Note : Merci ma Tania (note : Tania a posté à ma place car je n'avais pas le temps ni le moral, mais vous n'avez pas à en pâtir, d'où son intervention)! Je profite de quelques instants pour éditer ce chapitre répondre aux reviews. Merci pour vos commentaires, vraiment ça me touche!

Makie : Oui, Lee voit enfin le ciel s'éclaircir, Lestrange va voir que sans son petit Jordan il boufferais les pissenlits par la racine! (du coup tu m'a donné une idée!) Pour Harry, le fait que Voldemort et Draco soient ses maîtres était acquis, mais pas le fait qu'il aime Voldemort. Il pensait juste être attiré par lui, et surtout, tout cela, il ne l'avait pas dit de "vive voix" dans sa tête. Il y a une grande différence je pense, c'est comme savoir qu'on aime quelqu'un et le lui dire. Oui le second est souvent plus dur ^^" héhé j'espère que tu n'es pas déçue que Harry ne se soit pas fait tabasser et qu'onb ait (enfin) eu droit à un peu de citron! Merci encore pour tes reviews, ça me fait vraiment plaisir! à bientôt alors! bises!


ENJOY!


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Chapitre XIV / Sous l'échiquier - part I

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Note : Bon alors ce n'est pas un terme technique, mais je pense que vous aurez compris qu'il s'agit de choses officieuses. Non, Slaavy, Lucius n'ira pas copuler avec Severus en dominant le monde entier parce qu' « officiellement » il est le maître tout puissant du monde et de la galaxie. Non. Et Draco n'est toujours pas un demi-dieu dans cette fic. Non.

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Les deux garçons s'éveillèrent dans le lit aux draps de soie blancs. Tom était déjà debout, regardant le parc de la propriété d'un air nostalgique, vêtu d'un simple pantalon noir. Il semblait fragile, presque un jeune adulte sans histoire, un homme qui attendait simplement le lever du jour, qui aurait eu une vie normale et dont le rire ne quittait presque pas les lèvres.

Non. Tom était un Maître. Et cela définissait tout ce qu'il était et n'était pas. Draco entoura la tête du Gryffondor qui dormait contre son abdomen encore chaud, s'appuyant sur un coude avant que le Lord ne se retourne, un sourire étrange sur le visage.

Le blond eu l'idée de se lever pour présenter ses respects, mais le matin, Voldemort était d'humeur plus détendue, il n'attendait pas de ses soumis qu'ils soient comme des pantins dès le réveil, préférant une attitude plus calme et naturelle. Le plus jeune demanda alors, comme s'il s'adressait à un camarade de chambre.

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- Qu'y-a-t-il?

- Bellatrix organise mes troupes pour l'étranger. Je crois que je devrais aller là-bas pour superviser et leur faire comprendre qu'elle est sous mes ordres.

- Et quel est le problème ?

- En réalité cela m'ennuie profondément. Je ne veux pas y aller, j'ai d'autres choses à faire, et j'ai besoin de repos. Chose que Bella m'accorde rarement.

- Eh bien je... Je veux dire...

- Je sais Draco. Je suis content que tu sois parvenu à cette conclusion seul. Tu es un prince ici, celui dont les ordres sont les plus hauts après les miens. Tu emmèneras le chien avec toi. S'il n'est qu'un jouet, il reste Harry Potter, le plus puissant des mages, le voir à tes ordres calmera la foule. Il est une clé à ne pas négliger.

- Au milieu d'eux je devrait faire attention, vous savez combien ma cousine déteste Harry, et combien il se sentira désemparé au milieu de mangemorts.

- Il est fort, je le sais. Tu l'habilleras, mais sobrement, je ne veux pas qu'on pose le regard sur lui, et ne lui met ni chaîne ni collier. Potter est à moi de gré et non de force. Pour le reste, je te laisse le défendre à ton goût, peu importe ce que cela coûtera. Je saurais par ses yeux ce qu'il se sera passé là-bas.

