Bonjour à tous,
Comme promis, voici le chapitre 14 de ma fanfiction. Je m'excuse encore de ma longue absence. Je pense peut être pouvoir poster le chapitre suivant la semaine prochaine. Je l'espère mais tout dépendra de mon travail. Mais ne vous en faites pas, je compte bien finir cette histoire.
Bonne lecture à tous
Chapitre 14 : Retour au Pays
Ren termina sa journée avec un peu d'avance et il en profita pour passer à son appartement pour prendre une douche et se changer avant son rendez-vous avec le futur manager de Kyoko. Il soupira en songeant que la jeune femme devait dormir à cette heure-là et donc qu'il devrait se passer d'entendre sa voix. Ce n'était peut-être pas plus mal car il ne pouvait lui résister et lui mentir, ce qui pourrait créer quelques soucis en l'occasion. En effet, Saena était de nouveau venu au bureau de Lory ce jour-là pour réclamer sa fille. Une fois de plus, le Président réussit à lui trouver une excuse plus ou moins potable mais Ren savais, et le Président aussi, que ce n'était qu'une question de temps… Surtout si elle voulait mêler la police à tout cela…
Le bel acteur sortit de sa douche en soupirant, écrasé l'espace d'un instant par l'importance de la mission qu'il se voyait confier : en trouvant un manager à Kyoko, il saurait la protéger de sa mère et de ses intrigues juridiques. Bien sûr, il existait aussi une autre solution, plus simple et auquel Saena n'aurait rien à dire mais Ren ne voulait pas que celle-ci soit utilisée à ces fins-là. Elle perdrait alors toute sa valeur, lui qui savait à quel point Kyoko aimait tout ce qui était romantique… Oui, il n'avait l'intention d'épouser Kyoko que le jour où ils seront tous deux prêts… ou du moins, quand elle sera prête car lui l'était depuis bien trop longtemps…
Ren s'habilla simplement d'un pantalon noir qui mettait en valeur ses longues jambes athlétiques et une chemise blanche légèrement ouverte au niveau du col : il aimait être à l'aise et ceci était la solution la plus simple pour allier un rendez-vous professionnel avec son confort. Il regarda alors l'heure et, comme il lui restait quelques minutes avant son départ, il alluma la télévision pour patienter.
La chaine sur laquelle il tomba lui fit faire un grand sourire tendre : il s'agissait de la dernière pub qu'avait tourné Kyoko avant son départ pour les Etats-Unis avec lui. Il s'émerveilla une fois encore de son talent pour entrer totalement dans la peau de son personnage, mettant sa propre personnalité de côté… Comme cela lui avait joué des tours quand elle se fondait dans la peau de Setsu et se collait à lui… Il sourit avec ironie à tous les évènements et les doutes qu'il avait connu alors puis de l'évolution soudaine de leur relation, pour son plus grand bonheur.
Une sonnerie à la porte d'entrée le sortit de ses pensées et il éteignit le poste, attrapa sa veste restée sur le dossier d'une chaise puis alla rejoindre Yashiro sur le palier. Le manager le regarda étrangement avant de lui avouer :
Tu vas avoir un choc en voyant la personne que nous a choisi le Président !
Ren haussa un sourcil puis tenta de faire de l'humour pour dissimuler son inquiétude.
Le connaissant, on ne pouvait s'attendre à autre chose de sa part que de la surprise.
Yashiro, toujours aussi bizarre, acquiesça puis suivit silencieusement Ren jusqu'à sa voiture. Le bel acteur les conduisit alors au restaurant où ils avaient rendez-vous.
Le maitre d'hôtel les conduisit dans une salle à part à leur arriver et ils furent accueillis par un Lory aussi expansif que d'habitude.
Ren, Yashiro, vous voilà enfin !
Bien sûr, le Président n'avait pas eu besoin de vérifier sa montre pour savoir qu'ils étaient pile à l'heure mais, étant impatient de voir la réaction de son protégé, il avait montré son impatience.
A sa manière théâtrale habituelle, le Président de la LME s'effaça pour montrer d'un mouvement de main la personne qui se trouvait derrière lui.
Voici, LA nouvelle manager de Kyoko : Mademoiselle Yua Yasha.
La femme qui sortit de l'ombre était grande et mince. Ses cheveux longs bouclés étaient d'une couleur mauve qui fit sourire Ren : un bon point pour elle étant donné l'excentricité de Kyoko à ce sujet. Elle avait le teint pâle naturel d'une japonaise et des yeux de couleur saphir. Ren lui sourit gentiment et quelle ne fut pas sa surprise alors cette dernière lui répondit un regard noir. Il se demandait ce qu'il avait fait quand Lory se mit à rire.
