Auteur : jharad17
Titre original : The Wrath of Rogue qui signifie La Colère de Rogue.
Traducteur : Dyneen
Disclamer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à J.. Les autres intervenants de l'histoire sont à jharad17.
Genre : Relation père/enfant SR/HP
Rating : A priori T, mais jharad17 avait aussi mis T pour la première partie (pour ma part j'ai préféré la mettre en M mais bon…)
Remarques : Elle fait 24 chapitres et j'ai bien évidemment l'autorisation de l'auteur pour la traduire en français.
Un GRAND MERCI à jchalou, An author alone in the dark, adenoide, zarakynel, serenity444, stormtrooper2 , Les Aviatrices, petite grenouille, CutieSunshine, grispoils, zaika, Princesse Saeko.
La Colère de Rogue
Chapitre 13
Le soleil traversait les rideaux jaune pâle de la cuisine de sa Tante et caressaient le visage du garçon, le chauffant, pendant qu'il grimpait sur un escabeau et atteignait le placard qui contenait les assiettes du dîner. Comme presque chaque jour, il hésita brièvement avant de sortir les assiettes, voulant en prendre quatre, mais sachant qu'il ne pouvait seulement en prendre que trois. Il aurait à manger après. Peut-être. S'il faisait tout parfaitement.
Sur la cuisinière près de lui, une casserole avec des pommes de terre chauffait, l'eau atteignant le bord mais sans déborder. Sa Tante détestait si l'eau faisait des éclaboussures sur la plaque de cuisson. Ca la tâchait, disait-elle, et c'était sale, comme le Garçon. Équilibrant les assiettes dans le creux d'un bras, le Garçon glissa en bas de l'escabeau et se dirigea vers la table, où il plaça les assiettes avec soin. Puis, il revint au tiroir à côté du fourneau, pour les couverts. Comme il comptait les fourchettes, il entendit de l'eau tomber sur la plaque de cuisson, et il sursauta avant de voir la casserole commencer à bouillir de plus en plus.
Le couvert claqua sur le sol tandis que le Garçon saisissait la casserole pour la déplacer sur un autre brûleur de la cuisinière. Il avait oublié de prendre un torchon et la poignée chaude le surprit, mais il la tint courageusement, en déplaçant la casserole hors du feu.
Plus d'eau passa par-dessus le bord et éclaboussa la plaque de cuisson.
« QU'EST-CE QUE TU FAIS, ESPECE DE GARÇON INGRAT ? ! »
Tante Pétunia était derrière lui, à la porte, elle s'avançait maintenant, et il la vit, en jetant un œil par-dessus son épaule, et son visage était crispé et ses yeux étaient furieux, et il n'avait pas le droit de la regarder dans les yeux, il le savait… et elle lui saisit le bras et le retourna, et il réussit juste à temps à poser la casserole bien qu'une partie de l'eau lui éclaboussa le dos de sa main.
Elle le regarda, comme s'il était un cafard, descendant en rampant sous le réfrigérateur. Le garçon baissa les yeux sur ses pieds nus. « Mauvaise et répugnante créature. Es-tu obligé de tout gâcher ? » Cracha-t-elle. « Les couverts de ma mère. Ma cuisine. Ma famille. » Serrant son bras suffisamment durement pour que ce soit douloureux, elle enroula ses doigts minces autour de son poignet osseux et le fit reculer d'un pas vers le fourneau…
… Avec un fin sourire sur les lèvres, et le garçon sut alors qu'il devait partir. Elle avait ce sourire chaque fois qu'elle lui prévoyait une punition spéciale. Il tira sur son bras, sa main, mais elle le tenait comme une pince. Avant qu'il ne puisse se débattre plus, elle chuchota, « Tu devrais être mort. Peut-être que je te tuerai, » et elle pressa sa main sur le brûleur rouge vif. Elle utilisait tout son poids pour le maintenir dessus.
Le Garçon cria.
… et cria et cria, et alors il y avait d'autres mains le tenant tandis qu'il essayait de se débattre parce qu'il allait être encore blessé, il le savait. Mais les mains se transformèrent en des bras réconfortants, et il y avait des mots calmants et gentils qui le berçaient et des larmes et… et Père.
« Harry, tout va bien. Tu es avec moi. Tout va bien, fils. Je suis là, Harry, » disait Père, encore et encore, comme s'il croyait les mots. Comme s'il les pensait vraiment.
Et le nom du Garçon était Harry.
Alors que ses pleurs se calmaient, sa respiration était encore entrecoupée de petits halètements. Son visage était chaud et lui faisait mal d'avoir trop pleuré. Il détestait pleurer. Il détestait être un bébé.
