Salut: Bonjour ou au revoir?
Disclaimer: Les personnages de Hetalia ne sont pas à moi.
Personnage/Couple: France, Angleterre, les deux Italies, Espagne, Allemagne, Suisse, Japon, Amérique. Mention et apparitions de quelques autres.
Rating: G
Genre: Humour, discussion qui mère à quelque chose pour une fois.
Référence historique ou culturelle: Les manières de se dire bonjour dans le monde entier.
Note: Petit truc vite fait. Bon, je me suis un minimum renseigné, mais c'est pas facile: à chaque fois, c'est plus la langue que les gestes que je trouve. Mais bon, j'ai quand même trouvé deux trois truc. Bonne lecture.
Note2: Je prévois de faire un OS sur Bretagne. Si vous savez des choses sur cette région, n'hesitez pas à m'en faire part. J'ai aussi envie de démarer une fic, mais j'hésite entre les sujets: Mafia!Italie, la mort du Saint Empire ou une Pirate!Fic totalement UA. Pareil, j'attend vos avis.
Il y avait des jours comme ça ou les nations ne pouvaient pas poursuivre un débat sérieux plus de cinq minutes; il fallait toujours que ça tourne au vinaigre parce que France avait fait une remarque déplacée ou Allemagne s'était encore énervé à cause de l'anarchie de la discussion. Avec Amérique comme leader qui peinait à se faire comprendre lorsqu'il avait plus de trois Big Mac dans la bouche, même Canada avait jeté l'éponge pour faire entendre à son frère qu'il n'arriverait à rien, si ce n'est d'irriter Suède qui commençait de plus en plus à croire que l'américain se payait sa tête.
Mais le pire, c'était quand même lorsqu'une nation abordait un sujet ou un problème avant même que l'ordre du jour ne soit annoncé par le leader du meeting. C'était pourtant partie de rien du tout, mais il a fallut qu'une simple conversation qui ne dégénère pas en conflit entre France et Angleterre suffise à semer le doute.
-"Bon, ça suffit, ça ne peut plus continuer comme ça." Gémit France en s'asseyant lourdement sur sa chaise.
Angleterre se retourna de la feuille qu'il était en train de lire en attendant l'arrivée des autres nations dans la salle de réunion.
-"Qu'est ce qu'il t'arrive encore, froggie?"
-"Ce matin, j'ai voulu saluer Seychelles en lui faisant la bise -parce que je fais toujours la bise aux femmes- et elle s'est écartée en me donnant un vent!"
-"Elle pensait sûrement que tu allais encore la harceler sexuellement!" Lança avec sarcasme l'anglais avec un sourire bien à lui.
-"C'est ça, marre toi, sauf que Seychelles me connait bien. C'est juste que ce n'était pas sa manière de saluer."
-"Et alors, tu ne vas pas en faire une affaire internationale, si?"
-"Va dire bonjour à Italie, tu vas tout de suite comprendre mon problème." Conseilla le français.
Arthur le regarda soupçonneusement, se demandant si ce n'était pas là un piège tendu par son ex-ennemi pour le ridiculiser une fois de plus. Cependant, la curiosité de savoir ou Francis voulait en venir dépassa sa méfiance, aussi, il resta à l'affut jusqu'à ce qu'il vit les deux Italies arriver en même temps. Sous l'œil de son voisin, il se leva enfin pour aller saluer le plus jeune de la manière la plus polie qu'il soit chez lui. C'est à dire en tendant la main devant lui pour qu'il la serre. Le représentant du nord hésita un peu, sans doute effrayé par une telle démonstration de sympathie de la part du britannique, puis le prit purement et simplement dans ses bras en lui tapotant doucement le dos.
Lorsqu'il revint à sa place, un peu ahurit, il ne lui fallut que regarder les yeux bleus de France pour lui faire comprendre qu'il avait bien saisir le problème. Et il décida d'en parler avant même qu'Amérique n'eut le temps d'ouvrir la bouche, et donc monopoliser la parole pendant une bonne heure.
-"Excusez moi, je tiens à vous faire part d'un problème rencontré par moi et mon compère." S'exclama-t-il en se levant pour bien attirer l'attention de l'assemblée. "Comme vous le savez, nous sommes des nations avec différentes langues, religions et cultures. Et parmi notre culture, nous avons chacun une manière de saluer. Hors, il se trouve que cela devient extrêmement complexe de se dire bonjours si chacun le fais à sa façon, j'aimerais donc qu'on trouve un compromis."
