Bonjouuuuur tout le monde ! Je me disais que je pouvais bien commencer l'année par poster mon chapitre :D J'espère que vous n'avez pas trop abusé pendant les fêtes et que vous êtes prêts pour reprendre (ou continuer) le boulot demain. Personnellement, je pleure :D

Merci encore d'être si nombreux à me lire, ça me fait vraiment vraiment plaisir, et surtout à reviewer (pour ceux qui le font, je vous aime. Les autres, BEAUCOUP MOINS)

Je sens que vous allez détester (encore plus) un personnage d'ici la fin du chapitre héhé.

Bonne lecture !

Disclaimer : tout appartient à l'unique JKR

Réponses aux reviews anonymes :

Cassie : hiii merci pour ta review ! Je suis très contente que ça te plaise, et je te laisse avec la suite :)


Chapitre 12 : Souffrir


Hermione n'avait même pas hésité une seconde. Même pas le regard d'Edgard et sa réponse négative à « Tu viens ? » ne l'avaient fait changer d'avis. Elle était sortie avec Pansy et elles avaient toutes deux transplané à l'appartement pour rejoindre les deux garçons, morts d'inquiétude. Et elle ne regrettait même pas d'avoir fichu la soirée en l'air. N'importe qui aurait compris que Draco était en ce moment même perdu, sans baguette, des tas de sorciers lui en voulant à mort. En danger.

« Granger, je t'en supplie dis moi que tu sais où se trouve ce crétin de Malfoy » avait dit Zabini alors qu'elle posait son pied dans l'appartement.

Et son mouvement de tête de gauche à droite l'avait mis dans une rage folle. Mais pas contre la jeune fille, mais contre son stupide meilleur ami qui faisait une crise d'adolescence après l'âge. Il n'avait même pas laissé un mot, comme s'il ne voulait pas qu'on le retrouve, ce qui était sûrement le cas.

« On va où ? Pré au lard ? Chemin de traverse ? Le parc de l'hippogriffe ? » demanda rapidement Théodore.

Hermione ne connaissait pas ce dernier lieu mais il devait être habituel chez le groupe d'amis puisque Zabini hocha la tête, comme s'il était certain qu'il serait là bas.

« Il a peut être voulu aller voler, proposa-t-il.

_Non, son balai est encore là » contra son ami.

Pansy fit les cent pas, avant que l'un se décide à établir un plan. Pendant qu'ils réfléchissaient, Hermione remarqua qu'il y avait de la poudre devant leur cheminée, qui ressemblait à s'y méprendre à de la poudre de Cheminette. Et il n'en fallut pas plus pour faire réagir quelqu'un. Et se fut Théodore.

« Hermione et moi on va à Pré Au Lard et vous deux vous allez sur le Chemin de Traverse. Faites les bars, les boutiques, il n'a pas pu aller bien loin. »

Il empoigna le bras de la Gryffondor et ils transplanèrent directement dans le village sorcier.

.


Draco ruminait depuis déjà un petit moment devant son verre à présent vide. Il fit signe, une énième fois, au barman pour qu'il lui ressert un ver de whisky pur feu. Il avait dû changer trois fois d'endroit. Dans les deux premiers, personne n'avait voulu le servir. Étant sobre, il avait su garder son calme et heureusement. Puis, le serveur de l'ancien bar n'avait pas voulu le reservir lorsqu'il avait vu qu'il avait déjà vidé la moitié de la bouteille. Quand il lui avait dit non, il avait eu envie de se lever et de lui en foutre une, mais il s'était retenu. La seule chose qu'il voulait, c'était un autre bar, et après avoir réglé ce qu'il leur devait, il était parti en direction d'un autre bar. Pas question de se faire remarquer plus que nécessaire. Déjà qu'il sortait sans avoir prévenu personne, puisqu'on ne l'aurait pas laissé sortir et encore plus surveillé s'il l'avait fait, il n'allait certainement pas se battre avec des inconnus dans un bar. Encore, que Blaise et Théo crient, il avait l'habitude. Mais Pansy allait faire une crise et Granger … il n'avait certainement pas envie de la mettre en colère. La dernière fois, lorsqu'il avait justement fait en sorte d'avoir des bouteilles dans sa chambre au Ministère, elle s'était mise en colère mais il savait qu'il y avait pire. Il l'avait déjà vu se mettre en colère à Poudlard, et il n'avait jamais voulu être la personne concernée. Mais son jour allait arriver.