- Maître... Harry n'est qu'un atout pour vous n'est-ce pas ?

- Tu oses enfin me le demander, Draco ? Depuis le temps qu'elle te trotte dans la tête. Je sais que cette question ne concernait pas que Potter. Je ne te répondrais pas. Je te poserais une simple autre question en retour. Malgré la puissance et le dévouement de Bella ou de ton père... M'aurais-tu déjà vu leur adresser un regard autre que professionnel ?

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Le blond se mit à rougir furieusement et balbutia quelques excuses sous le demi rire du Lord. Harry en profita pour s'étirer et marmonner dans son sommeil, prenant possessivement les hanches du blond comme un oreiller confortable. Voldemort revint et s'assit au bord du lit avant de caresser la tête brune doucement, ravi de voir le survivant chercher le contact.

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- Vois, Draco, dit le Maître de sa voix basse et douce, il ne doit pas le voir. Juste le ressentir. Parce qu'il il a un fossé entre le fait de savoir, et le fait d'avoir une conviction profonde. Potter est lié à moi, il sait au fond de lui que je ne le tuerais pas, de la même manière, il sait ce qu'il doit faire et ne pas faire, et il sait aussi qu'il ne pourra pas me quitter de son plein gré, et sais-tu pourquoi ? Parce qu'il a cette conviction au fond de lui, parce qu'il a cette passion qui le ronge et le rend bien. Et c'est intensément plus fort que s'il savait de ma bouche que je ne le mènerais pas à la mort.

- Rester ignorant pour mieux savoir ?

- Très exactement, Draco, dit le Maître en continuant sa douce caresse. Avec ou sans lui ma vie à un sens solide. En revanche, si je partais maintenant, lui ne tiendrait pas trois jours. Il m'appartient plus qu'il ne peut l'imaginer. Et malgré le meneur que tu es, Draco, penses-tu pouvoir vivre sans ma présence, maintenant ? Demanda le Lord en plantant son regard dans les billes d'acier.

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Seules ses pensées répondirent, quand le blond imagina une vie sans les ordres délicieusement pervers, la protection, la fierté, tout. Il pourrait survivre. Avec ce manque qui le prendrait au ventre chaque seconde plus fort. La main blanche et gracile arriva sur sa joue et instinctivement le blond ferma les yeux en cherchant le contact comme Harry.

Voldemort sourit et se leva, satisfait que la leçon la plus importante avait été acquise dès le matin. Ils lui appartenaient. Pas le contraire. Et un feu glacial envahit les entrailles du blond. La peur, celle qu'il aurait à présent en permanence, la peur qu'Il s'en aille, qu'Il se lasse. Le Maître lui avait ouvert les yeux. Si lui ne pouvait à présent plus partir, le Lord n'aurait aucune difficulté à le faire.

Il se mordit la lèvre inférieure, blessé d'avoir cru que sa place auprès de Lui était acquise. Non, se dit-il en relevant la tête. Personne ne le remplacerait. Il ferait ce qu'il faudra pour ça.

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Severus était sortit depuis quelques minutes déjà. Le Serpentard sortait souvent pour visiter les autres manoirs et apporter son aide en tant que guérisseur et potioniste. Sirius ne venait pas pour le moment, surtout parce que les gens que Severus partait voir n'étaient pas fréquentables. Il serait là lorsqu'ils iraient voir la population sorcière moyenne.

Le Gryffondor se releva, et entreprit de nettoyer le laboratoire, chose qu'on ne faisait surtout pas avec de la magie. Autant en profiter, il n'avait pas de baguette de toutes façons. Les souvenirs remontèrent quand il passa lentement le plat de la main sur le bois travaillé, vers le feu, les ingrédients. La rougeur lui monta aux joues quand il reprit sa place, les mains sur le plan de travail, les jambes largement écartées. Il se coucha sur le bureau et se mit à rire doucement. Plus tard, peut-être.