Tout le monde le regarda comme s'il venait de dire une atrocité mais après quelques secondes, certains semblaient se retrouver dans ce qu'il venait d'énoncer. Mais pas tous...
-"Qu'est ce que tu viens nous raconter là, le british." Fit Espagne d'un ton nasillard. "C'est exactement le même problème que pour les langues, ça! Tu ne trouveras pas de solution."
-"Il n'empêche qu'il a raison, aru."
Chine se souvenait très bien de l'unique fois où il avait essayé de saluer Inde pour détendre un peu leur rapport. Celle ci avait joint ses mains comme si elle allait prier son dieu alors que lui avait tendu la sienne pour une simple poigne. C'est dans des moments comme ça qu'il regrettait vraiment l'influence occidentale sur lui.
-"Alors quoi, vous voulez organiser un débat juste pour déterminer une unique façon de se saluer entre nous au lieu de polémiquer sur la crise financière et la chute des marchés européens? Dîtes moi que je rêve!" S'exclama Allemagne en se frappant le front avec sa main.
-"En ce qui me concerne, ça ne me pose pas de problème." Répondit Japon, toujours aussi expressif.
Chez lui, on se courbait plus ou moins fortement pour se saluer, mais il devait avouer que son dos n'était pas contre un changement de manière vu les 193 pays à qui il s'efforçait de dire bonjours à chaque meeting.
-"Mais bordel, Japon! Tu peux pas dire ton avis pour une fois!" Beugla Suisse en tapant du poing sur la table.
-"Tiens, justement, Suisse. Comment ont salue chez toi?" Demanda Angleterre pour détourner un peu sa colère et tenter de trouver un autre moyen.
-"On se serre la main à chaque fois, ou ont se fait trois bises."
-"Trois, vraiment?" Interrogea France, visiblement intéressé. "Ca tombe bien parce que chez moi, ça varie de une à quatre. Mais alors ça veut dire que Liechtenstein aussi fait trois bise pour saluer et..."
Il ne put finir sa phrase car le canon d'un fusil se pointa juste sur son front, l'intimant de ne pas mettre en parole ce à quoi il venait de penser sur la sœur du suisse. Francis leva brusquement les mains pour se disculper et calmer un peu Vash. Décidément, rien ne changeait avec lui: il n'avait vraiment pas le sens de l'humour!
-"Pourquoi ne pas se contenter simplement d'une poigne de main, hein?" Soupira Grèce entre deux bâillements.
-"Ve~ moi je veux bien, mais Allemagne fait mal quand on lui serre la main; j'ai l'impression qu'il me broie les doigts. En plus, il se met dans une position presque militaire en claquant des talons. Ca fait peur!"
-"C'est vrai, West. A chaque fois, on dirait que le balais que t'as dans le cul s'enfonce encore plus profondément." Appuya Prusse avec un sourire mesquin.
Le concerné fit une tête à mis chemin entre la colère, l'outrage et la honte, lui faisant en fait une expression de constipé qui ne fit que confirmer les remarques de son frère quand à son attitude quelque peu tendue. France lui même devait s'avouer que c'était aussi à cause de ça qu'il préférait faire la bise, autant aux hommes qu'aux femmes, plutôt que de serrer la main pour saluer. Avec toutes les rencontres entre leurs pays dans des cadres plus ou moins politique, il aurait finit avec une fracture.
-"D'accord, ça c'est niet. Quelqu'un a d'autre a une proposition... je ne sais pas, les nordiques?"
-"Nous, on aime bien les "baiser esquimaux" " Déclara Finlande avec un doux sourire. "Ce serait mignon, non?"
-"Oui mais non..." S'opposa Danemark. "Je me vois mal frotter le nez à cette montagne de pseudo terreur." Continua-t-il en pointant du pouce Suède qui, par ailleurs, ne semblait pas très content.
-"Et de toute façon, au bout d'un moment, on aura plus l'air con qu'autre chose." Conclue Norvège, les bras croisés.
Angleterre soupira, réalisant que la situation était bien plus complexe qu'il ne le pensait vu comment cela pouvait varier d'un pays à l'autre. Il avait bien conscience que la manière de se dire bonjours au nord différait grandement de celle du sud. Et d'ailleurs... il se tourna vers Espagne qui s'était moqué de lui tout à l'heure, bien décidé à le faire parler puisqu'il semblait tant s'y connaître en la matière, ce sale spagnard!