Et le pire dans tout ça, c'est qu'il s'en fichait. Il ne regrettait pas d'être sorti, seul pour une fois, et où il voulait. Et il n'était toujours pas un danger de mort, et il savait très bien se battre comme un moldu. Il se sentait un peu nu sans sa baguette, mais il ne pouvait vraiment plus rester dans son appartement. Il n'était pas resté chez sa mère pour justement ne pas être couvé plus que nécessaire, mais ses amis étaient encore pires. Il aurait peut être dû rentrer au manoir …

Au moins, il n'aurait pas eu à vivre les regards de pitié de Pansy le matin quand il se levait après avoir crié dans la nuit, à cause d'un foutu cauchemar. Et surtout, il aurait eu le droit d'insonoriser sa chambre et de prendre une potion sans rêve, pas comme Théo le lui avait interdit.

« Tu dois combattre tes démons, et non les fuir. Nous sommes là pour t'aider. »

Plus il vieillissait, plus il devenait comme un Gryffondor, mou du cerveau. Pas étonnant qu'il s'entende si bien avec Granger. D'ailleurs, cela avait le don d'énerver le blondinet. Théodore ne s'était jamais intéressé à la brunette, ne lui avait jamais adressé la parole avant. Bon, lui c'était pour l'insulter, mais ses amis étaient au courant de ce qu'il ressentait pour elle. Enfin, ce n'était pas des vrais sentiments, mais il savait que s'il détestait la jeune fille, c'était pas juste à cause de son sang. C'était parce que c'était l'amie de Potter, la meilleure élève de leur promotion et qu'elle était inaccessible. Et maintenant qu'ils se parlaient, Théodore se la gardait pour lui. Crétin.

Lorsqu'il vit qu'il avait vidé entièrement la bouteille qu'il avait acheté, et surtout qu'il n'avait plus d'argent sur lui, il sortit du bar. Le problème maintenant était de rentrer. Mais avant, il avait envie d'aller chez Honeydukes, refaire son stock de chocogrenouilles.


« Il se trouve où à ton avis ? La boutique de quidditch ?

_Je parierai plutôt pour un bar vois tu. Ça fait des jours qu'il nous demande des bouteilles d'alcool et Pansy s'y refuse depuis qu'elle l'a vu descendre une bouteille en une heure à peine.

_Mais pourquoi ? Il va si mal que ça ? Il allait bien la dernière fois que je l'ai vu …

_Ouais, il joue un jeu comme toujours. Merlin, s'il sait ce que je suis en train de te dire, il me tuerait.

_Crois moi, je vais le tuer avant. »

Ils avançaient dans Pré Au Lard, qui était plein de monde vu le beau week-end qu'il y avait en Grande Bretagne. Des familles, des couples et même des étudiants de Poudlard. Hermione pensa à un moment à quel point l'école lui manquait, puis se ravisa. Elle n'était sûrement pas là pour penser à ça, et ne surtout pas acheter des livres, se dit elle alors qu'elle passait devant la librairie.

Les deux jeunes gens rentrèrent dans un bar et Théodore alla directement au comptoir, pour y revenir dix secondes plus tard, les sourcils froncés.

« Il a en effet vu Drago et il vient apparemment de partir après avoir bu une bouteille de Whisky pur feu en entier.

_Pardon ?

_Au moins il a payé.

_Une bouteille en entier ? S'exclama-t-elle sans faire attention à la boutade du jeune homme. Comment pouvait il rire alors que son ami était dehors, seul et qui plus est en danger.

_Ça ne m'étonne pas. Il a déjà fait pire avec Blaise. »

Elle grogna. Théodore avait beau être habitué à ça, elle ne l'était pas du tout. Et pour elle, une bouteille de whisky pur feu était énorme. Surtout que Draco n'avait plus vraiment de force, avait perdu du poids et ne tenait plus l'alcool aussi bien qu'avant. Du moins, elle supposait qu'il tenait bien l'alcool avant, puisqu'elle n'en avait aucune idée.

Ils firent les autres bars, mais sans succès. Elle espérait grandement que Zabini et Pansy l'avaient trouvé, car elle perdait espoir. Jusqu'à un cri.

