NOTE de l'AUTEUR: attention, j'ai remplacé mon mot d'excuse par un chapitre donc, si vous ne l'avez pas encore lu, lisez le chapitre ''SORRY'' avant celui-ci. Bonne lecture.
Couple : Kenpachi X Ulquiorra, et bien d'autres.
Genre : Drama – Romance.
Rating : M et encore M (violence, sang, viol mais surtout yaoi !)
Résumé : Kenpachi, reconduisant la petite Yachiru voit un adolescent aux cheveux noirs sauter d'un pont. Il se précipite pour le sauver et finira par devoir le loger. Rating M pour violence et yaoi.
Prologue : Un jeune homme dépressif décide de se mutiler le visage et saute d'un pont. Ses derniers instants sont proches.
Chapitre 1 : Kenpachi Zaraki sauve le jeune homme qui se trouve être Ulquiorra Schiffer, l'un des yakuza les plus dangereux du Japon. Une policière, Unohana Retsu se voit dans t'obligeance de demander de l'aide à Kenpachi : cacher le jeune Yakuza.
C'est maintenant qu'apparait le yakuza sauvé il y a un an.
Chapitre 2 : Neliel, espada sauvée vient d'arriver en scène, avouant des secrets d'Ulquiorra. Kenpachi le ramène chez lui et découvre à quel point il est en manque de drogue.
Chapitre 3 : Ulquiorra se montre assez distant et proche de sa nouvelle vie, un dur combat pour oublier son vécu. Il tente tout pour embêter Kenpachi…
Mais si cela les rapprochait ?
Chapitre 4 : Ulquiorra est anorexique, il lutte contre Kenpachi qui veut l'aider : un combat de ''qui a raison'' commence. Au cours de kendo, Ulquiorra se fait de nouveaux amis mais surtout ennemis. Avec tous ses événements, Kenpachi doit s'adapter et comprend suite à une dispute entre son ami et Hirako que la drogue d'Ulquiorra tente de ne pas prendre lui est vitale.
Et si les deux colocataires finissaient par un peu s'entendre ?
Chapitre 5 : Cela s'arrange un peu entre nos futurs amants mais un dernier coup de fil rend le suspense insoutenable : qu'est-il arrivé à Ulquiorra qui avait pu aller boire un verre avec ses amis ? Qui est au bout du fil ?
Chapitre 6 : Catastrophe. Yumichika a tiré sur notre Ulquiorra lors de son retour avec Hanatarou. Kenpachi arrive alors qu'Unohana a du le plonger dans le coma. Comment nos héros vont-ils le supporter ?
Chapitre 7 : Ulquiorra se remet de son coma et l'attirance entre les deux personnages commence à se faire sentir… Que va-t-il se passer ?
Chapitre 8 : Kenpachi et Ulquiorra sont enfin ensemble et devinez ce qu'il va se passer !
Chapitre 9 : Les choses deviennent très très sérieuses !
Chapitre 10 : bon… On a tous compris !
Chapitre 11 : Le temps du lemon est révolu, Kenpachi et Ulquiorra ont eu la pire dispute de leur couple après que Kenpachi ait lu une partie du journal du yakuza.
Disclaimer : si seulement le monde m'appartenait, je pourrais aller zigouiller celui qui tient tellement à tuer Ulquiorra…
Mais heureusement, j'ai le droit de les martyriser. Merci à Tite Kubo !
Réponse aux Reviews :
Aeal : merci d'être toujours là ! et oui, Ken-kun a fait une méga bêtise et les choses ne vont pas aller mieux ! Bonne lecture !
Lilith Yorlane : merci pour ton commentaire ! Ca me fait super plaisir d'avoir une nouvelle lectrice ! Tu peux faire toutes les remarques que tu veux, ça m'aide beaucoup. Je vais tenter de corriger mais pas facile, mauvaise habitude. Et oui, Ken-kun BAKA ! Maintenant c'est juste la merde ! Biz
Note : voilà, le douzième chapitre ! Yes, je ne suis pas en retard pour une fois ! Ce chapitre est la clef de l'action et à partir de maintenant, préparez vos mouchoirs car plus de lemons et plus de bonnes nouvelles ! Biz
Je vous conseille de découvrir une autre fic que j'adore : Délicieux péchés avec le couple Ggio Vega et Ulquiorra, fic de Yuki Wakusei.
Et aussi un One-shot d'Okanesama rouge en Aizen – Grimmjow… vive ma beta ! Gros délire en vue !
Merci de lire ma fic !
Bonne lecture.
.Note de l'auteur: kenpachi va reprendre les mots du journal d'Ulquiorra, pour bien les différencier, je les mets en gras.
Chapitre 12.
Je m'appelle Zaraki Kenpachi.
Et voici mon histoire.
Je suis né un 19 novembre à Tokyo.
Mes parents, Hagi Zaraki et Saya Hina, étaient des gens charmants, adorables, aimants. Ils m'ont offert tout l'amour que j'ai toujours voulu.
Alors je leur donnai tout ce que je pouvais.
J'étais sage, obéissant et poli.
Je n'ai jamais été quelqu'un de compliqué.