Il prit un plateau pour y ranger les différents ustensiles et bouteilles avant de tomber sur elle. « Miss Len ». Severus avait beaucoup de gens à voir ce matin et il avait oublié cet ajout. Ce n'était pas une commande en soi, et il ne l'avait donc pas noté. Ce n'est pas grave, ça ne se verra pas s'il ne l'apporte pas, se dit le Gryffondor. Mais si... Si c'était celle-là la commande ?

La bouteille bleue faisait bien un demi litre, et le liquide clair devait être une sorte de calmant vu les ingrédients marqués sur l'étiquette. Plusieurs secondes durant le Gryffondor resta assis sur la table, le précieux chargement entre ses mains. Que faire ? Il ne pouvait pas prévenir Severus, il ne pouvait pas savoir.

si c'était important pour son travail et il ne pouvait pas sortir sans risquer d'être prit. Mais si son amant avait besoin de ça et ne le trouvait pas sa crédibilité serait remise en jeu et alors tout ce qu'il avait dit serait remis en cause. Y compris lui, Sirius. Si encore c'était une cliente normale, mais non.

Miss Len était la fille de Peon Len, un grand mage avec qui Voldemort s'était associé et pour qui sa fille comptait énormément. Il se vexait et imaginait une mutinerie dès que quelque chose n'était pas à sa place, et alors Tom écoutait et satisfaisait les caprices du sorcier asiatique. Non, il fallait rapporter cette foutue bouteille, se dit l'homme en se levant et en partant résolument vers la sortie.

Il mit une grande cape noire, couvrant ses cheveux et son visage et après une longue inspiration tourna la poignée. Les srots s'annulèrent au contact de sa peau et il sortit. Il savait quelles portes prendre, quelles portes éviter, et Severus lui avait expliqué longuement le chemin jusqu'aux portes principales du manoir, au cas où il surviendrait un grave problème.

Pour arriver ensuite chez les Len il aviserait, ces gens habitaient le Cambodge, il devrait transplaner et ensuite... Il aviserait. Mince se dit-il les dents serrées dès qu'il fut dehors. Si jamais il se perdait... C'était la vie de tous les autres qu'il mettait en jeu... Mais Severus... Il continua sa marche quand il vit deux jeunes mangemorts arriver.

Ils devaient avoir vingt ans tout au plus mais ce n'étaient pas les impardonnables qui leur faisaient peur. Une cachette, vite, ils étaient encore loin, il pouvait encore tourner dans un couloir sans que ça paraisse suspect. Aucune porte non protégée, aucun endroit ou aller, le couple se rapprochait. Non, il ne voulait pas finir comme ça.

Le garçon aux cheveux clair leva les yeux et le dévisagea. Il savait. La femme à côté de lui, petite aux cheveux courts de la même couleur regarda son compagnon avant de poser le regard sur Sirius.

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- Eh toi ! Qui es-tu ?

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Une réponse. Vite très vite une réponse.

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- Tu étais donc ici... Bonjour Grewel. Miss Helen, fit une voix profonde à ses côtés. Veuillez excuser cet animal inutile, il s'est perdu en faisant trois pas.

- Marvin, fit l'homme en se redressant. Je ne savais pas qu'il était à toi.

- Pas exactement, on me l'a prêté quelques instants. C'est l'assistant de Severus en potions, il me prépare mes bains cicatrisants.

- Très bien, je retiens son visage. Après tout, seuls les proches étaient conviés à la réunion de la capture.

- Il n'y a pas de problème. Avance le chien, on rentre chez moi, fit l'homme plus durement.

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Le couple passa, souriant alors que Marvin poussait brutalement Sirius en avant. Le Gryffondor chercha à se diriger correctement, se recevant coup sur coup dès qu'il se trompait de direction. Bien sur Marvin ne fit rien pour l'aider et ce n'est pas sans mal qu'ils parvinrent aux appartements du mangemort. La porte fermée, Sirius baissa la tête et murmura.

