Bonjour à tous ! Je souhaiterais tout d'abord m'excuser pour mon absence de deux mois qui est impardonnable ! Impossible de trouver du temps pour écrire, je travaillais à des heures pas possibles pendant l'été, et je suis partie à l'étranger en septembre, puis j'ai repris les cours à la fac mais bonne nouvelle, j'ai profité de la journée du dimanche pour me livrer à ce chapitre qui j'espère vous fera plaisir. Pour le chapitre 14, il arrivera dans la semaine, j'essayerai d'être aussi régulière qu'avant, c'est-à-dire d'écrire un chapitre ou parfois deux par semaine. A très bientôt et merci pour vos commentaires ! : D
Chapitre 13
« Allez debout » lança une voix.
Ginny ouvrit ses yeux avec peine.
« Quoi ? lança-t-elle d'une voix endormie à un Harry en pleine forme allongé à côté d'elle.
- L'avion décolle dans un peu plus de trois heures, ce serait cool qu'on y soit dans une heure et demie donc le temps que… »
Il n'eut pas besoin d'en dire plus. A l'écoute du mot « avion », l'esprit de Ginny eut un déclic. Elle se leva subséquemment et couru vers la salle de bain pour s'apprêter.
Une heure plus tard, Harry attendait Ginny dans le salon du 12 square Grimmaurd tout en se demandant comment ils pourraient être à l'heure pour leur avion qui décollait à 7h50. Une fois qu'elle descendit, il lui lança :
« Je pense que ce serait plus sage d'y aller en transplanant.
- Oh non, je trouvais ça super cool l'avion ! gémit Ginny.
- Pas aller à Cuba en transplanant, rectifia Harry, aller à l'aéroport.
- Ah, lâcha Ginny soulagée. Pourquoi, il est super tôt ! L'avion ne décolle que dans deux heures !
- Oui mais mon collègue Adrian m'a prévenu qu'il fallait enregistrer les bagages plus tôt et qu'ensuite il fallait passer la sécurité et… commença Harry.
- Les moldus sont vraiment bizarres », fit Ginny.
Après avoir vérifié qu'ils n'oubliaient rien, ils transplanèrent main dans la main et tenant fermement avec leur main libre leur valise.
Lorsque Ginny ouvrit les yeux, elle cligna des yeux plusieurs fois. Elle se trouvait face à un bâtiment énorme, non pas haut mais extrêmement large et étincelant de blanc. Il contrastait avec le noir obscur du ciel, le soleil ne s'étant toujours pas levé. Toute l'infrastructure semblait faite de verre et lorsqu'ils entrèrent à l'intérieur, ils remarquèrent davantage l'espace qu'offrait l'aéroport.
« Bon, les moldus fabriquent des trucs plutôt cool, admit Ginny.
- Plutôt oui, sourit Harry. Tiens, voilà le panneau dont mon collègue m'a parlé, apparemment on doit regarder le numéro de l'endroit où on doit enregistrer nos valises. Ah voilà ! La Havane, 7h50, on doit aller au numéro 18. Tu crois que c'est où ça ?
- J'ai l'air d'en savoir plus que toi ? » fit Ginny amusée.
Après avoir cherché durant une dizaine de minutes, Harry se résigna à demander à un agent qui les dirigea au bon endroit. S'ensuivit alors une courte file d'attente. Lorsque ce fut leur tour, ils se retrouvèrent face à une jeune femme qui semblait ne pas avoir plus d'une vingtaine d'années.
« Bonjour, dit-elle d'une voix claire et joyeuse, carte d'embarquement et documents d'identité s'il-vous-plaît. »
Harry s'empressa de sortir les papiers de la sacoche qu'il portait en bandoulière.
« Merci, fit la jeune femme. Alors monsieur Harry Potter, vous pouvez déposer votre bagage juste ici »
Elle lui indiqua un tapis à sa gauche. Elle mit une étiquette sur la valise puis le tapis s'activa et emporta la valise dans un chemin et elle disparut dans ses profondeurs. Ginny fronça les sourcils. Où allait donc la valise d'Harry ?!
« Et maintenant au tour de madame… Ginny Potter. Vous pouvez déposer votre bagage également. »
Ginny Potter ?! Cette dernière regarda Harry en écarquillant un sourcil. Celui-ci lui adressa un sourire moqueur. Après s'être remis les idées en place, elle déposa sa valise sur le tapis comme Harry l'avait fait quelques secondes auparavant.
Une fois que l'enregistrement des bagages fut terminé, ils se dirigèrent vers la sécurité.
« Sérieusement ?! Ginny Potter ? railla Ginny.