Je te l'ai dit, Ren, pour moi il s'agit de la manager parfaite pour Kyoko : elle est insensible à ton charme, ce qui était indispensable pour qu'elle s'occupe bien de Kyoko.
Ren leva un sourcil interrogateur tandis que sa fierté se sentait blessée : avant de connaitre Kyoko, il aurait tout faire pour faire mentir Lory à ce sujet, mais maintenant c'était seulement sa vanité d'homme et d'acteur qui était froissée. Yashiro eut un petit rire avant d'expliquer la situation à son protégé :
Mademoiselle Yasha n'aime pas les hommes, Ren…
La compréhension traversa l'esprit de Ren qui rougit de sa confusion. Un silence gêné plana quelque temps avant que Lory ne reprenne la parole, toujours avec son enthousiasme débordant.
Dès que j'ai commencé de lui parler de devenir la manager de Kyoko, cela a tout de suite emballée Yua.
Le Président fit un clin d'œil aux deux hommes avant de poursuivre :
Kyoko l'a apparemment conquise dans les rôles qu'elle a tenus jusqu'à présent.
L'expression de Yua se dérida à ce moment-là et transforma son visage qui s'éclaira au nom de Kyoko.
Elle est fantastique ! Fascinante ! Ça serait un véritable honneur de la rencontrer vraiment et d'en devenir sa manager, monsieur Takarada.
Ren et Yashiro échangèrent un regard entendu : ils reconnaissaient là la même passion que Kyoko. Puis un sourire malicieux étira les lèvres de Ren quand il songea à la gêne qu'aura sa dulcinée quand elle se retrouvera face à la jeune femme. Ca créera des étincelles. Puis il fronça des sourcils quand il se rappela que cette dernière aimait les femmes. Comment pourrait-elle résister à sa Kyoko. Il faudra qu'il la garde à l'œil !
Ils passèrent le reste de la soirée à questionner la jeune femme et, à la fin, Ren dut bien admettre que le Président avait, comme toujours, vu juste : Yua sera la parfaite recrue pour Kyoko.
Quand Ren ferma enfin la porte de son appartement, il ferma les yeux et soupira de soulagement puis il regarda son téléphone. Il y avait un appel et un message de Kyoko. Il eut un pincement de déception au cœur de ne pas avoir pu prendre l'appel de sa bien-aimée et, vu l'heure qu'il était, elle devait être sur le plateau de tournage donc il était trop tard pour la rappeler. Il composa le numéro de sa messagerie le temps de se rendre dans sa chambre et écouta avec un sourire niais le message de son amour.
« Bonjour Kuon, Je suis désolée d'appeler : tu dois peut être déjà dormir… »
Kuon esquissa un rire amusé en imaginant sa Kyoko s'excuser devant son téléphone.
« …mais si je t'appelais c'est que j'avais une bonne nouvelle à t'annoncer et je voulais de te la dire de vive voix: Monsieur Spielberg a annoncé une pause dans le tournage du film. Apparemment papa a des obligations ailleurs et le tournage a pris de l'avance. Il a dit qu'il contacterait le président pour m'annoncer la reprise. Kuon, je rentre à la maison... »
Kuon eut des frissons dans le dos et ne sut pas exactement quoi penser de la nouvelle : il était très heureux de retrouver sa Kyoko qui lui manquait affreusement mais il y avait le problème avec sa mère… et l'arrivée de sa manager…
« …j'ai hâte de te revoir, Kuon, tu me manques… »
Il sourit pendant qu'il y avait une pause dans le message. Puis il entendit à peine la suite tellement Kyoko parlait bas.
« …j'aimerais qu'on se retrouve seuls ensemble… »
Le sang de Kuon se réchauffa d'un coup. Avait-elle conscience de ce qu'elle avait dit ? De ce que cela pouvait sous-entendre. Il imagina très bien ce qui pouvait se passait s'ils se retrouvaient seuls si elle lui parlait comme ça. Son corps réagit tout seul.
« Bonne nuit Kuon. Je…je t'aime. »
Décidément elle allait l'achever. C'était clair et définitif : Kyoko aurait sa peau. Kuon allait prendre une douche froide pour calmer ses ardeurs puis il songea que Kyoko n'avait pas l'esprit mal tourné, contrairement à lui. Il fallait vraiment qu'il se calme avant qu'elle ne rentre de Los Angeles. Absolument !
Quelques jours plus tard, tout avait été organisé pour que le retour de Kyoko se fasse dans la discrétion la plus totale : il ne fallait pas que Sanae débarque à ce moment-là et Ren tenait à être là à son retour.