-"Et toi, Spain?" Fit l'homme aux gros sourcils avec un ton narquois. "Tu pourrais peut être nous dire comment on se dit Holà dans ton pays?"
-"Mais très certainement, Ingletera." Répondit la nation du sud avec la même voix. "Chez moi, on se donne l'accolade en se tapant fortement le dos. Mais n'y pense même pas le faire avec moi, j'aurais trop peur d'un coup de poignard par derrière!"
Alors que les deux pays se fusillaient du regard dans une ambiance clairement hostile, France et les autres semblaient y réfléchir le plus sérieusement du monde tout en prévoyant quelques accessoires (hache, fusils, pistolets) au cas où le "dialogue" entre Espagne et Angleterre dégénérait. De son côté, Italie trouvait clairement l'idée géniale, en tout cas mieux que la poigne de main et l'annonça à tous le monde.
-"Ve~ moi ça me plait bien! C'est déjà notre manière de faire chez nous."
-"Oui, et c'est un bon moyen de vérifier si la personne en face de toi ne porte pas d'arme dans son dos."
-"Fratello, je crois que tes relations avec la mafia déteignent un peu sur ta personnalité..."
-"Je ne vois pas de quoi tu parles!" Grogna Italie du Sud en se redressant. Puis il piocha rapidement un miroir dans sa poche pour vérifier l'extérieur de la fenêtre derrière lui: Aucun tueur à gage posté visiblement.
Italie du Nord préféra ne pas faire de remarque quand à la paranoïa de Romano et reporta son attention sur le débat en cours entre les nations qui ne trouvaient apparement pas d'alternative. Visiblement, les plus timides semblaient refuser l'accolade par pudeur. Certains, ou plutôt certaines, avaient peur que des pervers en profite pour les peloter. Au bout de quelques instants pendant lesquels ni Angleterre, ni France n'arrivèrent à tirer quelque chose des asiatiques tant c'était compliqué, Russe se leva d'un seul coup pour partager avec les autres sa manière de faire.
-"Da, comme vous le savez, chez moi il fait très froid, on évite de faire trop de geste inutiles. Alors pour se saluer, on s'embrasse légèrement sur la bouche."
Le visage teinté de bleue des trois pays baltes ainsi que l'air de dégouté de Pologne confirmèrent bien cette tradition, au moins autant que les deux doigts de Prusse dans sa bouche destiné à le faire vomir à l'évocation d'un quelconque souvenir.
-"J'approuve totalement." Dit doucement Biélorussie, les yeux brillants et les joues rouges d'excitation.
-"Au risque d'en décevoir certains, je crois que ça va pas être possible." Déclara Angleterre en regardant France du coin de l'œil.
Celui ci semblait clairement être contrarié de cette décision (il ratait là la chance inespéré de pouvoir embrasser le premier ou la première venue sans se prendre une baffe ou un coup de poing), mais d'un autre côté, il imaginait bien ce que cela aurait apporté si chacun décidait de s'embrasser pour se dire bonjours: jalousie, quiproquo, moquerie et problèmes avec certaines familles ou amants trop protecteurs dans certains cas.
-"C'est fort dommage... vous n'auriez put faire qu'un avec moi par cette seule méthode." Répondit le russe d'une voix inquiétante avec une aura violette autours de lui.
-"C'est justement pour ça qu'on ne veut pas." Soupira l'Anglais en se rasseyant.
Les pays Arabes tels qu'Egypte ou Algérie furent invités à montrer leur manière de saluer qui, si elle était belle dans la forme, était un peu complexe sur le fond. Elle consistait à poser la main sur le cœur et prononcer une phrase en Arabe souhaitant la paix à son interlocuteur. Le problème aurait put être résolu si certains pays se revendiquant laïques (c'est à dire la non-catholique France et la pas-musulman Turquie) ne s'y opposaient par sa consonance religieuse alors qu'il n'en était rien.
Le débat dura bien une heure comme cela pendant laquelle tous le monde s'évertuait à proposer des saluts tous plus bizarres les uns que les autres sans trouver de solution. Les pays Africain avaient tellement de culture et de religions régionales différentes qu'il était tout simplement impossible de les faires s'entendre. Les pays d'Amérique du Sud avaient presque tous hérité leur salut d'Espagne. Au bout d'un moment, cela finit tellement par peser sur les nerfs de chacun que la bombe finit par exploser.
