Avertissement : Est-il vraiment utile d'en mettre maintenant ? Préparons juste nos mouchoirs, pleurons et consolons Draco.

Udapte : Le 31 octobre – si j'arrive à avoir du temps libre avec ma rentrée qui arrive.

Remerciement : Tous les revieweurs de cette fics – effet booster immédiat lors des rédactions de chapitres, yep ! Kya, the bêta lectrice toujours là à chasser les fautes d'orthographes. Bizoux toi !

Pub : La DT-Team embauche toujours des traducteurs et Kya ne va pas vous manger alors postulez ou reviewez ! En plus elle a traduit des passages du livre de Cassandra Claire alors allez vite les lires et donnez lui votre avis ! Le livre sortira en France d'ici 2008. Pour d'autres informations, allez voir le profil de la DT-Team !

Chapitre précédent : « Au moment même où il songea esquiver le rendez-vous en fuyant hors de son bureau, Jeannette frappa à la porte et Ron n'eut plus d'autres choix que de rester et affronter son ennemi ».


Pour un centième de seconde.


Lorsqu'il partit, Hermione resta quelques secondes, indécise, à regarder la porte, avant de retourner lentement vers sa chambre. Son lit portait encore son odeur et elle s'y coucha, pensive et nostalgique à la fois.

Où était passé l'ancien Ron, celui qui la faisait rire et pleurer en même temps ? Qu'était-il advenu de son meilleur ami, celui qui adorait la porter dans ses bras et la soulever dans les airs ? Quand reviendrait le jeune homme de son enfance ?

Elle ne put s'empêcher de sourire tristement en se rendant compte que depuis Howgarts, elle n'avait jamais cessé de lui dire de grandir, et lorsqu'il devenait enfin quelqu'un de responsable et mature, l'ancien Ron lui manquait. C'était à se poser des questions sur ce qu'elle voulait vraiment.

Sûrement, le Ron qu'elle avait apprit à aimer était-il parti en même temps qu'Harry ?

Depuis sa mort, il y a quatre ans, il était devenu quelqu'un d'autre. Plus taciturne, renfermé sur lui-même et distant.

Au début, c'était bien trop horrible pour elle de le voir ainsi car il ne comprenait pas ce qui se passait et refusait d'accepter ce dont il avait été témoin. Plusieurs semaines après son enterrement, il était resté en état de choc et Hermione ne l'avait plus quitté, trop inquiète pour le laisser seul et d'une certaine façon, elle espérait se faire pardonner de son silence en le soutenant.

Oh, elle se sentait toujours aussi coupable mais elle ne pouvait rien faire sans remettre son engagement en jeu. Elle était bloqué entre tenir une promesse faite bien avant que tout ne se délabre et trahir par la même occasion son meilleur ami aux cheveux roux, ou trahir Harry en expliquant toute la vérité à Ron. Dans les deux situations, les deux lui en voudraient. Que ne ferait-elle pas pour que tout s'arrange. Remonter dans le passé était une idée bien tentante… mais bien impossible aussi.

Quatre ans plus tôt…

Hermione, tout en sirotant son jus de citrouille assise sur un canapé, observait le propriétaire des lieux.

« - 'Mione, je peux te demander un service ? ».

A ces mots, elle devient plus attentive et Harry eut la vague image d'elle en cours de potions, levant la main avant même que le professeur n'ait fini de poser sa question.

« - C'est à propos de Ron.

- Tu t'es enfin décidé à lui en parler ?

- Justement, non.

- Je ne te comprends pas », dit-elle en secouant la tête.

« - Hermione, il ne doit rien savoir sur les raisons de ma mort…

- Harry, ne dis pas ça ! Tu es cruel, je fais des efforts pour t'aider et toi tu prévois de nous laisser ? Severus et moi allons bientôt trouver…

- Excuse-moi, je ne voulais pas te blesser, mais ces temps-ci je me sens si fatigué, je ne sais même pas combien de temps je tiendrais ».

Il avait dit cela avec une telle tristesse qu'une partie d'elle-même aurait aimé le prendre dans ses bras et le rassurer. Il méritait la lune et bien plus encore. C'était Harry, son meilleur ami.

Il se reprit, voyant qu'Hermione le fixait, les yeux brillants d'une étrange manière.