- Je trouvais ça marrant, sourit Harry. Non sérieusement, c'est quand j'ai réservé l'hôtel, le monsieur m'a demandé les noms et à la fin quand j'ai eu mon reçu il avait écrit « Mr et Mme Potter » alors j'ai trouvé ça drôle, du coup, j'ai pensé que ce serait marrant d'écrire ça sur ton passeport.
- Hilarant, même, pouffa Ginny. Hé bien, cher mari, je pense qu'il faut avancer, les gens de derrière risquent de ne pas être contents si on n'avance pas. »
Une fois qu'ils atteignirent la sécurité, les personnes chargées de les contrôler étaient bien plus intimidants que la jeune femme des bagages. Ils leur ordonnèrent de déposer leurs sacs et manteaux dans un tapis similaires à celui où ils avaient laissé leurs bagages.
« Madame, enlevez vos chaussures, lança l'agent de sécurité à Ginny d'une voix forte.
- Quoi ? Pourquoi ? demanda Ginny sur un air de défi.
- Vous avez des bottes, vous devez les enlever vous pourriez cacher une bombe à l'intérieur, c'est la procédure.
- Un bombe ? C'est quoi une bombe ? Vous voulez peut-être dire une bombabouse ? Sérieusement, ce n'est plus de mon âge et…
- Vous vous foutez de ma gueule ? gronda l'agent. Enlevez vos chaussures et pour la peine vous aurez une fouille.
- Une fouille ? » répéta Ginny.
Après avoir passé une espèce de portique qu'Harry avait déjà traversé, l'agent appela une femme qui s'approcha de Ginny.
« Levez vos bras », fit la femme.
Interloquée, Ginny s'activa. La femme commença à lui palper tout le corps et cette dernière lui demanda de vider ses poches.
« Je n'ai rien dans mes poches, juste… » commença-t-elle en se rappelant de sa baguette.
A contrecœur, elle sortit sa baguette.
« Qu'est-ce que c'est ? demanda la femme.
- Un vieux bout de bois, répondit Ginny.
- Pourquoi vous gardez ça ?
- C'est… un souvenir, ça porte chance, inventa Ginny.
- Hum… fit la femme sceptique. Très bien, soulevez vos pieds un par un puis la procédure sera terminée. »
Ginny rejoint Harry qui l'attendait sur le côté avec leurs affaires.
« Sérieusement, j'avais raison, ces moldus sont fous, depuis quand ils ont le droit de toucher les gens comme ça et de leur faire vider leurs poches ?! s'étonna Ginny tandis qu'elle remettait ses bottes.
- Ils sont obligés quand ils voient des personnes louches ou quand on sonne aux portiques, l'informa Harry. C'est ce qu'Adrian m'a dit. »
Ils s'éloignèrent de la sécurité et cherchèrent la porte d'embarquement qu'on leur avait indiqué.
« L'embarquement ne commence que dans trente minutes, on devrait se poser quelque part, proposa Harry. Tu veux prendre un café ?
- Ouais pourquoi pas, fit Ginny. Hé merde ! lança-t-elle en se rappelant soudainement de quelque chose. Je n'ai pas pensé à prendre de l'argent moldu pour l'aéroport, j'ai vérifié qu'à Cuba ils se servaient bien des Gallions, noises, mornilles mais j'ai complètement oublié pour le voyage !
- C'est bon, c'est rien ça ne coûte rien un café, puis n'oublie pas que tu es sensé être ma femme, c'est mon devoir de t'offrir un café ! fit Harry.
- N'importe quoi, rigola Ginny.
- Tiens regarde, il y a un Starbucks, là-bas, la petite amie de Adrian qui est née-moldue l'a initié à Starbucks du coup il m'a fait goûté quelques trucs, c'est vraiment pas mal ! Il en ramène au bureau quand on commence super tôt !
- Hermione m'en avait parlé une fois », se souvint Ginny.
Ils s'avancèrent vers le Starbucks qui, en raison de l'heure, était presque désert. Un jeune barista les accueillit en souriant.
« Bonjour, lança Harry. Tu veux quoi ? ajouta-t-il à l'adresse de Ginny.
- Attends, laisse moi réfléchir, je ne connais pas… fit-elle.
- Je peux vous conseiller, intervint le barista.
- Oui pourquoi pas, sourit Ginny.
- Pourquoi ne tenteriez-vous pas un mocha ? C'est à base de chocolat, café, lait ainsi que de crème fouettée.
- Ah oui, ça a l'air pas mal, confirma Ginny. Je pense que je vais vous prendre ça.
- En quelle taille, Tall, Grande, Venti ? demanda le jeune homme.
- Euh… le plus petit ? hésita Ginny.
- Il s'agit du tall. Et pour monsieur ?
