Je suis désolée, je ne publie pas très vite en ce moment. Je suis fatiguée, raplapla, je n'ai pas le moral. Pas mal de gens sont dans mon cas et je me demande si cela n'a pas un rapport avec les horribles évennements mondiaux actuels et notamment la catastrophe au Japon. (A ce sujet, j'ai une pensée pour tous ceux qui souffrent, et que je me sens si impuissante à soulager)

L'axe de la Terre a quand même bougé de plusieurs centimètres...

Esmée PDV

Les premières heures, j'étais focalisée sur mes bébés.

Les plus mignons de la terre !

J'étais fière d'eux et heureuse de les avoir, bien sur !

Tout le monde les trouvait beaux et adorables. A commencer par Carlisle et moi !

Nos grands étaient sous le charme également. Rosalie, ainsi que je m'y attendais, à tout de suite trouvé les bons gestes.

Je l'ai laissée prendre les bébés dans ses bras. Les autres ont reçu l'autorisation aussi, mais ils n'ont pas voulu manipuler les bébés.

Rose, elle, affichait un sourire de vainqueur !

On a prit des photos d'elle avec un jumeau dans chaque bras. Jamais son sourire n'a été plus grand et ses yeux plus lumineux.

Emmett affichait un air plutot inquiet par moments. Je ne pouvais que le comprendre, Rosalie n'allait visiblement pas attendre d'avoir 30 ans pour avoir des enfants…

Ils sont repartis en fin d'après-midi et Carlisle et moi avons simplement profité de nos bébés tout neufs et de notre bonheur.

Je me suis levée plusieurs fois et j'ai gouté à la joie de marcher sans un ventre monstrueux, de faire pipi aussi, tout simplement !

Je donnais le sein aux bébés, mais pour le moment ils dormaient essentiellement.

Carlisle ne les quittait pas des yeux.

Son émotion était palpable quand il me voyait les embrassait ou les mettre au sein.

Il m'a dit, avec un regard malicieux :

« J'ai beau savoir que ça va se corser, j'ai du mal à y croire là ! »

J'ai rit en retour. On savait tous les deux que ça allait se corser, et pas un peu !

Jane n'avait que peu de cheveux, qui allaient sans doute être très blonds, comme ceux de mes enfants bébés. Et Alec avait une tignasse brune très rigolote.

On a passé un temps considérable à juste les regarder.

J'ai dormit un moment, en début de nuit.

Carlisle restait pour la nuit et il avait droit au fameux lit de camp qui ne se déplie jamais tout à fait…

Je me suis réveillée vers minuit, parce que Alec vagissait.

Je l'ai mit au sein et j'ai regardé Carlisle qui dormait, allongé sur le dos, Jane à plat ventre sur son torse.

L'image était émouvante mais j'avais néanmoins deux ou trois choses à dire à mon mari…

Je me suis rendormie avec Alec qui tétait. J'ai été tiré de mon sommeil un peu plus tard et j'ai ouvert les yeux pour voir Carlisle qui essayait de mettre Jane au sein sans me réveiller.

Comme Alec dormait je l'ai passé à Carlisle et j'ai donné la tétée à Jane.

Carlisle a calé Alec sur son épaule et , comme le bébé commençait à grogner, il lui a tapoté le popotin en rythme.

J'ai regardé mon mari, de façon insistante et de travers…

« Quoi ? »

A-t-il finit par demander, prenant l'air faussement innocent.

« Tu t'es moqué de moi ! »

« Pardon ? »

Il avait l'air vraiment surpris.

« Oh je sais ce que tu vas me dire ! Tout s'est bien passé, je n'ai pas le droit de me plaindre ! Mais je n'ai pas eu de péridurale et tu m'avais juré que j'aurai une césarienne si je la demandais. Hors je l'ai réclamée en hurlant et rien du tout ! Donc tu t'es payé ma tête en me promettant tout ça ! »

Il a sourit, un peu gêné et a dit en riant :

« Comme tu l'as dit : tout s'est bien passé ! »

Pour le coup, la colère est monté d'un seul coup et j'ai presque crié :

« Carlisle, tu ne t'en tireras pas comme ça ! »

Il a levé la main en signe d'apaisement :

« Qu'est ce que tu veux que je te dise ? Honnêtement, je savais que à partir du moment ou elle n'était pas programmée tu n'aurais une césarienne qu'en cas de necessité, mais sois honnête toi aussi : tu ne te sens pas mieux qu'après une césarienne ? Pour la péridurale…Je pensais VRAIMENT que tu en aurais une ! Ca a été un coup de malchance que l'anesthésiste n'ait pas pu venir. Mais…Bon, je le reconnais, j'ai trouvé ça vraiment bien, une naissance naturelle, tu as été formidable, tellement forte et courageuse ! Je suis très fier de toi ! »

Il était très fort. Je ne savais pas quoi répondre, du coup.