« - Je suis bien conscient de vos effort pour moi et je t'en remercie mais…

- Harry, s'il-te-plaît, ne perds pas espoir. Je sais que tu souffres, je le vois bien mais laisse-moi juste un peu de temps et je suis sûre qu'on réussira à te soigner, et tout ceci sera un jour loin, très loin derrière nous. Crois- moi, je… Je t'en prie, fais-le au moins pour moi. Aies confiance.

- J'envisage seulement toutes les possibilités qui me restent et Dieu seul sait si mes choix ne sont pas restreints. Je voudrais que tu gardes le silence sur la véritable nature de ma mort –il ignora les protestations de son amie et continua d'une voix qui se voulait convaincante. Je ne veux pas le voir gâcher sa vie en assassinant Lucius. Malgré le statut de prisonnier qu'a Malfoy actuellement, Ron sera jugé pour homicide et risquera la peine capitale : le baiser du Détraqueur ou terminer sa vie dans une cellule. Je le connais assez pour prévoir sa réaction et celle-ci est la plus probable. C'est pour le protéger lui que je demande ton silence sur toute cette histoire. Je sais qu'il me haïra pour ne pas l'avoir prévenu de cette malédiction mais je préfère le voir bien portant en dehors d'Azkaban que croupissant derrière une cellule en reçassant sa vengeance. Me comprends-tu ?

- Si seulement rien de tout ceci n'était arrivé », soupira-t-elle.

Elle fixa le sol en se retenant pour ne pas craquer quand elle sentie deux mains la tenir par les épaules. Elle leva le visage et vit Harry lui sourire faiblement. Elle accepta son étreinte et il la sentie hocher de la tête.

« - Merci », murmura-t-il doucement.

Ils restèrent un long moment ainsi, elle pleurant, et lui désolé de l'avoir mise dans cet état.

°&°

Tu sais Harry, au début je n'ai pas compris pourquoi j'étais toujours en vie. Pas un moment je me suis dit qu'il était trop tard, que tout était fini. Le livre m'avait montré de quelle façon tout devait se terminer : Toi, agonisant dans d'atroces souffrances. Mais c'était sans compter ta magie protectrice, n'est-ce pas ?

Vraiment Harry, de toutes mes pensées, celle-là n'en faisait pas partie. Tu ne pouvais pas être parti en premier.

Je suis retourné lire le livre de mon père et le passage qui aurait pu m'indiquer mon erreur. Où avais-je pu donc me tromper dans ce foutu rituel ? Où ?! C'était ce à quoi je pensais après m'être réveillé parfaitement conscient, dans le manoir de mes parents.

J'étais si certain d'avoir réussi, d'avoir réuni tous les antidotes nécessaires à ta survie ! Pourtant, malgré tout cela, ça n'avait pas suffit. Ce n'était pas assez. Je n'avais pas prévu l'idée que tu puisses t'en aller au moment-même ou j'exécutais le rituel.

Je n'avais pas remarqué tes yeux anormalement vides ce jour-là. Sans aucune expression. A quoi pensais-tu Harry ? Etais-tu en train de combattre ton sort ou attendais-tu ton heure avec soulagement ? A moins que tu n'étais heureux et en paix ?

Comme j'étais persuadé de te sauver, la veille, j'entrepris de te donner tout l'amour que j'avais pour toi. Je voulais te dire que j'étais prêt à tout pour toi. Peu importe le prix et le temps, j'étais prêt à tout affronter.

Je me rappelle t'avoir cherché la journée durant. C'était un 31 octobre, il faisait chaud et beau mais j'avais froid. J'étais gelé. Ou alors peut-être était-je déjà mort en même temps que toi et je ne m'en étais pas rendu compte ?

Je me revoie encore parcourir notre appartement avant de me rendre dans ton ancienne habitation à ta recherche, puis tous les lieux où tu aimais te promener. Tu n'étais nulle part. Y compris chez moi.

Je n'appris que le lendemain où te trouvais. Je su aussi que c'était finit. Que je m'étais trompé, à quelques centièmes de secondes près.

Tu faisais la une des journaux, comme dans ton habitude –bien qu'involontaire. Seulement, le journal annonçait ta mort. Ton ami, ton si fidèle serviteur t'avais trouvé chez toi, inconscient. Tu étais assis sur ton canapé quand cela à commencé, n'est ce pas ?