- Je vais vous prendre un Tall Caramel macchiato, répondit Harry du tac au tac, avec un Muffin à la mélasse et… prends quelque chose à manger Ginny.
- Non c'est bon, fit-elle.
- Je sais que t'en meurs d'envie, railla Harry.
- Bon d'accord, un cookie au chocolat blanc », sourit Ginny.
Une fois leur commande prête, ils s'installèrent à une table pour déguster leur petit déjeuner.
« Ron m'avait dit que le café des moldus était ignoble, tu parles ! lança Ginny. C'est meilleur que chez les sorciers !
- C'est parce que le seul café moldu que Ron a goûté était un cappuccino infect dans un café moldu infect.
- Je vois, sourit Ginny. Dis, il faut qu'on embarque dans quinze minutes, c'est ça ?
- Ouais, répondit Harry.
- Et si l'avion n'arrive pas à voler et tombe ? fit Ginny, inquiète.
- On n'aura qu'à transplaner, répondit Harry.
- Ca résout mes inquiétudes, pouffa Ginny. Tu as pris de quoi t'occuper pour les prochaines dix heures à venir ?
- Ouais, affirma Harry. J'ai pris la Gazette du sorcier en partant de la maison pour lire un peu et puis je compte aussi rattraper tous les baisers que je n'ai pas pu te faire pendant que tu étais à Poudlard. Dix heures ça devrait suffir.
- On pourrait commencer maintenant alors », proposa Ginny d'une voix enjôleuse.
Ils s'embrassèrent longuement puis Harry rompit leur baiser en décrétant qu'ils embarqueraient d'une seconde à l'autre. Ils se levèrent et se dirigèrent vers la porte d'embarquement. Une petite file d'attente commençait à se former. Au bout de quelques minutes, les premiers passagers commencèrent à embarquer. Lorsque leur tour arriva, ils montrèrent leur passeport et leur billet d'avion, puis ils suivirent les autres passagers dans un énorme tunnel.
- Tu crois qu'on est déjà dans l'avion ? demanda Ginny ce qui lui valut des ricanements de la part des moldus qui les précédaient.
- Non, tu le sauras quand on y sera ma chérie, ne t'inquiètes pas », fit Harry en rigolant.
Quelques secondes plus tard, ils arrivèrent face à une porte et Ginny sut que c'était l'entrée de l'avion.
« Les dames d'abord », fit Harry en lui cédant le passage.
Cette dernière lui sourit puis enjamba la marche qui menait à l'avion. Une fois qu'Harry arriva à sa hauteur, il tendit les billets d'avion à une femme en uniforme.
« C'est par là » fit la femme en leur indiquant l'unique couloir de l'avion.
Forcément, ils n'allaient pas foncer contre le mur, pensa ironiquement Ginny.
« Arrête-toi à la rangée 2 », fit Harry.
Ginny l'écouta, puis ils s'installèrent tous les deux à leurs places.
« C'est quand que l'avion décolle ? demanda Ginny.
- J'n'en sais rien, fit Harry, quand tout le monde sera assis, j'imagine.
- C'est ce que tu penses, le Magicobus n'attend pas qu'on s'asseye pour démarrer et je le considère bien plus dangereux que l'avion ! »
Au bout d'une quinzaine de minutes, lorsque plus personne n'arriva, la femme qui les avait accueillis dans l'avion passa dans les rangs pour vérifier qu'ils avaient bien tous attaché leur ceinture de sécurité.
« Voici les consignes de sécurité… » commença la femme.
Ginny écouta quelques secondes puis elle se rendit compte que c'était extrêmement ennuyant. Elle observa donc le dos du siège face à elle où certaines consignes à respecter étaient inscrites. Des chaussures à talons étaient à l'intérieur d'un cercle qui était barré. Cela signifiait-il que les talons étaient interdits ? Mais… elle portait actuellement des talons ! Elle fronça les sourcils puis ignora les consignes, cela voulait certainement dire autre chose.
« On commence à rouler, fit Harry.
- A rouler ? Je croyais que les avions volaient ?! s'étonna Ginny.
- Il roule pour prendre de l'élan et ensuite il s'envole, c'est ce qu'Adrian m'a dit.
- Il roule un peu doucement pour prendre de… commença Ginny lorsqu'elle fut projetée contre son siège.
- Je crois qu'il commence à rouler vite », fit Harry.
Ils ressentirent une secousse et Ginny regarda par la fenêtre.
« On vole ! s'écria-t-elle. On vole !
- Ouais, approuva Harry. Mais bon, ce n'est pas comme si on n'avait jamais volé dans notre vie.
- C'est clair, rit Ginny. C'est vrai que voler sur un balai c'est quand même vachement plus cool. Je ne sens même plus qu'on vole maintenant.
