Titre : Le souhait d'Uni
Résumé : Lorsque la jeune Uni lui demanda de réaliser son souhait le plus cher, Tsuna n'avait jamais imaginé que cela entraînerait des rencontres inoubliables ainsi que des aventures incroyables. Entrez dans la légende du Dixième Vongola !
Avertissements : Cette fic est un UA. Donc, il n'y aura rien sur la Mafia, les personnages auront changé et il y aura sans doute des OOC. Bien que je tenterais de l'éviter. Par contre, il n'y auras pas d'OC. Et les pairings apparaîtront dans longtemps. Les chapitres auront toujours cette longueur. C'est tout, non ?
Note de l'auteur : Un gros merci aux réponses enthousiastes de inukag9 et Metempsychosis-chan !
Beta-reader: laure59
« Avant de prendre le large, tu pourrais m'aider un peu ? »
« Aider », répéta confusément le brun, « Mais pourquoi ? Je veux dire, comment pourrais-je vous aider ? »
« Mu, il suffit que tu cherches quelque chose pour moi. Vois-tu, j'ai perdu mon animal de compagnie et comme je dois tenir la boutique seul... Pourrais-tu me le trouver et me le ramener ? »
« Bien sûr », répondit avec joie Tsuna, « à quoi ressemble-t-il ? »
« C'est une grenouille volante. »
L'enfant le regarda alors comme s'il venait de lui dire que la lune était faite de bonbons et qu'il y allait souvent en vacances.
« Excusez-moi », fit Tsuna en riant nerveusement, « une grenouille volante ? »
« C'est ça, un exemplaire rare et unique. »
"Pourquoi pas" songea l'enfant "Après tout, j'ai un briquet magique..."
« D'accord », accepta-t-il joyeusement, « je vais la chercher ! »
Chapitre 13 : La Recherche.
Le soleil tardait à se lever ce jour-là. Ce qui fit que Tsuna eut encore plus de mal à sortir du lit infesté de bestioles de l'auberge miteuse que Marmon leur avait conseillé. Cependant, lorsqu'il sentit quelque chose remonter le long de sa jambe, l'enfant sortit du lit et courut hors de la chambre comme s'il avait le diable aux trousses. Resté dans la pièce, Reborn se mit à rire en regardant la plume qu'il avait utilisé pour effrayer son élève.
Pendant ce temps, Tsuna entra en coup de vent dans la cantine de l'auberge et distingua la chevelure familière de Gokudera au dessus du buffet. Le petit garçon était penché devant des œufs brouillés et les contemplait comme s'ils allaient l'attaquer. Il avança avec précaution sa fourchette et en plantant les pointes dans la nourriture. Lorsque cette dernière remua doucement, il recula vivement et se heurta à Tsuna qui le regardait avec un petit sourire amusé.
« Quoi ? », demanda avec rudesse Gokudera.
« Rien », répondit doucement le brun en s'asseyant à une table après s'être servi un bol de ce qui paraissait du porridge. « Sais-tu où nous irons aujourd'hui ? »
« Hier, on a fait le Quartier Chinois, l'ambassade anglaise et d'autr'choses. Y reste plus qu'le port. »
« Je vois », soupira Tsuna en plongeant le nez dans son bol.
Ses pieds le faisaient toujours souffrir de la terriblement longue marche qu'ils avaient fait dans la ville du lion. Ils avaient parcouru les quartiers principaux, demandant aux habitants dans un anglais hésitant s'ils n'avaient pas vu une grenouille volante. Bien sûr, ceux-ci avaient répondu qu'ils n'en savaient rien avec un drôle d'air.
Ils sortirent de l'auberge avec le moral au plus bas. Voulant changer l'humeur de son ami, Gokudera se tourna vers ce dernier, la question au bout des lèvres.
« Je ne sais pas si Yamamoto va bien », déclara Tsuna avant même que l'artificier ne puisse dire un mot. « Marmon a seulement dit que ça prendrait du temps. »
« Ah », fit Gokudera en se repliant sur lui-même.
Il savait que le brun lui en voulait toujours un peu pour s'être jeté dans la mêlée sans avoir fait attention au jeune fils de marchand. D'ailleurs, lui-même le regrettait. Oui, il ne supportait pas le garçon au sourire permanent, mais cela ne signifiait pas qu'il ne souciait pas de lui.
Gokudera grogna. Voilà qu'il se mettait à se préoccuper des autres. Tsuna devait avoir plus d'influence sur lui qu'il ne le pensait. Curieusement, ce constat le fit sourire et il accéléra le pas pour rattraper le petit brun qui avançait rapidement pour en finir au plus vite.
« Dites, Decimo », fit l'argenté, « Pourquoi on cherche c'batracien ? »
« Hein ? », demanda Tsuna qui n'avait pas compris le dernier mot. « On le cherche parce que l'homme qui a sauvé la vie de Yamamoto l'a demandé. Voilà pourquoi. Et ne m'appelles pas Decimo ! »
« M'enfin », protesta Gokudera, « C'est c'que vous êtes. Vous l'avez clair'ment montré en battant le prétendant Vongola ! »
« Quoi ? »
« Si un homme bat un prétendant Vongola, il deviendra automatiquement un prétendant également. Par contre, si deux prétendants se battent, il n'y en aura qu'un qui conservera le titre. Et ce, jusqu'à ce qu'il y ait un Vongola. Pour le moment, on en est au dixième. Le Decimo, quoi ! »
Faisant fi du fait que l'artificier n'avait pas massacré la langue dans sa diatribe, Tsuna baissa les yeux en soupirant et finit par s'exclamer.
