Posté le : 16 Octobre 2009


Disclamer spécial à ma petite cousine de huit ans qui ma gentiment prêté son poème composé par elle-même lors de son année scolaire. En espérant que ses rimes la mènent loin.


Note Spéciale : Je vous conseille fortement de vous composer la Play-liste ci-dessus pendant que vous lisez ce chapitre. Voilà les titres : Harry In Winter de Patrick Doyle ; Halo de Beyoncé et pour finir Violet Hill de Coldplay. Je vous conseille également de les écouter dans cet ordre ci : cela rend le tout magnifique ! Effet garantit !


Chapitre 13

Amicus certus in re incerta cernitur. C'est dans le malheur qu'on reconnaît ses amis

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Petit, Harry s'était imaginé que le 615 était le bus magique menant à tous les endroits que l'on souhaitait, même ceux se trouvant à l'autre bout du monde. Et aujourd'hui, il avait plus que l'impression de traverser le globe dans son entité assis sur la banquette arrière de ce véhicule miteux. Son cœur cognait contre sa poitrine. Il se sentait à la fois anxieux et heureux. Harry allait pouvoir faire ce dont il avait toujours rêvé : se recueillir sur les tombes de ses parents.

A sa droite se tenait Ron qui avait le visage fermé tandis qu'Hermione caressait la main du brun en signe de réconfort. Tous les deux avaient acceptés de l'accompagné lors de ce périple. Harry leur en était infiniment reconnaissant. Hermione avait finalement déposé sa tête sur l'épaule de l'écrivain en herbe tant et si bien qu'il sentait son souffle chaud heurter la peau de son cou. Cette partie de son corps qui lui était encore douloureuse.

Il fit parcourir son index le long de son estafilade et ferma les yeux. Celui qui lui avait fait ça ne sera sans doute jamais retrouvé et encore moins puni. Au moins, il s'en était sortit indemne. Il lui serait arrivé bien pire si Ronald et Draco n'étaient pas arrivés à temps. Cette simple constatation l'amena à penser au blond. Ce dernier était resté cloitré dans sa chambre du 4 Privet Drive à préparer sa valise pour son retour en France. Quand Harry était passé en coup de vent devant cette pièce, quelque chose lui tordit les entrailles rien qu'à l'idée de le voir partir. En très peu de temps, le brun s'était attaché au correspondant français de Dudley. La vie à Little Whinging n'était plus aussi ennuyeuse qu'à l'ordinaire avec lui dans les parages. Harry s'autorisa un rictus.

Il ne lui restait encore qu'un peu plus de vingt-quatre heures avant son départ. Harry n'avait aucunement envie de perdre contact avec Draco. Le souvenir de Cédric était encore trop vif et il ne voulait pas de nouveau commettre cette erreur. Pour une fois, il allait suivre son cœur même si celui-ci lui dictait des ordres complètement insensés.

En fait, Harry avait eu le temps de réfléchir à de nombreuses choses durant son séjour à l'hôpital. Principalement à Cédric puis à Draco. Ces deux garçons étaient diamétralement opposés dans la philosophie de vie qu'ils adoptaient. Harry se demandait s'il était possible d'aimer deux personnes en même temps. Mais d'un amour complètement différent…

Surement pas.

Il n'aimait pas Cédric : ceci était une triste réalité. Il s'en voulait de ne pas pouvoir lui rendre cet amour.

De plus, il était attristé par son départ et encore plus par les multiples déceptions qui lui avait infligé. De toute manière, la seule chose qui aurait pu le retenir cela aurait été qu'il lui dise « je t'aime ». Cependant, Harry ne pouvait prononcer ces quelques mots car il s'agirait alors d'un énorme mensonge. D'autre part, il n'avait aucun droit sur les décisions que prenait Cédric. A présent, il souffrait de l'absence de ce dernier. Nonobstant, cela n'était pas par amour, c'était juste une présence qu'il avait en moins. Pourquoi n'arrivait-il pas à lui en vouloir totalement ? Après tout, il avait de nombreuses raisons de le faire !

