Trois mois plus tard.

Nous avions rejoins Rosalie à l'heure convenue, le jour où Mctown avait tué Tuka. Nous avions transportés sa dépouille et avions célébrés des obsèques dans les règles. Personne ne saurait où il avait été enterré. Voué à solitude. Mais au moins, Tuka ne pourrirait pas en enfer, sort réservé à tous ceux qui ne recevaient pas une cérémonie bénite par un prête.

Nous avions repris notre longue route, j'avais perdu tout sens de localisation en fait je m'en fichais pas mal, mon seul but était de retrouver des rebelles qui comme nous, comptaient menés une révolution contre cette vague de répression qui régnait depuis six mois déjà. Des bourgades minuscules aussi insignifiantes que notre troupe au début, jusqu'aux villes aussi grandes que l'armée de Mctown, nous passions partout et avions à ce jour récoltés plus de quatre milles rebelles. L'armé de Gustave Mctown dirigé par son bougre de neveu comptait plus de seize milles hommes. Nous étions largement en infériorité numérique, mais chaque jour qui s'écoulait nous ramené plus de gens de notre côté. La rumeur d'une armée rebelle s'était propagée un peu partout. au début deux ou trois courageux venaient à notre rencontre pour vérifier de l'authenticité de cette rumeur, mais les deux premières semaines passées après le drame de Virginia Beach, le nombre s'était multiplié par 10. Aujourd'hui, les arrivants étaient en masse tous armés de leur faible moyens, mais l'important n'étais plus d'avoir une armée sophistiquée. Aujourd'hui nous nous réunissons pour survivre et s'unir afin d'être aussi fort que cette armée qui décime chaque jour beaucoup trop d'innocents. Demain nous nous battrons avec nos tripes face à la mort qui nous attendra tous. Nous avions remontés au nord et avions installés un campement dans la forêt. Non loin de la route où régulièrement nous tendions des embuscades aux hommes riches que nous dépouillons. Personnellement leur argent ne m'intéressais pas mais pour beaucoup de mes compatriotes après cette guerre c'est la famine qui les attendraient. Les paysans avaient fuis leurs chants qui attendaient d'être cultivés. Cette année la récolte serait très faible et l'hivers prochain serait encore plus rude pour tout le monde. Les gens qui survivraient à cette guerre se préparaient déjà depuis un mois.

Nous étions au mois de mai et les beaux jours recommençaient à faire leur apparition. J'avais donc abandonné mon lourd mentaux de fourrure sur la selle de mon cheval au profit d'une camisole légère et suffisamment ample pour ne pas laissé distingué aucune forme de mon corps. Il devait être 16h et j'avais chaud, je voulais me détendre près d'un petit étang que j'avais découvert récemment à deux kilomètres du campement. Je regardais dans les alentours et cherchais mon amie Alice. Je voulais qu'elle m'accompagne mais quand je la trouvai finalement elle était en compagnie d'une jeune homme. Préférant ne pas la déranger alors qu'elle semblait bien avec lui puisqu'elle rigolait, je partis sans elle. Je prévins Emmett que j'étais à deux kilomètres à l'ouest et que si j'étais pas de retour dans deux heures qu'il vienne me chercher. J'étais contente qu'Alice s'ouvre enfin à d'autres hommes et j'espérais qu'elle trouve son bonheur dans l'un des beaux partisans de la jeunesse actuelle. C'était une belle fille, et elle plaisait, elle n'aurait donc aucun mal à se complaire avec sa beauté dans les jeux de la séduction avec des hommes. Elle avait passé un cap ces derniers temps. Ces yeux étaient moins dans le vide, elle s'animait beaucoup plus comme à l'époque où je la connaissais avant son internement, elle semblait à nouveau profiter de la vie et j'étais ravie pour elle.