Petit, j'ai toujours été l'enfant discret, plus petit que tous les autres en classe, le petit intello rejeté.
Combien de fois se sont-ils moqués de moi ?
Je ne m'en souviens pas, je ne veux pas m'en souvenir. Je m'en fous.
Tous les mioches sont les mêmes : méchants, stupides et bruyants.
Au grand jamais je ne serais prof!
Si on m'avait dit qu'il existait pire que les enfants, je n'aurais jamais pu croire cette personne : en primaire, un rien devient une moquerie, un défaut devient un surnom, un jeu pour les autres.
Les enfants sont cruels.
Mais j'ai découvert qu'il existait pire : les adolescents.
Les adolescents se cherchent, veulent s'imposer, montrer qui est le plus fort… Ils s'en prennent donc aux plus petits en les humiliant d'une façon horrible.
Je me souviens de mon premier jour au lycée. Les plus grands s'étaient tous mis contre moi, me harcelant de leurs blagues stupides. Ils avaient quand même fini par me voler mes vêtements après le cours de gym, m'obligeant à rester coincé nu dans les douches. Ma mère avait du venir à l'école pour me récupérer.
Déprimé et triste.
À partir de ce moment, j'ai demandé d'être scolarisé à la maison. Ils acceptèrent sans hésiter.
Ils voulaient juste me rendre heureux.
Alors ma mère a arrêté de travailler et m'a appris tout ce qu'elle savait, essayant de me passionner pour quelque chose…
Mais je restai sous le choc.
Je n'avais plus envie de sourire, de vivre.
Et le jour de mes quatorze ans arrivèrent avec la pire des nouvelles.
J'avais pour une fois accepté de sortir faire les courses pour ma famille et lorsque je revins un 4X4 noir inconnu était garé sur notre pelouse.
Bizarre, père ne laisserait jamais quelqu'un faire ça, il lui demanderait de la garer ailleurs.
Je vis un petit garçon devant la porte, les cheveux noirs en carré, habillé complètement de blanc, il regardait droit devant et scruter l'horizon. Je m'approchai de lui.
- Salut, tu peux rentrer, tu sais, mon père ne mange personne.
Il me fixa, ses grands yeux émeraudes s'agrandissant. Il regarda vers la fenêtre et me tira derrière la maison, me plaquant contre le mur.
- Tais-toi et ne bouge pas de cette cachette quoiqu'il arrive ! M'ordonna-t-il.
- Qu'est-ce que tu me veux ?
- Obéis sinon tu vas mourir.
J'entendis deux coups de feu dans la maison.
- Papa !
Je sentis une main se mettre sur ma bouche et mon corps plaquer contre le sol.
- Écoute-moi, on ne peut rien faire pour tes parents.
Il me lâcha, je le fixai ne comprenant pas.
- Mais…
- Ils sont morts.
Mais non, ils étaient vivants quand je suis parti.
- Mais non !
- Accepte cette putain de réalité, gamin !
- Je n'ai rien pu faire…
Il se leva, frottant son pantalon blanc, tâché de boue.
- Tu n'as rien pu faire car tu ne sais rien faire. Deviens un jour fort et puis tu pourras peut-être te défendre toi. J'ai 40 cm en moins que toi et je n'ai eu aucun mal à te maitriser. Reste ici le temps qu'on parte.
Il fila sans un autre mot. Je le regardai se rapprocher d'un homme aux cheveux bruns plaqué en arrière, une mèche rebelle sur son front, à l'allure noble, ses vêtements blancs étaient tâchés de sang. L'homme lui caressa les cheveux du plus jeune comme à un chien et ils montèrent dans la voiture qui démarra.
Je me précipitai dans la maison et je vis la pire chose de toute ma vie : mes parents morts inertes sur le sol dans une marre de sang. J'ai hurlé, me jetant prés d'eux, les suppliant de revenir.
Mais rien.
Ils étaient morts et ils ne reviendraient jamais…
Jamais…
Il fallut plusieurs heures à la police avant de venir, un inspecteur se nommant Riku Kinomachi m'a emmené et m'a gardé chez lui pour ma protection.
Mais je restais prés de la fenêtre, silencieux.
Je devais devenir fort.
Je devais affronter le monde, je n'avais plus ce cocon dans lequel mes parents m'avaient protégé.
Je me suis simplement levé et suis allé dans le salon. Il lisait le journal.
- Je veux aller au lycée.
- Si c'est que tu veux, j'accepte.
Tout avait changé dans ma vie, je n'étais plus faible.
Les élèves qui m'avaient fait chier, je les ai éclatés, leur montrant qu'il allait payer chaque jour de leur vie leur connerie.
C'était tellement facile, je faisais plus de deux têtes au dessus d'eux. Ils n'avaient aucune chance.
J'allais leur apprendre à ne plus jamais me faire chier comme ils l'avaient fait autrefois !
En sortant du lycée, j'étais la brute qui se défoulait sur tout le monde.
Et qu'est-ce que cela m'amusait !
Très rapidement, des bandes de lascars vinrent me chercher, me défiant, mais peu importe le nombre, je les affrontais de face.
