Chapitre XI - Partie 3

Point de vue de Cassiopée

Je fis mon entrée dans le salon où le dîner allait se dérouler. Mère et père ainsi que nos invités étaient déjà autour de la table. Mon père se trouvait en bout de table, Cygnus se trouvait à sa gauche. Ma mère était placée entre Druella et lui. Bellatrix se trouvait en face de sa mère et Narcissa en face de la mienne. Il ne restait donc plus qu'une seule place en face de mon oncle et à gauche de Narcissa.

«- Bonsoir.

- Tu es encore là toi ?, s'exclama Druella. A ta place, j'aurais honte de me montrer en public ! »

Mais tu ne l'est pas alors la ferme pauvre conne ! voulus-je répliquer mais je m'abstins. Au lieu de cela, je me contenta de m'asseoir à ma place sans bruit, mon père et Cygnus m'étudièrent en silence. Père s'attarda quelque peu sur mes bleues et fronça légèrement les sourcils mais reprit rapidement un visage impassible.

«- Alors comme ça tu es à Gryffondor ?, cracha Druella. Tout comme ton imbécile de frère, tu es une honte pour cette famille ! Je te plains sincèrement ma chère Perséphore...

- Ne t'en fais pas, je m'en remettrais très vite. Mais cette petite peste ne perd rien pour attendre de nous avoir fait cette ignoble trahison ! »

Je vis Follatrix et l'autre mongole blonde qui lui servait de soeur esquisser un sourire à l'entente de ces paroles. J'avais grandement envie à chacune de leur planter ma fourchette entre les deux yeux. Druella me lorgna méchamment.

«- Je vois que tu as déjà commencée le travail Perséphore..., dit-elle en remarquant mes blessures.

- Oh mais ce n'est juste qu'un petit avant-goût de ce qui l'attend, répondit ma mère en souriant malicieusement. Les vacances ne font que commencer...

- J'ai hâte de voir le résultat final dans ce cas ! »

Elles rièrent ensemble tandis que mes deux golios de cousines firent un immense sourire, cela me fit rouler des yeux. Quelle bande de débiles ! Kreatur apparut et le repas fût servi, délicieux comme d'habitude. Mon père et Cygnus parlèrent un peu politique entre eux tandis que ma mère et ma tante n'arrêtaient pas de me fixer en me faisant des centaines de reproches. Bellatrix et Narcissa se contentaient à chaque fois d'acquiescer par un hochement de tête. Moutons va ! pensais-je. Quant à moi, je restais silencieuse et pensais à mes deux frères.

Que faisaient-ils en ce moment ? Regulus passait-il un bon moment chez les Lestrange ? Sirius s'amusait-il en compagnie de James et Remus ? Remus pensait-il à moi ? Stop ! Je venais de dire quoi là ? Tu te demandais si ce cher Remus Lupin pensait à toi... Non, je voulais dire Sirius. Sirius pensait-il à moi ? Mais oui bien sûr, on te croit tous ! Cause toujours tu m'intéresse... D'ailleurs, est-ce que Sirius avait bien reçu ma lettre à cette heure-ci ? Je l'espérais. Cela lui ferait un soucis en moins que de s'inquiéter de ma santé parce que je ne lui donnais pas de nouvelles. Je voulais qu'il s'amuse pendant ces vacances.

Le repas se déroulait beaucoup trop lentement à mon goût et mon père n'arrêtait pas de me jeter des regards. Même si je ne le montrais pas, j'étais très mal à l'aise. Druella n'arrêtait pas de plaindre ma mère tandis que celle-ci se demandait pourquoi elle avait eu des enfants tels que Sirius et moi.

«- Heureusement que Regulus est là pour sauver l'honneur de la famille ! C'est un brave garçon, je suis fière de lui », avait-elle dit.

Je leva les yeux au ciel. Si elle savait à quel point Regulus s'en fichait comme de l'an quarante de ta fierté ! Elles continuèrent encore pendant un petit moment à vanter les mérites de Regulus puis le sujet dériva sur un autre particulièrement important pour moi : ma cousine Andromeda. Ce qu'elles en dirent ne me plût pas du tout et me fit voir rouge.

