Je suis de toutes évidences inspirée pour cette histoire, et c'est naturellement grâce à vous.
Je tenais à vous remercier, et à vous communiquer tout plain tout plein d'amour. Vous me motivez à un point que vous ne pouvez pas imaginer!
Je voulais aussi vous dire qu'étant en deuxième année, je peux plus trop me permettre de glander. Il est évidemment hors de question que j'abandonne mes histoires, mais il se pourrait que ce soit... Tout particulièrement lent. Et je m'en excuse à l'avance, mais je pense que vous serez en mesure de comprendre que je veuille faire passer mes études en priorité.
Merci infiniment de rester avec moi et de me soutenir depuis le début! Vous n'avez pas idée de ce que ça représente pour moi ni d'à quel point vos avis me sont précieux. Je vous aime les gars.
Je veux aussi remercier ma beta lectrice, parce que même s'il m'arrive d'oublier de le dire, son travail m'aide beaucoup! Son nom, c'est AnimeLover in Heaven, et elle est géniale!
Bref, Réponse aux Reviews, huh? :3
Milou-sarcastic-yaoiste : Déja, j'ai l'impression de ne pas le dire assez, mais merci de me reviewer! En effet, tu as raison, Axel vit la violence de manière très intense, peut-être trop, et sa manière de l'exprimer est toute spéciale, liée à la fois à son histoire, aux valeurs qui lui ont été inculquées et à sa façon d'être, mais elle n'en est pas moins vivace... Elle ne s'exprima pas par des actes, mais par les mots, parce que c'est ce qu'il maîtrise le mieux. Il est un genre d'obsédé du contrôle, il a besoin de savoir ce qu'il fait et tout ce que ses actions impliquent. A l'inverse, il ne supporterait pas que ses mots n'aient pas d'impact. C'est sûrement ce qui fait de lui un auteur à succès. Et aussi ce qui le rend tellement égoïste et primaire, d'une certaine façon. Il est proche de ses désirs, il est sauvage et cet Axel est absolument génial à écrire! Merci encore une fois, mille fois, de me lire et de m'écrire, et fais attention au poison de Roxas. Je suis pas certaine qu'il existe un antidote contre ça.
Ya-chan : Bonsoir, Ya-chan. Oui, tu as raison, la nuit est là, plus présente que jamais. Son silence est plus assourdissant qu'il ne l'était auparavant et il vient teinter mes mots d'un goût de souffrance plus marqué dans ce chapitres que dans les douze précédents, il me semble. Je crois néanmoins, que malgré qu'il soit indéniablement court, il te plaira. Merci, très sincèrement, de venir partager ma nuit. Et de me lire dans l'obscurité de nos cerveaux fatigués. Et de m'écrire, à travers le brouillard. Tu n'imagines pas à quel point j'apprécie.
Bref, pour finir ce long, long, long paragraphe préliminaire, je vous préviens que ce chapitre m'a fait changer le rating de la fiction, il passe en M.
En espérant que ça vous plaira,
BONNE LECTURE!
«Le temps passa, ne faisant, somme toute, que son boulot.» Avait dit le brillant Terry Pratchett dans La Huitième Fille.
Ce matin là, j'aurai préféré qu'il ne passe pas, qu'il s'arrête sur le rire dément que j'avais lâché après le départ de Xion, alors qu'une douleur cuisante brûlait contre ma joue. Alors que mon corps, mon cœur et mon esprit se rappelaient de manière intense les sensations de ma nuit passée avec Roxas, l'étouffante chaleur de nos étreintes alors que nous nous perdions l'un dans l'autre à tour de rôle.
J'aurais voulu que le temps s'arrête au son de sa voix, au tintement enfantin qui faisait vibrer les ondes de ses questions.
J'aurai voulu que le temps s'arrête lorsqu'il était enfoui à l'intérieur de moi, y laissant la marque émotionnelle de son passage alors que le bleu de ses yeux écorchait et ravivait le vert des miens.