Lui m'avait trouvée forte et courageuse, mais moi j'avais beaucoup souffert, et j'avais une impression d'humiliation…

J'ai baissé la tête, avec l'impression de faire un caprice.

Carlisle a soupiré :

« Esmée ? Je n'ai pas envie qu'on reste sur des non-dits… »

« Tu es peut-être fier de moi, mais je peux t'assurer que MOI j'aurais préféré et de loin paraître moins courageuse mais ne pas souffrir comme ça ! Et je ne me sens pas particulièrement fière, figure toi ! »

La surprise le disputait au chagrin sur ses traits, à présent.

« J'en suis désolé. Vraiment. Mais je ne suis pas désolé que tu n'ais pas eu de césarienne. Je voudrais que tu le vives autrement, que tu ressentes de la fierté à avoir mit tes enfants au monde naturellement ! »

Carlisle PDV

J'espérais qu'Esmée puisse profiter du séjour à la maternité pour se reposer. Rien que pour ça, j'étais heureux qu'elle ait eu un accouchement naturel : se remettre d'une voie basse est bien plus aisé et facile que de guérir d'une césarienne .(ndla : ça, c'est l'avis de Carlisle, hein ! dans certains cas, ce n'est pas forcément vrai !) Elle n'avait pas aussi bien vécu l'expèrience que je ne l'espérais, mais je savais aussi qu'il fallait lui donner du temps.

Qu'elle se remette du choc psychologique, qu'elle se remette physiquement également.

Les 24 premières heures, je ne les ai pas laissés.

Je savais qu'Esmée m'en voulait toujours un peu, mais c'était une femme intelligente et posée, et elle n'a pas laissé son ressentiment gacher nos premiers moments à 4.

Mais je savais que je devais marquer le coup, et me faire pardonner.

Lui montrer que je l'aimais, et que je n'avais jamais cherché à la manipuler.

Elle est resté 3 jours à la maternité et si je me doutais bien que Rosalie, et même Alice, allaient squatter la chambre, j'ai été surpris de voir que Jasper et Edward sont venus passer au moins une heure matin et après-midi, tous les jours ! Ils roucoulaient même au dessus des bébés. Alice adorait coller un des jumeaux dans les bras de son petit ami ou de son frère. Bella, toujours collée à Edward, bien entendu, prenait plein de photos des bébés. Rosalie était fidèle à ce qu'on attendait d'elle : la parfaite grande sœur, ravie de la naissance de son frère et de sa sœur, elle ne touchait pas terre. Par contre ses sentiments avaient évoluée, elle était (elle aussi) traumatisée par l'accouchement de sa mère et elle ne voulait plus devenir sage-femme (pour appuyer son revirement elle montrait à qui voulait bien regarder les marques laissées sur son bras par sa mère lors d'une contraction !) mais par contre puéricultrice la tentait plus, tout à coup…

Alice avait informé la moitié de la planète que son frère s'appelait Alec en raison de leur ressemblance frappante. Et si l'autre moitié de la planète n'était pas au courant, ce n'était pas de la faute d'Alice mais plutot parce qu'ils ne possédaient ni mail, ni twitter, ni MSN, ni facebook, ni téléphone portable…

J'étais fier de mes enfants, de tous ! Et encore plus fier de ma femme, même si je n'osai plus le lui dire…

La veille de la sortie de la maternité, je me suis rendu au centre commercial.

J'ai décidé de sortir le grand jeu.

Je suis allé à la bijouterie la plus classe de Port Angeles et j'ai choisi un bracelet platine et or blanc, à l'intèrieur duquel j'ai fait gravé :

Jane et Alec, 3 aout 2010, avec tout mon amour, ma fierté et ma reconnaissance, Carlisle.

Là !

Puis je suis allé choisir un bouquet, durant l'heure qu'il fallait pour la gravure.

J'ai fait livrer à ma femme le plus énorme bouquet qu'ils aient en stock Sur la carte l'accompagnant, j'ai écrit:

Je t'aime, je veux juste que nous soyons une famille heureuse, pardonne moi si à ton sens j'ai mal agit. Ton mari ravi de l'être: Carlisle.

Un bouquet de roses absolument gigantesque, et j'ai choisi l'option livraison dans l'heure AVEC une boite de chocolat.

Esmée adorait les chocolats, particulièrement les chocolats au lait. Evidemment, j'ai choisi la boite de chocolats uniquement au lait.

La plus grosse boite, cela va sans dire !

Je me suis même promit de ne pas en manger moi-même!

Puis je suis allé chercher le bracelet.

Il m'a paru parfait.

Alors je suis retourné à la maternité.