A l'instant même où je prononçais l'incantation pour te libérer, la malédiction de mon père prenait fin, et d'une manière que j'aurais aimé éviter.

Si je n'ai t'ai pas trouvé chez toi lorsque j'étais à ta recherche, c'est parce que Weasley était passé te voir avant moi.

Je ne sais pas quelle réaction il a eu en te voyant, ni la mienne si les rôles auraient été inversé. A-t-il tout de suite comprit et accepté ton sort, Harry ? Laisse-moi te dire que non. D'une certaine manière, même si je ne l'avouerai jamais de vive voix, nous ressentons la même rage et impuissance face à ta situation. Seulement, mes sentiments et mon désespoir sont décuplés par cent.

Je me souviens avoir déchiré le journal en lambeaux. Lentement, un à un, je déchiquetais tous les journaux qui tombaient sous ma main. Comme pour effacer, supprimer ce que je venais de lire.

Ils mentaient, n'est ce pas Harry qu'ils mentaient ? Ce n'était pas possible. Tu allais revenir. Tu devais revenir. Pour me rassurer et leur dire, leur prouver à tous que leurs papiers n'étaient que calomnies et que tu étais toujours là, près de moi.

°&°

Ron fixa la porte en songeant qu'un bureau sans fenêtre était horriblement gênant lorsque l'on souhaitait s'enfuir discrètement sans alerter la moitié du ministère en empruntant l'ascenseur (ou le fameux couloir où se trouvaient les tableaux de sorciers et sorcières, juste avant ce dernier).

Bon et bien quand faut y aller, faut y aller !, se dit-il en ne quittant pas la porte des yeux.

« - Euh… Monsieur Weasley, nous attendons derrière la porte », l'informa Jeannette.

Il se racla la gorge, s'assit confortablement dans son siège, regarda nerveusement son tableau –où était caché le livre, et dit à voix haute et claire :

« - Entrez ! ».

Jeannette se présenta, accompagnée de Draco Lucius Malfoy, président de la cour de Justice et associé de Ronald Billius Weasley.

« - Weasley.

- Malfoy ».

Les salutations faites, Jeannette partie chercher deux tasses de thé et referma la porte derrière elle, mourrant d'envie d'écouter la discussion.

« - Euh… Du café peut-être ? », proposa Ron en montrant de la tête les deux tasses posé sur le bureau après qu'il se soit installé.

- Tu perds ton temps, Weasel », répliqua l'homme fortuné.

Ron pouvait oublier ses formules de politesses. Comme il s'en était douté, ça ne prenait pas avec son collègue.

« - M'aurais-tu fais venir dans l'intention de me présenter tes excuses ? J'aurais plus de chance de voir l'enfer gelé que ce jour arriver.

- Tu les as déjà reçu dans le courrier que je t'ai envoyé, hier après ton départ.

- Oh, c'est un bien grand mot que tu utilises là. Tu veux sûrement parler de cette 'charmante' phrase accompagnée d'un paquet de chocolat ?

- Exactement. J'ai pensé que tu n'aimerais pas les longues phrases inutiles, mentit Ron en soutenant son regard. (1)

Il n'allait pas lui avouer qu'il n'était pas au courant de ces gâteries et de la lettre jusqu'à maintenant, si ? Il ne put s'empêcher de se demander ce qu'avait bien pu écrire Jeannette.

« - Je viens justement d'en toucher un mot avec ta secrétaire, et Weasley, continua-t-il, nous savons tous les deux que jamais tu n'aurais eu la pensée de m'envoyer du chocolat en guise d'excuse, n'est-ce pas ? Il est de notoriété publique que tu n'as aucun savoir faire dans ce domaine. Non, toi tu es du genre à bégayer lamentablement avant de baragouiner je ne sais quelle connerie quand tu ne fuis pas. Ça, c'est toi. ».

« - Non, même pas, répliqua-t-il, je ne me serais pas embarrasser d'une telle chose. J'aurais eu l'envie de te mettre mon poing sur le visage mais tu n'aurais pas aimé ».

Il haussa le sourcil droit, narquois

« - C'est avec cette attitude que tu espères me faire changer d'avis concernant ma démission ?

- Je suis assez optimiste à ce sujet, oui.