«- Cette petite peste quand j'y repense tout de même !, siffla Druella. On s'acharne à faire d'elle une vraie dame, à lui donner une bonne éducation et voila comment elle nous remercie ! En s'enfuyant du Manoir puis en se faisant engrosser par le premier venue, un vulgaire sang de bourbe de surcroît, et en l'épousant ! Quelle honte, j'ai tellement honte d'être sa mère ! »

Je serrais si fort la fourchette que je tenais dans ma main que mes phalanges en devinrent blanches et craquèrent. Père le vit et me fixa d'une étrange façon mais je ne m'en préoccupa pas plus que cela. J'étais trop occupée à contenir ma rage et à trouver un moyen de me calmer pour ne pas exploser.

«- Et regarde, aujourd'hui j'ai héritée d'une sale petite bâtarde en guise de petite-fille ! Si ça ne tenais qu'à moi, je... »

- LA FERME ! » criais-je.

J'avais bondi de ma chaise qui tomba dans un grand fracas sur la sol. Bellatrix et Narcissa sursautèrent tandis que Cygnus avait tourné la tête rapidement dans ma direction. Mon père me regardait toujours de la même façon, une expression indéchiffrable sur le visage. Mes poings serrés étaient posés sur la table et j'adressa un regard empli de haine envers ma mère et ma tante. Cette fois c'en était trop ! Elles étaient allées trop loin.

«- Que viens-tu de dire morveuse ?

- J'ai dis la ferme ! Vous êtes allées trop loin ! Comment osez-vous parler d'Andromeda et de sa famille de cette façon ? Je ne veux plus jamais que vous parliez d'eux ainsi ! Andromeda a été très courageuse pour s'échapper de votre emprise et vivre sa vie comme elle l'entend ! C'est la personne la plus généreuse, la plus courageuse et la plus douce que je connaisse et je ne vous laisserais pas la salir de cette manière en déblatérant des conneries pareilles ! Et son mari Ted est peut-être un vulgaire sang de bourbe mais c'est également un type formidable qui fait le bonheur d'Andromeda. Quant à leur fille Nymphadora, elle est tout simplement adorable et n'est pas une sale petite bâtarde comme vous le dites ! C'est plutôt Andromeda qui devrait avoir honte de vous, honte d'avoir des parents aussi cons ! Je comprends mieux maintenant pourquoi elle s'est enfuit de la demeure familiale avec une famille de dégénérés pareille ! »

Un silence à en faire pâlir les morts s'imposa. Moi qui voulait ne pas me faire remarquer ce soir, je crois que c'est raté pour cette fois encore ! Malgré le fait que je savais que je n'allais pas m'en sortir aussi facilement, je décidais de prendre congé et je me dirigeais vers les escaliers. Mais ma mère ne l'entendit apparemment pas de cette oreille et se leva de sa chaise (d'après les bruits que j'entendais).

«- Comment oses-tu nous parler sur ce ton petite insolente ! La leçon de ce matin ne t'a pas suffise ? Et regarde moi quand je te parles ! » s'écria t-elle.

Je me retournais et répliquais froidement :

«- Je n'en ai strictement rien à faire de votre petit discours à la con, je préfère me retirer plutôt que d'avoir comme compagnie des espèces de cons dans votre genre ! Vous êtes tous complètement tarés dans cette famille ! J'ai honte d'en faire partie ! Je comprends pourquoi Sirius ait décidé de partir d'ici, qui voudrait d'une mère telle que vous ? Je suis bien contente qu'il n'est plus à subir votre présence. Je vous déteste ! »

Mère en resta bouche bée ainsi que les autres invités. Regulus allait m'en vouloir, je n'avais pas du tout tenue ma promesse mais cette fois-ci ils avaient tous dépassés les bornes. La goutte d'eau avait fait débordée le chaudron. Je me détournais et entrepris de monter dans ma chambre. Je leur lançais avant de disparaître :

«- Et quoi que vous puissiez en penser, je suis fière de faire partie des lions de Gryffondor ! »