Peu importe le nombre de blessures que j'avais, que je risquai d'avoir, il le fallait.
Car je devais devenir fort.
- Kenpachi, le lycée m'a appelé. Ils sont inquiets.
Je ne regardai pas l'inspecteur qui se tenait droit à côté du banc où j'étais assis.
C'était le seul endroit où j'acceptai de venir avec ma mère, ici. Cet endroit m'apaisait.
- Je crois savoir ce qu'il se passe. Tu es en colère pour tes parents.
- Arrêtez de me les casser et allez trouver leur assassin.
- L'affaire a été classée et tu le sais.
- Il n'y a donc pas de justice ici ? Je haïs tout ce PUTAIN de monde.
- Tu sais le type qui les a tués… Il est similaire à toi.
Je bondis, lui donnant un coup de poing qu'il stoppa aisément.
- Il n'est pas capable de retenir ses émotions et donc, il tue les gens. Toi, tu bats des gamins en sortant du lycée.
- Ils étaient comme ça quand j'étais petit. À toujours me frapper, m'humilier.
- Est-ce que c'était juste ? Si tu critiques la justice, applique-la déjà toi-même.
- Il n'y a pas de justice, alors c'est la loi du Taillot !
- Dent pour dent, œil pour œil, c'est la vie ? Arrête ! On va droit au massacre. On ne peut pas vivre ainsi dans cette société. C'est avec cette loi que ce type fonctionnait.
- Mes parents n'ont tué personne.
- La vengeance est toujours plus grande à chaque fois jusqu'à ce que ça devienne un bain de sang.
Je me tus, baissant les yeux.
- Je peux t'apprendre à te défendre, pas à te battre.
Je le fixai, étonné.
- Le kendo est un art du combat qui peut t'apaiser, te maitriser, à te défendre… mais n'utilise jamais pour te battre.
Je me décidai pour la première fois de ma vie à écouter quelqu'un autre que mes parents.
- Le kendo signifie la voie du sabre est la version moderne du kenjutsu, l'escrime au sabre pratiquée autrefois par les samouraïs. Par version moderne, il faut comprendre que le kendo n'est pas seulement un art martial mais également un sport de compétition.
Il me regarda calmement avant de reprendre son discours.
- Le kendo ne se résume toutefois pas à un simple ensemble de techniques et de tactiques du combat au sabre. Il comprend également un volet spirituel. Le kendo permet à ses pratiquants de développer leur force de caractère et leur détermination. Tu dois apprivoiser tes émotions et le kendo le fera pour toi.
Il me fixa alors qu'il voyait que je m'ennuyais.
- Laisse-moi te raconter son histoire.
- Apprenez-moi à me battre !
- Du calme, Kenpachi. Tu dois apprendre la patience.
Je soupirai de rage.
- Après une longue période de guerres et l'unification du pays par le Shogun Tokugawa Ieyasu, le Japon entre dans une ère de paix qui durera plus de 260 ans, l'époque d'Edo (1600-1868), au cours de laquelle l'escrime au sabre, le kenjutsu, qui a perdu sa finalité sur les champs de bataille continue à être enseigné dans le cadre de la formation de la caste dirigeante, celle des bushi (ou samouraï): le kenjutsu est l'un des dix-huit arts martiaux que doit pratiquer le bushi.
Il se leva et alluma des bougies tout en continuant son histoire.
- De « sabre pour tuer », le kenjutsu évolue vers « sabre pour vivre » par l'étude duquel le pratiquant forge sa personnalité. Afin de faciliter la pratique jusque là limitée à des kata au sabre de bois (bokken) ou au sabre réel, Naganuma Shiro développe au début du XVIIIe siècle le sabre en bambou (shinai) et différentes protections (bogu) afin d'autoriser des frappes réelles pendant les assauts. Parallèlement à l'amélioration du matériel qui prend la forme définitive que nous lui connaissons aujourd'hui peu avant la fin de l'ère Edo, le kenjutsu évolue vers sa forme moderne, le kendo.
Aussitôt, son petit manège finit, je me sentis emmener dans l'ambiance qu'il voulait créer. Je me sentais apaiser.
- À la Restauration de Meiji (1868), le port du sabre est interdit par décret impérial en 1876, la caste des samouraïs est dissoute et les arts martiaux tombent en désuétude avec l'introduction des techniques militaires occidentales. Les arts martiaux, dont le kenjutsu, renaissent toutefois dès 1878 dans les écoles de police et la première fédération d'arts martiaux. C'est à peu près à la même époque que l'Occident découvre le kendo et commence à s'instéresser à la culture des samouraïs.
Il me fixa, fier de son effet.
- La défaite du Japon en 1945 porte un coup sévère aux arts martiaux japonais en général et au kendo en particulier, responsables selon l'occupant Américain de véhiculer une idéologie militariste via le Bushido. Le kendo sera ainsi interdit après la guerre, mais sa pratique sportive se poursuivra sous le nom de « compétition au shinai » jusqu'en 1952 date à laquelle se constitue la Fédération Japonaise de Kendo.
Il s'installa en face de moi, sortant un parchemin.