« Désolé, » dit-il, sa gorge douloureuse à cause de ses pleurs. Tarte à la Mélasse ronronna doucement et appuya sa tête contre la jambe de Harry, et il caressa sa douce fourrure alors que sa respiration se calmait. « Désolé, Père. »
« Non, non, Harry, tout va bien. Tu n'as rien fait de mal. » Père le serra plus étroitement contre lui, et assis sur les genoux de Père, Harry s'accrocha à son bras comme s'il pouvait tomber au fin fond du néant s'il le laissait partir.
Ils restèrent assis pendant longtemps dans le calme, et les yeux de Harry devenaient lourds de nouveau, mais il ne demanda pas à Père de le rallonger sur le lit. Il ne put s'empêcher de bâiller, cependant, bien qu'il ait pressé son visage contre la poitrine de Père pour couvrir sa bouche.
Père embrassa le dessus de sa tête et reposa sa joue directement sur l'endroit ensuite. « Tu n'as pas mis ton Silencieux cette nuit. »
« Ah non ? » Les yeux de Harry étaient encore fermés, mais il était tendu. Il n'était pas autorisé à mettre le Silencieux, donc peut-être qu'il n'aurait pas d'ennuis, n'est-ce pas ?
« Non, tu ne l'as pas fait. Je suis fier de toi. »
Harry secoua lentement sa tête contre la poitrine de son père. Réveiller Père avec ses cauchemars n'était rien dont il pouvait être fier. Il était si stupide, tellement bébé.
Mais Père n'avait pas fini. « C'est la première fois, Harry, que tu ne mets pas le charme. J'espère que cela veut dire que tu es en train de réaliser – même quand tu es à-moitié endormi – que je serai toujours ton père, et qu'avoir des cauchemars ne m'incitera jamais à penser des choses moins bien de toi. Tu n'es pas faible. Tu n'es pas un bébé. Sors ses pensées de ta tête. Tu es mon petit homme fort. Et les jeunes hommes forts comme toi doivent savoir quand demander de l'aide. »
« Est-ce que j'ai envoyé un message ? » demanda Harry dans un autre bâillement.
« Oui, » dit Père calmement. Il embrassa la tempe de Harry. « Mais je t'ai entendu appeler, aussi. Est-ce que tu veux me parler de ton rêve ? »
Harry secoua sa tête. Il ne voulait vraiment rien se rappeler de ce rêve. Il ne pouvait dire à personne ce qui s'était produit ou pourquoi il avait rêvé d'eux ; il savait cela.
Père soupira légèrement, son torse se déplaçant de haut en bas sous la force de sa respiration. « Harry, fils, j'aimerai que tu me racontes ton rêve. Tu te sentiras mieux. »
« J'vais très bien, Père, » chuchota Harry. Il n'avait pas besoin de parler pour se sentir mieux. Rien que d'avoir Père avec lui était suffisant.
« Mais n'auras-tu pas d'autres cauchemars ce soir ? » demanda Père. « En parler pourrai empêcher que cela n'arrive. »
« Veux pas. » Harry poussa son visage plus loin dans les plis du vêtement de nuit de Père. Père était chaud, et ses bras faisaient se sentir Harry en sécurité.
« Je sais que tu ne veux pas, » dit Père, sa voix douce, et presque triste. « Mais ce serait mieux si tu le faisais. » Une pause, puis, « J'aimerai que tu le fasses. »
Harry déglutit et voûta ses épaules. Une douleur, comme si quelque chose était coincée à l'intérieur, apparut dans sa poitrine. Père voulait qu'il parle. Il n'était pas supposé en parler. Pas de ce qu'ils avaient fait. Jamais.
« Je sais que tu es effrayé, Harry. Je sais que tu penses que tu n'as pas le droit de parler d'eux. Mais tu n'es plus avec eux, et tu n'y retourneras jamais. Et je veux que tu me dises ce qu'ils t'ont fait. Ce qui t'a bouleversé ce soir, pour te faire revivre tes pires cauchemars. »
Harry resta encore silencieux. Père lui disait-il la vérité ? Est-ce qu'il avait vraiment le droit de parler de sa Tante et de son Oncle et de ses rêves ? On ne le lui avait encore jamais permis.
Père lissa de sa main les cheveux de Harry, et la gentillesse de ce contact fit que son souffle s'accrocha une nouvelle fois. Il serra fortement Père, tandis que Père disait, « Rappelle-toi, Harry, que nous avons des règles différentes ici. Des règles entre toi et moi. Les règles que tu avais avec ces autres personnes ne s'appliquent plus. »
« Je n'sais pas quoi dire, » chuchota Harry.