-"Ca commence à suffire!" Hurla Allemagne de sa grosse voix, coupant tout dialogue en cours. "J'en ai marre! Soit vous trouvez un moyen, soit je vous jure que vous ne serez plus jamais en mesure de vous saluer, de quelque manière que ce soit! Si ça continue comme ça, je vous fait tous adopter le salut Romain, et on en finit là!"
-"Ve~Allemagne, je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée..." Fit courageusement et timidement Italie de sa petite voix.
Heureusement pour lui, son drapeau blanc l'empêcha de justesse de se recevoir la claque qui lui était destinée.
-"C'est quoi le salut romain?" Interrogea Angleterre, bien qu'il ait peur de deviner.
Soudain, Allemagne comprit tout de suite quelle bourbe il venait de faire et préféra se rassoir, rouge de honte pour la seconde fois depuis le début du meeting. Feliciano expliqua maladroitement à sa place que le salut romain consistait à lever le bras tendu devant soit, la paume de main vers le sol et les doigts serrés, du moins, d'après les vagues souvenirs qu'il en avait de son grand père. En visualisant le mouvement, les autres comprirent immédiatement la raison d'une telle gêne.
-"Je n'ai pas envie de me faire engueuler pour incitation à la haine raciale, donc il vaut mieux en rester là." Conclu l'italien en se rasseyant.
Les autres approuvèrent, alors qu'Autriche fusilla Allemagne du regard pour bien lui faire sentir le poids de sa bêtise. Même en colère, on évitait de se laisser trop emporter! Celui ci saisit très bien le sous entendu, et se promis de faire une lettre d'excuse officielle une fois la fin du meeting, remerciant intérieurement Italie de l'avoir avertit avant qu'il ne soit trop tard.
-"C'est bien beau tout ça." Reprit Angleterre en toussotant un peu. "Mais notre problème de salut n'est toujours pas réglé!"
-"J'ai une idée." Intervint Roderich en posant sa tasse de thé sans aucun bruit. " Avant que tous ces gestes disgracieux ne furent inventés par des sauvages, je vous signale qu'il y avait avant ce que l'on appelle la révérence. Elle est à la portée de tous et ne comporte aucune distance culturelle avec les autres."
-"Quoi, tu veux qu'on revienne trois siècles en arrière?" Demanda Prusse même si l'idée ne lui déplaisait pas tant que ça en fait. Après tout, il était considéré comme un "vieux pays" et il n'a jamais put se faire à la modernité.
-"A moins que tu trouves autre chose."
-"Bon, est ce que quelqu'un a une objection?"
Un silence se fit, un début de sourire se dessina sur le visage d'Angleterre. Pour sa part, la révérence lui convenait très bien car en tant que Gentlemen, il savait déjà comment saluer de cette manière, et de façon très gracieuse qui plus est. Alors qu'il croyait enfin être libre et qu'ils avaient enfin trouvé une solution, la célèbre loi de Murphy qui concrétisa sous son nez.
-"Ouai, moi!" Fit pour la première fois Amérique. "Je trouve ça trop ringard les gars! Je préfère encore tchequer du poing!"
Arthur regarda Alfred comme s'il était le pire monstre qu'il n'ait jamais vu devant ses yeux. Honnêtement, même Francis ne pensait pas avoir eut le droit un jour à un tel regard noir remplis d'envie de meurtre et de torture. Le représentant des Etats-Unis continua de sourire, ne lisant absolument pas l'atmosphère, comme à son habitude, alors qu'il venait tout juste de briser les espoirs d'Angleterre de voir toutes les nations d'accord sur un même point.
Il se leva en frappant bien ses paumes sur la table
-"Et bien écoute, tu feras ton "tcheque" à celui qui te saluera en faisant la révérence!" Grogna l'anglais en articulant chaque mot entre ses dents. "Trouve autre chose, d'ici là, moi je jette l'éponge."
Le voyant se diriger vers la sortie à pas lourds, France et les autres se retournèrent pour voir quelle mouche l'avait piquée.
-"Où vas-tu?" Osa demander le français.
-"Voir ma Reine! Avec elle, au moins, les protocoles n'ont pas changé depuis l'histoire de la couronne royale!"