- Le kendo est une forme d'escrime au sabre à deux mains où grâce à l'emploi de matériel adapté, c'est-à-dire une arme en bambou et une armure de protection, les assauts sont menés de façon réelle. Il existe également d'autres pratiques du sabre mais ça sera pour une autre fois. Le kendo est pratiqué aussi bien par les hommes que par les femmes, les entrainements, appelés Keiko, étant généralement communs. Des compétitions fémimines sont organisées, mais il n'est pas rare de constituer des équipes mixtes lors de championnats. Grâce aux protections et à l'absence de contact physique violent et de chutes, le kendo peut se pratiquer à partir de 5 ou 6 ans et jusqu'à plus de 80 ans. Le kendo se pratique dans un dōjō : une salle équipée d'un plancher.
- Es-tu prêt à commencer ton entrainement ?
- Oui.
Il me sourit.
- La notion fondamentale du kendō est le ki ken tai no itchi, l'esprit, le sabre et le corps en un, ou Kikentai itchi, autrement dit l'unité entre.
Il m'aida à me positionner.
- L'esprit (ki), qui désigne la détermination dans l'assaut. Le ki se manifeste par le kiai, le cri que pousse le combattant lorsqu'il porte une attaque.
Il partit prendre son sabre en bois.
- le sabre (ken), qui représente le coup porté. Celui-ci doit être délivré avec la partie valable du shinai (datotsu-bu) correctement orienté (le "tranchant" du shinai devant "couper" la partie touchée) sur une partie valable (datotsu-bui) de l'armure de l'adversaire;
Il se mit en garde.
- Et le corps (tai) qui désigne l'engagement du corps représenté par une frappe du pied avant au sol qui doit être executée dans le même temps que la coupe et le kiai.
Il bondit, en criant et me mit à terre en un rien de temps.
- Tu as encore beaucoup de chose à apprendre, petit.
Il m'aida à me remettre debout.
- En position !
- Quoi ?
- Tant que tu ne peux pas te positionner correctement, tu ne pourras encaisser aucun coup. ON RECOMMENCE !
- Les combattants se font face en tenant le shinai à deux mains, la main droite près de la garde et la main gauche à l'extrémité de la poignée, pointe vers la gorge ou l'œil gauche de l'adversaire. Cette garde fondamentale, appelée Chudan no Kamae, permet de frapper en avançant d'un seul pas, le issoku itto. Il existe également d'autres gardes : la garde haute à gauche dans laquelle le pratiquant tient son shinai au-dessus de sa tête, le Jodan no Kamae ou Hidari Jodan no Kamae, pied gauche en avant. Et la garde haute à droite, le Migi Jodan no Kamae, identique à la précédente mais dans laquelle le pied droit est en avant.
Il me montra les positions.
- la garde basse (Gedan no Kamae) semblable à la garde fondamentale mais avec la pointe du shinai baissée au niveau du genou de l'adversaire. La garde Hasso no Kamae dans laquelle le combattant tient le sabre vertical sur le côté droit, la garde (Tsuba) à la hauteur des lèvres. La garde Waki Kamae ou Waki Gamae dans laquelle le combattant dissimule son sabre derrière lui empéchant son adversaire d'en évaluer la longueur. Si toutes ces gardes sont étudiées dans les Kata seule les deux premières (Chudan no Kamae & Jodan no Kamae) sont utilisées en compétition. Pour la pratique à 2 sabres (nito) le combattant tient un shinai dans chaque main : un long et un court. Il existe de nombreuses variantes de cette garde selon que le shinai long est tenu de la main gauche ou de la main droite, selon la position des shinai (au-dessus de la tête ou non) et celle des pieds. En compétition, les pratiquants Nito sont beaucoup plus rares.
Il me regarda.
- En garde !
J'obéis et aussitôt, je me retrouvais en sol.
- Debout !
Je me relevai, grognant.
- Ça fait une semaine que tu t'amuses à me mettre par terre. Je veux apprendre à attaquer.
- Obéis.
- Un coup n'est valable en kendo que lorsque le combattant exécute la frappe avec du kiai, de la détermination, d'une posture adéquate, de la partie valable de son Shinai (datotsu-bu) correctement orienté sur une cible valable (datotsu-bui) de l'adversaire, et de la vigilance après la frappe (zanshin).
Il me fixa, d'un air déterminé.
- La frappe valable (yuko datotsu) est sanctionnée par un point (ippon) en compétition. L'évaluation du ippon par les arbitres est un exercice difficile. C'est pourquoi ces derniers sont au nombre de 3 et doivent être eux-mêmes des pratiquants expérimentés de haut-niveau.
- Puisque tu peux enfin attaquer, je vais t'apprendre l'une des choses les plus importantes : Le kiai est un cri obtenu par une forte expiration ventrale. Il permet de libérer les efforts au moment de l'assaut. En kendo on enseigne aux débutants à crier le nom de la partie visée par la frappe (kote, men, do) pour développer le kiai. Au fil de la progression, le cri sera remplacé par un kiai plus personnel. Dans les kata les coups ne sont pas systématiquement accompagnés d'un kiai, mais le dernier coup est traditionnellement accompagné de « Ya ! » (uchidachi) et de « To ! » (shidachi).