Un cri qui glace le sang.

Heureusement pour elle, elle n'avait pas perdu ses réflexes gagnés par la guerre. Avec ce seul son, elle sut d'où il venait et elle se mit à courir, braguette brandie, vers le lieu, s'attendant au pire. Et ce qu'elle vit lui fit lâcher un cri d'horreur.

Draco était par terre, inconscient, du moins elle le pensait puisqu'il ne bougeait plus. Et pourtant, trois sorciers étaient en train de lui lancer des sorts, et elle aurait pu reconnaître cette couleur entre mille. Celle du Doloris.

Son cri avait alerté les trois sorciers et ils s'étaient tourné vers elle, baguette levée. Elle s'apprêta à les désarmer quand Théodore arriva. Et sa réaction ne fut pas la même que la brunette, pas du tout. Il avait de meilleurs réflexes qu'elle, et si les gestes de Hermione étaient pour sauver Draco d'abord, ceux de l'ancien Serpentard étaient tout autres. Il leva sa baguette tandis que ses yeux lançaient des éclairs.

« ENDOLO …

_Non ! »

Elle s'était interposée et les trois sorciers transplanèrent, laissant les trois jeunes gens seuls dans la petite ruelle, éloignée de tous.

« Mais t'es malade, s'énerva-t-il. Pourquoi tu t'es interposée hein ?

_Ca t'apportait quoi ? Hormis des problèmes ?

_Tu as vu dans quel état est Draco ? Et à cause de toi ils s'en sortent sans rien.

_Eh bien excuse moi, mais je n'ai pas sorti ton cher Draco d'Azkaban pour que tu prennes sa cellule ! »

Le ton avait rapidement monté entre les deux jeunes étudiants, et la réplique de la brunette calma instantanément le garçon. Elle avait raison après tout. La dernière chose qu'il voulait était de finir là bas.

Un gémissement les sortit de leur dispute et ils accoururent auprès de leur ami, qui était allongé par terre, à demi conscient et gisant dans une marre de sang. Elle toucha son front et constata qu'il était brûlant. Sa lèvre était fendue, sa pommette gonflée et tout son corps tremblait.

« Je nous transplane à l'appartement » dit finalement Théodore, dont on pouvait entendre la crainte dans sa voix.

Deux secondes plus tard, elle sentit un tiraillement au niveau de son nombril et elle fut aspirée, pour se retrouver comme prévu, dans le salon des Serpentards. Pansy et Zabini n'y étaient pas, et ils déplacèrent à l'aide de sorts Draco dans sa chambre. Ils le déposèrent délicatement sur le lit et Théodore alla chercher tout ce qu'il pouvait trouver dans la salle de bain, tandis que Hermione nettoyait le sang et lui enlevait ses vêtements pour voir l'étendue des dégâts. Elle rougissait furieusement, bon après tout ce n'était pas la première fois qu'elle déshabillait quelqu'un, mais on parlait quand même de Draco Malfoy ! Les circonstances n'étaient pas les mêmes et elle ne pouvait certainement pas le soigner avec tous ses habits. Théodore arriva, les bras chargés, et il aurait rigolé de la situation si elle n'était pas aussi critique.

Il n'y connaissait pas grand chose en médicomagie, juste certaines propriétés de potions. Et si Hermione n'avait aucune formation, elle connaissait au moins les bases. Et elle remerciait l'Ordre pour lui avoir apporté.

Elle nettoya d'abord les plaies à la manière des moldus et heureusement, il avait arrêté de saigner. Théodore lui passa les potions nécessaires, pour éviter une hémorragie interne par exemple, et pour lui faire reprendre des forces. Les plaies cicatriseraient toutes seules et avec l'aide d'un onguent, elles ne seraient plus qu'un mauvais souvenir d'ici quelques jours.

Ils entendirent du bruit dans l'appartement, et quelque secondes plus tard, Pansy et Zabini arrivaient dans la chambre. À la fois soulagés de voir leur meilleur ami, mais terriblement inquiets de l'état dans lequel il était.

« Vous l'avez retrouvé, s'exclama la brune. Oh Merlin, que lui est il arrivé ?

_Attaqué par trois sorciers, expliqua Théodore. Mais ils se sont enfuis.

