Le chapitre quatorze est déjà écrit, j'essaierais de vous le poster bientôt. En tout cas, voici le treize. N'hésitez pas à me laisser des reviews (hey ouais, je me répète). On commence avec un petit POV Quinn, évidemment je ne pouvais pas faire autrement.
Bonne lecture, enjoy.
POV Quinn :
J'ai détesté la sensation des lèvres de Rachel. Parce que c'était la chose la plus agréable que je n'avais jamais ressenti. À côté de ça, cette fille en boîte ne valait rien. Elle n'avait pas un dixième de la douceur, de la chaleur, du parfum de celles du troll.
Rachel Berry. La personne que je déteste le plus. Elle envahit sérieusement mon esprit.
Pourquoi ais-je été stupide ? Pourquoi ne suis pas allée dans ces toilettes avec un slushies pour lui faire payer l'espoir qu'elle me donnait ? Je ne voulais pas croire Santana, je ne voulais pas me croire moi-même, et il m'a fallu un peu de temps pour m'accepter. Mais je ne voulais pas... L'embrasser a été la pire de mes erreurs.
Comment rentrer dans le placard, maintenant ? Je ne peux pas. Parce que je ne peux pas oublier le goût des lèvres de Berry. Je ne les oublierais jamais, et, franchement, la partie la plus faible de mon être meurt déjà d'envie de les retrouver.
Je la déteste, oui. Mais je me déteste aussi. Je me déteste pour l'avoir regardée pendant les cours, avoir pensé à elle sans me l'avouer. Toutes mes pensées « déplacées », je les ais rangées au fond de mon esprit. Je les ais refoulées. J'ai lutté contre moi-même. Et j'ai échoué. Je n'ai pas réussi. J'ai avoué à Berry ce que je ressentais, et wahou. C'était plus dur que je le pensais. Elle a tiré une de ces têtes quand je lui ais dis ça...
Soudain, mon cœur se serre. Je ne suis pas amoureuse de Berry. J'ai une idée très maligne pour le prouver. Ouais, voilà. Il faut déjà que je m'en persuade moi-même avant de la persuader elle. Je ne suis pas amoureuse de Rachel. Rachel. Son prénom dans ma tête sonne comme une douce mélodie. Mais il n'y a pas sa place. Berry. Berry. Berry. Son nom de famille. Une appellation méprisante. C'est ça qu'il me faut. Ça sonnerait presque comme une insulte.
« T'as déconné. » Santana.
Je n'ose pas la regarder dans les yeux.
Je ne sais pas comment elle l'a apprit, mais rien n'est impossible. C'est Santana. Elle est capable de mettre en place un réseau d'espionnage pour nous poursuivre, moi et Rachel. Elle est capable de payer un détective privé pour tout apprendre sur nous. Ou alors, elle est capable de retrouver une Rachel Berry en état de choc, et de lui soutirer des informations.
« Comment tu le sais ? demandais-je.
– Elle me l'a dit.
– Elle n'a pas intérêt à le dire à quelqu'un d'autre. C'était une erreur. C'était pour me tester, parce qu'après tout j'étais bourrée, à la soirée. Mais j'ai détesté. »
Santana bouge lentement la tête en signe de négation. Je ne suis surement pas crédible. Après tout, elle est capable de voir mes sentiments mieux que moi même. Elle a son « troisième œil mexicain ».
« T'as aimé. Je le sais, parce que tu souris comme une débile depuis tout à l'heure.
– C'était une ruse. Un piège machiavélique, pour...
– La ferme. Tu peux vouloir conserver ta réputation, mais tu ne me la f'ras pas à moi. Je ne te crois pas le moins du monde.
– Je ne l'aime pas, ok ?
– C'est dur, Quinn. Je le sais, je suis passée par là. Je ne voulais pas l'avouer. Ni à moi-même, encore moins aux autres.
– C'était pas ta pire ennemie, répliquais-je avec un sanglot. C'était pas une fille que tu as haïe toute ta vie jusqu'à maintenant. Ce n'était pas une looseuse du Lycée. C'était Britt. Une fille fabuleuse, que tout le monde adore et respecte.
– Ce n'est pas ta pire ennemie, c'est la fille que tu aimes, maintenant. C'est une fille fabuleuse, elle aussi, même si elle m'a fait des trucs pas cools par moments. Et tu vas bien forcer les gens à la respecter.
– C'est pas si simple...
– Je sais bien, Quinn. Mais c'est pas non plus si compliqué. Une fois que tu te seras acceptée, tu auras fais la plus grande part du travail.
– Merci. Merci de tout cœur.