Je rentrais dans ma chambre en claquant la porte et m'y adossais. Le silence dura encore cinq petites minutes puis j'entendis des éclats de voix en bas. Apparemment, mon petit discours avait fait de l'effet. Je soupirais et balançais mes escarpins au pied de mon lit puis m'y allongeais. C'était sûr et certain que ma mère n'allait pas laisser passer ça... Je m'étais mise dans une sacrée bouse de dragon ! Maintenant, j'allais avoir besoin d'une sacrée bonne dose de chance pour rester en vie et en un seul morceau jusqu'à la fin de ces vacances. Je remarqua que Machin n'était pas encore rentré. Bidule sauta sur mon lit et se roula en boule sur mon ventre. Je regardais le ciel étoilé par la fenêtre tandis que Bidule ronronnait tendrement de par les douces caresses que je lui administrais.

Un peu plus tard, j'entendis des voix en bas puis plus rien. Les folles dingues venaient sûrement juste de partir. Je vérifiais l'heure et constatais qu'il était déjà 22h30. J'entendis des pas dans l'escalier puis dans le couloir. Les pas se dirigeaient vers ma chambre. Qu'est-ce que je disais ? La punition allait belle et bien avoir lieu... La porte s'ouvrit dans un grand fracas qui fit peur à Bidule qui alla se réfugier sous ma commode. Mère se tenait dans l'encadrement de la porte. Elle s'avança et la referma doucement derrière elle. Elle sortit sa baguette et m'adressa un sourire purement sadique. Des frissons me parcoururent l'échine. Elle leva sa baguette et le sort du doloris m'atteignit très vite. Une immense douleur me parcouru mais je résistais. Elle força la dose et n'y pouvant plus, je tombais à terre. La torture ne faisait que commencer... J'allais adorer ces vacances !


Point de vue de Sirius

Je tournais comme un lion en cage. Je ne pouvais pas rester tranquillement assis surtout après la scène qui s'était déroulée à la gare de Kingcross. James et Remus me regardaient tourner en rond, visiblement inquiet eux aussi. Ils avaient peur pour Cassie. Ils savaient que mes parents n'étaient pas des modèles de douceur et redoutaient ce qui pouvait arriver à ma jumelle. D'ailleurs, j'avais appris que Regulus passait les vacances chez les Lestrange ce qui faisait donc que Cassie était seule au manoir avec mes géniteurs et cette information ne m'aidait en rien à aller mieux et à rester calme. Surtout que Cassie était une sacrée grande gueule, qu'elle adorait provoquer ma mère et qu'elle ne se laissait jamais faire... Bon sang, faites qu'il ne lui arrive rien de grave ! En cet instant, je regrettais plus que tout la décision qui m'avait amené à habiter ici : fuir du manoir. J'avais laissé Cassie toute seule et elle n'avait personne pour la protéger. Quel con ! Je shootais dans le souaffle d'entraînement de James et il finit son vol dans un vase d'Allie, la mère de James.

«- Par merlin ! Sirius calme toi !, s'écria d'ailleurs celui-ci. Je sais que tu t'inquiètes pour ta soeur mais ce n'est pas une raison pour refaire la déco ! Et arrêtes de tourner en rond, tu me donnes le tournis.

- James a raison Sirius, dit Remus. Nous sommes tous très inquiets pour elle mais ce n'est pas en usant le parquet que cela ira mieux.

- Je sais…, soupirais-je. Mais c'est plus fort que moi ! Vous avez vu la gifle qu'elle s'est prise à la gare ? Même les parents de Winry et les tiens en sont restés choqués Cornedrue !

- T'en fais pas mon vieux ! Il ne va peut-être rien se passer durant ces vacances, essaya de me réconforter James avec conviction.

- N'en sois pas aussi sûr Cornedrue... Tu ne connais pas aussi bien ma famille et Cassie comme je les connais.

- Qu'est-ce que tu veux dire par là ?, demanda Lunard.

- Comme vous avez pût le remarquer, Cassiopée est une grande gueule..., soupirais-je en m'affalant dans un fauteuil.

- Ouais ! Une sacrée grande gueule !, confirma James.