J'aurai tant aimé que le monde entier s'arrête avec nous quand je jouissais dans le creux de son corps, et qu'enfin l'intensité de notre passion se laissait substituer par la délicate et fragile tendresse post-coïtale.
Mais non. La ligne droite, la boucle des secondes, des minutes, ne s'arrêtait pas pour si peu. Et la vie ne s'était pas interrompue pour laisser à mon esprit le droit de vagabonder.
Xigbar était venu, avait récupéré le manuscrit en entier, Zexion et Demyx avaient parlé, et Roxas, dans toute la splendeur de sa beauté sordide, s'était levé. Il avait un peu gauchement descendu les escaliers, me laissant sans le vouloir le temps d'admirer ce corps que j'avais aimé, toute la nuit, et qui m'avait aimé en retour.
Je ne pouvais m'empêcher de secouer un peu la tête à cette pensée. Je l'avais aimé? Non, ça n'aurait du être qu'une partie de jambes en l'air entre deux adultes responsables et consentants. Sauf que j'étais ivre. Et qu'il n'était vraisemblablement pas capable de donner le moindre consentement.
Disons alors, une partie de jambes en l'air entre deux adultes...?
La passion qui m'avait animé cette nuit-là n'avait rien d'adulte. Elle était bestiale, violente. Et lui, noyé dans un torrent de luxure, avait laissé paraître, entre deux battements de cils, la passion dévorante qu'on voit dans les yeux d'une créature affamée.
Et pourtant, il avait eu l'innocence d'un enfant. Je revoyais, en fermant les paupières, l'inquiétude dans ses yeux alors qu'il me pénétrait pour la première fois, et la rougeur sur ses joues quand ce fut mon tour de le prendre.
Il y avait cette innocence dans son regard, dans sa façon d'être, de parler, qui le rendait absolument irrésistible, mais aussi tellement dangereux.
Parce qu'il attirait sans le vouloir, parce qu'il représentait la tentation dans ce qu'elle avait de plus primaire, de plus agressive.
Et il y avait quelque chose d'affolant et de séduisant, dans la rapidité à laquelle les lueurs dans son regard changeaient. C'était excitant, de voir l'animal en lui se réveiller sous le poids de mon corps, de voir le peu de self contrôle qu'il possédait se craqueler dans la mélodie de nos gémissements.
J'aimais tenir ses ficelles. J'aimais faire vibrer les fils de sa toile, pour l'angoisser et voir son joli visage se décomposer sous la confusion, le plaisir, la douleur.
Il était l'araignée, attendant élégamment au centre de sa toile de soie, forte et fragile, il est le prédateur terrifié à l'idée d'être mangé. Et ça m'excitait plus que les mots ne sauraient le décrire.
Parce que les mots, c'est une histoire de raison, de réflexion. Notre relation, à Roxas et moi, est une histoire d'instinct, de ressenti, de violence, crue, sans filtre ni retenue.
Et ça faisait un bien fou. C'était libérateur, comme un orgasme. Comme un geyser puissant et dévastateur d'émotions.
Il brisait mes chaînes en me laissant serrer les siennes, jusqu'au point où son corps croulerait, se briserait sous leur poids. Jusqu'au point où ses poignets, enfermés dans de lourdes restreintes, se peindraient de rouge carmin, luisant.
Oui, son sang n'habillerait que trop bien ses immondes et magnifiques mains. Ses mains si fragiles, si petites et pourtant si fortes.
Qui pouvaient tuer.
Qui avaient tué. Qui avaient tué un père. Le genre de père que je savais ne pas pouvoir devenir, et qui pourtant m'effrayait plus que tout.
Un père auquel on trouverait sans doute tout un tas d'excuses. Qui aurait pu résister à un pareil ange de toutes façons? Certainement pas moi.
Est-ce que je l'aurai violé, si j'avais été son paternel?