A côté, il y avait Draco. Le tombeur hétéro par excellence. En dépit du baiser qu'ils avaient échangé sur le toit de la Grunnings, Harry se demandait s'il l'avait véritablement désiré ou s'il s'était sentit obligé de le faire, par défi. Cependant, Harry doutait fortement que le jeune français puisse un jour avoir des sentiments sincères à son égard. C'était impossible. Pourtant, plus il se renforçait dans l'idée que cela pourrait être un amour non réciproque, plus il avait l'impression que ses sentiments s'intensifiaient. Mais qu'était-il vraiment pour Draco ? Un ami dû au hasard ? Une connaissance ? Un inconnu ?

Mais la question qui le taraudait était : Que trouvait-il d'intéressant en quelqu'un comme Draco ? Après tout, il incarnait ce que détestait Harry en tant normal.

Vanité.

Néanmoins, il savait que l'amour était quelque chose qui ne pouvait s'expliquer…Le cœur à ses raisons que la raison elle-même ignore.

Ses doigts s'entremêlèrent dans les boucles brunes d'Hermione et il les fit parcourir le long de cette toison moutonnante. Une autre interrogation venait troubler son esprit. Pourquoi ne pas être tombé sous le charme d'une fille comme Hermione ? Elle avait tout pour plaire alors…Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ?

Harry se mordit violement la lèvre inférieure pour avoir pensé une telle chose. Si ça continuait il allait penser que l'homosexualité était une maladie comme la plupart des intolérants - dont les nazis faisaient parti. On n'avait plus qu'à parquer toute la communauté gay à un endroit bien précis et porter un signe distinctif sur ses vêtements afin de ne pas propager le virus ! Et dire qu'il n'y a pas si longtemps que ça, des gens pensaient ainsi. Le pire, c'est que ça continuait…

Le bus prit un virage serré et s'arrêta près d'une station de métro. Les trois adolescents se levèrent quasiment en même temps et descendirent du véhicule. Ron marchait déjà vers un escalator menant à l'Underground londonien. Hermione donna des tickets de métro aux deux autres garçons en silence. Il y avait peu de monde dans les souterrains car c'était un dimanche matin. Ils étaient tous les trois dans leurs plus beaux habits. De loin, on aurait pu croire qu'ils allaient à la messe. Mais non, ils se rendaient juste au cimetière de Godric's Hollow…

Godric's Hollow se situait au nord de Londres. Pour s'y rendre, il fallait emprunter plusieurs modes de transport dont un train qui emmenait non loin du lieu dit. Par la suite il fallait marcher encore une dizaine de minutes avant d'arriver à destination. Cela faisait déjà une bonne heure que les trois amis étaient dans le train quand Ron finit par prendre la parole :

- Quand on sera là-bas, tu veux qu'on te laisse seul ?

Harry leva enfin ses iris couleur jade vers son meilleur ami pour lui répondre.

- Au début oui. Prononça-t-il. Je voudrai prononcer quelques mots pour mes parents.

- Avec Ron on ira faire un tour pendant ce temps. Assura Hermione. L'important c'est que nous soyons là pour toi ; c'est un moment important après tout.

- Oui, affirma le brun, les Dursley n'ont jamais voulus que j'aille me recueillir sur leur tombe. Alors maintenant que je suis majeur, rien ne m'en empêche. Encore merci de m'y accompagner…

- C'est tout à fait normal. Dit Ron.

- On est là pour ça. Renchérit Hermione en déposant sa main sur le genou d'Harry.

Ce dernier esquissa un maigre sourire. Il déposa un léger baiser sur la joue de la brune ce qui la fit rougir immédiatement :

- Si Cormac te voyait…Plaisanta Ronald en passant sa main dans sa chevelure de bronze. En parlant de lui, tu crois que je ne vous ai pas vu vous embrasser dans le Parc la nuit dernière ?