Avec un plus petit soupir, Père enveloppa le dos de sa tête avec une de ses grandes mains. « Tout va bien, Harry. Dis-moi juste ce dont tu souviens. »
« Je… Je… » Il sentit le picotement des larmes dans ses yeux et les cligna précipitamment pour les faire partir. Pleurer était pour les bébés.
« Tout va bien, » dit encore une fois Père. « Tu peux tout me dire. Je t'aimerai toujours. »
« Elle m'a blessé la main, » dit Harry rapidement. « Ca brûlait. »
« Ta tante ? » demanda doucement Père.
Harry hocha la tête contre sa poitrine.
« Que s'est-il passé ? »
En hésitant encore, Harry dit, « J'ai été mauvais. »
Les bras de Père se serrèrent autour de lui. « Est-ce ce qu'elle t'a dit ? »
« Hm,hmm. » Harry renifla un peu ; son nez coulait. « Elle a dit que j'étais répugnant et que je gâchais tout. »
« Tu n'es pas répugnant, » dit Père. « Et tu n'as pas pu tout gâcher. »
« J'l'ai fait, » contra Harry. « La casserole a débordé, et a sali la cuisinière. Et j'ai laissé tomber le couvert de sa Maman. Je méritais d'être brûlé. »
« Non. Tu. Ne. Le. Méritais. Pas. » La voix de Père était tranchante, même si ses bras serrèrent encore plus étroitement Harry. « Personne ne mérite ça. Personne. Surtout pas toi. »
« Mais j'ai été mauvais ! »
« Harry. Penses-tu vraiment que faire tomber un couvert est une raison valable de brûler quelqu'un ? De lui causer autant de douleur ? »
« J'n'sais pas… »
« Harry ... » Père l'éloigna un peu de son torse chaud et réconfortant, suffisamment pour qu'il puisse regarder Harry dans les yeux. « Regarde-moi, fils. »
Faisant comme demandé, Harry ne put s'empêcher de se mordiller la lèvre inférieure et de voûter encore plus ses épaules.
« Est-ce que tu penses vraiment cela ? » demanda encore Père. « Ou est-ce que c'est possible que ta tante ai juste été très fâchée et qu'elle s'est vengée sur toi ? »
Harry secoua frénétiquement sa tête. « J'étais mauvais ! » pleura-t-il. « Tout le temps ! Je brisai les règles et j'ai gâché leur famille. »
Les yeux de Père brillèrent sombrement dans la pénombre de la pièce, seulement allumée par la boule de la lumière qui changeait de couleur, près du lit de Harry. « Je sais que c'est ce qu'ils t'ont dit. Mais, Harry, les règles qu'ils voulaient que tu respectes… personne n'aurait pu les respecter. Tu devais être protégé, et non pas blessé par eux. Ils n'auraient pas du te brûler ou te battre ou t'enchaîner. On ne fait pas cela aux enfants dont on s'occupe, jamais. »
Harry regarda fixement son père. « Même s'il sont mauvais ? »
« Même. Est-ce que tu te rappelles quand Draco et toi êtes allés voir le calmar, et la discussion que nous avons eu ensuite, ainsi que la punition ? »
Harry hocha la tête. La peur qu'il avait eue ce jour-là avait été énorme, mais Père ne les avait pas frappé, et ne l'avait pas confiné dans un placard ou ne lui avait pas supprimé ses repas ou n'importe quoi d'autre.
« Tu n'as plus eu le droit d'utiliser ton balai pendant une semaine. C'est cette sorte de punition qui est acceptable d'utiliser pour un enfant. En comparaison, si tu laisses tomber un couvert dans notre maison, je m'attendrais à ce que tu fasses des excuses, et c'est tout. Tout au plus, je pourrais t'envoyer dans ta chambre pendant une heure pour que tu puisses réfléchir à la façon de te servir des affaires des autres. » Père fit une pause, son regard fixé dans celui de Harry, et Harry remua, en essayant de ne pas regarder ailleurs, mais c'était très dur.
« Comprends-tu la différence ? »
« Je… Je pense, oui. » Il ne le faisait pas vraiment, mais Père semblait le vouloir.
Père inclina la tête. « Ta tante a réagi excessivement. Elle t'a mal traité. Ce n'était pas de ta faute si elle a fait cela. »
« Même si j'ai été mauvais ? » chuchota Harry.