… Non. Non, je l'aurai enfermé dans une cage. Loin de quiconque qui aurait pu être tenté de me le voler. Je l'aurai caché, même de sa propre mère, indigne de ne serait-ce que croiser son superbe regard. Je l'aurai torturé, pour l'entendre geindre, pour voir son sang, rouge et beau et brillant dans la pénombre.
Que sa voix ne soit qu'à moi. Que son corps m'appartienne. Que la seule chose qu'il puisse penser soit mon nom, tournant en boucle sous ses jolis mèches blondes, comme une litanie.
J'aurais voulu être son Dieu, sa seule chance de salut, son ultime espoir, eussé-je été son père.
Et j'aurai été tout cela. Il ne m'aurait pas tué. Non, je serai devenu essentiel à sa vie, je me serai rendu indispensable.
Il ne devrait pas pouvoir vivre sans moi, ni sans ma queue.
Il me fixait, son sourire joueur, moqueur, satisfait sur les lèvres. Ses yeux allumés comme des lucioles, brillantes et défiant tout autorité.
Mon entrejambe me faisait mal, j'étais dans un état peu avouable, et vu la façon dont son regard descendait, il l'avait remarqué. Et son sourire ne s'en élargissait que plus.
_Vous êtes content de me voir, Marston? Demandait-il avec dédain.
_Tu ne serais pas si fier si tu l'avais au fond de la gorge. Grognai-je plus que je ne répondis, la mâchoire serrée et mon regard plus ardent et séducteur que jamais.
Ce que je venais de dire était foncièrement grossier et très inadéquat. On ne disait pas ça à un jeune homme qu'on ne connaissait que depuis la veille.
Mais je le re-dirai cent fois, si cela me permettait de voir ses yeux bleus s'écarquiller comme ils venaient de le faire, ses iris ressemblant à deux petites gouttes de Curaçao dans du lait blanc, le tout entouré de longs cils bruns et recourbés.
_Vous aimeriez ça, hein? Son sourire moqueur était de retour, plus acéré encore qu'il l'avait été plus tôt.
Il s'approcha de moi, ses pas mesurés, calculés pour m'exciter plus encore.
Et puis, exactement comme il l'avait fait la veille au soir, il s'asseyait entre mes jambes, et posait sagement sa tête sur l'une de mes cuisses, sauf que cela n'avait plus rien d'innocent, et il le savait très bien.
Son regard, exactement comme la veille, était bien trop intense et son sourire ne pouvait pas prétendre à la moindre innocence.
Et un genre de tiraillement, de chaleur dans mes tempes me fit sentir que mon propre regard s'intensifiait, bien que je n'en fus pas vraiment conscient.
Je ne pouvais m'empêcher de demander ce dont j'avais l'air, le vert de mes yeux rendus brillant par le désir, me mordant la lèvre inférieure pour retenir mes dents de déchirer sa chair.
Ses mains, qui m'obsédaient depuis que je les avais fixées pour la première fois, étaient délicatement posées sur mes cuisses et caressaient légèrement le tissu qui les recouvrait.
Mon sang bouillonnait dans mes veines. Je le sentais circuler dans mon corps, pareil à de la lave liquide mettant mes sens à vif et écorchant mes perceptions.
Je perdais, comme la veille, une des mes mains dans ses cheveux, mais cette fois, mon poing se serrait un peu, tirant sans vergogne dans ses cheveux, et il m'offrit un sourire désarmant tant il était tordu, sexuel, même.
Et puis ma main, comme désarmée de ce sourire, se détendit et vint caresser tendrement son visage.
Il leva ses yeux bleus vers moi, l'innocence était revenue, brûlante, acérée, et tellement, tellement fragile.
Ça me donnait envie d'arracher ses vêtements et de lui faire oublier le seul concept d'innocence.
Bon voilà! Merci de m'avoir lue! J'essaie de poster 2 (oui, vous m'avez bien lue!) chapitres de Jam Session dans les prochaines semaines, mais ils ne sont pas encore écrits, alors... hum... Ouais, je vais essayer, quoi!
Merci encore, et à bientôt!
~paopu.
