Je ne pouvais maîtriser que ça. Seulement ces lectures. Je ne pouvais pas forcer mes parents à s'occuper de moi. Mais je pouvais créer mon monde. »

Elle avait prononcé ces mots avec difficulté. Avec hésitation. Et aussi, quelque part... Avec passion. Elle avait peur de ce qu'il allait lui répondre. Sa bouche était séche, ses mains moites. Elle tremblait.

Je ne peux pas croire que je lui ai dit ça. C'est ma vie. Ma vie. C'est personnel, c'est... C'est complétement insultant de lui avoir dit ça!

« Pauvre petite Granger. Tellement dépitée, tellement seule. » A nouveau, le sourire de Drago était froid. Il ne faisait transparaitre aucun sentiment. Il semblait loin, loin de toute chose, loin de toute compassion. Droit, presque immobile, impassible. Mais cynique. Il lui saisit le bras.

« Reviens demain, Granger. Reviens dans cette pièce. On parlera encore. Enfin tu parleras. »

C'est tellement facile de la détruire, de lui faire mal. Elle m'obéis comme… comme à son maître.

« Pourquoi ? Pourquoi veux tu que je vienne demain ? Tu…. Pour aujourd'hui, tu m'as expliqué, mais pour demain ? » Elle le regardais dans les yeux. Son regard était plein d'innocence, d'incompréhension. Il ne répondit pas, la fixant, la transperçant de ses yeux. Sa poigne se faisait plus forte autour de son poignet. Elle savait qu'elle allait avoir un bleu à chaque bras. Elle se débattit de son étreinte. Il ne la lâcha pas. Drago vit l'expression des yeux d'Hermione devenir plus assurée. Elle avait l'air plus sûre d'elle, plus décidée.

Il se moque de moi. Encore.

« Lâches moi Drago ! Si tu ne me lâches pas, je …. Je… » Les joues d'Hermione s'étaient empourprées. Elle se débattait avec fureur. Son regard flamboyait de détermination, sa voix était à nouveau tranchante, presque sifflante. Mais Drago pouvait déceler au fond de son regard, cette petite faiblesse. Cette hésitation persistante.

Il eu envie de rire.

Ça te va tellement bien cet air indigné, cette façon qu'ont tes joues de rougir quand tu es contrariée.

« Sinon quoi ? »

J'y crois pas. Mais c'est quoi cette sensation ?

Hermione n'avait pas perdu son regard conquérant, flamboyant. Elle entoura le cou de Drago de sa main libre. Hermione effleura sa peau. Elle s'approcha, se colla à lui, jusqu'à sentir ses muscles sous sa robe de sorcier. Elle se hissa sur la pointe des pieds. Drago ne bougeait plus. Elle avait l'impression furtive de voir de la panique dans ses yeux. Une panique qui était de temps à autre, chassée par une lueur démentielle de désir. Elle se rendit compte qu'il était tendu, qu'il ne bougeait plus.

« Lâche moi Drago. »

Elle respirait son odeur. Sa voix était plus calme, plus posée, plus tranquille. Hermione avait envie de fermer les yeux, de profiter de ce moment incroyable. Elle savait qu'il ne reproduirait peut-être jamais. Peut-être rarement. Elle se sentait s'apaiser.

Je pourrais mourir pour toi. Je ne peux pas te le dire, mais je pourrais le faire.

« Drago…. » Sa voix se faisait plus douce. Elle n'était plus à présent qu'à quelques centimètres de son visage. Drago sentait son corps le bruler. L'effort qu'il faisait pour lutter contre l'attirance qu'elle provoquait en lui était une douleur incommensurable. Il se noyait dans ses yeux.

Je ne veux pas la lâcher. Non je ne veux pas, je n'en suis même pas capable.

« Lâ…. Lâches moi. »

Elle ne veut même pas que je la lâche.

Hermione avait envie que Drago ne la lâche pas. Elle voulait qu'il serre son poignet, qu'il lui fasse mal. Mais qu'il la garde auprès de lui. Elle se rendait compte qu'elle vivait un délire insensé. Qu'elle aimait un homme qu'elle ne pouvait pas avoir. Que chaque bonne résolution qu'elle se promettait de tenir et de réussir haut la main, était anéanti par son regard, par sa peau, par ses mots. Même les phrases, les expressions les plus cinglantes et les plus douloureuses la rendaient folle. Folle de lui. Elle aimait son cynisme, autant qu'elle détestait son air hautain. A chaque fois qu'il la toisait, elle avait envie de se glisser contre lui. De faire tomber son masque. Il lui arrivait de se poser des centaines de fois dans la même journée, la question : « Pourquoi lui ? » La réponse ne tardait jamais à venir, sous la forme de tout ce qu'elle aimait ou détestait chez lui. Elle l'aimait.

J'ai envie de te dire que je t'aime. Je ne peux pas. Je dois me taire. Me taire.

Drago savait qu'il faisait une erreur qui pourrait lui couter cher. Il sentait presque la marque des ténèbres lui bruler la peau. Il savait qu'il s'écartait du chemin qu'il devait suivre.

J'ai envie de vivre une fois au moins. Avec elle. Après, elle mourra, je mourrai. Je profite juste. Je ne l'aime pas, je ne l'ai jamais aimé. Je…. Non ça n'a rien a voir avec l'amour. C'est juste…. Juste que quand elle est là, j'ai l'impression d'être vivant.

Drago commençait à ressentir de la colère. Contre lui, contre elle. Contre les autres. L'envie qu'il avait de la serrer, et de la tenir plus près se fit plus tenace.

« Drago, je… Tu me fais mal. Lâche… Lâche moi. Sinon je…. » Hermione grimaçait de douleur. Drago serrait son poignet de plus en plus fort.

« Non c'est pas toi, pas toi qui va décider de ce qui va se passer. C'est moi ! » Son regard se fit plus intense. Il la désirait. C'était certain. Soudainement, il pris la décision de céder. Il attrapa ses deux poignets. Hermione fit une grimace quand la main de Drago vint serrer l'hématome qui apparaissait sur le bras qu'il avait blessé auparavant. Il la fit reculer, la plaqua contre le mur. Les pierres froides firent frissonner Hermione. Drago saisit ses épaules. Hermione le regardait. Ils se regardèrent.

J'aime quand il me fait mal. Parce qu'il fait ça quand il est troublé.

Puis Drago l'embrassa passionnément. Il ne pensait plus. Elle ne pensait plus. Il avait pris son visage et avait attiré ses lèvres vers les siennes. Il la mordait, elle le griffait dans le dos, tirait sur sa robe de sorcier. Il se serra contre elle, encore plus près d'elle. Leur baiser sembla durer une éternité.

Hermione avait les rouges écarlates. Drago avait les cheveux en bataille. Il s'écarta d'elle, et mis fin à leur étreinte.

Je ne trouve rien a lui dire. Rien de de cinglant.

Il fit volte face, et marcha d'un pas rapide jusqu'à la porte. Il tira la poignée vers lui. La porte s'ouvrit dans un grincement. Il sortit de la pièce. Lorsqu'il fut dans le couloir, il se mit à courir.


Ce soir là, Lord Voldemort, installé dans la résidence de Lucius et Narcissa Malefoy, reçu une lettre, apportée par un Hibou moyen duc. L'écriture serrée et empressée était celle de Drago.

Mon seigneur,

Je commence à me rapprocher de cette fille. Je peux vous dire, pour commencer, qu'elle souffre de l'ignorance que ses parents ont eu pour elle. Espérons que vous pourrez en faire quelque chose, votre grandeur.

Votre serviteur,

D M.