- Bref, toujours est-il que cela peut poser pas mal de problème au sein de notre famille. Cassie a une fâcheuse habitude à répliquer et à provoquer les membres de ma famille et surtout ma mère. C'en est devenu une sorte de jeu pour elle. Combien de fois Regulus et moi-même avons dû empêcher Cassie de l'ouvrir en sa présence ? Hmm... J'ai arrêté de compter depuis bien longtemps. Cassiopée n'est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds et à regarder les autres souffrir sans rien faire. Même si Cassie est la plus petite, elle nous a toujours protégée Regulus et moi. C'est stupéfiant. Elle préférait toujours encaisser les doloris plutôt que de nous voir souffrir, et cela, sans jamais broncher. A croire que cela ne lui procurait plus rien à force d'habitude...

- D'habitude ?

- Dois-je vous rappeler de qui l'on parle les gars ? De ma famille. La très noble et ancienne famille des Black », répondis-je amèrement.

J'hésitais à continuer de parler de ma famille. Je n'aimais pas parler d'eux et les gars le savaient. Néanmoins, je voulais le faire pour qu'ils puissent comprendre. Cela serait la première fois que je leur parle autant de moi. J'inspirais un bon coup et continuais.

«- Nous ne sommes pas du genre à laisser passer les choses chez nous. Chaque chose considéré comme mauvais à leurs yeux est sévèrement puni. Avant Poudlard, Regulus, Cassiopée et moi étions très soudés. On se considérait comme des triplés malgré que Regulus ait un an de plus que nous. Nous enchaînions connerie sur connerie et cela ne passait pas du tout avec notre mère. Mon père a toujours été plus souple envers nous mais n'est pas non plus super sympa. Je dois reconnaître que mon Père a toujours été très droit envers nous, punissant quand c'était vraiment nécessaire et pas pour n'importe quelle raison comme le faisait ma mère. Et puis Regulus est entré à Poudlard. Cela ne m'a pas dérangé qu'il soit envoyé à Serpentard. Je pensais également être envoyé là-bas, comme mes parents l'avaient étés, mais c'était bien avant de faire parti des lions de Gryffondor... »

Je marqua un temps d'arrêt pour leur laisser le temps de tout assimiler. Je les voyais réfléchir sur ce que je venais de leur dire.

«- Et c'est à partir de là que tout a changé. Le trio que nous formions s'est brisé. Je suis devenu le paria de cette famille et Regulus faisait tout pour s'attirer les bonnes grâces de mes parents. Mère n'arrêtait pas de le mettre sur un piédestal et lui l'écoutait et lui obéissait toujours comme un gentil toutou à sa mémère. Nous avons commencés à nous détester. De plus, le fait que Cassie soit envoyée à Salem par ma mère n'arrangeait en rien la situation. Ma mère avait tout prévue. Cassie et moi avons le même caractère et elle savait qu'elle serait envoyée également chez les lions. Ne voulant que sa seule fille suive l'exemple de son traître de frère et ne devienne également une honte pour notre famille, elle nous a éloignée. Les doloris se faisaient beaucoup plus fréquent, ma maison étant une raison pour me punir. Tout ce que je faisais l'était. Et un jour, Cassie en a eu marre de me voir souffrir et s'est prise le sort à ma place. Elle n'a pas criée, ni gémit. Rien. Pas le moindre son. Ma Mère en est devenue folle de rage. Elle savait que, maintenant, Cassiopée s'interposerait à chaque fois et de ce fait, elle augmenta de plus en plus la dose pour voir jusqu'où elle pouvait tenir. Mais Cassie n'a jamais craquée et elle adorait voir ma mère repartir furibonde. Et comme je vous l'ais dit, s'en est devenu un jeu. Enfin bref, tout ça pour vous dire que ces vacances s'annoncent très mal pour elle. Mère ne laissera pas passer le fait qu'elle soit une Gryffondor. Et Regulus et moi n'étant pas là, Cassie ne saura pas se retenir et la ramènera quand elle n'en pourra plus. Les ennuis ne feront alors que commencer...

- Maintenant que tu nous as dit tout ça, je comprends mieux ce que tu veux dire Patmol...

- Merci d'avoir partagé ça avec nous, dit Remus. On est conscient que ce n'est pas facile pour toi de parler de ta famille.

- Ouais, merci vieux.