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- Merci.

- Et c'est tout ? Ces deux là t'auraient tué si je n'avait pas été là ! Je t'ai reconnu à temps pour sauver tes fesses de ce bourbier... Maintenant dis moi ce que tu foutais dehors. Tu peux parler il n'y a personne ici. Dit l'imposant homme en s'asseyant dans un fauteuil.

- Severus... Je veux dire je voulais lui emmener ce médicament.

- En dehors du manoir ? Seul ? Sans baguette ?

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Sirius baissa la tête tandis que le mangemort explosait en un rire tonitruant. Les Gryffondor étaient si stupides que c'en était drôle. Il caressa sa barbe parfaitement taillée alors qu'il se calmait et reprit d'un ton plus sérieux.

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- Je suis très ami avec Lucius et Severus, je leur dois beaucoup de choses, surtout concernant ma fille, en revanche toi je ne te dois rien. Tu n'es qu'un prisonnier de guerre, un Gryffondor et surtout le rebut des Black. Honnêtement c'est une faveur que je fais à Severus, si cela ne tenait qu'à moi j'aurais laissé les deux autres s'amuser avec toi avant de t'achever. Pour ce qui est du médicament, oublie tout de suite l'idée que Severus puisse le récupérer aujourd'hui, je vais lui envoyer un mot et tu reste ici pour la soirée.

- Qu'est-ce que... Enfin... Les mots avaient du mal à sortir. Demander à quelqu'un ce qu'il voulait qu'on lui fasse était au dessus de ses forces, si ce n'était pas Sev.

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L'homme à la stature de dieu grec se mit à sourire avant d'enlever son manteau et d'appeler son messager gris. Un petit volatile apparut dans la pièce dans un petit « pof » sonore, regardant partout comme s'il était sous caféine et prit le mot avant de disparaître de la même manière dont il était venu. Marvin retira alors ses bottes et jaugea la carrure de Sirius du regard.

Il fit léviter un tube de crème jusqu'à lui avant de l'agiter comme une invitation au Gryffondor.

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Severus arriva dans l'heure, essoufflé, et serra les dents en entendant les soupirs et les grognements de son « collègue » en entrant dans le hall de l'appartement. Il arriva d'un pas vif dans le salon, prit Sirius par les cheveux avant de lui asséner la claque de sa vie.

- J'espère que tu sens à quel point tu es en vie Sirius, parce que tu vas vite le regretter ! Sais tu ce que j'ai du annuler pour venir voir ce qu'il se passait ? Ce que tu as risqué pour une bouteille que j'avais faite pour la semaine prochaine ?

Marvin se mit à rire et bougea ses épaules pour faire craquer ses os. Sirius lui avait divinement bien massé le dos, ça faisait longtemps qu'il ne s'était pas sentit aussi bien.

- Merci Parkinson, fit Severus encore sur les nerfs.

- Je te l'ai déjà dit Severus, j'ai un prénom, et vu ce que tu as déjà fait pour moi ça ne me dérange pas.

Severus regarda son « élève » penaud, l'œil larmoyant, la morve au nez prêt à demander piteusement pardon en se jetant à ses pieds. Sirius avait réussit à lui donner une quasi crise cardiaque pour un coup de tête. Il aurait détruit ce qu'il avait mit des années à construire rien que pour ce détail. Et surtout il ne lui avait pas fait confiance. Il n'avait qu'une envie, le prendre dans ses bras et le consoler mais un mince sourire étira ses lèvres. On était Serpentard ou pas.

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- Je te le laisse pour la soirée, crois moi il masse parfaitement bien les pieds...

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Marvin leva un sourcil, amusé. Décidément il adorait les prisonniers de guerre !

