CHAPITRE 13

Auteur : 1ère partie Mathilde, 2ème partie Alice.C

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

De nouveau, je me réveillais les yeux bouffis, bien emmitouflée dans un édredon. On aurait pu y rentrer à 4! Mais quelque chose avait changer. La luminosité de la pièce n'était pas la même, il faisait gris. Cette chambre était agencé comme la mienne, j'avais donc en face de moi une porte fenêtre. Grâce à elle, je me rendis compte qu'il pleuvait. En remuant mes lèvres j'eus l'impression qu'on me les arrachait, et je poussais un cri strident qui résonna dans toute la maison. Je plaquais ma main sur mes lèvres et ravalais mes larmes. D'un bond je fus hors du lit puis, le temps de comprendre dans quel aile de la maison je me trouvais, je descendis les marches, ouvrais une fois de plus la porte, non verrouillée, à la volée. une fois n'est pas coutume, je fus surprise à la vue de la foret qui s'étendait devant moi. Mais il était hors de question de reculer ou d'avoir peur. C'est donc mettant mes craintes de coté que je commençais mon expédition à travers bois. Comme si un quelconque Dieu était avec moi, au bout de deux minutes de marche, un sentier s'étendit sous mes pieds. Je remerciais donc cette idole et me mis à marcher plus vite. En avançant, j'analysais les paroles de Gabriel, j'étais sure d'une chose, il m'aimait, mais j'étais aussi sure d'une deuxième, c'était un assassin. La culpabilité s'insinua sournoisement dans mes veines et je me mis en rage contre moi même pour avoir pitié d'un tel être. J'entendis sans m'en rendre compte, au bout de deux heures de marche, des sirènes puis des bruits de moteur, des voix. Ce fut un klaxon qui me tira de mes rêveries et me fit réagir. La civilisation n'était qu'a quelques mètres. A ce stade là, mes jambes se mirent à courir d'elle même. Arrivée à la lisière de la forêt, je m'arrêtais tentant de reprendre mon souffle et essuyait la transpiration qui perlait sur mon front. En soufflant, de la buée s'échappa de mes lèvres et c'est alors que je me rendis compte qu'il faisait froid. Réflexe bien humain, je rentrais mes mains dans mes poches et là je sentis des bouts de papiers. Je les sortis et découvrais trois billets de 100 euros ainsi qu'une lettre...
... de Gabriel. Je décidais de m'asseoir sur le banc que je voyais sur ma gauche pour la lire. Voici ce qu'elle contenait:

"Si tu lis cette lettre Alix c'est que tu es déjà loin de moi.
Après ce qui c'est passé à l'orée du bois, je sais que je n'arriverais plus à supporter tes regards.
Alors je t'ai amené dans cette chambre en laissant les portes ouvertes car je ne voulais plus te retenir contre ton gré.
Mais sache que je t'aime, même si ces mots sont piètres, crois moi. Visiblement, je t'effraies, te dégouttes et je ne supporte pas non plus cette lueur que tu as dans l'œil à chaque fois que je me m'approche de toi.
Sache que je n'ai jamais voulu te faire du mal, tu es différente de toutes les autres femmes que j'ai connu.
Je te supplie de faire attention à toi.
Tendrement.
Gabriel."



Voila, c'était tout? De rage, je repliais cette maudite lettre et l'a fourrais dans ma poche. Je vis arriver un taxi et lui fis signe de s'arrêter. Je rentrais dedans, trempé ce qui me valut un regard désapprobateur du conducteur, et lui donnait mon adresse.
- Ca risque de te coûter cher, en plus tu habites dans le centre de Paris...
Je lui tendais un des billets de Gabriel sans aucune amertume.
- Ca suffira ?
- Oui oui.

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Je craignais la retrouvaille avec mes parents, cela faisait plus de 4 3 jours que j'avais disparus. Ils avaient certainement prévenus les flics que j'avais fais une fugue, l'idée que je puisse être enlevé ne leur effleurant même pas l'esprit. Le Taxi me déposa juste devant me hall de mon immeuble et repartis immédiatement. De peur que je ne vérifie la somme que je lui devais réelement et que je lui reprenne de l'argent…

La porte d'entrée n'était pas fermé à clé et je l'ouvris prudemment.