- Ce n'est rien mais maintenant vous savez pourquoi je m'en fais autant.

- Ouais. »

Il y eu un silence puis James reprit la parole.

«- Maintenant je sais qui porte la culotte entre ta mère et ton père ! » rigola t-il.

Nous rigolâmes ensemble. L'atmosphère s'était un peu détendu. Nous sursautâmes tous les trois lorsque nous entendîmes quelqu'un frapper. Je regardais par la fenêtre et vis Machin sur le rebord.

«- C'est le hibou de Cassiopée ! » s'exclama James.

Je bondis du fauteuil et ouvris la fenêtre. Je fis entrer Machin, le caressa et pris la lettre. Je retournais m'asseoir sur la fauteuil et déchirais l'enveloppe. Je dépliais le parchemin qui se trouvait dedans et lut à voix haute pour Remus et James.

«- Hey les beaux gosses ! J'espère que vous allez bien et que vous commencez à vous amuser. Bon, je suppose que vous avez vu ce qui s'est passé à la gare... Je vous assure que je vais bien. Juste un doloris en cadeau de bienvenue mais rien de grave. La routine quoi ! Sirius, arrêtes de te faire du mourrons pour moi car tout ce passera très bien ! Regulus m'a fait promettre de me tenir à carreaux »

Béni soit-il ! « et tu sais que je tiens toujours mes promesses. Tu diras au touffu à lunettes (Oui James, amour de ma vie, c'est bien toi !) ... »

Je vis James sourire du coin de l'oeil. « ... que je ne pourrais pas venir réaliser ses fantasmes la nuit car c'est impossible pour moi de sortir en douce et de laisser mon pauvre lit tout seul. Je ne veux pas briser le coeur à ce pauvre petit lit ! J'espère que tu comprends Jamesie ! Et puis de toute façon, t'auras ta belle rouquine pour te consoler... Ou au pire choisis mon frère ! Je te donnes ma bénédiction pour lui sauter dessus ! »

Je grimaçais à la lecture de ses mots tandis que les garçons éclatèrent de rire. « Remus, mon Mumus chéri, l'homme de tous mes désirs, le fantasme de mes nuits.

Le concerné rougissait légèrement et leva les yeux au ciel. « Non je rigoles ! Poppy m'embêtes encore ! Je fais quoi ? Je l'a tue ? Nan parce qu'elle est chiante ! J'ai besoin de tes conseils !»

Remus riait tandis que James et moi nous demandions qui était cette Poppy. « Et je voulais m'excuser pour ce qui s'est passé hier soir. J'aimerais juste comprendre... T'est un vrai casse-tête comme mec ! Bref, ce soir on reçoit à dîner Drudru, Cycy et les deux golios. Si elles me cherchent trop, je vais faire un carnage ! Au secours ! Voila, je vous dis Bonnes Vacances et on se revoit à la rentrée dans deux semaines les keupins d'amour ! Bisous, votre seule et unique et sublime et merveilleuse et géniale et sexy Cassiopée Black. Ps : Allez rassurer Winry. Elle doit sûrement s'en faire pour moi... »

«- Toujours aussi tordue celle là !, rigolais-je.

- Bah tu vois !, fit James. J'te l'avais dit qu'il se passerait rien de bien grave durant ces vacances !

- Ouais... Mais attends, depuis quand elle t'appelle « amour de ma vie » ?

- Oh c'est rien. Un petit truc entre nous.

- M'ouais...

- Héé ! Pourquoi tu t'en prends à moi ? Elle appelle bien Remus « le fantasme de mes nuits » !

- Parce que toi t'as une nana répondant au doux nom de Lily Evans tandis que Remus est célibataire. Alors, elle peut venir te violer quand tu veux Lunard que je ne broncherais même pas ! »

Notre Mumus adoré devint aussi rouge qu'une tomate tandis que nous éclations de rire James et moi. Remis prit un coussin du canapé et me le balança en pleine tronche. Je répliquais et s'en suivit une énorme bataille de coussins. Si Cassie affirmait qu'elle allait bien, je devais la croire. Je lui répondrais puis enverrais une lettre à Winry pour lui dire que tout va bien plus tard. En attendant... Banzaï !