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Harry se laissa habiller, anxieux. C'était la première fois en ait qu'il était vêtu à peu près normalement, sans exciter ou attiser la curiosité des autres. Un simple pull noir assortit à un pantalon pincé, il était prêt à partir avec Draco. Le prince de glace portait bien son nom.

Il avait remit la lourde cape rouge et noire par dessus un vêtement noir aux bordures couleur de vin. Il devait représenter Tom ce soir et défendre la place de leader qu'il devait se faire au sein de la nouvelle communauté sorcière.

Tom était resté dans son bureau en fermé au milieu de ses livres de magie et de ses romans, dans son monde, pour obtenir un peu de répit. Le Lord n'avais pas imaginé que cela puisse être ainsi. Il avait d'abord pensé que ce serait le chaos, que les gens se rebelleraient et que le pays serait à feu et à sang.

Au fur et à mesure de son ascension, comme tout, l'homme s'était habitué. L'être humain avait cette capacité à être blasé, à accepter ce qui venait car se rebeller signifiait perdre quelque chose sans pour autant forcément réussir sa mission. Alors les sorciers de classe moyenne avaient plié, les nés-moldus étaient triés et envoyés dès leur plus jeune âge dans des écoles spéciales, les nobles étaient tous dans son ordre, et les moldus... cela viendrait très vite.

Ces pauvres sans-pouvoirs n'avaient aucune chance contre lui. C'était presque trop facile. Même Potter avait plié devant lui, il avait abdiqué il n'y avait pas si longtemps. Il avait même fait en sorte de ne pas avoir de rebelles formé par l'Ordre du Phœnix en leur laissant des terres reculées vers la suède. Le groupe grossirait mais serait acculé par le monde entier et devrait alors vivre dans ce ghetto où ils se seraient enfermés seuls.

Il reprit un bonbon au citron dans le sachet posé sur son bureau. C'était peut être la seule chose qu'il avait prit du vieux fou. Le citron c'était vraiment trop bon.

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Draco se mit à courir dès qu'ils eurent transplané. Ils devaient arriver à quinze heures au manoir Lestrange, et ils avaient une petite demi-heure devant eux. Le blond l'emmena sur la place herbeuse au milieu du champ où ils avaient atterrit.

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- Draco... murmura Harry avant de se jeter sur ses lèvres.

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Ils s'embrassèrent, heureux de se retrouver et se séparèrent rapidement. Le blond avait un grand sourire aux lèvres.

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- Je voulais te faire ce cadeau, Harry. Viens, c'est Sev qui m'a montré. Avant tu dois prêter serment sur ta vie. Sinon, par légilimancie on saura ce que tu as fait et ce que tu as vu.

- Je jure sur ma vie. Ça suffit ? Demanda rapidement le Gryffondor.

- Attends.

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Draco prit une épingle et piqua le bout du doit de Potter. Après un « aie » de rigueur il posa ce même doigt contre les lèvres du survivant et en fit le tour doucement.

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- Dis le.

Je jure sur ma vie de ne rien révéler à autrui, fit Harry, comme contrôlé pour ses paroles.

- Maintenant c'est bon. Vous pouvez venir, fit Draco plus fort.

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Et Harry vit. Il ne put retenir un sanglot, et ses jambes lâchèrent pendant qu'Hermione et Ron le prenaient dans leurs bras, soulagés. Ils restèrent ainsi quelques minutes avant que la jeune femme se lève et entoure le Serpentard de ses bras. Il avait fait plus que quiconque pour Harry durant cette période, jamais elle ne le remercierait assez.

Ron serra lui aussi la main de son ancien ennemi avant de lui taper dans le dos et ils purent s'assoir sur des pierres pour discuter rapidement avant que l'heure du départ ne sonne. Harry commença sur le vif.

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- Tout le monde va bien ?

- Oui, fit Hermione à part que... Enfin...

- Maman est morte, dit Ron en baissant la tête.

