Bonsoir tous ! Je poste ce chapitre en vitesse, car je suis attendue à la fête de noël de mes internes, je crois que je vais me régaler haha. Merci en tout cas à tous ceux que je retrouve tous les jours, et qui prennent la peine de poster un petit commentaire. Merci à ceux qui lisent mais ne commentent pas, et merci à ceux qui sont venus jeter un petit coup d'œil à ma nouvelle page facebook Brunhild Ana Writings.

Delphine03 : Parfois il lui arrive de bien se comporter, haha. Merci pour ton commentaire, pour ce qui est d'Hermione, elle risque de le faire batailler un petit moment encore.

Guest : Merci, en effet Théo va devoir faire un choix !

Valistheboss : Merci, je porte beaucoup d'importance à mes dialogues alors ce que tu me dis me touche.

Flo29jmbPotter : Ahah, ton commentaire m'a fait rire. En effet tu peux te créer un compte facebook que pour ça, histoire que l'on puisse communiquer de manière plus simultanée ! Merci en tout cas pour cette belle review, j'aime le fait que ce soit toujours constructif et qu'il y ait une reflexion derrière. Je ne sais pas si je vais approfondir l'histoire de Judith, je verrais…

Mayoune : Je suis contente que tu t'en sois souvenue alors ! Merci pour ta review, je comprends que Theo te déçoive. Oui, j'ai déjà répondu pour Ron Harry et Ginny, en fait je préfère limiter le nombre de personnages, comme j'écris chaque jour et que ce sont des petits chapitres, je préfère me concentrer sur quelques personnages plutôt que d'en inclure trop. Voilà, désolée si tu trouves ça dommage.

Leolili : Oui c'est un chevalier, mais un peu bourru parfois. Il est mignon mais trop sûr de lui haha. Merci en tout cas.

Greatestworld : Ahah, tant mieux si ça va mieux. Merci pour ton commentaire, je pense que Drago veut juste que Théo se souvienne que Pansy est une fille bien, et qu'il pourrait être un mec bien lui aussi. Oui Hermione lui pardonnera, avec le temps !

Swangranger : Judith est choupinette, je vois que vous l'aimez toutes ! Merci en tout cas, je suis contente que tu aies apprécié le moment dans l'ascenseur.

Charliee3216 : Je savais que ça te plairait ! Merci et je suis contente que tu l'aies trouvé bien face à Théo. Il n'est pas si mauvais que ça, ce Drago, on pourra en faire quelque chose.

Fan de Twilight : Ahah ton expression m'a fait trop rire, ramer de la sicile au Mexique, c'est exactement ça ! Merci en tout cas j'espère que la suite te plaira (et clairement, Judith est plus mature que Drago)

Daphneis : Merci, je suis contente que tu aimes toujours autant ! Il faut bien qu'il rame, une Hermione Granger, ça se mérite !

Saroura92 : Hermione ne se laisse pas marcher sur les pieds haha !

Lealyn : Merci, je suis contente que tu aies pris le train en cours de route ! Je suis ravie que ça te plaise, voici la suite en espérant que tu aimes toujours autant !

Dramione Love : Moi aussi j'ai bien aimé écrire le Drago/Théo ! Pour montrer Drago sous un bon jour quand même. Elle lui pardonnera, mais pas tout de suite, promis !

PamDHMG : Il va être sacrément musclé à force de ramer ! Merci pour ton message qui m'a bien fait rire !

Ayaka-Sly : Merci, je suis contente que ça te plaise. Ton commentaire me touche en tout cas, j'espère que la suite te plaira.

Alicia : Je suis d'accord avec toi, mais même avec l'explication, on ne pète pas un plomb comme a pu le faire Drago ! Voici la suite !

MBinipuce : Je suis désolée et j'espère que ça va mieux pour toi aujourd'hui ! Je serais ravie de répondre à tes questions sur fb, n'hésite pas quand tu auras fini tes partiels, ça me ferait plaisir de débattre sur les dramiones ! Oh oui je comprends, la Vie est une Chienne était vraiment triste, mais là c'est noël alors haut les cœurs !

Bonne lecture


—Tu es sûre que tu ne veux pas venir ? demanda pour la énième fois Misha à Hermione.

Cette dernière secoua la tête.

—Certaine, il est hors de question que je remette un pied chez Malefoy.

