Le voici le chapitre 13. Le compte à rebours a commencé, les amis.
Juste un petit avertissement, présence de relation homosexuelle et de propos assez crus...Zêtes prévenus.
Bonne lecture.
Chapitre 13 : Square Grimmaurd
Le cœur lourd, Hermione attrapa le Portoloin que Draco avait préparé pour son départ. Elle lui lança un regard désespéré alors qu'elle disparaissait de la vue du vampire.
Elle et ses valises atterrirent lourdement sur le sol du salon du 12, Square Grimmaurd. Plus pâle encore que d'habitude, elle se tint l'estomac quelques secondes avant de se redresser. Autour d'elle se tenait l'ensemble de la famille Weasley, Lupin, Harry et surtout …
-ZABINI ?
-Nous sommes heureux de savoir que nous t'avons manqué Hermione, ironisa Fred.
-Qu'est ce qu'il fait là ? demanda Hermione oubliant toutes les lois de la politesse.
-Et oui, nous allons parfaitement bien, ajouta George.
Les lèvres de Zabini s'étirèrent en un rictus narquois, tandis qu'Harry commençait à rougir malgré lui. Les yeux d'Hermione passèrent pendant de longues minutes de l'un à l'autre. Puis elle comprit que ce qu'elle avait vu dans ce couloir à la fin de sa septième année n'était pas une aventure d'un soir. Cette silencieuse nouvelle eut l'effet d'un coup de poing. Et Hermione se retourna pour dégobiller.
-Ooooh ! Et en plus tu nous as ramené des cadeaux ! Se moqua Zabini.
Ginny et Mrs Weasley se précipitèrent sur la jeune fille pour lui apporter leur aide et nettoyer (et hoop, un petit sort et tout s'en va !)
- Eh bien dis donc Hermione, ça ne va pas fort, constata Mrs Weasley, en lui collant sa main sur le front.
-Je suis juste un peu fatiguée, souffla la jeune fille.
Mais le haussement de sourcils de la mère de famille lui fit comprendre que celle-ci ne la croyait pas.
Quand Hermione se fut remise de ses émotions et eut prit une douche, tout le monde se rassembla dans le salon poussiéreux de la maison. La jeune fille se cala confortablement dans l'un des gros canapés entre Ron et Harry. Mrs Weasley fit apparaître un énorme plateau rempli de friandises et de boissons diverses et variées. Après avoir considérée qu'Hermione avait maigrie, elle la força à avaler plus de pain aux chocolats qu'elle n'en avait véritablement besoin, au risque de la rendre de nouveau malade.
-Maman, arrête de la gaver, elle va encore vomir partout ! grogna Ron, qui pensait que c'était du gâchis de donner autant à manger à une jeune fille qui n'avait pas faim, alors que son propre estomac gargouillait férocement.
-Ron ! Gronda Hermione, qui préférait oublier ce petit détail.
-Mais non, je pense qu'Hermione a juste fait un petit malaise dû à l'hypoglycémie ! Vue comme elle est maigre, elle a besoin de reprendre de l'énergie et de manger.
Ne voulant pas la contrarier, la jeune fille acquiesça. Elle préférait que tout le monde se contente de cette explication, plutôt que de leur avouer qu'elle était anémique.
-Alors, l'Amérique ? Tu t'y plais ? demanda Ginny.
-C'est vraiment bien, il fait toujours beau et chaud, et les cours sont très intéressants.
-ça m'étonnerai que la fac de Savannah soit aussi réputée que celle de Londres, murmura Ron suffisamment fort pour que son amie entende.
Hermione se tourna vers lui pour lui jeter un regard noir.
-Pourquoi es-tu revenue à Londres alors qu'il y fait si froid ? la provoqua Ron.
-Parce que vous me manquiez !
-Je ne sais pas pourquoi, mais je ne te crois pas !
Hermione ne sut que répondre, trop choquée par le comportement de son ami.
-Ne fais pas attention, Hermione, Ron fait la tronche depuis la fin de l'été, quand tu as pris l'avion pour les USA, précisa Ginny.
- Dis-nous la vraie raison de ton retour, Hermione !
-Mais je viens de te la dire !
-Et je crois avoir répondu que je ne te croyais pas ! Enfin Mione tu es pâle comme un cul, tu as l'air malade, avoue que Savannah t'as rendu malade !
-Tu aimerais bien, heiin ?