- Je crois que c'est parce que l'avion se stabilise, expliqua Harry.
- Arrête de faire ton intello ! Dis, tu crois que je pourrais demander aux dames comment font les avions pour voler ? Mon père veut absolument savoir. Tiens une dame arrive ! Excusez-moi ! » l'interpela Ginny.
La femme interpelée s'approcha d'eux et leur demanda ce qu'ils voulaient.
« Hé bien, je me demandais si vous pourriez me renseigner, j'aimerais savoir comment font les avions pour voler, commença Ginny.
- Comment font les avions pour voler ? s'étonna-t-elle.
- Oui !
- Hé bien, je… je ne suis pas le pilote, ce n'est pas moi qui m'occupe de ce genre de choses, je n'ai pas de réponse précise…
- Mais vous travaillez dans un avion, vous devez bien savoir comment… » continua Ginny.
La femme parut vexée et s'en alla.
« Je crois que tu l'as énervée, ricana Harry.
- Je n'ai rien dis de mal. Sérieusement, ces moldus sont vraiment étranges ! »
Harry acquiesça puis sortit la Gazette du sorcier de son sac.
« Alors quelles sont les nouvelles du jour ? demanda Ginny.
- En première page, rien de neuf, seulement les derniers procès de Mangemorts et dans la rubrique politique, il y a un résumé des campagnes électorales de chaque candidat… répondit Harry.
- J'avais presque oublié qu'il y aurait des élections en janvier, persifla Ginny. M'enfin, c'est logique, tout le monde va voter pour Kingsley, il est vraiment très bon comme ministre temporaire.
- J'espère bien que ce sera lui ! sourit Harry.
- Dis, y'a quoi à la rubrique des sports ? » le questionna Ginny.
Harry tourna quelques pages puis lu en diagonale les petits articles.
« Les Canons de Chudley battus par le Club de Flaquemare, récita Harry.
- Tu parles d'un scoop ! lâcha Ginny.
- Les Harpies de Holyhead décrochent de peu la victoire contre les Tornades de Tutshill, continua Harry.
- Génial ! s'enthousiasma Ginny.
- Et l'Angleterre se qualifie pour la Coupe du Monde de Quidditch qui aura lieu l'été prochain vu qu'elle a été décalée d'un an, ils n'ont pas pu la faire l'an dernier à cause de la guerre. Je pensais que certains Mangemorts aimaient le Quidditch, ils auraient quand même pu l'organiser ! se plaignit Harry.
- Pourquoi ils ne l'ont pas organisé après la guerre, elle a bien finit en mai !
- Je pense qu'il y avait des choses un peu plus primordiales, sourit Harry, reconstruire Poudlard, remettre en place le ministère, ce genre de choses, ils n'ont même pas fini en ce qui concerne les nouvelles lois, les mesures en cours…
- Tu n'as pas tord, admit Ginny. Et à la rubrique people, ils parlent de quoi ? Dans le dernier numéro, ils ont dit que Gilderoy Lockart était à moitié rétabli de son amnésie, c'est plutôt cool !
- Plutôt cool ?! s'étonna Harry. Il a failli nous empêcher Ron et moi de venir te sauver dans la Chambre des Secrets !
- Ah oui vu comme ça… »
Harry tourna la page et regarda la page people. Quelques secondes après, il marmonna « J'y crois pas » en se tapant le front.
« Qu'est-ce qu'il y a ? demanda Ginny.
- Cette vieille pie de Rita Skeeter ne me laissera jamais tranquille ! » grogna-t-il.
Il tendit le journal à Ginny et elle lut :
ENTRE PAGAILLE ET BATAILLE SUR LA VOIE 9 ¾
Par Rita Skeeter journaliste pour la rubrique des ragots et people de la Gazette du Sorcier.
Après avoir ébloui le monde magique par ses talents et forces cachées, Harry Potter, âgé de dix-huit ans, a, hier, en fin d'après-midi, en quelque sorte ébloui un jeune sorcier de Poudlard en lui administrant toute une série de coups à la méthode moldue lors de l'arrivée du Poudlard Express sur la voie 9 ¾. Potter qui a débarrassé le monde du mage noir Lord Voldemort, plus connu sous le nom de Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, est-il aujourd'hui aveuglé par la rage et par une soif de sang qu'il ne sait assouvir ? Ou bien est-ce la honte d'avoir tué un mage noir qui le ronge et le pousse ainsi à se comporter comme un vulgaire moldu ? Essaye-t-il de renier sa magie ? Il faut également noter qu'Harry Potter est actuellement Auror au ministère de la magie. A-t-il menacé ses employeurs de la même façon ? Potter est-il, sous ses apparences de fragile étudiant à lunettes, une dite-grosse brute ?Ou bien la petite amie de Potter, Ginevra Weasley aurait-elle eu une histoire avec le jeune sorcier que Potter a attaqué ? Leur relation connaitrait-elle des tourments dont nous ne sommes au courant ? Selon des sources sûres, la petite amie de Potter aurait tendance à changer d'homme comme de chaudron. Potter se retrouve-t-il face à une peine de cœur ? Qui donc viendra conquérir le cœur du Survivant, L'Elu et plus récemment Celui-Qui-A-Vaincu ?