Une fois arrivée près du lieu de ma convoitise je mis pied à terre. Je pris une grande bouffée d'air dans mes poumons et commençais à avancer aussi discrètement que possible à travers les hautes fougère. Le lieu en question était une petite clairière qui recelait une mini cascade d'ou s'écoulait tranquillement l'eau fraiche de la montagne lointaine. Cependant elle stagnait légèrement pile au niveau de cette ouverture minime dans la forêt. De nombreuses fleurs éclose annonciatrices d'un printemps excellent parsemaient l'herbe verte ajoutant des touches de couleurs diverses au paysage déjà parfait. Les rayons de soleil berçaient les lieux d'une douce lumière réconfortante qui chauffait la terre jadis gelé où je me plaisais à m'allonger après m'être baigner dans l'eau froide. La discrétion des lieux était avant tout due au fait qu'ils étaient cachés par des rochers imposants qui défiaient les arbres de l'autre côté de la clairière. Je me sentais chez moi dans cette clairière qui semblait si pure. Ecartant les fougères qui obstruaient mon passage je sortis finalement de la pénombre pour me retrouver plongé dans la clarté des lieux. Fermant les yeux, je vérifiais qu'il n'y avait aucun bruit suspect puis m'avançais jusqu'au mini étang. Je commençai à me déshabiller, retirant un à un mes vêtements. Je décrochais aussi ma perruque et laissé tomber ma chevelure brune à l'air libre. Il me manquait de ne pas sentir mes cheveux vire-voletait au grès du vent dans mon dos. Il me manquait de ne plus toucher ces longs filaments soyeux qui s'illuminaient au soleil. Retirement les derniers obstacles avant de me retrouver entièrement nue, je me laissai délicatement allé dans l'étang. L'eau froid sur ma peau laiteuse créa un contraste tout à fait fascinant et lorsque l'eau recouvra mon corps jusqu'à la taille, je plongeai dans les abysses de l'étang. J'adorais la sensation de solitude qui me gagnais lorsque j'étais sous l'eau. Parfois je voudrais ne pas avoir besoin d'oxygène juste pour passer des heures sous la surface à regarder ce qui se passe dehors et à l'intérieur. Observer ce monde aquatique que nous les hommes connaissions si mal. Mais l'air me manqua et je due me résoudre à retourner à la surface. Nageant un peu, je finis par sortir plus par envie de sentir la chaleur des lieux envahir ma peau plutôt que par la froideur de l'eau. L'hivers avait été si rude que nous avions tous développé une résistance au froid. Je parle pour ceux qui avaient survécus, car beaucoup avaient été victime du froid qui avait frappé les treize colonies de manière très virulente. Ne prenant pas la peine de me rhabiller, je m'allongeai sur l'herbe tendre et laissai mon corps se détendre sous les rayons bienfaiteurs du soleil. J'avais très envie de rester là et de dormir out ce que j'avais comme heures de sommeils en moins sur mon cadran mais je devais resté éveillée car le danger pouvait être partout. D'ailleurs un bruit d'herbes sèches qui crac retentit, je me redressai d'un bond, puis vit qu'il s'agissait de mon cheval qui était entré à son tour dans la clairière, me relaxant à nouveau, je me laissai retomber sur le lit moelleux qu'offrait la nature. Mon cheval broutait près de moi et je l'écoutais attentivement mastiquer l'herbe dans sa bouche. Grave erreur que je reconnu lorsqu'un poids s'écrasa avec violence sur mon corps. Je rouvris instantanément les yeux et tombai nez à nez avec un homme qui n'appartenait pas à mon campement. Ce devait être un vagabond. Il s'appuya sur mon corps m'empêchant tout mouvement. Le sourire sadique qu'il affichait m'annonçais déjà la couleur de se qui aller suivre. Je tentai de bouger dans tous les sens mais sa force était incomparablement supérieure à la mienne. Il avait un rictus mauvais et ses yeux n'était que cruauté. Sa tignasse blonde et désordonné était ramené en arrière. Il était très franchement laid. Je savais que je ne pouvais rien faire. Cet homme allait prendre ma virginité et vu la violence avec laquelle il bougeait au dessus de moi, cela me donnais un aperçu de ce que ça risquer d'être après. Pourquoi n'avais-je pas fais plus attention. Je venais ici régulièrement et jamais on ne m'avais trouvé.

- Alors Isabella, je vois que tu prends du bon temps.

- Lâches moi, espèce de

- Allons Isabella ne sois pas vulgaire. Je me disais que moi aussi je pouvais prendre mon pied ici. Avec Edward on vient régulièrement ici et on t'observe mais le bougre ne m'a jamais laissé t'approcher. Vu qu'aujourd'hui il n'est pas là, je vais me faire un malin plaisir de m'occuper de toi.

Il était de la bande d'Edward ce qui voulait dire qu'ils étaient pas loin de nous et nous ne le savions même pas. Nous étions mal organisés.

- Tu risques de le regretter.