Il me regarda.
- Les cibles, ou datotsu-bui. En kendo, par convention pour une pratique sportive, seules certaines parties du corps (appelées datotsu-bui) doivent être touchées pour que le coup soit considéré comme valable. Les quatre datotsu-bui sont : la tête (men), les poignets (kote), les flancs (dō) et la gorge (tsuki). Certaines de ces datotsu-bui peuvent comprendre une variante à droite (migi) ou à gauche (hidari) également valables, sauf en ce qui concerne le Kote ou le seul datotsu-bui valable est Migi-Kote sur un partenaire en garde Chudan (Migi-Kote et Hidari-Kote sont des frappes valables sur un partenaire en garde Jodan).
- Le kendo n'est pas qu'une discipline physique. Sa pratique requiert la maîtrise de « kata », (combats codifiés), et de l'étiquette s'appliquant au dojo. Le kendo est un art qui exige une discipline de l'esprit. Les kata (aussi appelés kendo no kata ou nihon kendo kata) sont des enchaînements précis de techniques sous une forme entièrement codifiée (y compris les saluts) synthèse de différentes écoles anciennes. Créés en 1912 par un comité d'experts ils se composent de dix séquences codifiées de combat entre deux partenaires (appelés uchitachi et shitachi), sept avec le bokken (sabre long) et trois avec le kodachi (sabre court) pour shitachi. Dans la réalisation des Kata l'un des partenaire joue le rôle d'attaquant (uchitachi) et l'autre conclue l'action (shitachi). L'objectif du kata est l'exécution fluide sans faille des techniques et l'accent est mis sur la qualité et l'authenticité de l'exécution. Pour cette raison, les kata se révèlent très pédagogiques pour se perfectionner dans l'exécution des différentes techniques.
Il soupira.
- "Le kendo commence et se termine par un salut". Cette règle fondamentale enseignée dans tous les dojo souligne l'importance de l'étiquette qui fait totalement partie de la pratique du kendo. Les saluts (en début et fin de cours, en début et fin de combat), la façon de s'aligner dans le dojo, la manière de s'équiper, de tenir le Shinai hors combat etc, font l'objet d'un ensemble de conventions dont l'origine remonte à l'époque des samurai et dont le détail peut quelquefois varier selon les professeurs et les dojo. L'étiquette exprime le respect et la gratitude envers les autres pratiquants et les professeurs, mais aussi envers le dojo et le matériel.
Un homme fut mis au sol, un cri de joie retendit.
Est-ce que cette situation peut être réelle ?
Oui.
Pour la première fois en deux ans d'entrainements, j'avais mis mon maître au sol.
- Bravo petit. Tu as enfin compris.
Il se leva.
- Je n'ai plus rien à t'apprendre.
- Non, je veux continuer à m'entrainer avec vous !
Il ria.
- Vas en cours et puis on en reparlera.
- On va surtout fêter votre anniversaire ce soir.
Je pris mon sac et courais à cause de mon retard.
Si j'avais su, je serai resté à ses côtés ce jour-là.
Si j'avais su, je l'aurais remercié de ce qu'il a fait pour moi.
Comment aurais-je pu savoir ?
Comment aurais-je pu savoir ce qu'il allait se passer ?
Comment aurais-je pu imaginer que je le retrouverai ainsi.
Je suis simplement parti en cours, j'ai suivi les cours et je suis rentré avec son cadeau.
J'ai ouvert la porte, tout était baigné dans le noir, les meubles renversaient un peu partout.
Alors j'ai couru, tentant de trouver la pièce où était mon maître.
Et je l'ai trouvé.
Et ce que je vis ne me plut pas du tout.
Un homme en blanc, avec un masque à cornes pour voiler sa tête entière tenait un sabre recouvert de sang.
Il ressemblait à un démon sorti tout droit des Enfers !
Mon maître était au sol, dans une flaque de sang.
Toute ma rage est sortie.
J'ai attrapé mon sabre de bois et j'ai bondi sur le type qui me repoussa aisément. Il m'écrasa au sol, me bloquant sur le parquet de ses pieds.
- Non, je t'en prie. Ne fais pas ça. Soupira mon maître. Ne vois-tu pas que mon enseignement va dans le sens contraire de cela, de ce massacre. Je te connais, tu n'es pas un meurtrier. Tu es mon disciple. Je ne suis peut-être pas ton maître mais… je sais qu'au fond de toi, tu haïs ton maître.
L'homme en blanc me lâcha et se tourna vers mon maître.
- Je te conseille de mourir maintenant et de ma main… ça sera moins douloureux que si d'autres s'en occupaient, sensei. Cracha une voix extrêmement grave, déformée par son casque.
Il partit tranquillement.
Je me précipitai aux côtés de mon maître, serrant son corps contre le mien.
- Je vais appeler une ambulance… vous allez survivre.
- Non, Kenpachi. Laisse-moi partir. Il est temps pour moi.
- Non, pleurai-je.
- J'ai eu une très belle vie, je suis tellement heureux de t'avoir eu à mes côtés presque trois ans. Vis une magnifique vie et deviens un grand sensei… Sois le plus grand sensei de kendo de la ville. Tu es en paix avec toi, sois heureux. Je t'offre ma vie pour que la tienne soit magnifique.