Ginny écarquilla les yeux puis lui tendit le journal.
« J'y crois pas ! s'énerva-t-elle. Comment cette horrible femme peut-elle…
- Je sais, fit Harry. Je crois qu'il est grand temps qu'Hermione et moi la fassions chanter à nouveau même si je pense qu'elle n'a pas été stupide et qu'elle est partie s'enregistrer comme Animagus. On pourrait quand même la faire chanter, j'en suis sûr.
- Je déteste cette femme ! soupira Ginny en se calmant. Dire que quand j'étais en troisième année, j'ai légèrement boudé Hermione à cause de ce qu'elle écrivait sur vous, je croyais qu'il y avait une part de vrai.
- Non sérieusement ?! s'étonna Harry. Comment tu as pu croire que moi et Hermione…
-Bah, on ne sait jamais ! rit doucement Ginny. Ecoute, je te propose qu'on oublie l'article, de toute façon, le temps qu'on rentre à Londres, tout le monde l'aura oublié.
- Tu as raison », approuva Harry.
Quelques minutes plus tard, une femme vint leur apprendre comment se servir de la mini-télévision pour regarder des films.
« Je n'ai jamais regardé de films ! fit Ginny toute excitée au moment où Harry faisait défiler la liste des films.
- J'en ai vu quelques uns chez les Dursley. Je veux dire, quand ils sortaient et que j'étais seul à la maison. Quoi que c'était plutôt rare, ils me confiaient souvent à Mrs Figgs. Mais bon, elle me laissait regarder la télévision, mais c'était surtout des émissions…
- Fais voir le résumé des films… »
Ginny regarda le descriptif de chaque film puis parut captivée par Titanic qui était apparemment sorti l'an dernier.
« Regarde, Titanic ça a l'air super bien ! Et c'est écrit que c'est inspiré d'une histoire vraie !
- Sérieusement, ça a l'air hyper gnan gnan, répliqua Harry. Mais bon, peut-être que je me trompe. »
Après plus de trois heures de film, Ginny semblait au bord de l'effondrement tandis qu'Harry restait plus calme que jamais.
« C'est horrible ! croassa Ginny lorsque Rose détacha la main de Jack et le laissa couler.
- Ils ne se connaissent que depuis quoi… trois jours, fit Harry.
- Et alors ?! Ils s'aimaient ! répliqua Ginny.
- Si elle l'aimait tant que ça, elle aurait pu lui faire de la place sur son vieux bout de bois, il y avait largement de la place !
- Il s'est sacrifié pour elle !
- Tu parles d'un sacrifice, j'aimerais bien le voir contre un mage noir !
- C'est un moldu ! riposta Ginny.
- Oui bon ça je te l'accorde… » admit Harry.
Après le film, Ginny eut envie d'en voir un autre et comme Harry n'arrivait pas à se décider, ce fut Ginny qui choisit encore un film.
« T'en penses quoi La Boum, ça a l'air drôle, fit Ginny.
- Sérieusement ? Tu ne veux pas regarder un truc avec des méchants et tout ?
- Je croyais que tu avais vu assez de méchants comme ça dans ta vie !
- Oui mais pour une fois, ce n'est pas à moi de les vaincre, c'est hyper réjouissant ! » répliqua Harry en souriant.
Ils finirent par regarder le film que Ginny avait choisi et, lorsqu'il s'acheva, ils décidèrent d'acheter un sandwich.
« Dans le Poudlard Express, il y a vachement plus de choix, commenta Ginny une fois que l'hôtesse fut partie.
- Les confiseries des moldus sont bien plus limitées que les nôtres, fit observer Harry.
- J'ai cru remarquer, dit Ginny en commençant à s'attaquer à son sandwich. Au fait, il reste combien de temps avant qu'on arrive ?
- Normalement il reste quatre heures, répondit Harry après avoir déglutit un gros morceau de sandwich.
- On a fait plus de la moitié, c'est déjà ça, sourit Ginny. Ca devrait passer vite maintenant. »
Et en effet, les dernières heures passèrent à une vitesse extraordinaire. Peut-être parce que Ginny avait fini par s'endormir la tête sur l'épaule d'Harry. Lorsqu'elle se réveilla, elle vit Harry en train de regarder un film.
