Le chapitre suivant est dans la place! Désolé du retard pour ceux qui le pensaient, merci à tenshihouou pour le 'follow', ainsi qu'à Eyto (pour le PM qui n'a absolument rien à voir avec cette fic, mais comme il m'a dit qu'il lisait mon histoire, il verra ce message), ainsi qu'à Pyroptose (qui soutient Gin à fond, d'après son commentaire). Je m'excuse d'avance pour le comportement de Gin ici. Certains ne vont pas apprécier, je le sens. Pour les adresses des personnages, n'ayant plus les tomes de DC que j'ai prêté à ma cousine, je m'excuse s'il y a des erreurs sur leur location, ou sur l'approximatif du lieu où ils sont.

Sinon, bonne lecture à tous et merci de me suivre jusque là.


Chapitre 13 : Localiser Sherry.

- Ma Toyota ! Je peux savoir ce que vous faites avec ma voiture ?! Mais c'est Conan !

Le type, assez baraqué, à la peau mâte, me regarde d'un air mauvais, ses lunettes de travers. Et aussi nerveusement, car il sait que j'ai un otage potentiel.

Je souris, avant de reposer le gosse dans le coffre, et d'en sortir mon flingue.

- Je vous conseille de le laisser partir.

- Ah bon ? Parce que tu va me faire quoi sinon ?

Ce n'est pas un gosse de vingt ans qui va faire la loi ici. Je le vise avec le bout de mon pistolet et presse la détente. Mais il se passe quelque chose que je n'avais pas prévu.

Le gars s'est concentré sur le mouvement de mon poignet et la pression de mon doigt sur la gâchette. Du coup, au lieu de se prendre la balle entre les deux yeux comme j'aime le faire, il esquive ma balle. D'un cheveux.

Je n'ai que le temps de dire 'quoi ?' qu'il me fonce dessus, me chargeant au sens littéral. J'évite un coup de pied qui me surprend encore plus, et plonge en arrière pour esquiver son retour.

D'accord, tu veux jouer à ça ? Je lance à mon tour ma jambe qu'il évite, pour mieux lancer le plat de ma main contre son cou. Il me bloque au dernier moment et fait sauter mon pistolet que je tenais de la main gauche. L'objet par s'écraser sur le sol.

- Pas mal, pas mal... T'es qui, toi ?

- Moi ? Makoto Kyogoku, alias le Prince du coup de pied. Champion de karaté.

Et bien sûr, fallait que ça me tombe dessus. Vodka, tu vas prendre cher dès que je me serais débarrassé de lui.

- Jeet Kun Do ?

- Exact. Et pour toi, quatre cents combats sans aucune défaite. Je me trompe ?

- Non.

- Prépares-toi à perdre pour la première et dernière fois de ta vie, alors !

Il répond à ça par une charge pour me décrocher un autre coup de pied, mais je lui bloque la jambe avant et envoie mon poing dans le ventre. Si j'avais tapé dans un mur, ça aurait été la même chose. Ce gars là a des abdos et est bien entraîné. Néanmoins ça ne suffira pas contre les méthodes de l'Organisation.

S'ensuit une pluie de coups, plus destinés à tester la force de l'autre. Je recule contre un arbre, et l'autre tape dedans. Je me demande pourquoi quand j'ai ma réponse.

Une branche s'abat sur le coin de ma tête, m'assommant un peu. Ah, l'enfoiré !

En tout cas, il n'est pas malin car il court vers le gosse, plutôt que de me finir. Je me redresse et saisit le flingue, visible dans la neige. Puis je m'approche de lui en le visant avec.

Il ôte le bâillon de Kudo qui lui signale 'Derrière toi ! Attention !'.

- Trop tard !

La balle l'atteint dans les poumons. Il tombe à la renverse et crache du sang. Je tire une deuxième fois, dans sa tête et mets fin à la vie du Prince au coup de pied.

- Makoto !

- Boucles-là !

Je frappe la tête du détective avec la crosse de mon flingue et il s'écroule, inconscient dans le coffre.

Reste plus qu'à virer le corps.


La drogue de l'oubli sert surtout à reprogrammer quelqu'un quand il nous est utile, à on insu. Elle s'injecte par voie sanguine et permet à l'utilisateur de modifier le contenu de la mémoire du cobaye.

On peut aussi effacer les gestes de base, comme manger ou marcher, mais cela implique un risque de décès pour le sujet. On peut aussi rappeler la personnalité du cobaye, et modifier que quelques parties de son cerveau.

Il vivra alors dans une réalité modifiée, néanmoins il peut échapper au contrôle de la personne lui ayant modifié la mémoire.