Point de vue de Cassiopée

Des vacances d'enfer. Voila ce qu'elles étaient : d'enfer. Le retour à Poudlard était demain et j'avais hâte d'y être et en même temps, non. C'était assez paradoxale. Mère m'en avait faire baver, les bleus et les plaies sur mon corps en étaient la preuve même. Les bleus que j'avais sur mon visage n'avaient pas encore disparus et ne le seraient pas non plus demain. Sirius verrait que je lui avais menti. Bref, le dîner s'était passé il y a deux semaines et mère n'y avait pas été de main morte. J'en gardais un très mauvais souvenir. Elle m'en voulait énormément et j'avais eu droit à tout durant ces vacances : Doloris, Confringo (ndla : sortilège qui provoque une brûlure déplaisante), Diffindo (ndla : ouvre la peau), etc... A chaque fois, j'avais tout soigner manuellement et il me tardait d'avoir de nouveau ma baguette pour refermer les plaies moi-même. Même si je n'avais pas le droit à la magie avant 17 ans, je n'allais pas rester dans cette état. Je regrettais quand même le temps où j'étais à Beaux bâtons. Au moins là-bas, en France, la magie était autorisé à l'âge de 16 ans. Bref, je devrais aussi faire un tour à l'infirmerie de l'école. Je ne réussirais pas à tout soigner. Espérons que Mme Pomfresh puisse garder le secret et n'aille pas le répéter à ce bon vieux Dumby.

Il était 10h23 et j'étais toujours dans mon lit. Mère m'avait consignée dans ma chambre durant les vacances et ne venait que pour s'acharner sur moi. J'avais eu le temps de faire mes devoirs, de lire les deux bouquins moldus qu'Iseult m'avait prêtée : Roméo & Juliette de William Shakespeare et Les Hauts de Hurlevent d'Emily Brontë. J'avais bien aimée même si je trouvais la fin tragique des héros peu à mon goût. Iseult était folle de littérature, passion transmise par sa mère. Au moins, cela avait eu le mérite de m'occuper sinon je serais probablement morte d'ennui. Je décidais de me lever. J'allais à la salle de bain, me brossais les dents et me fis couler un bain. Je pris place dans la baignoire et laissais vagabonder mon esprit. Nous étions en Janvier. Déjà quatre mois que j'étais revenue en Angleterre et que j'étudiais à l'école de magie de Poudlard. Quatre mois de pur bonheur. Néanmoins, je me demandais ce qui s'était passé à Beaux Bâtons après notre renvoi.

Les professeurs était-ils toujours aussi chiants ? Mme Maxime était-elle toujours aussi sympa ? Lydia allait-elle bien ? Ne se sentait-elle pas trop seule les soirs de pleine lune ? Saint-Ange, Geller, Forestier et Laurence était-elles toujours aussi pouffes ? Pour cette dernière question, sûrement ! Mes pensées dérivèrent vers Remus. Je n'avais toujours pas trouvée son secret et cela m'agaçait au plus haut point. Cela ne pouvait pas être si grave que ça... Si ? J'avais beau me triturer les méninges durant des heures et des heures mais aucune réponse ne me venait jamais. Et il y avait ce "Désolé" qui revenait sans cesse dans mon esprit. « Désolé. Désolé. Désolé. » Mais pourquoi est-tu désolé Remus ? Pourquoi ? Je soupirais. Décidément, ce mec était un vrai mystère. Il en donnerait mal à la tête à un doliprane. Néanmoins, je ne lâcherais pas l'affaire tant que je n'aurais pas découvert la vérité. A trop vouloir fourrer ton nez dans les affaires des autres, tu vas finir par avoir des ennuis... C'est pour la bonne cause, Poppy. C'est surtout pour satisfaire ton énooorme curiosité ! Hmm, y'a de ça aussi. Irrécupérable celle la.