- Quoi ? S'offusqua Hermione. Sale petit cafard ! Tu as encore espionné les gens du quartier avec tes jumelles, n'est-ce pas ?

- N'oublies pas que la fenêtre de ma chambre donne une vue imprenable sur les alentours…

- Dès qu'on rentre je te jure que…

- Et c'était comment ? Demanda innocemment Harry.

Hermione lui renvoya un regard assassin pendant que le rouquin éclatait de rire. Elle finit par hausser les épaules et répondit sur un ton désinvolte :

- Pas mal…Non, c'était excellent ! D'ailleurs, il m'a demandé si je voulais bien qu'entre nous ça soit officiel. Et j'ai accepté. Dit-elle réjouit.

- Félicitation Mrs MacLaggen. Charria Ron en lui tapotant le haut du crâne.

La jeune fille était sur le point de répliquer quand Harry prononça d'une voix calme :

- Pas la peine de faire exploser la troisième Guerre Mondiale. On en a déjà assez vu.

Hermione eu une moue boudeuse et croisa les bras sur sa poitrine. Le reste du trajet se fit en silence. Au fur et à mesure des stations parcourues par le train, la tension devenait palpable. Ils allaient bientôt arriver à bon port. Harry tenta vainement d'aplatir ses cheveux indisciplinés comme pour se donner plus d'allure. Il pensa qu'il était tant d'aller chez le coiffeur. La locomotive s'arrêta finalement en gare de Godric's Hollow et les trois adolescents se levèrent d'un bond.

La station de Godric's Hollow semblait comme déserte et en dehors de tout espace temps. Il y avait là une prolifération de mauvaises herbes qui auraient sérieusement pu concurrencer avec le jardin Weasley. La pancarte indiquant le nom de la ville était de travers et ses attaches rouillées. Les bancs avaient été désertés au profit du Pub du coin. Le Soleil était à son zénith et tapait sur leur nuque. Ron semblait mourir de chaud sous son costume prêté par son frère aîné, Bill. Il avait amené avec lui un bouquet de Lys blanche. Hermione, quant à elle, avait opté pour une robe assez sobre de couleur sombre. Harry leur lança un sourire encourageant avant de sortir de la gare.

Dehors, des maisonnettes s'étalaient de part et autre d'une rue sinueuse bordé par des lampadaires éteints. Les trois amis marchaient depuis quelques minutes à peine que la ruelle déboucha sur une petite place au milieu de laquelle reposait une statue finement taillée. Harry s'attarda près de la sculpture la contournant. Il déposa ensuite ses yeux couleur émeraude sur quelques habitations en pensant avec amertume que c'était peut-être dans l'une d'entre elle que ses parents avaient vécues. Dans leurs lettres, ils parlaient d'un appartement. Surement l'avait-il loué dans les combles d'une de ses maisonnées. Autour de la place du village se trouvait un bureau de poste, le fameux Pub qu'on pouvait apercevoir depuis la gare ainsi que quelques boutiques.

Cependant, Harry se dirigea immédiatement vers la petite église où les motifs iconographiques des vitraux scintillaient de mille feux. Une fraîcheur incontestable régnait à l'intérieur du monument théologique. Au-delà du chœur de l'église se trouvait une porte étroite qui donnait sur le cimetière. Plusieurs tombes avaient été disposées de manière maladroite. Hermione et Ron aidèrent leur ami à trouver celles de ses parents. Au bout d'un quart d'heure de recherche silencieuse, Ron s'exclama :

- Harry ! Je crois que j'ai trouvé.

Harry se précipita vers l'endroit indiqué en faisant de grandes enjambé afin de ne pas rompre un pot de fleurs reposant dans quelques recoins inattendus. Il sentait son cœur au bord de l'implosion tout en frémissant d'avance. Harry s'arrêta une fois arrivé devant deux tombes jumelles où résidaient les inscriptions habituelles telles que la date de naissance et de mort de ses parents. Ils avaient environ le même âge. James et Lily Potter. Harry s'agenouilla et fit parcourir son doigt le long de l'épitaphe taillée dans la pierre. Ron déposa le bouquet de fleurs et s'éloigna d'un ou deux pas tandis qu'Hermione glissait sa main dans la sienne.