- Au je ne crois pas, vu comment je vais te prendre, je ne peux qu'adorer. J'attends ce moment depuis tellement longtemps et aujourd'hui enfin je vais te faire mienne. Il pressa fortement son sexe déjà tendu dans son pantalon contre mon sexe nu. J'étais répugné par ce contact mais je n'avais pas peur. Pas peur qu'il me viole. Je me doutais qu'après il comptait me tuer. Je devais attendre qu'il soit déconcentré par son désir ardent qu'il consumerait en moi pour esquisser un mouvement vers ma dague qui était à moins d'un mètre sous mes mouvements. Je ne voulais pas faire un geste qui lui indiquerait qu'il y a quelque chose de suspect. Il devait pensé que je ne ferais rien que gesticuler sous lui. Je devais attendre qu'il me dépucèle pour lui planter ma dague dans le crâne. Pour l'instant il était beaucoup attentifs à mes réactions. Il cherchait le piège. Je le voyais dans son regard.

- Ecoute j'ai toute une troupe de mercenaire qui savent que si je ne suis pas de retour dans très peu de temps ils viendront me chercher et tu n'auras aucun moyen de t'échapper.

- T'inquiètes pas ma petite, je vais être rapide. Associant les gestes à la parole, il déboutonna son pantalon à une vitesse incroyable. C'est là qu'aller commençais mon supplice. J'allais me sentir bafouée au delà de l'imaginable. Je me sentais déjà sale qu'il m'est vu nue, alors ces gestes très intimes me blessaient car ils n'était pas consentis pour moi. Je n'avais aucun désir.

Il posa ses gros doigts sales sur mon intimité et tenta de les introduire en moi.

- Bon dieu tu es tellement serrée que je vais avoir un mal de chien pour te pénétrer.

Je ne répondis pas. Aucun miracle appelé Emmett ne viendrait m'aider pas avant une bonne heure et demi du moins. L'homme au dessus de moi aurait fini depuis longtemps. Enfin je l'aurais tué avant de toutes les manières, mais il n'empêche que je serais sale et plus la même.

Il força l'entré avec ses doigts me faisant crié de douleur. Ce n'était que ses doigts. Je n'avais pas pensé à la douleur que je ressentirai lorsqu'il entrerai avec son sexe en moi. Il se redressa un instant montrant son imposante anatomie qui me fit blêmir. Il cracha dans sa main et je cru vomir lorsque je vis cette dernière se plongeait sur mon sexe. La semence de ses amygdales se répandit sur mon intimité et je fus si dégoutée quand il introduit deux de ses doigts mouillés en moi, que je fermais les yeux et tentai d'imaginer un autre homme à la place. Un homme beau qui pouvait me plaire. Malheureusement je n'avais aucun visage en tête digne de me déconcentrer de celui que je savais être entrain de me voler ma virginité. Puis après avoir parsemé sa salive en moi, il prit son sexe dans sa main droite, l'astiqua deux ou trois fois et se posta à mon entrée. Je le sentis forcer pour se fondre en moi et ainsi commença mon lent et douloureux calvaire. Au début je crus qu'il allait être doux car il ne força pas comme un taureau, il se stabilisa en moi alors que sa verge n'était qu'au début de son ascension.

- Regardes moi Isabella. Je déteste ne pas pouvoir voir ton beau regard. Je veux y lire la peur et le dégout que tu as pour moi. Je veux voir ta haine se déverser sur tes traits au fur et à mesure que je vais te prendre.

Je ne lui obéis pas et je sentis une douleur fulgurante s'abrase sur ma joue gauche. Le choc fut si violent que j'en fus étourdie un instant. Mais je n'ouvris pas les yeux pour autant. Plutôt mourir. Il attrapa un de mes seins et le pinça si fort que je cru m'évanouir. Il s'introduit plus en moi et à cet instant j'étais à deux doigts de mourir de honte. Cet homme me volait ma pureté.

- Ouvres les yeux ! cria t'il. Je te jure que si tu n'ouvres pas les yeux je vais aussi te prendre par ton jolie petit cul. Ne m'oblige pas à être violent Isabella. J'ai besoin de voir ta peur, je veux …