Un petit comité composé de Ren, bien entendu, Yashiro, Maria, Lory et Yua était présent lors de son débarquement. Dès que Kyoko sortit de l'avion, son regard capta celui de Ren et ne s'en décrocha plus devant l'intensité de ce qu'il ressentait à la revoir enfin. Il n'osa pas faire le moindre geste mais Kyoko surprit tout le monde, lui en premier, lorsqu'elle se précipita vers lui avant de se jeter à son cou pout de l'embrasser avidement. D'abord figé par la surprise, il réagit rapidement en la serrant tendrement dans ses bras et lui rendit son baiser. Le baiser se fit de plus en plus passionné si bien que leur petite bulle de bonheur explosa quand quelqu'un se racla la gorge pour leur rappeler qu'ils n'étaient pas seuls.
Rougissants, les deux amoureux se séparèrent bien que Ren s'empara de la main de Kyoko pour qu'elle ne s'éloigne pas trop de lui. Le Président, Maria et Yashiro avaient un sourire éblouissant de fan qui les fit rougir d'autant plus.
Eh bien, quelles retrouvailles ! Commenta le président avant de poursuivre. Ren petit cachotier ! Tu as donc conquis notre petite Kyoko sans nous le dire.
La susnommée devient d'autant plus rouge et jeta un regard penaud à Ren.
Désolée Kuon, marmonna-t-elle
Je ne pense pas que je puisse me plaindre de la manière dont on s'est retrouvé Kyoko lui sourit-il doucement. Tu n'aurais pas plus me rendre plus heureux. Même si maintenant tout le monde est au courant pour nous.
Kuon lui souriait tendrement. L'avantage de la situation, c'est qu'ils ne devront plus se cacher. L'inconvénient c'est qu'il savait qu'il sera cuisiné par Lory et Yashiro pour savoir comment il avait finalement fait pour gagner le cœur de sa belle. Cela promettait des longues discussions gênantes en perspective. Mais il ne pouvait lui en vouloir. Surtout quand elle faisait cette tête de chien battu là. Cette tête qui appelait à ses baisers. Il lui releva le menton.
Ce n'est vraiment pas grave, Kyoko. Il fallait bien qu'un jour ils soient au courant.
Puis il l'embrassa sans préavis. Dieu que ses lèvres lui avaient manqué. Il le savait mais maintenant qu'elle était de nouveau dans ses bras, il sentait à quel point ils étaient vides sans elle. A quel point il était rien sans elle. Il la relâcha de nouveau à contrecœur.
Ils se rendirent tous dans le bureau de la LME afin de faire le point à Kyoko sur la situation. Ils commencèrent par présenter Yua à Kyoko. Bien sûr, le Président s'en chargea avec un grand plaisir.
Kyoko, je souhaiterais te présenter mademoiselle Yua Yasha. Elle sera à partir de maintenant ta manager.
Kyoko resta figée pendant quelques secondes sous la nouvelle puis s'inclina devant la susnommée.
Merci de bien vouloir prendre soin de moi.
La jeune femme sourit puis rendit son salut à Kyoko.
Tout le plaisir est pour moi, mademoiselle Kyoko. Vous êtes si fantastique et une excellente actrice que c'est vraiment une chance et un honneur de devenir votre manager.
Le rouge monta aux joues de cette dernière qui n'avait vraiment pas l'habitude qu'on prenne soin d'elle et qu'on la complimente.
Le président laissa les deux femmes discuter un petit moment ensemble avant d'aborder le sujet le plus délicat qui les avaient amenés à se rendre au QG de la LME.
Kyoko, il faut que je te parle de quelque chose d'important. Assied-toi.
La petite rousse interrogea Lory et Kuon du regard et ce dernier lui serra la main pendant qu'elle s'asseyait.
Kyoko, je ne vais pas y aller par quatre chemins : ta mère est venue à l'agence te chercher.
Le visage de Kyoko se ferma et Kuon sentit sa main trembler dans la sienne.
De quel droit elle… ! Je ne suis rien pour elle !
Kuon pensait que Kyoko allait pleurer mais il se trompait : Kyoko ne tremblait pas de chagrin mais de colère.
De quel droit peut-elle me priver de la vie que j'ai maintenant alors que je n'ai jamais existé pour elle auparavant !
Le Président et Kuon échangèrent un regard lourd de sens puis Kuon prit la parole.
Mon amour, je ne la laisserais pas t'enlever à moi. Tu vas bientôt avoir 18 ans et, à ce moment-là, elle ne pourra plus rien faire contre toi. Mais en attendant…
Il prit une pause avant de poursuivre.
…nous cherchons des solutions pour te protéger. Il y en aurait une mais je ne veux pas que ça se fasse dans ses conditions, je ne veux pas que tu crois que j'ai fait ce choix seulement pour te protéger. Je…
Sa voix se brisa.