Des larmes brûlantes vinrent doucement perlées le visage d'Harry sans qu'il en ait véritablement conscience. Pour la première fois depuis longtemps, il n'essaya pas de garder la tête froide devant ses amis. Il avait besoin d'évacuer toute cette tristesse accumulée au fil des années. Son cœur exsangue se serrait dans sa poitrine plus que jamais. Pourtant, ce petit organe de la taille de son poing et indispensable à sa survit battait encore par on ne savait quel miracle. Harry s'était toujours demandé pourquoi cet accident ne lui avait pas aussi ôté la vie. Il aurait voulut, l'espace d'un instant, rejoindre ses parents. Mais la présence de Ron et d'Hermione le rattachait définitivement à la terre ferme. Ses deux amis finirent par s'éloigner pour de bon, comme Harry l'avait demandé, déambulant alors dans le cimetière. L'endroit était inondé de Soleil et des mots d'amours virevoltaient au gré de la brise estivale telle des pétales se détachant de leur branche courbée.

Harry sortit de la poche intérieure de sa veste un papier froissé.

Il déplia la feuille non sans émotion et se racla la gorge. Peu à peu, des perles salées vinrent troublés les mots tracés avec de l'encre noir. Cette pluie éphémère cessa quand le jeune orphelin reprit son calme. Il passa son poignet sur ses yeux rougit et embués par les larmes et entama sa lecture :

« Chers Parents,

Voilà près de dix-sept ans que nous nous sommes quittés. J'aurais voulu que cette date n'apparaisse jamais dans mon funeste calendrier. Pourtant des liens indestructibles nous réunissent, tous les trois. Aujourd'hui je fais également parti d'un trio. Néanmoins, ce n'est pas les mêmes relations que nous entretenons. Hermione et Ron sont les deux personnes les plus importantes de ma vie et j'espère de tout mon être que cela ne changera pas.

J'ai lu vos lettres il y a déjà plusieurs jours de cela et je ne sais comment vous remercier. Pour moi, elles étaient comme de véritables trésors. D'ailleurs, je les ai gardés précieusement. Je les ai tellement relu, le soir lorsque j'avais un moment de quiétude, que je les connais maintenant par cœur. Vous m'avez terriblement manqués toutes ces années. Je me souviens encore que quand j'étais petit, j'imaginais que tu étais là Maman, me serrant contre ta poitrine pour me réconforter. Je m'enroulais dans mes couvertures pour faire comme si c'était tes bras qui m'enveloppaient.

J'en étais même arrivé à penser que si j'étais orphelin c'est parce que je l'avais mérité. Hermione a vivement démentit en me grondant. Nous avions à peine onze ans. A cette époque, j'enviais également les petits garçons qui partageaient des activités avec leur père. La seule présence masculine que j'ai eu c'était Ron, mon fidèle ami. Ensemble, nous avons partagé nos joies comme nos peines. Sachez que malgré tout ce qui nous sépare, il y aura toujours une place pour vous dans mon cœur. Je regrette profondément votre disparition. J'écris avec l'encre de mes larmes ces quelques mots. J'ignore s'ils vous parviendront. Mais je l'espère.

Avec tout l'amour du monde,

Votre fils, Harry. »

Dès qu'il eu finit son discours élégiaque, l'éphèbe se releva lentement et déposa ce papier froissé en dessous du bouquet de Ron. Il essaya de graver ce souvenir dans sa mémoire. La main réconfortante de son meilleur ami se posa sur son épaule ce qui força Harry à reprendre ses esprits.

- Nous devrions peut-être aller manger. Proposa-t-il au bout d'un moment.

Hermione et Ron acquiescèrent. Tous trois sortir du cimetière en calme, souhaitant de tout cœur ne pas remettre les pieds dans un tel endroit de si tôt. Quand ils eurent franchit la porte donnant accès sur la petite église, le clocher sonna ses douze coups.