Et lentement, ses yeux se fermèrent et un doux sourire naquit sur ses lèvres.
Ce jour-là fut terrible. J'ai aidé la police, enterré ma dernière famille. Je me suis retrouvé seul.
Mon sensei m'avait légué de l'argent mais je ne m'en servis pas.
Je l'offrirai à mon disciple avec ce que j'aurais gagné le jour de ma mort.
Je me suis battu, fais des compétitions pour gagner mon club de kendo.
J'ai rencontré des petits bouts de chou et les ai vus grandir, munir.
J'étais avec eux, comme mon sensei a été avec moi.
Et puis j'ai rencontré Ulquiorra, l'amour de ma vie.
J'avais tout ce que tout le monde désirait.
Ma vie était juste géniale.
Alors pourquoi je vois tout s'effondrer devant moi ?
Pourquoi je sens que tout va basculer ?
La nuit était tombée et il ne revenait pas.
Il a du rejoindre son Aizen-sama.
On ne s'est même pas dit au revoir.
On n'a même pas pu parler comme des adultes.
Pourquoi ? Pourquoi ?
J'aurais juste voulu savoir ce qu'il se passait dans sa tête.
Si il aimait tant son maître, pourquoi m'a-t-il voulu moi ?
N'est-ce pas évident ?
Il était en mission.
Mais pour quoi faire ?
Quel était son but ?
Je veux savoir.
J'ai mal.
Je veux qu'on arrête cette douleur qui me torture.
Je n'y croyais pas…
Est-ce ça ?
La douleur d'une rupture…
Avec l'homme qu'on aimait le plus au monde.
Je ne croyais pas en l'amour, je croyais que seules les idiotes tombaient amoureuses.
J'aimais vraiment ce type.
Cet adolescent effrayé, fort et surtout… blessé.
Est-ce réellement fini ?
Je ne peux pas y croire.
C'est juste incompréhensif.
Juste ainsi, d'un coup.
Je revois son visage, sa main qui couvre sa bouche lentement, les larmes qui coulaient sur ses joues.
Et ses yeux remplis de honte, de tristesse avant de changer d'expression : la douleur et le besoin de fuir.
Pourquoi avoir fui, Ulquiorra ?
Tu as toujours tout affronté.
Toi, celui qu'on avait surnommé Batman, toi qui as pris cinq balles dans le corps pour protéger l'un de tes amis.
Toi, qui pouffait devant moi et qui bondissait pour m'aider dés que j'avais un problème au risque de te faire vraiment mal.
Si un jour, j'avais sauté de ce pont, tu aurais bondi après moi pour me sauver, quitte à mourir à ma place.
Comme je l'ai fait pour toi.
Non, je ne peux pas croire que c'est fini. Tu vas rentrer.
Je regarde l'heure : 22H.
Cela fait une heure que tu es parti.
Tu va revenir, n'est-ce pas ?
Tu sais que tu pouvais tout me dire.
Je veux que tu me dises la vérité.
Je ne peux pas juste croire ce que j'ai lu.
Je veux que tu me le dises, droit dans les yeux.
Je veux voir dans tes yeux si tu me mentais.
Je veux que tu me dises ce que tu éprouvais pour moi, je veux le lire dans tes pupilles.
Car elles sont le reflet de ton âme.
Si tu me dis que tu ne m'as jamais aimé, que tu te moquais de moi, que tu voulais juste me briser.
Je l'accepterai.
Mais tu as fui.
Pourquoi ?
Ce n'est pas toi.
Pourquoi tu ne m'as pas affronté ?
Je ne comprends pas.
Laisse-moi comprendre.
Mon GSM sonna.
MASHIRO KUNA.
Je décrochai.
- Salut !
- Salut, Kenpachi. Ça va ?
- Ouais.
- Dis, ma fille vient de me ramener Batman. Il semblait complètement abattu, il avait encore les yeux rouges tellement qu'il a du pleurer. Que s'est-il passé ?
- Il est chez toi ? M'inquiétai-je.
- Oui… Dis-moi ce qu'il se passe. Mon mari l'a emmené dans le bureau pour parler tellement qu'il semble mal. J'ai peur qu'il fasse une nouvelle tentative de suicide comme il y a quelques mois.
- J'avais mes raisons de me fâcher.
- Viens le chercher et laisse-le s'expliquer. Je suis sûre que tout va s'arranger. Viens manger et puis tu lui parleras plus calmement.
- Je ne crois pas.
- C'est un ordre, Kenpachi Zaraki. Fais-le ou je rendrai ta vie impossible. Me menaça-t-elle.
Elle me raccrocha au nez. Je me levai et prit une veste et mes clefs. Je grimpai dans ma voiture et démarrai.
Que fais-je bien pouvoir faire ? Et que dire ?
Quelques minutes plus tard, j'arrivai devant chez elle.
Que va-t-il me dire ?
Euh… désolé d'être un meurtrier et d'aimer ça.
Je t'ai menti depuis le début et c'était trop fun !