« Tu regardes quoi ? fit Ginny d'une voix fatiguée.
- Un dessin animé, ça s'appelle Spiderman, c'est un homme araignée qui sauve des innocents et…
- Ne montre jamais ça à Ron, pouffa Ginny. Ou si, montre-lui justement ! »
Ils furent coupés par l'hôtesse qui demanda l'attention de tous les voyageurs.
« Nous allons commencer la procédure d'atterrissage, merci de vous assurer que votre ceinture est bien attachée et rabattez la tablette située devant vous. »
Ginny s'attendait à une descente à toute vitesse et chargée d'adrénaline comme lorsque l'on revient sur terre après une partie de Quidditch mais non, ce fut lent et en douceur excepté au moment où l'avion heurta le sol. A ce moment-là, une salve d'applaudissement éclata dans l'avion. Tous les passagers étaient en train d'applaudir. Harry et Ginny se regardèrent interloqués puis imitèrent les autres.
« On dirait que le pilote vient de gagner un match de Quidditch », railla Harry.
Ils finirent par sortir de l'avion sans encombrements étant situés près de la sortie, et en sortant de l'avion, ils n'étaient pas face à un couloir comme au départ, mais ils étaient en plein air. L'aéroport était à quelques mètres. Le soleil tapait contre eux et la chaleur était agréable à ressentir. Ils retirèrent leurs manteaux de londoniens et avancèrent vers l'aéroport.
« Il faut qu'on récupère nos bagages maintenant, l'informa Harry.
- Où ça ?
- Je pense qu'il faut suivre les gens », fit Harry en haussant les épaules.
En effet, ils finirent par trouver l'endroit où on récupérait les bagages, il s'agissait d'un vaste tapis et Ginny était pratiquement sûr qu'il allait s'activer.
Elle était dans le vrai. Quelques minutes plus tard, le tapis s'activa et la première valise fit son apparition. Après une dizaine de valises, les valises de Ginny et Harry finirent par pointer le bout de leur nez.
« Génial, s'enthousiasma Harry. Maintenant direction l'hôtel !
- Et c'est loin ? demanda Ginny.
- Non, répondit Harry. C'est à quinze minutes en voiture, on va prendre un taxi.
- Un quoi ? s'enquit Ginny.
- Un taxi, c'est une voiture conduite par quelqu'un d'autre, un peu comme quand ton père demandait les voitures du ministère pour nous emmener à King's Cross. »
Après quelques minutes de taxi, ils se trouvaient face à un hôtel majestueux non loin de la plage.
« C'est magnifique ! s'exclama Ginny tandis qu'Harry se cachait le soleil des yeux avec sa main.
- Je suis d'accord avec toi, acquiesça Harry. On ferait mieux de rentrer, on est pas mal chargé.
- Oui, fit Ginny. Hé ! Laisse moi porter ma valise, tu n'es pas mon elfe de maison ! » ajouta-t-elle en souriant.
Ils entrèrent dans l'hôtel et Harry sortit plusieurs papiers qu'il montra au réceptionniste qui parlait un anglais parfait comparé au chauffeur de taxi qui ne parlait qu'espagnol.
« Monsieur et madame Potter, c'est bien cela ? Chambre 19. Voici vos clefs. Nous vous rappelons que le petit déjeuner vous est offert chaque matin, dans votre chambre ou dans la salle au rez-de-chaussée. Nous vous rappelons également que vous avez bien évidemment accès à la piscine intérieure ou extérieure de l'hôtel. Un bar ainsi qu'un restaurant faisant partie de l'hôtel se situent dans le bâtiment adjacent. Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas. »
Une fois le monologue du réceptionniste terminé, ils montèrent dans leur chambre et lorsqu'Harry ouvrit la porte, Ginny crut qu'elle rêvait. La chambre était spacieuse et lumineuse. Le lit était encore plus grand que celui qu'Harry avait au Square Grimmaurd. Ils s'avancèrent un peu plus dans la chambre. Il y avait un balcon avec une vue spectaculaire sur l'océan. Sur le balcon, il y avait également ce qu'Harry avait appelé un « jacuzzi », Ginny ignorait ce que c'était mais cela semblait sympathique. Après avoir admiré la vue pendant une bonne minute, Ginny se dirigea vers la salle de bain. Elle n'était peut-être pas aussi majestueuse que celle qu'Harry possédait chez lui mais elle était d'une rare beauté. Il y avait des miroirs partout.
« Ca te plait ? demanda Harry.
- J'adore ! s'enthousiasma Ginny. Mais… mais… ça a du te coûter une fortune, tu n'aurais pas du prendre un truc aussi… aussi majestueux et…splendide…c'est beaucoup trop…
- Je voulais le meilleur pour la meilleure des petites amies », sourit Harry en l'embrassant doucement.