Lors de l'utilisation du produit, n'oubliez pas de rappeler fréquemment au cobaye ce que vous souhaitez qu'il retienne pendant les deux premiers jours, sa mémoire restant défaillante.

Cela se remarque par un regard vide et une hésitation lors des actions.


Je repose le dossier d'utilisation. Il me faut l'aide de Sherry. Impérativement. Le Boss aurait-il usé de cette drogue contre moi ? Impossible de savoir.

Est-ce que ce serait ça qui aurait fait de moi un tueur impitoyable ? Qui terrifie les gens quand ceux-ci vous voient ?

Je jette un coup d'oeil au fouineur de détective qui s'est réveillé depuis peu. La crainte qui se lit dans ses yeux me donne la réponse.

- Vous avez tué Makoto ! C'est quoi votre problème ?

La remarque me fait bouillir intérieurement.

- LA FERME !

Je lui assène un coup au ventre, et l'enfant se plie en deux sous le coup de la douleur.

- J'en serais pas là, sans tes conneries. Je vais chercher les numéros des tes connaissances et les localiser. Ensuite, je m'occuperais de trouver Sherry et de te finir !

- Pourquoi faut-il que vous tuez les gens ?

PAN !

- Aïe !

Je lui ai tiré dans la jambe.

- JE. T'AI. DIT. DE. LA. FER. MER !

J'agrémente la phrase par un coup à chaque syllabe, ce qui le fait taire, non parce qu'il m'obéit, mais parce qu'il doit reprendre son souffle.

Je m'éloigne pour saisir le dossier et jette vaguement un œil aux noms des personnes ayant eu le droit à ce traitement spécial.

Evidemment que si mon vrai nom se trouvait dedans, ce qui n'est qu'une supposition, je ne pourrais le savoir.

Je laisse tomber la lecture et prends le portable de Conan Edogawa et cherche les contacts. Comme l'appareil n'est pas sophistiqué, je suis obligé de rentrer les numéros dans l'ordinateur, qui lance la recherche à ma place.

Je constate aussi que les contacts ne sont pas rentrés par ordre alphabétique mais par ajout chronologique. Pas grave, ça ne m'empêchera pas de trouver où ils logent. Puis je compte faire pression sur le détective, s'il le faut, j'en descendrais un ou deux.

A propos de lui, il tousse et crache du sang. J'y suis allé peut-être un peu fort, qu'il n'aille pas me faire une hémorragie interne, ça serait con, j'ai encore besoin de lui.

Je chope un bout de tissu et l'enroule autour de sa jambe. Il grimace juste quand je serre. Il a une bonne résistance physique dans ce corps de gosse, je dois le reconnaître. Mais ne le dirais jamais à haute voix.

Sinon, son souffle est redevenu régulier, il se remet de mes coups. Ça devrait aller comme ça. Il ne fait pas de commentaires et je me mets au boulot.

Ran Mouri : Cinquième district de Beika.

Kogoro Mouri : Même adresse, ça va de soi.

Hiroshi Agasa : Même district.

Ayumi Yoshida : Quatrième district de Beika.

Genta Kojima : Quatrième district de Beika.

Mitsuhiko Tsuburaya : Deuxième district de Beika.

Heiji Hattori : Osaka.

Kazuha Tooyama : Osaka.

Ai Haibara : Habite chez le professeur Agasa.

Professeur Jodie Starling : Localisée au Café Poirot. Beika (?).

Okiya Subaru : Maison Kudo.

Sera Masumi : Hotel Central de Beika.

Saguru Hakuba : Beika (?).

Je hausse un sourcil. L'appareil n'est pas sûr de la localisation de l'agent du FBI, ainsi que de ce détective. À mon avis, c'est une sécurité. Ils doivent avoir un autre numéro personnel, mais le gosse ne les ayant pas dans ses contacts, ça va être dur de savoir où ils résident.

Je continue la recherche.

Amuro Tooru : Café Poirot.

Bourbon ? Lui aussi ? Il en connaît du monde ce détective.

Sonoko Suzuki : Beika centre.

Le répertoire du détective s'arrête avec cette personne. Tout ce que je sais, c'est que cette fille avait présenté l'idée d'une exposition des Tournesols de Van Gogh, et qu'il y avait eu un attentat avec Kaito Kid.

Bon, j'ai la localisation de Sherry, c'est ce que je voulais à la base. Le détective va me servir pour la faire parler sur la drogue de l'oubli.

Mon regard se pose sur les noms dans le dossier des personnes dont cette drogue a été administrée. Je compare ensuite avec les noms du répertoire de Kudo. Il y a un nom en commun :

Hiroshi Agasa.