- Pourquoi ? Tu penses avoir quelque chose susceptible de m'intéresser davantage que ton poing ? ».

Sa façon de parler montrait à quel point il doutait de Ron, mais celui-ci n'y prêta pas attention. Après deux ans de collaboration, plusieurs traits de caractère qu'il détestait chez lui avait finit par être toléré. Malheureusement, tous deux étaient loin, très loin de la belle amitié qui naissait parfois au fil du temps, à force de toujours travailler ensemble.

« - Oui.

- Qu'est-ce que c'est ?

- Moi ».

Quelques secondes plus tard, le bureau retentit d'un grand éclat de rire.

« - Hahaha, elle est bien bonne celle-là !

- Considère ça comme mes excuses personnelles ou un service rendu en dehors de notre travail en commun. C'est tout ce que je te propose, poursuivit Ron, nullement agacé.

- Non, vraiment, Weasley, que veux-tu que je fasse de toi ?

- Je ne sais pas, je pourrais toujours t'aider un jour prochain ».

Il ne préféra pas rajouter qu'il espérait que ce moment n'arriverait jamais.

Un moment passa, laissant Malfoy pensif, quoique toujours amusé par sa proposition.

« - Ça ne réparera pas les dommages subit, Weasley. Ça ne me suffit pas.

Ron s'étrangla.

- Quoi ?! Je t'offre mes services ! Ce n'est pas rien !

- Pourquoi accepter quand je possède déjà des… »

Malfoy se tut soudainement, en proie à une nouvelle idée.

« Qu'est-ce que tu possèdes ? », demanda Ron en le fusillant du regard.

- C'est d'accord, j'accepte ton offre, répondit Malfoy, le surprenant par un changement d'avis aussi rapide. Si je veux te voir sauter du haut d'un immeuble ou danser nue devant la grande statue, tu le feras et sans discuter.

Le voyant ouvrir la bouche, furieux, pour l'interrompre, il le rassura.

« - Ce sont des exemples Weasley ».

Celui-ci se renfrogna, peu convaincu.

« - A présent que nous avons réglé notre petit diffèrent, je te laisse vaquer à ton emploi du temps habituel. Je suis sûr que tu trouveras vite un autre appartement à visiter. Pourquoi pas celui du ministre de la magie ? Je pense qu'il cache quelque chose de suspect. Tu devrais en toucher un mot à ton amie ».

Ron attendit qu'il soit parti avant de lever son majeur en son honneur.


oO-lunapix-Oo : Merci pour la reviews, j'attends ton avis sur la conversation entre Ron et Draco avec impatience .

ChocPopCorn : Han, je suis heureuuuuuuse ! C'est sûrement un des trucs qui me fait le plus plaisir, c'est ça. Savoir qu'une personne ait continué de lire ma fic malgré son côté dramatique et la perte d'Harry. contente

Devil Pops LRDM : J'en ai parlé à Kya (pour la traduction de la DT-Team) et à l'heure actuelle, il me semble que tout est réglé. Félicitation et bon courage pour le travail à fournir ! Bizoux !

Petitchaton : Han, tu des idées pour ta fic ? J'veuuuux savoir XD ! Concernant Draco, il est assez désespérer pour tout tenter, tant pis s'il prend le risque de souffrir mille fois plus, lorsqu'il aura retrouver la mémoire.Lol, tu as de la compassion pour Ron mais tu ne l'aimes toujours pas, le pauvre. Me demande si tu arriveras à l'apprécier un jour XD.
En fait… Tu as mit deux revews pour ce chapitre, c'était voulu ou tu n'as pas fait gaffe ? ;-p Lol.

Bizouuuuuux.

Maiionette : Je pensais vraiment udapter au mois de septembre comme promis –le chapitre était même écrit à temps, mais bon, j'ai du patienter quelques jours. Merci encore de me suivre et de laisser des messages ! Ca me fait toujours aussi plaisir ! Bizoux !

Onarluca : Hem, dsl ToT. Tu m'en veux plus, n'est ce pas ? Pas ma faute si Draco est inconsolable. Bon, je veux bien te le laisser si ça peut te faire plaisir. C'est une bonne idée, non ?

Witchia : Je suis contente que tu aimes, ça me fait vraiment plaisir ! Bizoux !