_Et tu n'as rien fait pour les arrêter ?» questionna Zabini en fronçant les sourcils.

Ainsi, il aurait voulu que Théodore fasse ce qu'il avait commencé, c'est à dire se venger de ces personnes. En lançant un impardonnable.

« Non. La priorité était Draco. »

Théodore ne s'attarda pas sur la question et sortit de la chambre, les bras chargés de fioles vides. Pansy s'approcha du lit, passa la main dans les cheveux blonds de Draco et fut rassurée qu'il semblait dormir.

« Je lui ai donné une potion pour faire baisser la fièvre, expliqua Hermione. Et des antidouleurs, il devrait reprendre des forces pour la nuit.

_Merci Hermione. »

Elle se sentit soudain de trop. Zabini était un peu en retrait dans la chambre, mais elle était sûre que dès qu'il serait seul dans la chambre, il irait voir son meilleur ami de plus près. Elle sortit de la chambre, pour leur laisser un peu plus d'intimité, et elle vit Théodore en train de laver les fioles dans l'évier de la cuisine.

« Merci de m'avoir arrêté tout à l'heure, dit-il finalement, sans la regarder.

_C'est rien.

_Et merci pour Draco, t'es pas obligée de faire tout ça.

_Comment ça ?

_Tu n'es pas obligée de t'investir autant dans sa vie. Bien que ça nous déplaît pas, au contraire, tu n'es obligée de rien. Tu l'as fait sortir, et c'était ton but. Tu pourrais très bien le laisser se démerder tout seul.

_C'est ce qu'Edgard me dit, remarqua-t-elle en fronçant les sourcils.

_Ton Edgard est un con. Il a raison sur ce point, tu n'es pas obligée, mais c'est un con.

_Je ne vois pas où tu veux en venir. »

Il stoppa ce qu'il était en train de faire, se sécha les mains et se tourna vers elle.

« Tu es bien consciente que ta relation avec Draco a changé. Je ne parle pas du fait que vous n'êtes plus ennemis, mais que vous n'avez plus la relation avocat-client, bien que tu ne sois pas avocate.

_Draco est mon client, répliqua-t-elle en espérant ne pas se faire griller, tout ce que je fais pour lui, je le fais dans le cadre de l'enquête.

_Tutututut arrête de te mentir à toi même. Si c'était le cas, tu n'aurais certainement pas quitté ta soirée romantique avec ton avocat pour venir sauver Draco alors qu'il s'est mis dans la merde tout seul. Tu lui as promis de le faire sortir d'Azkaban, c'est fait, alors pourquoi tu es encore là ? »

Hermione ouvrit la bouche, et aucun son ne sortit. Car elle ne savait pas quoi dire, du tout. Elle était littéralement sur le cul. Bon, elle n'avait jamais été douée pour cacher ses sentiments, mais elle n'aurait jamais pensé que Théodore Nott lirait en elle comme dans un livre ouvert en si peu de temps. Ça faisait quoi, quelques mois qu'ils se parlaient cordialement ? Et elle ne s'était jamais confiée à lui, et ne pensait jamais le faire. Sauf qu'elle se sentait seule, incroyablement mise à l'écart. Ses amis pensaient qu'elle avait besoin d'espace pour vivre sa relation avec Edgard, sauf qu'elle n'avait envie de ni l'un, ni l'autre. Ni d'espace, ni d'Edgard. Sauf que Harry et Ginny vivaient leur nouvelle vie de couple indépendant, s'occupant pas mal de Teddy, comme une vraie famille, et Ron avait suffisamment de problèmes avec Emily. Ses parents savaient déjà trop de choses et elle n'allait certainement pas en dire plus.

« Ne fais pas cette tête, ricana Théodore, la sortant de ses pensées.

_Je m'inquiète pour Draco, se justifia-t-elle. C'est normal non ?

_C'est bien en tout cas. Il t'aime bien. Merlin, il me tuerait s'il savait que je te disais ça.

_M'aime bien ? Je …

_Enfin il t'aime bien comme je t'aime bien, rectifia-t-il rapidement, trop rapidement pour être crédible, comme Pansy t'aime bien. Il y a que Blaise qui fait sa tête de sombral. »

Le cœur de Hermione s'était mis à battre à une allure folle. Sans aucune raison, ou du moins aucune raison valable. Ça n'avait rien à voir avec Draco n'est ce pas ? Pourquoi ça aurait un lien avec lui de toute façon ?