Misha hocha subrepticement la tête, l'air résigné et un peu déçue. Elle n'avait pas l'air de comprendre les motivations d'Hermione, celles qui lui faisaient catégoriquement refuser de respirer le même air que Drago Malefoy ou de fouler le même sol. Quand tous les enfants furent prêts, et qu'Hermione eut terminé d'aider Judith à enfiler son écharpe, Misha ouvrit la grande porte d'entrée.

Il faisait un froid de canard, ce jour-là, et il s'était remis à neiger, pour le plus grand bonheur des enfants qui avaient passé une grande partie de leur matinée à confectionner d'immenses bonshommes de neige. Judith en avait même fait un qu'elle avait nommé Hermione – cela avait bien fait rire ses autres camarades qui ne trouvèrent aucune ressemblance flagrante entre ce gros tas de neige et Hermione Granger.

—Pourquoi tu ne viens pas, Hermione ? demanda Judith de sa petite voix.

—Parce que je n'ai pas envie de voir Drago.

—Moi j'aime bien Drago, il est beau en plus.

Hermione eut un petit sourire amusé. Oui, Judith avait raison, Drago était bel homme. Ses yeux ardoises en faisaient frissonner plus d'une, et son petit sourire en coin, emblématique de l'héritier Malefoy, avait le don de faire tomber les damoiselles en pamoison. Mais être beau ne suffisait pas. Drago Malefoy s'était comporté de manière inexcusable, et Hermione n'était pas prête de lui pardonner.

—Nous nous sommes disputés. Tu te disputes bien avec Greg, toi, parfois.

—Oui, mais je lui pardonne toujours.

—Je ne suis pas certaine que Drago mérite d'être pardonné.

Judith afficha une petite mine défaite et boudeuse. Finalement, elle prit la main d'Hermione et la tira doucement pour l'inciter à s'accroupir en face d'elle.

—Tu savais que Drago, c'était un orphelin, comme moi ?

—Oui je le savais, répondit Hermione.

—Et puis, tu sais, les fleurs, c'était celles de sa maman.

Hermione arqua un sourcil, surprise. Qu'est-ce que c'était que cette histoire encore ? Que lui avait raconté Drago, dans l'espoir, sans doute de se faire pardonner d'Hermione par le biais de Judith. Elle n'eut cependant pas le temps de s'attarder davantage, et de pose plus de question, car déjà, Misha les entraînait tous derrière elle, direction le Manoir Malefoy.

Quand elle se retrouva seule, à la Maison des Orphelins, Hermione sentit un grand vide s'installer en elle. C'était étrange de savoir que ses enfants étaient tous ensemble, loin d'elle, et allaient retrouver son ennemi d'enfance. Hermione s'autorisa quelques minutes de réflexion et de répit, avant de se souvenir qu'elle avait encore une montagne de choses à faire.

Elle s'occupa d'abord de ranger les salles de vie – la cuisine, la salle à manger, le grand salon. Même si les enfants étaient habitués à ranger, ils n'en restaient pas moins de véritables petites tornades qui dérangeaient tout sur leur passage. Hermione passa près d'une heure à tout ranger, puis s'attela aux factures qu'elle devait terminer de payer avant la fin du mois.

Quand elle eut enfin terminé, elle s'autorisa une petite pause dans la cuisine et se fit couler un thé brûler dans sa tasse préférée – celle que les enfants lui avaient personnalisés pour son dernier anniversaire. Elle était en train de plonger sa boule à thé dans l'eau chaude lorsque des petits coups résonnèrent sur la porte d'entrée. Surprise, elle posa sa tasse et se dirigea vers l'entrée pour ouvrir.

Pansy Parkinson se tenait sur le seuil.

—Parkinson ? s'exclama Hermione, surprise.

—Granger, salua Pansy de sa voix royale. Tu me laisses entrer ? Je crois que mes orteils sont sur le point de tomber.

Hermione s'écarta assez pour laisser passer Pansy et son ventre rond.

—Ca sent le thé, s'exclama Pansy. J'en prendrai bien une tasse.

Pansy avait l'étrange capacité à s'incruster, à donner des ordres et à paraître polie malgré tout. Hermione s'exécuta, toujours un peu surprise et sur ses gardes, de voir Pansy Parkinson dans la maison de son association. Elle la conduisit vers la cuisine, traversant la salle à manger.

Du coin de l'œil, Hermione vit Pansy jeter un regard circulaire à la pièce. Elle avait l'air d'apprécier le style boisé et chaleureux qu'avait tenté de donner Hermione à la maison dans sa généralité. Quand les deux femmes arrivèrent dans la cuisine, Pansy s'installa confortablement sur une chaise, tandis qu'Hermione sortait une autre tasse et y versait de l'eau chaude.