Il était midi.

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Des petites tables avaient été dressées sous des persiennes sur la place du village de Godric's Hollow. Harry, Ron et Hermione étaient assis en silence, leurs vestes reposant sur le dossier de leur siège. L'enseigne de l'établissement avait été peint sur une planche clouée juste au dessus de leur tête. La jeune fille haussa la tête afin d'y lire « The Lion Square ». Elle reporta ensuite son attention sur le Menu proposé par la maison. Ron lut attentivement avec elle, essayant surement de s'occuper l'esprit. Harry ne prit pas même la peine d'ouvrir la carte, les yeux hagards. Un serveur à l'allure dégingandée vint se présenter à eux, un calepin à la main.

- Puis-je prendre votre commande ?

Hermione jeta un coup d'œil circonspect à Harry qui n'avait toujours pas cillé.

- Je prendrai votre assaisonnement de légumes du jardin avec la côtelette d'agneau. En dessert, une salade de fruits.

- Pour moi, ça sera un Fish & Chips. Prononça Ron en rendant la carte.

- La même chose. Dit Harry d'une voix blanche.

Hermione et Ron restèrent silencieux, respectant le fait qu'Harry n'ai pas forcément envie de discuter. Une fois les plats rapportés des cuisines, le petit groupe d'amis déjeunèrent sans souffler mot. On entendait plus que le bruit des tintements de couverts. En fin de repas, Ron insista pour payer la note avec le salaire qu'il avait reçut de la part de Xénopholius Lovegood. Tous trois finirent par s'éloigner du vieux restaurant dans une atmosphère étrangement calme. Harry enfonça ses poings dans ses poches et marcha d'un pas raide jusqu'à la gare ferroviaire entouré de ses fidèles amis.

Le train arriva assez rapidement et les emmena dans la capitale avec son panache de fumée grise. Le retour à Little Whinging se passa sans encombre. Les maisons à l'architecture rectiligne se dressèrent rapidement devant eux. Après une dernière accolade, les trois amis se quittèrent. Harry se rendit au 4 Privet Drive et fut passablement étonné de voir sa tante agenouillée au milieu du living-room. Devant elle se trouvait un carton poussiéreux dans lequel reposaient de vieux jouets. Au moment où la porte d'entrée claqua, Pétunia Dursley se leva en sursaut avec un papier au creux de la main. Harry fut décontenancé quand il s'aperçut qu'elle pleurait. Mrs Dursley tordit ses lèvres en un sourire et fit volte-face. Le jeune homme s'approcha et se rendit compte que la pièce était désertée par les autres résidents de la maison.

- Où est passé Dudley ? Demanda-t-il doucement.

- Il est partit avec son père, Draco et Piers à la fête foraine. Hoqueta Pétunia. Alors j'en profitais pour faire un peu de rangement et… Je suis tombée sur ce carton. Dedans, il y a la plupart des jouets de ta mère et moi. Ca fait tout drôle de retrouver ça après tant d'années…Avec Lily nous avions inventé des tas de jeux. Elle ne touchait pas aux poupées alors que moi je les adorais. Tu savais qu'elle voulait devenir poétesse ? Lily n'avait que huit ans. Mais elle était douée. J'ai retrouvé une de ces créations. Lit-le moi à voix haute s'il te plaît.

Elle tendit un bout de papiers à Harry. Sur la feuille, une écriture enfantine, un peu maladroite et criblée de fautes d'orthographes se déployait. Il saisit son courage à deux mains et lut :

- " Le Vent.

Le vent est là,

Près de moi,

Me fait signe,

Avec son air digne,

Le vent que j'aime,

Est celui qui mène,

Le petit bateau,

Jusqu'au grand château,

Où règne,

La Reine,

Qui courra,

Vers moi. "

- C'est du Lily tout craché. Plaisanta sa sœur. Elle écrivait des choses qui n'avaient pas trop de sens. Mais, pourvu que ça rime !