Après avoir déballé leurs affaires et s'être beaucoup embrassés, ils décidèrent d'aller à la plage.
« Tu crois que les gens se baignent en décembre ? demanda Ginny. Je n'ai pas envie d'avoir l'air débile si je me mets en maillot de bain et que tous les autres sont en doudoune !
- Bien sûr que les gens se baignent », fit Harry en roulant des yeux.
Ginny enfila une robe de plage par-dessus son maillot de bain et mit des chaussures ouvertes. Elle s'installa sur le lit tandis qu'Harry sortait des crèmes solaires et des serviettes de plage.
« Ca fait du bien de se sentir en été alors que c'est l'hiver ! lança joyeusement Ginny.
- Ca c'est clair, lança Harry en remplaçant ses lunettes de vue par des lunettes de soleil.
- Waaaaouh ! s'écria Ginny.
- Quoi ?
- Je ne t'avais jamais vu avec des lunettes de soleil ça fait très… mystérieux, sexy, tout ça…
- Bien sûr », lâcha Harry en rigolant.
Ils finirent par sortir de la chambre et ils sortirent de l'hôtel.
« A mon avis, la plage c'est par là, fit Ginny. C'est par là qu'on voyait depuis l'hôtel.
- Oui, il y a surtout un panneau qui dit « Playa », ça veut dire plage, j'ai quand même appris quelques mots basiques pour qu'on ne soit pas perdus…
- Hum, moi j'ai seulement un dictionnaire anglais – espagnol qu'Hermione m'a prêté, fit Ginny.
- C'est déjà ça », sourit Harry.
Après avoir marché une bonne dizaine de minutes, ils arrivèrent enfin à la plage.
« Waouh c'est vraiment trop beau ! s'écria Ginny.
- Tu comptes dire ça toutes les trente secondes ? ricana Harry. Tu as dis la même chose pour un arbre avec une forme bizarre y'a un instant ! »
Ginny lui tira la langue et ils s'avancèrent dans le sable chaud et doux.
« C'est trop agréable comme sensation, commenta Ginny.
- Tiens, c'est ce que tu m'as dit hier soir quand… commença Harry en rigolant.
- Tu es vraiment stupide, rigola Ginny. Tiens et si on se posait là, il y a pas mal d'espace et on est plutôt près de l'eau.
- Ca me va, répondit Harry en posant ses affaires et en sortant les serviettes.
- Merci, fit Ginny lorsqu'il lui tendit une serviette. Dis, tu crois que l'eau est froide ?
- J'en sais rien, lança Harry tandis qu'il s'asseyait sur sa serviette, t'as qu'à aller voir.
- Viens avec moi, dit Ginny en retirant sa robe.
- Bon d'accord, approuva Harry. Mais si elle est froide, je te jette dedans.
- Tant d'amour, je n'en demandais pas tant ! »
Ils se dirigèrent rapidement vers l'eau mais une fois qu'ils furent près de cette dernière, ils ralentirent considérablement. Harry toucha du bout des orteils l'eau et décréta qu'elle était plutôt bonne.
« Je ne te crois pas », lâcha Ginny en rigolant.
Pour lui prouver qu'il avait raison, ce dernier s'enfonça dans les profondeurs de l'eau sans aucune peine. Ginny se rendit donc à la raison que l'eau ne pouvait pas être glaciale. Elle s'approcha et remarqua qu'elle était tiède.
« Hé tu avais raison, héla Ginny à Harry qui avait relativement avancé.
- Viens me rejoindre ! » lança ce dernier.
Ginny avança et l'eau finit par lui arriver jusqu'à la taille. A partir de ce moment, elle continua à la nage. Lorsqu'elle atteint la hauteur d'Harry, elle n'avait pied que de justesse.
« Sérieusement, pourquoi tu vas aussi loin, fit Ginny, je suis petite, je n'ai presque plus pied.
- C'est plus drôle d'être loin du bord, dit Harry en l'attrapant par la taille. Je te tiens comme ça tu ne te noie pas, ajouta-t-il en lui faisant un clin d'œil.
- Je suis sûre que je nage mieux que toi, paria Ginny.
- Je te crois sur parole, tu crois vraiment que les Dursley m'avaient inscrit à la natation ?
- Peut-être, après tout ils auraient pu t'inscrire. Juste pour espérer que tu te noie, supposa Ginny.
- Tu es sadique ! »
Après s'être baigné près d'une heure, ils retournèrent sur leurs serviettes. Ginny commença à se mettre de la crème solaire.
« Tu veux que je te mette de la crème solaire dans le dos ? demanda Harry à Ginny.