« Même. Mais Harry, faire tomber un couvert n'est pas vraiment mauvais. C'était un accident. Et les accidents sont rarement mauvais. » Il resta sans rien dire pendant quelques instants puis ajouta, d'une voix encore plus douce, « Ce sont eux qui ont été mauvais, Harry. »
Ne sachant pas quoi dire, Harry resta silencieux, reposant une nouvelle fois sa tête sur la poitrine de Père, et Père le laissa faire, en caressant une nouvelle fois la tête de Harry avec sa main, jusqu'à ce que les bâillements de Harry deviennent de plus en plus fréquents.
« Est-ce que tu penses que tu peux te rendormir maintenant ? »
« Mm hmm. »
Père l'aida à se recoucher, et le recouvrit de sa couverture, le bordant dedans. Mel s'installa à côté de sa tête sur l'oreiller. « Je veux que tu libères ton esprit, Harry. Pense au ciel et aux nuages, est-ce que tu te rappelles comment le faire ? »
« Mm hmm. » Les yeux fermés, Harry attrapa aveuglément la main de Père, et la tint contre sa poitrine. Le poids était calmant, et le fit se sentir en sécurité. « J'ai oublié de le faire avant, » admit-il, en s'attendant à ce que Père retire sa main de colère. Mais Père ne le fit pas.
« J'y ai pensé. Nous devons nous assurer de le faire chaque nuit, » dit Père. « Je m'assiérai avec toi dorénavant, nous le ferons ensemble, d'accord ? »
« Oui, Père. »
Durant les minutes suivantes, Père travailla avec lui sur sa respiration, et sur la description du ciel, et des nuages, et sur la sortie de son esprit de toutes autres pensées. Plus de tante ou de chair brûlée. Juste la paix, et sa respiration, et la voix basse et apaisante de son père.
Une fois que le garçon fut endormi, Severus se leva du lit de Harry et se dirigea vers sa propre chambre. Il était vidé. Épuisé. Fâché – contre ces misérables Moldus. Mais il était également, pour la première fois, plein d'espoir, sur la possibilité qu'il puisse aider son fils à surmonter les dommages qu'ils lui avaient faits. Harry lui avait fait assez confiance pour lui dire au sujet de l'incident avec la cuisinière. Il espérait qu'une telle confiance se reproduirait. Il ferait en sorte qu'elle le fasse.
Il laissa la porte de sa chambre ouverte, au cas où Harry aurait un autre cauchemar, mais il espérait pour eux que ce soit une précaution inutile.
Harry se réveilla, se sentant endolori et fatigué, quand quelqu'un toucha son épaule. Avant même de pouvoir respirer, il était hors du lit et était accroupi au milieu de la pièce.
« Harry, » dit une voix familière. « Tout va bien, c'est juste moi. »
Ouvrant ses yeux pour la première fois, Harry leva la tête pour voir son père le regarder. Le visage de Harry rougit et il baissa le regard sur ses pieds. Ses doigts triturèrent le bas de sa chemise de pyjama. « Désolé, » marmonna-t-il.
« Viens, il est l'heure de se préparer pour la journée. » Père ne semblait pas fâché ou même contrarié, donc Harry risqua un autre regard. Le visage de son père était impassible, mais avec ce pli particulier sur son front qui signifiait qu'il réfléchissait durement, ou qu'il était peut-être contrarié, et qu'il ne voulait pas que quelqu'un – comme Harry – le sache. Et ensuite il lui tendit sa main pour que Harry la prenne. « Le petit-déjeuner est prêt. »
Avec une légère inspiration, Harry sourit et prit sa main, laissant Père le guider.
« Est-ce que tout va bien, Harry ? »
Harry hocha la tête. « Oui, Père. J'ai juste été effrayé, c'est tout. »
« Je comprends. » Ils marchèrent main dans la main dans le couloir. « Quelle sorte de jus veux-tu ? » demanda-t-il, comme s'il ne le savait pas.
« Du jus de citrouille ! »
Père rit doucement. « C'est ce que je pensais. » Il mena Harry jusqu'à la table et attendit pendant qu'il grimpait sur sa chaise. Ensuite il empila des œufs et un toast et plusieurs saucisses sur l'assiette de Harry avant de lui verser une bonne rasade de jus de citrouille. « Les Weasleys seront ici dans moins d'une heure, donc je te suggère de commencer rapidement. »
Harry prit son jus, en tenant sa tasse – que Père appelait un gobelet – des deux mains pour ne pas la renverser. Il en prit une longue gorgée, savourant la douce fraîcheur de la boisson. Il devait cependant prendre sa fourchette. « Aurai-je encore des leçons ? »
« Oui. » Père l'observa d'où il était assis. « Et aujourd'hui, Mme Weasley a promis de t'aider avec ton écriture. Je lui ai dit que tu travaillais toujours sur la formation de tes lettres, et sur la méthode à utiliser avec une plume, elle saura donc mieux comment procéder. »
Harry se mordit la lèvre et ne répondit pas.