Je n'entendis plus rien, juste un liquide chaud coulait sur ma gorge et à la naissance de ma poitrine. Le poids de l'homme s'abattit totalement sur moi me coupant la respiration. Rouvrant les yeux instantanément je fus choqué de voir les yeux révulsés dans leur orbite de l'homme qui allait me violer. Du sang coulait de sa bouche et s'écrasait sur ma peau. Puis la vision d'horreur de l'homme aux traits dont l'agonie était visible disparut de mon champs de vision. Refermant mes jambes qui étaient encore écartées, je me redressai pour voir qui m'avait sauvé. Je perdis pied avec la rationalité lorsque je reconnus, par sa chevelure cuivrée et désordonnée, par ses traits que j'avais tant détesté la première fois malgré leur immense beauté, Edward qui tirait avec hargne le corps de son gars. Son visage ne reflétait qu'une haine indescriptible. Ses traits étaient tirés par la colère. Il jeta le cadavre par terre et commença à lui assenait de très violent coup de point. Lorsque l'homme que je croyais mort cria de douleur je compris qu'il était encore en vie. Edward abattait encore et encore ses poings sur le visage de son compagnon. J'entendis avec dégout les os de son visage cédés sous la pression des coups créant avec, une pluie de goute de sang qui s'écrasaient sur le visage d'Edward ainsi que sur ces vêtements. J'eu la sensation qu'il ne s'arrêterait jamais et je n'allais certainement pas l'inciter à arrêter. Je me sentais bafouée, me relevant je me jetais dans l'eau pour tenter de retirer la saleté invisible que je pensais incrustée en moi. Je me fichais que mon sauveur me voit nue, je devais me nettoyer, je frottais tellement fort la peau de mon corps qu'elle devint rapidement rouge. Pourtant ce n'était pas suffisant alors je continuais encore et encore. Mon sexe qui était la partie la plus salie par l'homme, ne fut épargner de rien. J'introduisis mes doigts en moi, ignorant la douleur fulgurante que produisit ce geste, pour tenter de nettoyer jusqu'à l'endroit où la verge de mon agresseur était allée. Je vis du coin de l'oeil Edward continuait à s'acharner sur l'homme à présent sans vie ou alors si mal en point qu'il ne lui en restait pas pour longtemps. Je me rendis compte que chacun de notre côté nous étions entrain d'extérioriser la haine que nous avions en nous. Mais celle d'Edward était injustifiée incompréhensible. Il était entrain de roué de coup et de tuer son mercenaire parce qu'il avait voulu me voler. J'aurai cru qu'il aurait attendu son tour pour me prendre lui aussi. Ou peut-être qu'il voulait être le premier et qu'il ne supportait pas qu'un autre me viole avant lui. C'était un voyeur puisqu'il m'ait observé auparavant si je croyais mon agresseur. Ces pensées me firent sortir de l'eau. Je pris ma camisole et me séchai rapidement avec. Je remis rapidement mon corsais qui écrasait ma poitrine, ainsi que mon cache coeur et mon pantalon. Remettant mes botes à toutes vitesses, je sentis une main se posé sur mon épaule. Je criais et me retournais en deux temps trois mouvements. Edward me regardait avec peine ?

- Isabella, je suis désolée de ce qui vient de se passer. Je m'en veux de ne pas être arrivé avant. Pardonnez moi, supplia t'il d'une voix meurtrie.

Je devais rêver. Pourquoi Edward Mctown qui devait m'emmené sur le bucher, prenait il le temps de s'excuser de ne pas m'avoir sauvé à temps de ce viol, de surcroit commis par un de ces hommes d'armes, ou même peut-être son ami ? Etait-il fou ?

- Pourquoi vous excusez-vous ? Vous êtes mon ennemi, ce qui m'arrive devrait vous réjouir !

- Ai-je la tête d'un homme réjouit à cet instant ? cria t'il presque mais si froidement que cela m'impressionna.

- Non, mais vous devriez.

- C'est pas parce que nous ne sommes pas dans le même camp que mon éducation ne tolère pas ce genre de comportement envers une femme !

- Bien sur ! C'est pour ça que vous vous rinciez de l'oeil régulièrement avec votre ami et ce à mon insu. Vous me parlez de bonnes manières mais vous n'êtes qu'un hypocrite mr Mctown. Vous êtes sensés me capturer pour me condamner à mort alors qu'attendez-vous ?

- Je vous ai sauvés deux fois et c'est comme ça que vous me remerciez. Je suis un homme après tout et c'est arrivé une seule fois par inadvertance, j'ai interdit à James de revenir. Vous ne me connaissez pas mais vous me jugez Mademoiselle.

- Je sais pourquoi vous êtes là et c'est suffisant pour moi. Vous ne représentez rien de plus que l'homme qui veut ma mort et celle de mon amie.

- Isabella, cela fait trois mois que je sais ce que vous préparez, je vous suis de très près, ne croyez vous pas avec l'armée que j'ai qui n'attends que mes ordres j'aurais pu déjà vous éliminez si je l'avais voulu.