Je décidais de sortir. Je me séchais et mis un peignoir. Je partais dans ma chambre et m'habillais. Un pyjama en soie blanc fit l'affaire. 13h10. Déjà ! J'étais restée trois heures dans le bain ? J'avais dû rêvasser plus longtemps que je ne le croyais... J'attachais mes cheveux en une queue de cheval haute. Je me rappelais que Mère passait l'après-midi avec Druella et décida d'en profiter pour aller dans la bibliothèque. Je reviendrais dans ma chambre avant son retour. Je pris un gilet noir qui appartenait à Sirius et sortis de ma chambre puis me dirigeais vers la bibliothèque située à côté du bureau de mon père.

Je fis le moins de bruit possible en entrant à l'intérieur de la pièce. Je me dirigeais directement vers les livres. Je regardais le rayon des livres de mythes. J'adorais lire ces contes de magies s'inspirant ou retraçant l'histoire de la mythologie, des dieux ou bien de ces anciens magiciens comme Merlin par exemple. Sirius n'avait jamais compris pourquoi j'aimais tant lire ces "stupides bouquins" comme il disait. Je lui avait proposée d'en lire un, un jour. Il l'avait fait mais j'avais découvert qu'il n'avait lu que les deux premiers chapitres. M'ouais... Au moins, il aura eu le mérite d'essayer. Je choisis un livre intitulé Hercules ou l'histoire d'un mythe.

«- C'est un très bon choix que tu fais là Cassiopée, s'exclama doucement une voix derrière moi.

- Père, dis-je en me retournant. Je ne vous avais pas vu.

- C'est ce que j'ai cru comprendre. »

Il était assis dans un fauteuil situé dans un coin de la pièce. Il était habillé sobrement, comme toujours, et portais ces lunettes. Il avait croisé ses jambes, avait un livre dans les mains et me regardait fixement. J'en déduisais que je l'avais dérangée dans sa lecture et qu'il avait observé mes faits et gestes depuis mon arrivée dans la pièce.

«- Ne devrais-tu pas être dans ta chambre ?, demanda t-il en haussant un sourcil.

- Je... Je m'ennuyais alors j'ai décidée de venir lire, hésitais-je.

- Et tu profites du fait que ta mère ne soit pas présente pour le faire. »

Je ne répondis pas. A quoi bon alors que c'était la vérité vraie ? Il me regardait dans les yeux et je soutins son regard. Cet échange ne dura que quelques minutes et aurait pu s'éterniser si je n'avais pas baisser le regard.

«- Viens donc t'asseoir. Tu seras plus à l'aise pour lire. »

J'obéissais et me posais dans un fauteuil situé à ses côtés mais un peu éloigné l'un de l'autre. J'ouvrais mon livre et commençais ma lecture. Il me regarda encore un moment puis reprit la sienne. J'en étais au troisième chapitre lorsqu'il prit la parole sans relever la tête de son livre.

«- Ton attitude au dîner de l'autre fois m'a beaucoup surpris. Tu aurais dû laisser dire ta tante.

- Andromeda est une personne qui m'est très chère et que j'apprécies énormément. Je trouvais injuste que Druella s'en prenne à elle et à sa famille de cette manière. C'est tout. »

Le silence revint et je repris ma lecture là où je l'avais arrêtée.

«- J'ai toujours admiré ta personnalité, Cassiopée. »

Sur le coup, je relevais la tête et affichait une mine très surprise. Qu'est-ce qu'il venait de dire là ? Il avait vraiment dit ce que j'avais entendu ou je m'étais un peu trop prise de doloris dans la tronche et cela avait complètement déréglé le fonctionnement de mon cerveau ?

- « Cette force de caractère qui te caractérise si bien. Ce sens de la répartie et ce goût pour la provocation. Ta Mère te sous-estime beaucoup trop selon moi. Tu es forte, certes, mais pas totalement. »

Il leva la tête de son livre et me regardait dans les yeux.

- « J'ai toujours su que ton avenir prendrait un tout autre chemin que celui que nous t'avions déjà tracé ta mère et moi. Ton frère nous a tous eu par surprise mais toi... C'était tellement évident, du moins pour moi. Néanmoins, je suis tout de même déçu par ton envoi chez ces Gryffondors. En fait, tu déçois la famille entière. »

Je réfléchissais un petit moment puis me lançais finalement :

«- Pourquoi me dites-vous tout cela ? Et pourquoi maintenant ?