- Je l'ai apprit dit Harry. Je sais quel mangemort à fait ça, et je ferais en sorte qu'il paye. Je sais pas comment, mais je le ferais. Ron eut un demi sourire mêlé de tristesse.

- Ginny est partie avec Bill et Fleur, Les copains ont organisé un grand centre où les résistants viennent. On fabrique des potions de l'aide pour les gens, et ce genre de chose, dit Hermione. Mais rien de bien concret on essaye surtout de vivre du mieux qu'on peut.

- Vous faites bien, dit Draco. Les troupes du Maître sont très puissantes vous ne pourrez rien. Pour le moment.

- Comment va Charlie ? S'enquit le roux.

- Bien, il vit avec Blaise pour l'élevage des dragons, Blaise est avec nous, précisa le Serpentard. Quant à Jordan il est sous la coupe du mari Lestrange à ce que j'ai entendu dire, mais il va bien. Enfin vu la situation il va bien. Black et Lupin sont au mieux avec mon père et mon parrain.

- Mais toi, Harry, dit Hermione. Comment se fait-il ? J'aurais cru que tu étais dans un cachot ou quelque chose du genre !

- Il y est resté quatre jours, dit le blond en coupant la parole à Harry. Tu n'as pas vu le temps passer, c'est fait exprès, lui précisa Draco. Mais j'ai accepté d'être l'élève du Maître pour être près de Harry. Il est... Enfin nous...

- Sommes les jouets de Jedusor, compléta le brun en regardant ses chaussures.

- Oh non, il t'a...

- Non, Ron. Enfin pas de cette façon, mentit Harry. Et puis Draco m'évite beaucoup de choses. Je ne sais pas ce qu'il va se passer, si je vous reverrais, mais... Merci les amis. Sans vous je serais certainement mort.

- Il est temps d'y aller, dit Draco doucement en se levant.

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Sans un mot, le trio d'or se serra les mains, sans ajouter une parole, de peur de briser le moment. Et après une poignée de main chaleureuse, Ron et Hermione repartirent. Le blond prit alors son Gryffondor dans ses bras. Harry avait les yeux rouges d'avoir pleuré mais il était heureux. Ils transplanèrent non loin de manoir de Bellatrix et Rodolphus. Le premier test de Draco.

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Le vent fouettait leurs visages et celui de Jordan, fatigué balayait la prairie du regard. Il aurait suffit que ce foutu plafond magique ne soit pas là pour qu'il s'envole avec Bob. Pour le coup il avait juste envie de se sauver loin quelques temps, décompresser et de cogner l'autre crétin qui lui servait de supérieur, l'éparpiller façon puzzle.

Dude avait apprit à voler en deux jours, c'était quelque chose qui était extrêmement naturel chez les dragons, et Lee soupçonnait le reptile de savoir le faire avant que Rodolphus ne lui demande « gentiment ». Mais voilà, il fallait que Dude sache faire au moins une longue distance sans flancher avant de lui apprendre à porter un cavalier ; c'était d'ailleurs pour cela que le plafond magique était très haut en altitude et comprenait un bon millier d'hectares, avec une partie de la montagne en prime pour les vols d'essais.

Et Lestrange n'en faisait qu'à sa tête.

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- Mettez-lui sa selle.

- Il ne va pas tenir le coup, monsieur, il est encore instable, vous risqueriez de tomber et vous en dessous ! Il pèse au moins vingt tonnes !

- Vous ais-je demandé votre avis ? Il doit être prêt au plus tôt, je dois savoir le maîtriser en vol rapidement pour en terminer avec cette mascarade.

- Vous êtes le patron, dit Lee avec un regard noir, priant de toutes ses forces pour que Dude ait une soudaine envie de frotter son dos vigoureusement à un gros arbre.