- Alors pourquoi ne le faites- vous pas ?

- Les choses ont changées pour ma part. Aux yeux du monde je suis le garant de la sécurité des colonies, mais à mes yeux je n'ai de volonté qu'à vous protégez vous. Je refuse qu'on vous fasse du mal. Je ne peux tout simplement pas me résoudre à lancé mon armée sur votre horde de mesquins à peine plus armé que des fermiers.

J'étais un peu secouée parce ce qu'il me disait.

- Qu'est qui à changé pour vous mr Mctown ?

- Cela n'a aucune importance. Vous savez que vous pouvez dormir sur vos deux oreilles Isabella. Et que dans l'ombre je suis à vos côtés prêt à bondir si vous êtes en danger.

Il se détourna et parti sans aucune cérémonie, me plantant là avec des questions qui n'avaient aucune réponse logique.

Replaçant ma perruque en place, je me dirigeais vers le corps du monstre qui gisait à présent mort, la bouche grande ouvert d'ou c'était accumulé du sang, le nez et la mâchoire déformés au point que les os étaient à certains endroits sortis à l'air libre, traces de la violence inouïe avec laquelle Edward l'avait frappait. J'eu beaucoup de peine à ne pas le plaindre, une mort pareille dépasse la haine que l'on peut éprouver pour quelqu'un. Jamais je ne lui aurais souhaitais une telle mort. Pour la première fois, j'eu peur d'Edward. Un homme qui contenait tant de rage ne pouvait que sortir de l'enfer. Au service du malin. Cet homme était un démon et l'avoir côtoyé de si près me donna froid dans le dos. S'il revenait ? M'empressant de déplacer le corps meurtri de mon agresseur je m'extirpai de la clairière en trainant le poids du supplicié loin de mon coin de paradis. Ca aussi on l'avait bafoué. Ce lieu de pureté ne pouvait être témoin d'un meurtre aussi violent. Il perdait déjà en beauté, la magie se dissipait je le sentais. Une fois dans les bois sombres, je rassemblais des herbes sèches, tout du moins tout autant qu'elles pouvaient l'être, et m'activais à animer un feu pour embraser le corps. Puis je m'arrêtais avant. J'étais sur le point de faire exactement ce que mes poursuivants faisaient. En brulant le corps, le défunt n'aurait pas de cérémonie et son âme crépirait en enfer pour l'éternité. Même si cet homme était un monstre, je ne lui infligerais pas un tel sacrilège. Le faire aurait venger toutes celles et ceux à qui ils avaient fait subir ce sort, mais alors je ne vaudrais pas mieux que lui. Laissant le corps exposé, je laissai libre le choix de mes ennemis de décidé de l'avenir de la dépouille. Le choix ne m'appartenait pas. Abandonnant l'homme au cheveux blonds, je rejoignis mon cheval et reparti vers le campement. Refusant de penser à rien d'autre qu'à revenir, je finis pas arriver et trouver Emmett envoutait comme souvent par Rosalie qui lui narrait de nombreuses histoires de ce qui lui étaient arrivés. Les deux s'étaient sensiblement rapprochés mais je n'avais pas la tête à les laissé en paix et à attendre, la situation méritait que je me montre impolie.

- Emmett, Rosalie, il faut qu'on parle ?

- Cela ne peut pas attendre Bella ?

- Non ! la voix autoritaire et froide que j'utilisais bien contre mon gré, les dissuada de discuter.

- Que ce passe t'il ? lança Rosalie, inquiète.

- Nous sommes espionnés, par McTown lui même.

- Quoi ? crièrent t'ils à l'unisson, attirant le regard sur nous.

- Chut.

- Mais d'où tiens tu cette information ?

- D'Edward Mctown lui même !

- Mais comment ça se fait ?

- On se fiche du pourquoi et du comment Emmett. L'important c'est qu'il est là et qu'à tout moment son armé peut débarquer.

- Que devons nous faire ?

- On se sépare. On se met tous à la recherche des rebelles. On se donne trois mois. Mais il faut que l'on n'est fait passé le message dans les treize colonies. Ceux qui se rallient à nous seront une aubaine. Là il s'agis plus d'attendre que les gens viennent à nous, nous devons aller à eux.

- Et si on est infiltré Bella ? demanda Rosalie.

- Surveiller faites attention au moindre comportement, mais tu sais tous ceux qui sont là, veulent faire payer au prix de leur vie le drame de cet hivers. Tout le monde se surveillent déjà rassures toi.