Mais Mashiro a dit qu'il était triste.
Non, il doit avoir une explication…
J'ai sûrement mal compris, il va tout m'expliquer et tout va s'arranger.
Et on pourra reprendre notre vie de départ.
Je le veux tellement y croire !
Pourquoi ai-je encore ce doute en moi ?
Je pris une grande respiration pour me donner du courage et je sortis de la voiture. Je sonnai à sa porte, Mashiro vint m'ouvrir.
- Tâche de ne pas être trop dur.
Elle avança dans le couloir.
- Yachiru, je croyais t'avoir dit de prévenir tout le monde qu'on… AAAAHHHH !
Elle hurla, je me précipitai et vis le bureau retourner dans tous les sens. Elle se précipita.
- SZAYEL ! YACHIRU…
Je remarquai la fenêtre ouverte.
Non, tu n'as rien à m'expliquer…
Tu es tel que ton journal me dit…
Un menteur, un tueur, le chien du diable.
Alors voilà ? C'est tout ?
Alors tu t'es moqué de nous jusqu'au bout. Je parie que tu étais en mission depuis le début. Tu devais enlever ce scientifique pour ton maître.
Tu as fait ce que tu avais à faire…
Laisse-moi faire mon devoir.
Je pris mon téléphone. Cela sonna une fois.
- Oui ?
- Hirako, on a un gros problème.
Dix minutes plus tard, Unohana, Hirako, Nell apparurent avec l'inspecteur Byakuya Kuchiki qui enquêtait sur les espadas pour les services secrets. Je résumai la situation par rapport à Mashiro.
- Pourquoi était-il dehors aussi tard ?
- J'ai lu une partie de son journal, ce type est un vrai monstre. Il a tué plus de 500 personnes, dont son père qui avait une nouvelle femme et un bébé.
- Il haïssait son père car il a fait tuer sa mère à sa place. Aizen a pris le bon rôle. Il n'avait pas à tuer cette femme et ce gosse mais on a beaucoup de mal à se contrôler parfois… Me stoppa Nell comme si je ne comprenais pas.
- Arrête… Normalement, c'était maman et moi qui devrions être dans ses bras, pas eux ! Ma main l'a transpercé, lui agrippant le cœur, il a battu quelques fois entre ma main avant de s'arrêter. Alors je le lui ai arraché, le laissant tomber sur son corps. J'aurais du être heureux, soulagé. J'avais tué celui qui a tué ma mère, celui qui m'a condamné. Mais rien… Je ne ressentais rien.
- C'est faux ! Réagit-elle.
- Ce sont ses propos ! Je ne suis pas quelqu'un de gentil. Je n'ai jamais rien fait de bien dans ma vie. J'ai fait le mal et j'aimais ça… Je suis pourri jusqu'à l'os. J'étais le serviteur du diable, jusqu'à le dépasser… Et pourtant je m'en moque. Je suis mauvais et puis c'est tout. Je manipule les gens comme je le veux, c'est si simple.
Je repris mon souffle.
- Car j'étais le préféré d'Aizen-sama. Et j'en étais fier. Il me voulait, il me voulait car j'étais une force de la nature. Je serai son chef-d'œuvre. Je le savais, j'avais vendu mon âme au diable lui-même. Et alors ? Nell, il nous a eus !
- Non, il haïssait Aizen. Il faisait tout pour ne pas être à lui.
- Est-ce de la prostitution ? Oui, j'en suis certain.Et pourtant, je n'ai pas hésité à vendre mon corps en diable.
Je la regardai pleurer, sachant que sur mes joues aussi des larmes coulaient.
- Je tuerai toute cette vermine. Je nettoierai le monde de leur sang impur, dégueulasse. Les déchets ne doivent pas vivre sur ce monde. J'étais né dans ce but. Oui, j'étais une arme faite de chair et de sang. Je n'étais rien d'autre… Enfin, si… J'étais la nouvelle pute du diable… Je suis né pour le satisfaire. C'était ma vie, mon destin. J'ai fait ce que je devais faire… J'ai tué… tué plus de 500 personnes de manières horribles. J'étais le chef-d'œuvre du diable. À tel point que j'étais pire que lui aujourd'hui.
J'étais furieux.
- Je veux l'entendre de sa bouche. Je veux.
Elle se laissa tomber sur le fauteuil, ses épaules tremblantes.
- Alors pourquoi m'avoir sauvée la vie ?
- Cela faisait parti du plan, dit simplement Kuchiki. Pour pouvoir être libre le temps de sa mission… Et paraître innocent, une victime d'Aizen… Un plan parfait.
Le GSM d'Hirako sonna. Il répondit aussitôt.
- Grimmjow, barre-toi avec Stark.
- …
- Ok, on est chez eux. Viens vite.
Il raccrocha.
- Stark, Grimmjow et le père arrive.
- Et ma fille ?
- Ils se sont faits tirés dessus, ils seraient tous morts s'ils n'avaient pas fui. On va récupérer votre fille.
Elle s'effondra dans le divan.
Quelques minutes plus tard, un homme aux cheveux bleus entra, soutenu par un brun. Szayel fonça en larme dans les bras de sa femme en pleurs.