L'horloge de la cuisine sonna et elle s'aperçut avec horreur qu'il était près d'une heure du matin.

« Tu peux dormir ici si tu veux. Je te laisse ma chambre, je prendrai le canapé. »

Après tout, pour confirmer tous les dires du garçon, elle avait un peu peur de voir la réaction de Draco à son réveil. Puis elle ne savait pas du tout dans quel état il allait se réveiller.

« Je dors sur le canapé, dit elle, il n'y a aucun problème à ça. »

Théodore eut un sourire, qu'elle ne parvint pas à identifier. Et elle n'était même pas sûre de vouloir savoir ce qu'il signifiait.


Quand Draco se réveilla, une légère douleur sur le flanc droit, il ne se souvint plus d'où il était exactement. Il lui fallut quelques secondes pour se rendre compte qu'il n'était plus dans la ruelle, mais dans son lit, bien au chaud. Et en sous vêtement.

Il se redressa, ce qui lui arracha une grimace due à la douleur. Il arriva cependant à se lever et sortit de la chambre sans prendre la peine de s'habiller. Après tout, il n'avait rien à cacher à ses meilleurs amis. La lumière du jour lui permit de voir l'étendu des dégâts. Des hématomes, sûrement une côte fêlée vu la douleur qu'il avait, mais rien de bien alarmant. Et son mal de crâne était sûrement dû à la cuite qu'il avait pris hier soir. Le plus dur n'était pas passé. Encore fallait il qu'il survive à la gueulante qu'il allait se prendre.

Il alla dans la cuisine se servir une tasse de café bien serré, de quoi se revigorer. Puis il se tourna, s'apprêtant à s'asseoir dans son canapé mais quelque chose l'en empêcha. Ou plutôt quelqu'un. Dans son canapé.

Il aurait pu reconnaître cette chevelure entre mille, si mal coiffée et désordonnée, et il paniqua lorsqu'elle se réveilla. Et surtout quand, une fois les yeux ouverts, elle se tourna vers lui.

Merlin. Il fallait qu'elle tombe sur ça. Sur Draco Malfoy, en caleçon dès le matin. Elle rougit, ce qui eut le don de le faire rire.

« Ben alors Grangie, fit il une fois qu'il ne se laissa pas abattre par la situation, tu apprécies ce que tu vois ?

_Si j'étais toi, je ne rigolerais pas autant que ça. Tes amis vont te passer un savon. »

Il perdit un peu de sa joie, mais gardait son sourire. Mais ce n'était pas le sourire qu'il avait depuis quelques semaines, le sourire gentil qui la faisait fondre. Non, c'était son sourire mesquin qu'il avait à Poudlard. Il le savait, il l'avait toujours su qu'il se ferait enguirlander, avant même qu'il ait décidé de sortir. Ça allait prendre quoi ? Dix minutes. Il avait enfin fait ce qu'il voulait, et il s'en fichait.

« Le whisky en valait la peine, crois moi.

_Je n'aime pas ça, répliqua-t-elle.

_Ça ne m'étonne pas de toi. »

C'était du Malfoy tout craché. Adorable un jour, détestable un autre. Elle était apparemment dans une des mauvaises périodes.

« Mais ne t'inquiète pas, dit il avant de s'enfermer dans sa chambre, Théodore te trouve parfaitement à son goût. »


Hermione n'était évidemment pas retournée les voir, bouleversée par le discours des deux anciens Serpentards. Elle était partie comme une voleuse, ne vérifiant même pas si Draco allait mieux. Mais bon, c'est lui qui l'avait provoquée, et elle n'était pas non plus un scroutt qu'on pouvait traiter comme de la bouse de dragon et qu'on rappelait dans le besoin.

Mais que voulaient-ils dire ? Théodore avait bien dit qu'il l'aimait bien, mais elle était certaine qu'il s'agissait d'amitié, qui était réciproque d'ailleurs, et surtout pour ne pas griller Draco. Trop d'histoires d'un coup, et elle n'en avait certainement pas besoin maintenant. Pour le moment, elle attendait Edgard. Elle s'était enfin décidée à avoir une conversation sérieuse avec lui, mettre les points sur les i. Et qu'importe les conséquences, elle n'avait pas envie d'être prisonnière toute sa vie.