- Parle-moi un peu d'elle. Demanda Harry.

Sa tante arrangea rapidement les jouets dans le carton et le referma. Harry eu peur que ceci était le signe que la discussion était close. Il s'apprêtait à monter dans sa chambre quand elle prononça :

- Ta mère était quelqu'un de doué. Elle a été recrutée dans une école spéciale au nord de l'Ecosse. Avec nos parents, nous n'en n'avions jamais entendus parler. Cette école à apporter tellement à Lily et m'en a beaucoup enlevé également…J'aimais profondément ma sœur alors la voir s'en aller chaque année ça me rendait folle. J'ai même écrit en secret une lettre au directeur pour qu'il me prenne avec elle. Mais il a refusé. A ces yeux je n'étais pas assez…douée.

Alors j'en ai affreusement voulu à Lily bien qu'elle ne soit pas responsable de notre séparation : j'étais jalouse. Puis elle a rencontré ce… Potter. Quand elle nous l'a ramené à la maison, mes parents sont devenus comme hystériques. Lily, leur belle Lily, était tombée amoureuse d'une énergumène. En fait, ce qui clochait chez ton père –en dehors de son caractère- c'était son éducation. Ces parents étaient des athées laxistes qui vivaient au contact de la nature.

Enfin bref, des gens qui n'avaient pas passé le cap des années 60's. Tout le contraire de nous. Après quoi, je me suis mariée à ton oncle qui venait d'une famille tout à fait respectable. Lily avec son caractère de feu nous en voulait terriblement, surtout à moi. Et de là est venu la scission qui a brisé notre famille en éclat. Le jour où j'ai appris leur mort j'étais anéanti. Pour moi, le seul moyen de racheter mes erreurs s'était de t'héberger et de t'élever. Je sais que je n'ai jamais été la meilleure tante du monde et je ne prétends aucunement ce titre. Mais, pour l'amour du ciel Harry, pardonne-moi.

Harry ne savait pas quelle attitude adoptée. La femme qui avait été passive à tous ces malheurs pendant des années lui présentait désormais des excuses. Petit, on lui avait appris au catéchisme que le pardon était certainement la chose la plus importante au monde. Il s'avança doucement et pris sa tante dans ses bras…

A suivre


Voilà le chapitre 13 qui – contrairement à l'opinion publique – m'a porté bonheur. Je crois bien qu'il s'agit d'un de mes préférés tout comme le chapitre 1. Allez savoir pourquoi ! Mais je pense que ce chapitre est toute en émotion et n'est que tendresse. Et rien qu'en l'écrivant j'ai été touché. Alors j'espère qu'en le lisant vous aussi. Durant ce chapitre j'ai voulut corriger des énormités qui sont apparut durant le tome 7. D'abord la scène du cimetière qui aurait pu être parfaite si seulement Ron avait été présent. Je pense que notre rouquin international en sait plus sur les Potter qu'Hermione. Et donc par ce fait sa présence était nécessaire. Quelqu'un m'a dit, d'après son opinion personnel que si Ron était absent c'était parce qu'il n'avait aucune délicatesse. Je pense le contraire mais ce n'est que mon avis. Ron est juste un personnage affreusement négligé par J.K. Rowling alors qu'il peut apporter énormément. Bon, là je m'égare. Sinon il y avait aussi les adieux avec les Dursley où l'on voit une Pétunia extrêmement distante et un Dudley soudainement adorable. Ca m'a parut tellement énorme que j'en ai d'abord rit. J'aurais tellement voulus que cela soit le contraire. Parce qu'à mon avis une femme possède plus de tact qu'un homme dans ces moments là et elles peuvent plus facilement demander le pardon. Ne vous fâchez pas messieurs ! Ce n'est que mon avis personnel ! Oups, j'ai beaucoup écrit dis donc… Bon je terminerai juste en disant que le chapitre prochain sera beaucoup plus long et qu'on fêtera l'anniversaire d'Harry. A bientôt, Dairy22.