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Le dragon regarda le métis avec un air confiant. Il se donnait toujours à fond pour Rodolphus et faisait en sorte d'être à la hauteur. Mais Jordan resta taciturne alors qu'il montait lui-même Bob. Lestrange fut sur le dos de Dude assez souplement et remonta l'échelle de corde sur le dos du dragon. Lee expliqua alors, presque couché sur son propre dragon.

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- Les rennes doivent être prises avec peu de mou, le reste est instinctif mais pour arrêter le dragon, il faut donner un coup. Tirer vers le haut le fera décoller ou monter en vrille. Pour le faire redescendre doucement il faut tirer vers soi. Pour un piqué, vous tirez vers le bas. Quand vous serez mieux coordonnés, il vous suffira de maintenir le lien avec votre dragon, et il comprendra ce que vous voulez.

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Sans attendre, Rodolphus tira d'un coup sec et Dude s'envola d'un puissant battement d'ailes. Lee le rejoignit et le vent couvrit leurs paroles. Le métis montrait et remontrait les gestes autant qu'il pouvait, les dragons ne pouvant s'approcher de trop près à cause de leurs ailes, et Rodolphus n'écoutait rien.

Au bout d'un moment il parvint une manœuvre et Dude monta plus haut, vers une altitude à laquelle un humain avait déjà plus de difficultés à respirer. Le geste n'était pas voulu et le dragon, trop content de voler réellement pour la première fois n'écoutait pas et montait toujours plus haut, faisant parfois des cercles. Lestrange se fatiguait et bientôt la tête lui tournait tandis que Lee tentait d'intercepter le jeune reptile.

Ils s'engagèrent vers la montagne et les mugissements de Bob ne firent rien pour arrêter le cornelongue. Au contraire. Le Serpentard s'accrochait sur la selle pendant que Dude se mettait le ventre presque contre la roche pour raser le mur escarpé de la montagne et en faire le tour plus rapidement.

Sauf que toute sa circonférence n'était pas dans la zone. Et bien sûr il seul Rodolphus et Jordan le savaient. Dude se prit le mur magique de plein fouet, et Lee faillit lui rentrer dedans. Le grand dragon sonné, tombait sur le flanc, et Rodolphus hurlait. Lee eut un réflexe extrêmement rapide et s'approcha dangereusement avant de saisir le bras du blond.

Lestrange put s'agripper, mais emporté par le poids du Serpentard, Jordan bascula et ne du son salut qu'à la sangle qui retenait son pied. Le choc leur fit lâcher leurs bras et Rodolphus tomba dans le vide dans un cri.

Sans perdre une seconde, Lee oublia sa cheville sûrement brisée, remonta sur la selle et fit poser Bob sur une grande roche. Le dragon inconscient avait soulevé beaucoup de poussière dans ce lieu où il y avait peu de végétation.

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- Monsieur Lestrange ! Monsieur Lestrange !

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Les mains en porte-voix, Jordan appelait debout sur une roche, légèrement en équilibre à cause de sa cheville souffrante. Le blond ne devait pas être très loin. Si jamais Rodolphus mourrait, on pourrait aussi bien dire que c'était sa faute. Il aperçut le dos du cornelongue plus loin, et Bob partit directement voir son cousin.

Et un faible cri se fit entendre. Jordan du descendre prudemment quelques rochers avant de voir le Serpentard allongé, une jambe en sang.

Et merde, pensa le métis.


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voila! bon comme dit au début je poste pour Noweria donc c'est normal s'il y a des différences, j'ai fais de mon mieux. Elle le représentera de toute façon^^ mais en attendant son retour...REVIEW mes amis! \o/ comme ca elle sera folle de joie et motiver pour vous écrire la suite encore plus que cela n'est possible^^ (avec un bonus de Tania piquant un bonbon au citron au lord \o/)

Haha oui Tania dès que je retrouve mon ordi je te le met ton bonus! il sera dans le prochain chapitre, je pense. Merci à vous!

bisous (bisous de Noweria aussi!)