—Qu'est-ce que tu fais là ? demanda finalement Hermione d'une voix suspicieuse. C'est Drago qui t'envoie ?

—Non, certainement pas. Drago est trop fier pour demander de l'aide à qui que ce soit. Mais comme, de toute évidence, tu as décidé de le faire ramer – et je ne t'en blâme pas – je suis venue faire ce que j'aurai dû faire depuis le début.

Hermione l'écoutait avec attention. Elle se demandait où voulait bien en venir Pansy, et elle était curieuse d'en savoir un peu plus mais pour ne pas paraître trop curieuse, elle laissa un masque d'indifférence sur son visage.

—Quand je t'ai envoyée chercher des fleurs, tu n'as pas entendu ma dernière phrase, expliqua Pansy. Je t'ai dit « Tout, sauf les hellébores ».

—Merci, répliqua Hermione avec un rictus, j'avais cru comprendre que je ne devais pas toucher à ces satanées fleurs.

—Et j'imagine que tu ignores pourquoi ?

—Tu étais là, non ? A part me crier dessus, Drago ne m'a pas expliqué grand-chose.

—Il faut aussi dire que lorsqu'il est venu à l'anniversaire de Judith, tu ne lui as pas laissé le temps de s'expliquer.

Hermione resta silencieuse. Oui, elle ne l'avait pas laissé s'expliquer sur ce sujet, ni sur aucun autre d'ailleurs. Parce que peu importait les excuses qu'il avait à lui faire ou les justifications qu'il avait à lui donner, elle estimait qu'elle n'avait pas mérité d'être jetée dehors de la sorte.

—Il te l'a dit…

—Oui, affirma Pansy. Ca, et aussi le fait que tu sortais avec McLaggen.

Hermione se sentit rougir.

—Je ne sors pas avec…

—A d'autres, Granger. Ce type te dévorait déjà du regard à Poudlard, alors s'il est encore là, c'est que ça n'a pas changé. Mais ça ne me regarde pas et de toute façon, je m'en contre fiche, ajouta Pansy d'un air totalement détaché.

—Alors pourquoi tu es là ? demanda Hermione piquée à vif.

—A part pour te dire que McLaggen est un minable ? dit Pansy avec un petit sourire moqueur. Pour t'expliquer que les fleurs que tu as coupées étaient en réalité les dernières que Narcissa avait planté. Elle est morte un mois plus tard.

Hermione resta silencieuse. Malgré elle, elle ressentit un vague de culpabilité pour ces fleurs qui avaient tant de signification pour Drago. Ce dernier n'avait donc pas menti à Judith pour l'amadouer, il lui avait juste dit ce qu'il n'avait pas pu lui dire, à elle. Le cœur serré, Hermione dut admettre qu'elle n'était pas fière de ce qu'elle avait fait, pourtant, une petite voix dans sa tête ne cessait de lui rappeler que Drago ne s'était pas très bien comporté avec elle.

—Je suis désolée, je l'ignorai.

—Je sais, et Drago aussi le sait, mais il n'a pas su se contrôler. C'est un grand sensible, ce mec.

Pansy se moquait délibérément de Drago et cela eut le mérite d'arracher un sourire à Hermione. Elle la découvrait sous un jour nouveau, moqueuse mais toujours bienveillante avec Drago, toujours là pour l'aider et pour réparer ses erreurs.

—Il s'est quand même très mal conduit.

Pansy s'autorisa un petit rire taquin.

—Et oui, Granger, qu'est-ce que tu pensais ? On parle de Drago Malefoy, non ? Il ne se comporte pas toujours comme un gentleman. Je sais qu'il peut se montrer séducteur et charmant, le gendre idéal, si tu vois ce que je veux dire, mais il est hanté de ses vieux démons, et parfois, toute cette douleur ressort. C'est pareil pour tout le monde, non ? Ainsi va le monde.

Hermione se demanda ce que pouvaient bien être les vieux démons de Drago. Pansy dut d'ailleurs lire dans ses pensées, car elle apporta un début de réponse à ses interrogations.

—Il n'est pas fier d'être l'héritier d'un mangemort meurtrier. Aux yeux de la société, il restera toujours le fils Malefoy, cette grande famille de Mangemorts.

—Il n'est coupable de rien, aux yeux de la société, répliqua Hermione.