- C'est prendre, des risques inutiles Bella !

- Ils sont à quelques kilomètres de nous, je ne veux pas qu'un beau jour on se fasse envahir et trucider. Nous n'avons plus le choix. Il faut qu'on parte quoiqu'il en soit. Vous allez emmenez une partie des hommes avec vous, moi Alice et Bomao, le reste de la troupe. Gardez bien ça pour vous, personne d'autre ne doit le savoir. Rejoignons nous dans trois mois jour pour jour ici même. Si vous n'êtes pas là cela signifiera que vous avez échoués auquel cas Alice Bomao et moi devront disparaitre au plus vite, et vise versa. Même à l'article de la mort, sous la torture physique ou mentale, ne dites rien. Je pars demain avec Alice et Bomao. Attendez trois jours et disparaissait dans la nuit.

- Bien, mais qui seras là pour vous protéger B ? demanda Emmett dont les traits se figeaient sous l'inquiétude.

- Ne penses plus ni à moi ni à Alice, Emmett occupes toi de Rose ! Je sais que vous tenez l'un à l'autre plus que vous ne voudriez le faire croire. Maintenant c'est chacun pour soi Emmett.

- Après tout ce qu'on à traverser ensemble, c'est comme ça que tu te comportes avec moi ? Tu me jètes comme un mal propre ?

- Emmett si je réagis comme ça c'est pas parce je me fiches de toi, au contraire ! L'heure n'est plus aux lamentations ! nous devons foncer tête baissée même si cela implique la perte des êtres qui nous sont chers. Si j'échoue continue le combat pour moi, et j'en ferais de même pour toi mais je t'interdis de t'inquiéter pour moi et Alice, on à vécu suffisamment de choses pour se débrouiller à deux et Bomao est là. Si on veut réussir, nous ne pouvons plus nous permettre de compter les dégâts qui peuvent arriver.

- Elle a raison Em, chuchota Rose tendrement.

Il se détourna sans un regard pour nous.

- Pourquoi réagis t'il ainsi ? demandais-je indignée.

- Il tient énormément à toi Bella. Vous avez vécus des choses fortes tous les deux. Tu es comme la soeur qu'il à perdu il y à des années. Et la perpective de te perdre le blesse. tu viens de lui dire que pendant trois mois il n'allait pas te voir et que les risques qu'ont échoues étaient inévitable. Laisses lui le temps d'encaisser, ça à été le coup de massue pour lui je pense.

- Le problème c'est que le temps, nous ne l'avons pas.

- Je sais Isabella, je sais.

La nuit tomba rapidement, reprenant des forces je m'endormis bien que stressé et tendue comme un arc, j'avais pris l'habitude de ces sensations désagréables et elles ne m'empêchaient plus de sombrer dans le sommeil, ce qui était plutôt inquiétant. Je m'habituais à cette vie. L'aube se leva tranquillement, me faisant bondir comme tous les jours précédents, j'étais réglé comme du papier à musique maintenant. Les familles se préparaient pour le départ, entassant leur maigre affaires personnelles qu'elles avaient pu sauver dans leur départ, vérifiant leur armes ridicules et obsolètes. Deux bras musclés m'attrapèrent et me plaquèrent contre un torse tout aussi vertigineusement impressionnant, où je me sentis si petite que ça en devenait limite affligeant. Cependant les gestes d'Emmett était d'une douceur exagéré, il devait avoir peur de me casser en deux. Je lui rendis son étreinte autant que je le pus.

- Bella je te demande de faire attention à toi. Tu as intérêt à être là dans trois mois, c'est clair ?

- Emmett, je serais là ! Et toi aussi ! On va y arriver, je te le promet. Es foi en moi comme j'ai foi en toi. Il nous appartiens de reprendre nos droits et de regagner notre liberté, saisissons cette chance unique qu'y s'offre à nous. Mieux vaut mourir pour des causes si nobles que de vivre en lâche caché dans son trou attendant que quelqu'un se décide à bouger. Nous sommes cette vague libératrice, cet espoir qu'attendaient les innocents comme nous, qui se pensent délaissés de tous. Nous allons battre le fer tant qu'il est chaud et constitué une armée digne de ce nom.

- Tu dis vrai mon amie, ma soeur. A dans trois mois alors.

- Ramènes moi en moi des milliers. A dans trois moi ici même. Bon chance Emmett, il va nous en falloir. Et surtout ne laisses jamais la flamme dans ton coeur s'éteindre. Si tu laisses l'obscurité te submerger, elle te broiera.