« Et si je ne veux pas être le Vongola Decimo ? »
« Mensonge », répondit avec un sourire sincère Gokudera. « Dans le cas contraire, vous ne seriez pas ici en face de moi. »
Le brun dévia le regard, un petit sourire au bord des lèvres. L'argenté le connaissait trop bien que pour tomber dans de vulgaires pièges.
« Dans ce cas », soupira le plus petit, « Appelles-moi par mon prénom. Comme tu le faisais avant. »
« Mais », protesta l'autre, « Comment les autres se rendront-ils compte de leur inutilité quand ils vous feront face ? »
« Et tu devras me tutoyer », ajouta avec un fin sourire Tsuna.
Vaincu par la luminosité que dégageait le sourire, Gokudera baissa la tête et accepta à contrecœur.
Ils continuèrent à marcher et arrivèrent dans une partie du port qu'ils n'avaient pas encore visité. Celle-ci était décrépie, remplie de flaques d'eau boueuse et d'indigents qui faisaient la manche. Tsuna évita habilement les mains qui se tendaient vers ses poches ainsi que celles qui tentaient de l'entraîner dans des coins sombres et s'avança vers la jetée faite en bois flottant. Il marcha d'un pas confiant sur celle-ci, bien qu'elle soit instable et bougeait selon le courant. Puis, selon leur habitude depuis le début de leurs recherches, il s'accroupit sur les morceaux de bois attachés avec des cordes rongées par l'eau salée et chercha attentivement le moindre signe de grenouille volante.
Encore une fois, il fit chou blanc.
Pendant ce temps, Gokudera avait interrogé dans un chinois parfait un mendiant et lui extorqué tout ce qu'il savait au moyen de subtiles menaces. Au début, Tsuna n'appréciait pas le fait que l'artificier menace ouvertement les gens pour arriver à ses fins mais il finit par s'y faire lorsque cela leur donna un indice concernant la grenouille de Marmon. (qui s'était révélé être faux)
Cependant, alors qu'il se relevait difficilement, ses jambes tentant de rétablir son équilibre sur la plate-forme instable, il aperçut une forme familière. Deux pattes longilignes, un corps ronds et à la peau visqueuse ainsi que des yeux globuleux. Une grenouille noire tout ce qu'il y a de plus courant. Sauf que cette dite-grenouille se trouvait dans les airs, flottant sans la moindre difficulté.
« Gokudera-kun », murmura Tsuna en se figeant pour ne pas effrayer l'animal.
L'argenté se retourna, un bâton de dynamite entre les mains, et regarda ce qui pouvait attirer autant l'attention du brun. Il se figea à son tour.
« Ne bouges surtout pas », continua à voix basse le futur Decimo.
Gokudera hocha lentement la tête et resta immobile. Entre temps, le batracien s'était approché de Tsuna et flottait désormais devant les yeux de celui-ci. Il leva le plus lentement possible ses mains et les mit autour de l'animal. Ce dernier ne fit aucun mouvement, paraissant attendre qu'il se passe quelque chose.
Ensuite, tout se passa trop rapidement.
Les mains du brun passèrent à l'action et se refermèrent sur le corps du batracien. Cependant, ce dernier évita l'étreinte car une forme fondit soudainement sur lui et l'emporta. Stupéfait, Tsuna regarda ce qui lui avait enlevé sa proie s'en aller à tire-d'ailes.
« C'est pas vrai », marmonna-t-il.
Il plissa les yeux en se rendant compte qu'il venait de passer à côté de la chance de sa vie et que cette dernière ne réapparaîtrait plus. Alors, il saisit son briquet et posa son doigt sur la roulette. Mais, il se rappela de la fois où l'objet avait fait des siennes et préféra ne pas l'utiliser. Alors, la mort dans l'âme, il suivit le volatile qui avait osé le voler.
Gokudera n'avait pas attendu la fin de ses raisonnements et était déjà à sa poursuite. Donc, Tsuna s'empressa de le rattraper. Il finit par y arriver dans le quartier colonial et s'arrêta en haletant devant une bâtisse gigantesque en pierre de style européen.
« Où est-il ? », demanda sans avoir le temps de reprendre sa respiration le brun.
« Dedans », répondit simplement l'argenté en désignant du menton la porte grande ouverte du bâtiment.
Habillés de leurs guenilles de marins, les deux enfants regardèrent avec étonnement et fascination la bâtisse qui leur faisait face. D'après l'inscription en lettres latines, il s'agissait d'un hôtel assez réputé, Raffles d'après ce que sut lire Tsuna qui ne maîtrisait que les kanjis.
Alors, nous revoici pour une nouvelle ronde de questions ! XD
L'hôtel Raffles existe-t-il vraiment ?
Le prochain chapitre sera-t-il publié un jour ? Si oui, sera-t-il plus long ?
À qui appartient le volatile ? Cookies pour celui qui trouve ^^
A vos claviers pour répondre créativement !