-Cette fille n'est pas Hermione, conclut Ron en la pointant du doigt.
-Enfin, Ron, on ne se comporte pas comme cela avec les invités ! Hermione est la bienvenue ici, elle n'a pas besoin d'une raison particulière pour revenir ! Gronda Mrs Weasley.
-Je suis juste FA-Ti-Guée ! Je voulais changer d'air, revenir ici, afin de marquer une vraie pause dans mes études, de vraies vacances ! Tu devras te contenter de cette explication parce qu'il n'en a pas d'autres !
Sur ces mots, Hermione s'enfonça dans le canapé, tournant légèrement le dos à Ron. Celui-ci ne désirait qu'une chose : S'enfermer dans sa chambre, mais la politesse et le plateau orné de pâtisserie le lui interdisaient. Et alors que la jeune fille, la mine légèrement boudeuse se penchait vers la table pour attraper son verre de lait, elle croisa le regard perçant de Zabini. La mauvaise humeur avait pris possession d'elle, et elle s'apprêtait à lui asséner un violent : « Quoi ! », mais considérant qu'elle avait fait suffisamment de dégâts pour la journée, elle préféra se taire et défier le Serpentard du regard. Il la regardait avec un air narquois et sûr de lui. Ce salaud savait exactement de quoi elle souffrait, et cela semblait l'amuser. Mais pourquoi donc cet abruti était-il ici ?
Au fond d'elle, elle connaissait la réponse. Il sortait avec Harry. Mais comment donc cet immonde Vampire avait-il pu obtenir la confiance de l'Ordre ? Peut-être avait-il hypnotisé… non c'était absolument inconcevable. Aussi fort qu'il pouvait être, Dumbledore, Rogue, Lupin, McGonagall et compagnie l'étaient bien plus que lui, et possédaient de très fortes barrières mentales empêchant toutes pénétrations extérieures. Zabini avait-il usé de son charme naturel ? Ou bien, le simple fait de coucher avec le Survivant lui avait ouvert les portes de la maison ?
Harry surprit leur échange oculaire. Il n'avait jamais vu Hermione lancer un regard aussi noir à quelqu'un, alors que Blaise semblait se moquer ouvertement d'elle. Il se demandait bien ce qui liait ainsi ces ceux-là. Sans nul doute, Blaise savait quelque chose que lui-même ne connaissait pas. Peut-être détenait-il la vérité sur le retour d'Hermione. Car oui, Harry tout comme Ron, pensait que ce retour était intéressé. Certes, il croyait son amie quand elle affirmait qu'elle était fatiguée. Cela se voyait sur son visage. Mais la pâleur de sa peau laissait envisager tout autre chose. Il pensait qu'elle avait des soucis, notamment de santé, qui l'avaient poussé à revenir en Angleterre. Mais quels étaient ces soucis, ça il n'en savait rien.
Ce soir-là, tout le monde se coucha tôt afin de récupérer ou de laisser retomber les tensions qui s'étaient créées.
Le lendemain matin, Hermione se réveilla de bonne heure. Le silence régnait dans la maisonnette, signe que tout le monde dormait encore. Elle se pencha par-dessus son lit afin d'attraper l'un des livres qu'elle avait laissé dans sa valise. Elle lut pendant une bonne demi-heure, et lorsqu'elle se sentit parfaitement réveillée, elle s'extirpa de ses draps.
A ce moment-là, on frappa à la porte.
-Entrez ! cria-t-elle joyeusement.
-Salut Hermione, bien dormi ? demanda un Harry souriant et plus ébouriffé qu'à l'accoutumé.
-Oui et toi ?
Le jeune homme eut un sourire rêveur mais ne répondit pas à la question. Il s'assit sur le lit de son amie, alors que celle-ci attrapait sa serviette de bain.
-Je vais prendre ma douche, tu peux rester ici si tu veux.
-Aucun problème, je t'attends.
Il la regarda s'engouffrer dans la salle de bain.
Lui faisant confiance, elle laissa la porte de la pièce entrouverte afin de continuer de parler avec Harry. Elle savait que celui-ci ne s'amuserait pas à la mater sous la douche.