« Je veux que tu lui dises si tu as n'importe quelle difficulté avec les tâches qu'elle te donnera. » Père fit une pause. « Harry, regarde-moi. »
Harry releva la tête, avec un rapide, « Désolé, Père. » Il savait qu'il devait regarder le visage de Père quand il lui parlait, mais c'était parfois si difficile de s'en rappeler.
Père fit un geste de sa main pour écarter le problème. « Est-ce que tu m'as compris, pour Mme Weasley ? Elle ne peut pas t'aider du mieux qu'elle peut, si tu ne lui dis pas quand tu as besoin de son aide. Elle veut t'aider avec l'écriture, la lecture et le calcul, mais tu dois la laisser faire. D'accord ? »
Harry hocha la tête. « Oui, Père. »
« Et, est-ce que tu me promets d'essayer de faire attention à ce que je t'ai demandé ? » Père secoua sa tête quand Harry lui renvoya un regard confus. « Je sais que ce sera dur, d'admettre que tu as besoin d'aide, et de lui demander. Mais je veux juste que tu essayes. Me promets-tu cela ? »
Avec un minuscule sourire, Harry répondit, « Oui, Père. » Il pouvait essayer. Après cela, il prit sa fourchette, et mangea son petit-déjeuner, se sentant déjà un peu mieux pour la suite de la journée.
« La journée s'est bien passée, » dit Mme Weasley a Père quand ils revinrent dans les cachots tard dans l'après-midi. Elle avait déjà renvoyé ses enfants par Cheminette, après avoir vérifié que M. Weasley était à la maison pour être avec eux.
Harry était appuyé contre les jambes de Père, et n'avait même pas tressailli quand Père lui avait tapoté la tête, en lissant les cheveux qui s'étaient emmêlés dans toutes les directions pendant le jeu de la chasse au Vif auquel ils avaient joué après les leçons. Ca avait été un bon jour, pensa Harry. Personne n'avait essayé de l'attraper ou de le blesser, et il n'avait même pas crié une seule fois. Ron n'avait pas ri de lui pour ne pas connaître ses lettres, et Ginny avait qualifié Tarte à la Mélasse de « Très mignonne, » bien que ce soit avant que Mel n'attrape une souris des champs et ne lui fasse peur avant de la manger presque entièrement. Il avait pu jouer avec Baku encore une fois, et avec les autres.
« Vraiment ? » dit Père de sa voix basse et calme.
« Oui. » Mme Weasley sourit en direction de Harry, et Harry se cacha le visage, mais elle n'en dit rien. « Harry a fait du très bon travail aujourd'hui. Peut-être que tu pourrais le montrer à ton père plus tard, » suggéra-t-elle.
Harry hocha la tête. « Oui, m'dame, » dit-il des plis de la robe de Père.
Elle sourit à nouveau. « Nous n'avons eu aucune disparition aujourd'hui, ce qui était également très bien. Et Harry a été capable de demander de l'aide avec son écriture, quand il a eu des ennuis avec des tâches d'encre. J'ai beaucoup apprécié que tu me demandes, Harry. J'ai été heureuse de pouvoir t'aider. »
Harry sentit son visage le brûler, et il le cacha une nouvelle fois. Mais Père fit une légère pression sur son épaule. « Que dois-tu dire ? » demanda Père.
« Merci, Mme Weasley. De m'avoir aidé. »
Père serra encore son épaule, le genre de compression qui faisait comprendre à Harry qu'il avait fait quelque chose de bien, et il ne put s'empêcher de sourire. Père pensait qu'il était bon.
« De rien, Harry. Nous nous verrons demain, d'accord ? »
« Oui, m'dame. Bonne nuit. »
« Bonne nuit, Harry, mon chéri. Severus. » Elle inclina la tête une fois et s'avança vers la cheminée où elle disparut dans une gerbe de flammes vertes.
Père s'accroupit, pour que ses yeux soient au même niveau que ceux de Harry. « Donc, » dit-il, et sa bouche fit ce petit tic d'un sourire. Harry lui sourit en retour. « Dis-moi ce que tu as appris aujourd'hui. »
A SUIVRE
Petit mot de la traductrice :
Rien que de traduire la partie en italique m'a donné des frissons. Quel monstre cette Pétunia ! Je trouve que c'est la pire des deux, plus sadique et cruelle que Vernon…
A plus
Bye