– De rien. C'est ça le rôle d'une amie.
– Comment va Berry ?
– C'est la première chose que t'aurais dû demander, rétorqua Santana avec un petit sourire. Menfin. Elle va plutôt bien. Tu vois, elle a adoré ton baiser. »
Santana s'en va avec un petit sourire. Mais je souris sans doute plus qu'elle.
Je ne sais pas exactement depuis quand j'aime Rachel, mais c'est quand on nous harcèle avec quelqu'un qu'on se rend compte de tout ce qu'il y avait dans notre cœur. C'était l'élément déclencheur dans mon esprit.
POV Rachel :
J'étais restée dans les toilettes quelque temps, sonnée. Puis Santana était passée, et m'avait aperçue, assise sur le lavabo.
« Tu-fous-quoi-Berry ? avait-elle demandé d'une traite.
– Q-Quinn, murmurais-je.
– Qu'est-ce qu'elle a fait ? demanda Santana avec un soupire.
– Elle... (Je souris en songeant au baiser, le goût de ses lèvres toujours sur les miennes). Elle m'a embrassé. Puis elle s'est barrée. Comme ça. Sans se retourner. En courant.
– Et qu'à-t-elle dit avant ?
– Que je la dégoutais... Elle a cité plusieurs raisons... Puis... Que je l'attirais terriblement. Pour les mêmes raisons. Elle les a encore citées. Mais avec un ton plus doux. Puis elle a dit qu'elle voulait m'embrasser, et qu'il faudrait que je la pardonne, parce qu'elle allait m'abandonner...
– Tu sais quoi, Berry ? Prépare un bon solo à lui chanter pour le Glee Club. Je vais aller lui parler.
– Merci, Santana.
– De rien. Je suis bien obligée. Brittany aime beaucoup votre couple, tu sais...
– C'est pas la vraie raison, répliquais-je.
– Certes. Mais ça, jamais je ne l'avouerais.
– Désolée de t'avoir détestée et menacée. Désolé d'avoir profité de ton seul instant de faiblesse pour tenter de me défendre, lui lançais-je soudain.
– Désolée. Pour les slushies, les insultes, les menaces, les coups... Désolé pour toute la méchanceté dont j'ai fait preuve. Je suis sûre que si tu parlais moins, on pourrait être... Camarades de classe ? Ou même amies ?»
Mais elle n'attendit pas ma réponse. Et elle partit.
Oui, c'était une journée étrange.
POV Santana :
Mettre Quinn et gros-nez ensemble est un grand défi. Entre Berry qui avait peur d'aller avouer ses sentiments (heureusement le baleineau l'a fait pour elle), et Quinnie qui ne s'acceptera jamais complètement, et qui est terrifiée du regard des autres, c'était même une mission impossible.
Oh, ce n'est pas fini. Je sais que j'ai encore de grands défis à relever avant de les voir se tenir la main dans le couloir, danser un slow au bal, ou s'embrasser au fond d'une salle de classe.
Pourtant, c'est encourageant. Quinn a embrassé Rachel. C'est un exploit pour elle. Et qui plus est, elle a surement adoré. Autant que Berry elle-même.
J'avoue que lancer des slushies sur Berry et voir son visage ruisseler de jus restera quelque chose que j'ai adoré. Même si c'est surement fini, c'était des bons moments. Enfin bon, je me trouverais bien quelqu'un d'autre, après tout.
Berry mérite le bonheur, et autant que ce soit avec Quinnie, puisqu'elles sont amoureuses. Logique.
« Alors ? Des progrès pour Faberry ? me demande Britt avec un petit sourire.
– Ouais.
– Quinn a enfin avoué ce qu'elle ressentait à Rachel ? interroge-t-elle, toute excitée.
– Mieux que ça.
– Mieux ? demande Britt-Britt avec un adorable sourire.
– Elle l'a embrassé.
– Non... Pas possible ? Déjà ? dit-elle à la limite de l'euphorie.
– Il était temps, grognais-je. Depuis le temps qu'on s'en est rendu compte ! Je n'arrive pas à croire qu'on ait du attendre aussi longtemps.
– Pense un peu à Rachel ! L'attente a du être encore plus dur pour elle.
– Allez. On s'en occupera demain. Et si on faisait des choses plus intéressantes ? proposais-je.
– Comme quoi ? rétorque-t-elle innocemment.
– Comme ça ».
Et j'embrassais ses lèvres. Je sentis son rire contre ma bouche, son souffle doux et chaud, puis elle me rendit mon baiser. Et nous nous embrassâmes longtemps.