- Oh ouais je veux bien, je n'arrive pas à le faire toute seule pour l'instant, sourit-elle.
- C'est quand même bizarre que les sorciers n'aient toujours pas réussi à inventer une potion qui aurait les mêmes effets que la crème solaire moldue.
- Si, il y a les sorts qui te protègent entièrement du soleil mais ils sont inutiles si tu veux bronzer ou prendre un peu de couleur. »
Après avoir bronzé une heure ou peut-être deux, ils décidèrent qu'il était temps d'aller visiter un peu les alentours afin de prendre leurs marques.
« Il faudrait qu'on aille au quartier sorcier, fit Harry, je me suis renseigné, il y a un bar qui s'appelle El Sortilegio Guardado et il forme un passage avec le quartier des sorciers, apparemment, il faut demander à voir le barman, c'est un Cracmol qui garde le côté moldu du bar.
- Et tu sais où il est ? demanda Ginny.
- Je sais que c'est la rue Calle de las amapolas, à part ça… »
Ils guettèrent les noms des rues avec peine. Bien qu'ils portaient des lunettes de soleil, ils ne cessaient d'être éblouis par la lumière.
« Tiens c'est la bonne rue ! fit Ginny au bout d'une vingtaine de minutes de marche.
- Super, répondit Harry, c'est une toute petite rue, on ne devrait pas avoir de mal à trouver. »
En effet, le bar se trouvait à quelques mètres d'eux. Ils y entrèrent et virent un bar d'aspect plutôt miteux et déserté.
« Tu es sûr que c'est là ? le questionna Ginny.
- Certain, c'est ce que ton frère Percy m'a assuré, je te rappelle qu'il travaille à la Coopération magique internationale.
- Attends, tu as demandé à Percy ?! Il a du te faire un discours de trente minutes juste après ça ! fit Ginny en rigolant.
- Trente minutes ? Une heure oui ! »
Harry s'approcha du bar. Un homme âgé d'une cinquantaine d'années et à l'aspect bourru se tenait de l'autre côté du bar. Harry murmura quelque chose que Ginny n'entendit pas au barman. Ce dernier acquiesça et passa de l'autre côté du comptoir. Il leur fit signe et les amena au pied d'un escalier. Précédant l'homme, ils descendirent et se retrouvèrent dans ce qui semblait être une cave. L'homme s'agenouilla à terre et serra le poing comme pour attraper quelque chose. Soudain, une trappe apparut.
« Podéis bajar por aquí. Bienvenido a la Plaza Bailante, lança l'homme d'une voix forte.
- Merci, fit Harry. Euh…
- Gracias, je crois », chuchota Ginny.
Ils regardèrent la trappe, il n'y avait qu'un grand trou béant.
« On saute tu crois ? » fit Ginny.
Harry acquiesça, lui attrapa la main et ils sautèrent ensemble. Ils se trouvaient comme dans un tunnel sans fin, ils ne se voyaient pas mais Ginny sentait la main d'Harry serrée à la sienne. Quand tout à coup, plus rien, plus de sensation de descente. Malgré ses yeux fermés, une lumière éblouit la vue de Ginny, elle se força à ouvrir les yeux et se trouva face à La Plaza Bailante, elle ne savait pas ce que cela signifiait mais elle était pratiquement sûre que cela avait un rapport avec la musique ou la danse. La place était bondée de danseurs et de danseuses qui se déhanchaient au rythme d'une musique à la fois langoureuse et rapide, les passants se trémoussaient et dansaient tout en les encourageant. Elle eut même l'impression que la grande rue elle-même dansait car elle semblait bouger et se tordre.
« C'est complètement fou ici, lâcha Ginny à tue-tête pour qu'Harry l'entende.
- Brillant tu veux dire ! répondit Harry aussi fort. Les gens ne doivent jamais déprimer ici.
- Comment tu veux déprimer avec d'aussi jolies musiques ! rigola Ginny en lui attrapant les deux mains. M'accordez-vous cette danse cher monsieur ?
- Ce n'est pas à moi de te demander ça ? sourit Harry.
- On est dans un lieu hors normes, on est pas obligé de se plier aux conformités, lança Ginny.
- Comme si on se pliait aux conformités d'habitude…
- Tu as raison, nous sommes marginaux !
- Mais des marginaux stylés quand même, lança Harry en faisant virevolter Ginny.
- Un peu oui, rigola Ginny en se collant à lui.
- Que penses-tu de ça, proposa Harry, on jette notre billet d'avion pour le retour et on reste ici pour toujours ?
- Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants ? proposa Ginny.
- On devrait s'y mettre tout de suite alors », lança Harry avec un sourire plein de sous-entendus.