On toqua à la porte, et elle se leva trop vite pour que cela soit naturel. Elle ouvrit la porte, et laissa entrer le jeune homme, qui ne prit même pas la peine de s'asseoir. À croire qu'il était pressé que cela soit fini, ce qui était sûrement le cas.

« Edgard … commença-t-elle.

_Non, la coupa-t-il, n'y allons pas par quatre chemins. Je devine déjà ce que tu vas me dire. C'est fini tous les deux n'est ce pas ?

_Je n'ai jamais voulu que ça se finisse comme ça tu sais.

_Mais ça se finit bien hein ? »

Elle ne répondit pas. De toute façon, quelle réponse pouvait-elle donner ? Le silence faisait bien son rôle, il comprit que c'était exactement ça. Leur histoire était finie, avant même qu'elle ait réellement commencé.

« C'est toujours mieux que de faire semblant n'est ce pas ? » finit-il par dire.

Elle lui lança un regard désolé, le genre de regard qu'elle détestait qu'on lui lance. Sauf que toutes les répliques qu'elle avait préparé chez elle avaient soudain fichu le camp, et qu'elle ne savait plus quoi dire.

« J'espère que tu auras au moins un peu de regrets.

_J'en ai ! Je suis désolée de te faire du mal, mais …

_Tais toi. Ne dis rien. »

Elle s'exécuta, même si, avant qu'il arrive, elle s'était promis de ne pas se laisser faire. Choses promises qu'elle ne tint pas, évidemment. Mais où était son courage de Gryffondor ? Loin, en tout cas. Car la seule chose dont elle était inquiète, ce n'était pas qu'il ne lui parle plus, ça elle s'en fichait à vrai dire. Elle avait assez de vrais amis autours d'elle, et elle avait déjà essayé de rester en bons termes avec son ex-petit-ami. Cormac. Et ça avait été désastreux. Il avait fait des crises dès qu'elle parlait à quelqu'un, comme lorsqu'ils étaient ensemble à vrai dire, et là il n'avait aucune justification, aucun contrôle. Même quand ils étaient en couple pour être franc. Et même, Ron lui faisait encore des colères depuis pas longtemps, et elle n'avait pas envie de revivre ça. Ron était son meilleur ami avant tout, Edgard n'était que l'avocat de Draco. Peut être était il gentil, attentionné, mais pour l'instant, il ne le montrait pas. Et en attendant, elle n'avait pas envie de s'aventurer là dedans. Toujours était il que la seule chose qui l'inquiétait justement, était l'affaire. Allait il la quitter ? Ou tout faire pour la couler ? Elle n'avait pas envie que Draco ou quiconque paye pour ses bêtises. Qu'il s'attaque à elle était une chose, qu'il s'attaque à son entourage en était une autre.

« Et concernant l'affaire ? Osa-t-elle timidement.

_Ça m'aurait étonné que tu n'en parles pas, cracha-t-il. C'est pour lui que tu fais tout ça n'est ce pas ?

_Lui ?

_Malfoy. Tu te salis dans cette affaire, tu n'imagines même pas.

_Tu peux parler ! S' es autant impliqué que moi.

_Que tu crois ! Tu n'avais pas besoin de ça, tu es mondialement connue. Je l'ai uniquement fait pour la renommée que ça pourrait me donner si on gagne. »

Son cœur se serra. Horriblement. Comment pouvait-il …

« Oh ne fais pas l'étonnée, qui voudrait le défendre de toute façon !

_Moi ! Et Harry, et Kingsley !

_Pfff on sait très bien pourquoi tu le défends, et Harry et Shaklebolt le font uniquement pour toi.

_Tu quittes l'affaire donc, dit elle après un silence.

_Non, répondit-il immédiatement, ce qui l'étonna grandement. Comme je l'ai dit, on gagnera et je serai enfin reconnu à ma juste valeur. Et ensuite Granger, ensuite, je te ferai payer. »


Huhuhu j'espère que vous m'aimez ! Là je vous donne une vraie raison de détester Edgard :D

N'hésitez pas à me laisser vos impressions par review ou MP, et le prochain chapitre sera en ligne dans deux semaines. Il s'intitulera Gêner !

A la prochaine :)