- J'ai rien pu faire. Soupira le brun, déçu.
Nell se précipita pour aider le bleuté.
- NELL ! S'écrièrent-ils. MAIS TU ÉTAIS MORTE !
- J'étais l'informatrice.
Ils la serrèrent dans ses bras.
- Pour une fois que le cuarto fait quelques chose de bien ! On va pouvoir enfin réagir comme il se doit !
- Et pour Yachiru ? demanda Unohana.
- Aizen est venu personnellement nous tirer dessus. Il devait être en train de rattraper le temps perdu avec le cuarto. Heureusement, Ulquiorra était tellement pressé d'aller le voir qu'il n'a pas fait attention que la petite s'enfuyait. On les a récupérés mais au moment où on montait dans la voiture, le quinta nous a tirés dessus et Aizen est arrivé aussitôt. Alors à moitié dans la voiture, je tenais la gamine mais Aizen m'a eu à l'épaule et j'ai eu trop mal, je l'ai lâchée. Mais personne n'a rien vu. Elle doit être près du manoir en train de se cacher.
- Que faire ? Demanda Szayel.
- On ne peut rien faire tant qu'ils sont dans le manoir. On doit réfléchir à une solution pour la faire sortir.
- Restons ici, personne ne pensera qu'on restera et si Yachiru arrive à partir, elle viendra tout de suite ici. Affirma Hirako.
- ALORS ON VA DEVOIR ATTENDRE ICI SANS RIEN FAIRE POUR MA FILLE ? s'exclama Mashiro.
- Pas besoin d'aller la chercher. Dit une voix.
Tout le monde se retourna : Ulquiorra était là, tenant la main de Yachiru. Il paraissait si différent, un hakama large blanc et une veste assorti en queue de pie. Il semblait si froid, si imposant.
J'avais peur de lui.
Je voyais enfin l'espada en lui.
Mashiro se précipita vers eux et la petite voulut faire de même mais mon amant la retint.
- Que fais-tu, Ulquiorra ? Rugit Szayel. Nous enlever ne te suffit pas ?
Il leva les yeux vers le père avec un regard meurtrier.
Vraiment flippant !
- Rien ni personne ne peut le faire ressentir quoique ce soit, ria un homme qui venait d'arriver.
Il était plutôt grand, des cheveux bruns en bataille, les yeux noisettes derrière. Il ressemblait à un noble. Il était un poil plus grand qu'Ulquiorra.
Mais c'était cet homme… Celui qui m'avait tant terrorisé…
Est-ce réellement l'homme qui a tué mes parents ?
- Aizen, souffla Hirako.
Est-ce lui Aizen Sosuke ?
Je me figeai, sous le choc.
Il est le type que je rêve de tuer depuis tellement longtemps.
Et il est là devant moi, souriant…
Ce sourire qu'il avait ce jour-là.
Plusieurs personnes braquèrent des armes sur nous, nous levâmes les mains en l'air. Aizen sourit encore plus se rapprochant d'Ulquiorra, le serrant contre lui.
Tu l'aimes toujours Ulquiorra ?
L'amour de ma vie est avec mon pire cauchemar.
- Nous avons enfin pu retirer l'épine que j'avais dans le pied, merci à toi Neliel, on n'y serait jamais arrivé sans toi.
- Quoi ? S'étonna cette dernière.
- Tu as fait confiance à Ulquiorra, comme je l'imaginais, alors ma taupe a pu détruire tout vos efforts.
- Ulquiorra, dis-moi que c'est faux… Nous sommes des amis, comme des frères et sœurs.
Il leva les yeux vers elle, son regard était glacial.
- Tu crois vraiment que je m'intéresse à toi ? Cracha-t-il. Tu n'es qu'un vulgaire déchet. Tu as eu ta chance dans l'espada mais tu as échoué. Tes airs de gamine m'énervaient. Je te haïssais. J'ai directement dit à Aizen-sama que tu ne voulais pas travailler correctement, alors il a eu une idée… Si Aizen-sama ne m'avait pas ordonné de te laisser en vie, tu serais morte il y a bien longtemps. Tu lui dois la vie, déchet !
Ce n'était pas l'homme que j'aimais.
Non…
Il n'avait rien avoir avec le jeune homme fragile et adorable que j'aime.
Non que j'aimais.
Je ne peux pas aimer l'homme qui se trouve devant moi.
Voilà la fin du chapitre.
Le retour d'Aizen était imminent, il fallait bien un problème.
Et oui, Ulquiorra n'est pas un gentil dans l'histoire mais promis, happy end dans une dizaine de chapitre.
On peut dire qu'on est à la moitié de l'histoire.
Plusieurs chapitres seront un retour dans le passé d'Ulquiorra pour comprendre son comportement.
Prochain chapitre vendredi soir ou samedi matin très tôt ! (donc le 22 ou 23).
Suspense suspense !
Que va-t-il arrivé à nos héros ?
Comment vont-ils s'en sortir ?
Qu'arrive-t-il à Ulquiorra ?
Comment se débarrasser d'Aizen ?
Rendez-vous au prochain chapitre pour tout savoir !
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Merci !