- Parce que tu es ma fille et parce que je sais qu'un jour toi aussi je te perdrais, tout comme j'ai déjà perdu Sirius. »

Au moment où je voulus répondre, la porte de la bibliothèque s'ouvrit. Nous détournâmes le regard et découvrîmes ma mère sur le seuil de la porte. Elle se dirigea vers moi et m'empoigna le bras avec force.

«- Qu'est-ce que tu fais ici ?, s'écria t-elle d'un ton féroce. Je t'avais ordonnée de rester dans ta chambre ! Tu ne...

- Perséphore, stop », le coupa mon Père.

Il referma son livre et le posa sur la petite table situé près de son fauteuil. Il se leva et s'avança vers nous.

«- C'est moi qui lui ai demandé de venir ici. Je devais avoir une discussion avec elle et la bibliothèque me paraissait l'endroit le plus approprié, expliqua t-il d'un ton calme et neutre puis il s'adressa à moi : maintenant, retournes dans ta chambre. Nous en avons finis et je crois qu'il serait temps pour toi de préparer tes valises. »

Ma mère m'avait lâchée le bras mais je restais durant quelques secondes figée sur place à regarder bêtement mon Père. Venait-il vraiment de mentir à ma mère pour m'éviter une nouvelle séance de torture ? C'était la première fois qu'il prenait ma défense. Il se racla la gorge et je partais dans ma chambre. Une fois à l'intérieur, je pris place sur le bord de mon lit. Cette journée avait été pleine de surprise. Du moins pour ma part. Mon père m'avait fait des révélations plus que surprenante, il avait prit ma défense et avait menti à ma mère. Serais-ce sa maîtresse qui l'avait radouci de la sorte ? Oui, parce que mon père voit une femme en secret et je suis la seule à être au courant. Je l'avais découvert par hasard il y a deux ans et j'avais toujours gardée le secret. Je ne l'avais dit à personne, pas même à Sirius. D'après ce que j'en savais, elle s'appelait Natasha Callaghan et était de sang pur. Bref, toujours est-il que ses paroles m'avaient profondément troublée. Parce que tu est ma fille et parce que je sais qu'un jour toi aussi je te perdrais, tout comme j'ai déjà perdu Sirius. Qu'est-ce que cela pouvait bien signifier ? Cela voulait-il dire qu'il tenait à moi ? Qu'il ne voulait pas me perdre ? Qu'il regrettait le départ de Sirius du manoir ? Parce que tu est ma fille et parce que je sais qu'un jour toi aussi je te perdrais, tout comme j'ai déjà perdu Sirius. Décidément, je n'arriverais jamais à comprendre mon père...

Je me levais et me dirigeais vers mon armoire pour faire mes valises. Une fois cela fait, j'allais dans la salle de bain pour changer mes pansements. Heureusement que Kreatur m'en apporte. Je suis la seule personne avec Regulus que cet elfe apprécie dans cette maison soit dit en passant. Bref, en ce qui concernait mon poignet droit qui était cassé, je ne devais pas trop le bouger n'ayant pas d'atèle. Je retournais dans ma chambre et vérifiais que Bidule et Machin n'étaient pas parti cavaler je ne sais où. La porte de ma chambre s'ouvrit et je fus surprise de constater que c'était mon Père qui se trouvait dans l'encadrement de celle-ci. Il s'avança vers moi et me tendit un livre. Celui que j'avais commencée à lire cet après-midi.

«- Tu l'as oubliée sur le fauteuil. »

Je le pris et le remercia du regard. Il se détourna et au moment où la porte allait se refermer, il dit :

«- Tu me feras partager ton avis quand tu auras finit de le lire. Pour ma part, je l'ai trouvé très intéressant. »

Puis je l'entendis disparaître dans son bureau. Je restais quelques minutes sans bouger puis décidais de continuer ma lecture. J'avais enfin fini ce livre et je décidais d'aller me mettre au lit. 23h15. Je posais mon livre sur ma table de chevet et m'enfonçais dans mes couvertures. J'éteignis la lumière et laissais Morphée m'emporter au doux pays des rêves.

Alors, reviews ? Désolée pour les fautes présentes dans ce chapitres !