-Maman ? Papa ? Vous êtes là ? Hélais-je sans succès.

L'appartement était aussi bien rangé que d'habitude, peut être même trop…J'avais l'impression qu'il manquait des choses. Une peur sourde s'empara de moi. Je me dirigeais vers ma chambre, angoissée malgré moi et ouvris la porte à la volée.

Mon dieu…

Il n'y avait plus de lit, plus de commode, plus de bureau. Plus aucune de mes affaires. Cette chambre était une sorte de débarra. De multiples objets y étaient entreposés. Prise d'un brusque haut de cœur, je me précipitais vers la salle de bain pour vomir.

Que se passait-il ?

Je me remis rapidement et inspectait, le salon plus attentivement que je ne l'avais fait en entrant. Les photos sur les meubles représentaient toutes mes parents, mais sur chacune d'elle j'avais disparus. Regardant désepéremment autours de moi, je me résignais à faire le constat le plus troublant de toute ma vie.

C'était comme si je n'avais jamais existé.

Tremblante, je finis par sortir dehors, je ne voulais pas que mes « parents » aient une attaque en voyant une jeune femme qu'il ne connaissaient pas dans leur appartement. Une question me tarauda alors l'esprit. Aaron m'aurait-il oublié ? C'était impossible…Et pourtant. J'avais encore assez d'argent pour reprendre le taxi. Je me fis donc conduire à l'hôpital, essayant de ne pas trop penser à tout ce qui m'arrivait.

Les baies vitrés s'effacèrent devant moi et j'allais d'un pas rapide vers l'accueil en demandant à voir Aaron. Le personnel de l'accueil me donna le numéro de sa chambre, et prenant à peine le temps de les remercier y allait.

Je toquais à la porte. Allait-il me reconnaître ? Une vois me dit d'entrer. Allait-il me reconnaître ? Je poussais la porte d'une main nerveuse. Allait-il me reconnaître ?

Et puis je lui fit face. Pendant un moment aucun de nous ne prit la parole. Je l'avais perdus… ?

Au moment ou je pensais avoir perdue toute chance, son visage se fendit d'un sourire.

-Alix ! Tu n'es qu'une vilaine ! Sais-tu que j'attends ta visite depuis trois jours…

Oubliant toute les convenances, je lui sautais dans les bras, en pleurant des larmes de joies et de tristesse à la fois, répétant dans une litanie incessante que je l'aimais.

Curieux il finit par se détacher de moi.

-Qu'est-ce passe-t-il Alix ? Tu as l'air épuisé et le malade ici, c'est moi.

-Ho Aaron, si tu savais !

-Si je savais quoi ? Me demanda-t-il en fronçant les sourcils.

C'est alors que je sus qu'il avait le droit de tout savoir. Après tout il avait frôlé la mort à cause de moi !

-J'ai une très longue histoire à te raconter, Aaron…vraiment très longue.

Et je me mis à parler de tout ce qui était arrivé depuis son agression. Il m'écouta sans dire un mot, clignant seulement des yeux de temps à autres. Quand j'eu finis, il laisse échapper un : « C'est dingue ! » Et me repris dans ses bras pour me serrer plus fort.

-On va s'en sortir Alix, okay ? Tous les deux. Je te jure que je ne t'oublierais jamais.

Je voulais le croire ! Ho oui je voulais tellement le croire, mais la situation m'échappait complètement. Je voulais juste rester dans ses bras encore un peu. Il ne m'oublierait jamais, il me l'avait promis et j'en avais la preuve. C'est tout ce qui comptait pour l'instant.

XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

Et voilà ! Un nouveau chapitre de posté. Nous n'avons pas été trop longue j'espère… ? Nan ? Ha super, ça va alors ! big sourire

A bientôt pour de nouvelles aventures (chocolatées ?hum…)