Alors qu'elle lui demandait comment se passait ses études à Londres, prenant ainsi un soin tout particulier à éviter le sujet Blaise Zabini, Harry se leva, et tout en racontant ses aventures scolaires, il arpenta la chambre, et malgré lui commença à fouiner dans les affaires de la lionne. Comme il s'en était douté, celle-ci n'avait pas encore pris le temps de protéger ses petits secrets. Caché dans son tiroir à sous-vêtements, il trouva un flacon de médicaments posé sur une feuille pliée en deux. Il saisit la boîte et l'observa. Il s'agissait de vitamines. Une question lui tarauda l'esprit. Pourquoi est-ce que son amie faisait une cure de fer ? Il jeta un coup d'œil vers la salle de bain, s'assurant qu'Hermione était toujours sous la douche, et déplia le papier qui accompagnait les médicaments. Il buta tout d'abord sur l'entête et l'emblème de l'hôpital magique de Savannah. Puis, plus curieux que jamais, il regarda les résultats sanguins de la jeune fille.
« Hémoglobine 10,02 g/100ml 12,5 à 15,5 […] »
-Hermione ?
-Oui, répondit une voix étouffée par le bruit de l'eau.
-Pourquoi est-ce que tu fais une cure de vitamines ?
Le cœur de la jeune fille fit un bond malheureux dans sa poitrine. Alors lui aussi ne croyait pas aux raisons de son retour à Londres et n'avait pas pu s'empêcher de mener sa petite enquête en fouillant dans ses affaires. Hermione se persuada qu'Harry avait fait ça uniquement pour son bien, parce qu'il s'inquiétait pour elle.
-Parce que je suis fatiguée.
-En octobre ?
-Oui.
Elle décida d'écourter sa douche, coupa l'eau chaude, et attrapa sa serviette, l'enroulant autour de sa poitrine. Harry ne disait plus rien. Elle pensa qu'il avait reposé ses vitamines au fond de son tiroir, et qu'il s'était rassis sur le lit. Mais quand elle ouvrit en grand la porte de la pièce, le jeune homme, l'air visiblement mécontent, lui planta ses résultats sanguins sous le nez. Ils restèrent ainsi pendant quelques minutes sans rien dire. Hermione fixant le papier et Harry le bras tendu dans sa direction. Seul le bruit des goûtes d'eau s'échappant des cheveux mouillés de la jeune fille et s'écrasant sur le vieux parquet rompait le silence.
-Tu es sûre que tu n'as rien à me dire ?
La jeune fille était partagée entre la mauvaise humeur et le désespoir. Elle s'en voulait de créer des soucis aux autres et elle en voulait à Harry d'avoir fouillé dans ses affaires.
-Tu permets que je m'habille d'abord ?
Le garçon retrouva un air doux, et poussa un soupir en s'asseyant sur le lit.
Hermione attrapa une robe de sorcière, et s'enferma dans la salle de bain. Quand elle ressortit cinq minutes plus tard, ses cheveux étaient secs. Elle rejoint Harry sur le lit, et lui prit l'analyse des mains.
-J'ai une anémie sévère.
-Et … ?
-Et quoi ?
-Il y a bien une raison à ça ?
-Oui.
Harry cherchait à sonder le regard de son amie, mais celui-ci lui échappait. Elle faisait tout pour ne pas le regarder dans les yeux.
-Draco n'est pas mort.
-Pardon ?
-Enfin, techniquement si… Zabini l'a transformé en vampire à la fin de l'année dernière. Après son enterrement, il est parti aux USA pour se cacher et commencer une nouvelle vie.
Les yeux d'Harry sortaient presque de leurs orbites. Il ne savait pas pourquoi, mais il avait toujours eu le pressentiment que Malefoy n'était pas mort.
-Je ne comprends pas Hermione… Pourquoi ?
-Draco a été marqué l'année dernière. Et la seule solution qu'il ait trouvé pour se libérer de l'emprise de Tu-Sais-Qui, ce fut la mort.
-Mais pourquoi se libérer de Voldemort ? Il s'appelle Malefoy !
-Parce qu'il m'aimait.
-Malefoy est mort pour toi ? C'est à peine croyable ! Et donc, tu vis actuellement avec lui à Savannah ?
-Oui.
-Et ton manque d'hémoglobine est du au fait qu'il se nourrit de ton sang ?
-Oui… Les médecins n'ont pas trouvé de signes visibles affirmant que j'avais été mordu par un vampire, mais ils m'ont quand même conseillé implicitement de m'éloigner de lui quelques temps afin de me refaire une santé.