Je t'aime bien trop pour ça Kyoko.
La jeune femme se leva et lui fit un doux baiser de réconfort.
Kuon, toi, ta famille et la LME, vous êtes ce qui m'est arrivée de mieux dans ma vie. Je sais que vous tentez de faire votre possible pour m'aider mais….
Elle frissonna.
Je ne veux pas repartir avec cette femme. Quoiqu'il m'en coute !
Le Président intervient à ce moment-là.
Kyoko, l'important c'est que tu fasses profil bas. J'ai lancé une procédure pour devenir ton tuteur légal mais il ne faut pas qu'elle te voit ou qu'elle sache où tu es avant que je n'obtienne ce droit.
Kyoko hocha gravement la tête. Le Président est un petit sourire avant de préciser.
Kuu et Julie c'étaient proposés pour devenir tes tuteurs légaux mais étant donné l'évolution de ta relation avec Kuon, ça n'aurait pas été très sain.
Kuon et Kyoko rougirent et Lory en profita pour les cuisiner un peu pour savoir comment ils avaient fini par ouvrir les yeux sur leur amour réciproque.
Le chauffeur de Lory s'arrêta devant le Daruyama pour y déposer Kyoko mais au moment où elle allait sortir, Kuon la retient de justesse. Sans un mot pour Kyoko, il dit rapidement au chauffeur de prendre la direction de son appartement tout en guettant, la mine inquiète, la rue devant le restaurant.
Quand ils tournèrent au coin de la rue, il poussa un soupir de soulagement et expliqua enfin son comportement à sa jeune compagne :
Kyoko, tu ne vas pas pouvoir retourner au Daruyama tout de suite : j'ai vu ta mère qui attendait là-bas.
La jeune femme blanchit.
Je ne pense pas qu'elle est vu que c'était toi mais par mesure de sécurité, tu dormiras chez moi ce soir et peut être les soirs suivants.
Kyoko hocha vivement la tête pendant que Kuon appelait le président pour lui résumer la situation.
Quand Kuon et Kyoko se retrouvèrent seuls, ils rougirent d'embarras. Cela faisait si longtemps qu'ils n'avaient pas été seuls. Seuls dans le grand appartement de Ren. En fait, ils ne s'y étaient pas retrouvés depuis qu'ils c'étaient avoués leurs sentiments respectifs.
Ils tentèrent de faire comme si de rien était. Kyoko prépara à manger pendant qu'il la regardait amoureusement. Puis ils discutèrent de tout et de rien. De la situation actuelle. De Kuu et Julie. De leurs rêves et leurs espoirs. D'eux.
Ils regardèrent un film dans les bras l'un de l'autre tout en commentant l'histoire, le jeu des acteurs, comment eux ils auraient interprétés les personnages. Puis ils s'endormirent dans les bras l'un de l'autre.
Kuon se réveilla dans la nuit et éteignit la télé. Il prit tendrement Kyoko dans ses bras pour ne pas la réveillée et la porta jusqu'à la chambre d'ami. Il mourrait d'envi de dormir avec elle mais il savait qu'il ne devrait pas. Cela était déjà dur de résister à Kyoko alors dormir collé-serré contre elle serait une torture. Son corps réagit à cette pensée et il sourit doucement : heureusement que sa belle dormait.
Il la déposa doucement sur le lit et remonta les couvertures sur elle. Il ne résista pas à l'envi de l'embrasser avant d'aller se coucher. Il se pencha vers elle et posa doucement ses lèvres contre les siennes.
Quel ne fut pas sa surprise quand elle lui rendit son baiser. Il se détacha.
Je suis désolé : je t'ai réveillé mon amour.
Non, Kuon.
Elle tendit la main et brusquement l'attira à elle pour l'embrasser de nouveau. Surpris, Kuon se laissa faire avant de lui rendre son baiser.
Kyoko, il ne faut pas. Pas encore.
Dans le noir de la chambre, la voix de Kyoko résonna à son cœur et ses oreilles et tordit douloureusement ses tripes.
Je te veux, Kuon. Pas demain, pas dans une semaine, pas quand j'aurais 18 ans. Je te veux maintenant.
Elle l'embrassa sauvagement avant de poursuivre.
Ne veux-tu pas de moi ?
Les dernières barrières de Kuon s'effondrèrent à ses mots.
Oh que si Kyoko, si tu savais comme je te veux et depuis le temps que je t'attends…
Leurs bouches ses joignirent fiévreusement, alors que Kuon la serra contre lui avec force et tendresse.
Petit sondage : un lemon ou non ?