—Peut-être aux yeux de la loi, mais aux yeux du monde magique, il reste un Malefoy. Je te demande juste un peu de tolérance.

C'était une drôle d'idée que de demander un peu de tolérance pour Drago Malefoy. Mais Hermione commençait à comprendre un peu mieux. Elle était reconnaissante à Pansy d'être venue lui expliquer. Cette dernière avala son thé, puis se leva enfin.

—Bien, je dois y aller, j'ai un tas de cadeaux de Noël à emballer.

—Merci, Pansy… Merci d'être passée.

—Mettons que c'est ma bonne action de fin d'année, déclara Pansy d'un air mélodramatique. Je ne te dis pas de lui pardonner tout de suite, il mérite de comprendre qu'il ne s'est pas très bien comporté. Mais penses-y.

—J'y penserai, acquiesça Hermione en reconduisant Pansy jusqu'à la porte d'entrée.

—Si tu veux passer au manoir ce soir… Je ne sais pas, pour couper quelques fleurs… se moqua gentiment Pansy.

—Non, ça ira, sourit Hermione. J'ai rendez-vous avec Cormac aux Trois Balais de toute façon.

Pansy leva les yeux au ciel.

—McLaggen, sérieusement ? Mais où va le monde…

Et elle sortit.

Le soir venu, Hermione était en train de se préparer pour sortir. Cormac l'avait convaincue de sortir dîner à Pré-au-Lard, et elle n'avait pas eu le cœur à refuser. La dernière fois qu'ils étaient allés boire un verre, tout ne s'était pas vraiment passé comme il l'avait prévu. Après avoir payé son cocktail à Hermione, Cormac avait tenté d'embrassé Hermione une nouvelle fois – comme il l'avait fait au ministère avant que Drago ne vienne les déranger – mais elle avait détourné la tête, les joues rosies.

Ils avaient convenu de se retrouver directement aux Trois Balais, aussi Hermione transplanna directement dans le village sorcier qu'elle connaissait bien, et passa les portes du bar à moitié plein. A l'entrée, un écriteau disait « Ce soir, karaoké, venez et chantez ». Hermione hausse un sourcil. C'était un jeu moldu, étrange de le retrouver dans un bar sorcier.

Cormac était déjà là, installé à une table, en train de siroter une bieraubeurre. De toute évidence il ne l'avait pas attendue pour boire un verre, et au fond d'elle, Hermione trouva cela légèrement impoli. Jamais un gentleman ne se serait comporté de la sorte.

—Hermione ! dit-il en faisait un petit geste de la main pour être sûr qu'elle le voie.

Hermione s'approcha, un petit sourire aux lèvres, et retira écharpe et manteau avant de s'installer.

—Tu veux boire quelque chose avant de manger ?

—La même chose que toi, sourit-elle.

Cormac interpella la serveuse qui vint prendre la commande. Lorsqu'elle repartit, il s'empara de la main qu'Hermione avait laissé traîner sur la table. Cette dernière était légèrement mal à l'aise par cette proximité. Elle jeta un coup d'œil autour d'elle… Ses yeux furent bien vites attirés par un groupe de quatre personnes particulièrement bruyantes.

Regardant d'un peu plus près, elle sentit son cœur louper un battement quand elle reconnut le ventre rond de Pansy, les cheveux blonds en bataille de Drago, la peau sombre de Blaise Zabini et le rire insupportable de cette potiche de Daphnée Greengrass.

Impossible, songea-t-elle avec amertume. Impossible que ce ne soit qu'un hasard. Et quand ses yeux croisèrent ceux de Pansy, Hermione en fut plus que certaine. Cette soirée courait à sa perte et ce n'était pas une coïncidence. Elle s'était confiée à Pansy, la pensant de son côté, elle avait eu tort. Pansy était une Serpentard, et visiblement Hermione avait eu tendance à l'oublier…


Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui ! J'espère que le moment Pansy/Hermione vous a plu. J'ai essayé de faire en sorte que Pansy reste égale à elle-même, mais un peu plus douce pour expliquer à Hermione le pourquoi du comment.

Bon, autant vous dire que le prochain chapitre risque d'être drôle. Pansy est une vraie traitresse, mais tout ce qui compte pour elle, c'est Drago, même si elle ne hait pas Hermione, elle s'en fiche pas mal, l'important c'est que son meilleur ami soit heureux.

Voilà dites moi ce que vous en avez pensé ! On se retrouve demain, bonne soirée à tous !