-Malefoy n'a pas du être content que tu essayes de t'éloigner de lui.
-Tu rigoles ? C'est lui qui m'a mit à la porte ! Il refusait de continuer à boire mon sang et m'a obligé à venir ici.
-Finalement ce type est intelligent…
-Tu devrais faire attention Harry…
-Pourquoi ?
-Parce qu'il pourrait t'arriver la même chose.
-Blaise contrôle visiblement mieux sa soif que Malefoy. Je ne ressens aucun signe de faiblesse. Et régulièrement, il m'offre son sang en retour… et…
Hermione fit une grimace. Harry buvait du sang de vampire.
-Tu sais que ça risque de te transformer ?
-Oui, mais c'est un risque à prendre. Le jus de vampire me rend plus fort, et décuple mes pouvoirs magiques, il me rend plus dangereux, j'ai ainsi l'avantage face à Voldemort. Et si par malheur, celui-ci réussit tout de même à me tuer, le sang de Blaise me permettra de survivre. Je deviendrais certes un vampire, mais cela m'offrira une nouvelle chance de venir à bout du Seigneur des Ténèbres. C'est un mal pour un bien.
-C'est en effet, une arme qui peut s'avérer efficace… Tu allais ajouter quelque chose.
Harry leva un sourcil interrogateur.
-Tu as dit que Zabini t'offrait son sang et… ?
-Et… euh… rien d'important. En tout cas, toi, il faut que tu fasses attention. Tu devrais aller voir Blaise, pour lui demander des conseils pour aider Draco.
-C'était déjà prévu.
Harry lui fit un sourire tendre et enlaça chaleureusement son amie. Le visage plongé dans ses cheveux, il ajouta :
-Je n'arrive pas à croire que Malefoy soit réellement toujours en vie, et que tu vives avec.
-Parce que tu crois que ça ne m'a pas choquée de voir que Zabini était ici ?
-Il faut que j'y aille, on se voit au petit déjeuner.
-A tout à l'heure Harry.
La journée passa lentement. Ron semblait toujours en vouloir à Hermione d'être partie ou d'être revenue, elle ne savait plus trop. En dehors des repas la maison était étrangement vide. Les adultes avaient déserté ce lieu pour rejoindre l'Ordre on-ne-savait-où. Fred et George travaillaient dans leur boutique de farces et attrapes, et Ginny resta enfermée dans sa chambre, le nez plongé dans ses grimoires de cours. En fin d'après midi, alors qu'elle avait entendu Harry descendre les escaliers(1), elle décida de quitter le salon pour affronter Zabini le Vampire.
Elle grimpa les escaliers quatre à quatre, et ouvrit la porte à la volée, violant ainsi l'intimité du Serpentard. Mais à vrai dire, elle s'en contrefichait de le déranger, bien au contraire. Mais alors que la porte était grande ouverte, lui permettant d'embrasser l'ensemble de la chambre d'un regard, elle regretta son geste. En effet, ses yeux ne pouvaient pas ne pas voir ce qui se déroulait sur le tapis, au centre de la pièce.
Harry poussa un petit cri, et tira violemment sur les draps du lit, afin de cacher à la vue de son amie son corps nu et celui de son amant, qui avait une trique d'enfer. Hermione découvrant ainsi l'intimité du Serpentard ne put s'empêcher de lever avec précipitation ses yeux vers le plafond en rougissant violemment. Elle ne voulait pas savoir ce qu'ils étaient en train de faire, elle ne voulait pas savoir ce qu'Harry était en train de lui faire, et pourtant, tétanisée, elle n'arrivait pas à refermer la porte et à s'enfuir.
- Putain Hermione, on ne t'a jamais appris à frapper aux portes.
-Désolée, je …
-Tu veux peut-être participer Granger ? Je sais que Draco n'en a pas une aussi gross…Aïe !
Harry lança un regard noir à Zabini alors que celui-ci, un rictus aux lèvres faisait semblant d'avoir mal aux côtes.
Mais ignorant le Survivant, il continua :
-Je serais ravi que tu nous rejoignes, même si je déplore le fait que tu ne sois plus vierge, ton nectar était si excitant…
-QUOI ? cria Harry.
Visiblement choqué, il regarda Hermione d'un air accusateur.
- Tu as couché avec MALEFOY ?
-Etonnant n'est-ce pas ? Il n'y a même pas un mois, elle était encore vierge.
-Tu as couché avec Malefoy ! répéta Harry, ignorant le commentaire de Blaise.
-Et alors ? répondit-elle. Tu étais bien en train de faire… je ne sais quoi avec ZABINI !
-ça s'appelle une fellation, Granger, tu devrais essayer, c'est plutôt sympathique.
Harry lui donna un nouveau coup de coude dans les côtes, alors qu'Hermione affichait clairement un air de dégoût.
-Bon Granger, ce n'est pas que tu nous déranges, mais soit tu entres soit tu sors.
-Tiens, il se passe quoi ici, lança une voix qui semblait surgir de nulle part. Ron apparut à son tour dans l'encadrement de la porte. Ses yeux s'écarquillèrent lorsqu'il vit Harry et Zabini assis parterre, décoiffés, et en sueur. Il cessa de mâcher ce qu'il avait dans la bouche. Harry se frappa violement le front de désespoir tandis que Zabini ne put s'empêcher de lancer au rouquin un regard salace. Hermione eut l'esprit de fermer la porte juste au moment où Ron recrachait son pain aux raisins désormais prémâché.
Le reste de la semaine se déroula sans encombre. Même si la tension fut pendant plusieurs jours à son comble, Ron prenant un soin tout particulier à éviter Harry, Hermione et Zabini. Finalement, Harry prit son courage à deux mains et engagea une conversation avec son ami le troisième soir, histoire de remettre les choses au clair. Désormais, Ron ne faisait plus la tête qu'à Zabini et à Hermione. Elle décida à son tour de parler avec son meilleur ami, qui faillit avoir une crise cardiaque en apprenant, qu'en plus d'avoir un meilleur ami homosexuel qui se tapait un Serpentard, sa meilleure amie couchait avec Malefoy, Serpentard, Mangemort, et Vampire de surcroit !
Le samedi arriva plus vite qu'elle ne l'aurait cru. Elle était sensée rentrer chez elle le lendemain afin de reprendre les cours le lundi, et elle n'avait toujours pas discuté avec Zabini.
Cette fois-ci elle frappa à la porte avant d'entrer. A son grand soulagement, les deux jeunes hommes étaient habillés quand elle pénétra dans la chambre du vampire. Harry se leva, lui fit un grand sourire et ferma la porte derrière lui.
-Que me vaut ta visite Granger ?
-J'ai besoin de ton aide.
-Oh ! Vraiment ?
-Tu veux bien m'aider au lieu d'être sarcastique ?
-ça dépend… Qu'est ce que j'y gagne ?
Hermione leva les yeux au ciel.
-Qu'est ce que tu veux ?
Le Serpentard, s'appuyant sur le mur derrière lui, fit mine de réfléchir avant de déclarer avec un soupçon d'excitation dans les yeux :
-Raconte-moi ta première fois !
-Non mais ça va pas !
-Si !
-Non ! Demande autre chose !
Zabini se redressa légèrement, et s'approcha d'elle. Le danger se lisait dans ses yeux. La jeune fille eut un vif mouvement de recul. Mais le jeune homme la retint d'une main.
-Offre-moi ton sang, susurra-t-il doucereusement.
-N…non ! dit Hermione d'une fois tremblotante.
Zabini la relâcha aussitôt, et se rassit à sa place, l'indifférence la plus grande se lisant sur le visage.
-De toute façon, je m'en moque, le sang d'Harry est le plus divin que je n'ai jamais goûté, je n'ai pas besoin d'un Sang de Bourbe pour souiller mes papilles.
Hermione eut envie de protester, mais le Serpentard semblait avoir oublié sa présence. Nonchalamment appuyé contre le mur, le regard levé vers le plafond, il fit passer sa langue sur ses lèvres, en murmurant :
-Huuuum le sang de Potter, il est tellement excitant, rien que d'y penser… Haaa !
Alors, il planta son regard dans les yeux de la Gryffondor et ajouta :
-Et son sperme, Granger, son sperme, il est encore meilleur que son sang.
-Tais-toi !
Mais le Serpentard n'obéit pas, bien au contraire, il commença même à se caresser faisant monter le rouge aux joues de la jeune fille.
-Qu'est ce que tu fais ? balbutia-t-elle d'une voix innocente.
-Je crois que je vais me masturber, déclara t-il sans aucune pudeur.
-Arrête-ça immédiatement !
-Raconte-moi ta première fois !
-D'accord ! D'accord ! Mais d'abord, tu arrêtes de te tripoter les…
Blaise invita la jeune fille à s'assoir sur son lit, et s'installa confortable attendant son récit.
Hermione rougit encore davantage, se sentant soudain ridicule en pensant à la mise en scène de ce soir-là. Puis, d'une voix tremblante, elle débuta son récit, sous l'œil avide du vampire.
ooo
Merlin qu'il se sentait seul dans cet appartement trop grand et trop triste sans Hermione. Depuis, qu'il l'avait forcé à quitter la maison, il ne vivait plus. Il avait élu domicile dans sa cuisine, entre le micro-onde et le réfrigérateur. Cela faisait maintenant six jours qu'il n'avait pas ouvert les volets, et qu'il vivait dans le noir le plus complet. Etant nyctalope, il n'avait pas besoin de lumière pour voir ce qui l'entourait. De ce fait, cela faisait autant de temps qu'il n'avait pas tartiné son corps de la crème solaire pour vampire que son ami Blaise Zabini lui avait appris à fabriquer.
Il avait un mauvais pressentiment. Non, il ne sentait aucun danger du côté d'Hermione, qui semblait aller parfaitement bien. Non.
Le danger venait de plus prêt.
Le déclic se fit dans son esprit quand il entendit la sonnette de l'appartement retentir et qu'il flaira l'odeur apeurée du pauvre infirmier qui le fournissait en sang frais. Il n'avait pas passé commande depuis une semaine, et n'avait pas encore besoin de renouveler son garde-manger.
La sonnette se fit entendre une fois encore.
Et la porte vola en éclat. Il entendit des bruits de pas : dix sorciers se tenaient sur le pas de sa porte. L'obscurité inattendue les déconcerta, et ils s'arrêtèrent quelques secondes avant de lancer un « lumos » à l'unisson.
Quand l'appartement fut enfin éclairé, Malefoy avait déjà disparu.
Il atterrit quelques rues plus loin et se laissa surprendre par le soleil brûlant. A vivre pendant six jours dans le noir, il en avait oublié le jour et la nuit. Il ne put retenir un hurlement de douleur, au moment où il sentit son corps tout entier s'enflammer. Il se téléporta aussitôt. Mais ces quelques secondes sans protection, à la lumière du jour, l'avaient considérablement affaibli, et il ne put aller bien loin. Il réapparut dans le sous-sol du Bar pour Vampires, lequel avait été saccagé. Visiblement la Brigade Magique qui était probablement en train de fouiller son appartement, était déjà passée par ici. Il ne pouvait donc pas rester bien longtemps. Essoufflé, il partit à la recherche d'une dose de sang, qui permettrait de le remettre en état. Il devait fuir. Fuir le plus loin possible.
ooo
-Et comment je fais moi maintenant ?
-Tu continues de lui donner ton sang, mais avec plus de modération. C'est-à-dire maximum une fois par jour, et non pas à chaque fois que vous faites l'amour ! Plus il vieillira et mieux ça ira. Il sera plus fort, davantage capable de se contrôler, et aura besoin de beaucoup moins de sang pour se nourrir.
-D'ailleurs en parlant de vieillir… J'ai peur, Zabini.
-Peur de quoi ? De devenir une vieille toute ridée sans libido alors que lui restera jeune et incroyablement canon ?
-Je ne veux pas le quitter. Je ne veux pas que cette chose aussi idiote qu'est la mort nous sépare.
Un grand sourire étira les lèvres du Serpentard.
-Offres-lui ton sang, bois le sien, et demande-lui de te tuer ! Déclara t-il joyeusement.
-Je ne veux pas devenir un Vampire ! cria-t-elle scandalisée.
-C'est la solution la plus simple.
-Je refuse de perdre ma nature humaine !
-Non, mais quelle chieuse ! Parce qu'en plus tu as des exigences !
-Je veux vivre éternellement à ses côtes, sans mourir.
-J'aimerai te dire que c'est impossible…
-Mais, c'est faux…
-Exactement ! Tout est possible… mais tu n'y arriveras jamais.
ooo
(1) En fait, il s'agissait de Ron, qui n'avait pas pu s'empêcher d'aller grignoter.
Alors ? ça vous a plu ? Palpitant n'est-ce pas ? Plus que deux chapitres !
En attendant… Reviews, please !