Quand je suis entré dans la chambre, Esmée m'a fixé avec de grands yeux effarés.

Le bouquet était bel et bien là, il paraissait plus gros encore que dans la boutique.

La boite de chocolats était ouverte et visiblement, elle en avait déjà mangé au moins 4 ou 5! (ndla: elle vient d'accoucher, elle a besoin de réconfort^^)

Je lui ai sourit et elle a rougit.

Je me suis penché pour l'embrasser et elle a un peu reniflé dans ma chemise:

« Ca va ? Je veux te montrer à quel point je t'aime! »

« Bah…Tu cherches à me faire grossir! »

Nous avons rit ensemble et je lui ai tendu le paquet du bracelet.

Elle l'a ouvert, les doigts tremblants.

Je ne l'avais encore jamais vue aussi étonnée et surprise que quand elle a découvert mon cadeau.

« Tu es fou! Ca a du te couter énormément d'argent! »

« Ah oui! Encore plus que ça même! Mais tu vaux bien plus encore Esmée! Tu es une mère pour nos enfants: les tiens, les miens et les notres! Je ne sais pas comment te dire à quel point je suis fier de toi autrement… »

Elle a tendu les lèvres vers moi et nous nous sommes longuement embrassés, pour quelques minutes seulement amants, et non plus parents…

La porte s'est alors ouverte après un rapide toquement sur Jane. La gynéco, bien entendu.

« Hé! A nouveau des jumeaux dans 9 mois. Amusant! »

Esmée lui a lancé un regard assassin, que l'autre n'a pas paru remarqué.

Elle a palpé le ventre d'Esmée et m'a dit:

« Bon! Tout va bien! Elle peut sortir demain! Le pédiatre est OK pour les bébés! »

Esmée a alors dit, très sèchement:

« Je suis là »

Jane l'a regardée, surprise:

« Euh…Ben oui! »

« Alors pourquoi vous vous adressez à mon mari seulement? Je ne suis ni sourde ni idiote! J'ai droit à un peu de respect il me semble! »

Jane en est resté bouche bée et j'ai admiré ma femme. Jane avait en principe toujours le dessus.

« Eh bien…Vous pouvez sortir demain Mme Cullen! »

« Ok »

Elle a quitté la chambre le plus vite possible, rouge de honte.

Esmée affichait un petit sourire.

« Tu ne la supportes vraiment pas! »

« J'ai pas avalé qu'elle te drague alors que j'accouchais! »

J'en suis resté comme deux ronds de flan:

« P…Pardon? Mais…Non là tu »

« Oh Carlisle! Tu n'as rien vu, rien comprit, mais moi SI! Bon on en parle plus! C'est oublié. Je sais bien que ce n'est pas vraiment de ta faute, l'anesthésiste était vraiment occupé, je le sais, je me suis renseignée. Mais j'ai mal supporté aussi que ça réjouisse à ce point cette chère Jane! »

Elle avait littéralement craché les deux derniers mots, et s'est tournée vers notre fille ,qui dormait à poings fermés dans son berceau:

« Je ne parle pas de toi ma petite princesse, évidemment, toi tu es un petit amour! »

J'ai jugé préférable de ne pas commenter. Les femmes ont un sixième sens, parait-il…

Cette nuit-là, je me suis couché le plus tot possible et j'ai essayait de faire des réserves de sommeil…

Le lendemain matin, nous sommes rentrés à la maison.

Jane portait un petit ensemble style barboteuse mais sans manches blanc à broderies anglaise et Alec un mini short gris et un minuscule tee shirt rouge arborant le logo de Cars, le fameux dessin animé…

J'ai trimballé les valises jusqu'à la voiture, puis j'ai porté les maxi cosy, Esmée à mes cotés.

Elle est passé à l'arrière, pour surveiller les enfants.

J'ai conduit le plus doucement possible, me faisant klaxonner un grand nombre de fois.

Esmée affichait un sourire bravache, mais ses mains tremblaient.

Le retour de la maternité est toujours riche en émotions!

On s'est garés devant la porte d'entrée et j'ai faillit écraser Rosalie qui se précipitait vers nous.

Elle a sorti le maxi cosy de Jane, tandis qu'Alice se chargeait de celui d'Alec.

Ce dernier était réveillé et s'est mit à pleurer dès entré dans le salon.

Jane a rejoint son frère, criant plus fort encore moins d'une minute plus tard.

Jasper, Edward, Emmett et Bella nous ont regardé, dubitatifs:

« Pourquoi ils pleurent? »

A demandé Jasper, angoissé.

« Ah ça… »

A dit Esmée.

Elle s'est laissé tomber sur le canapé et a entrepris de nourrir les deux bébés en même temps.

Edward a voulu entrainer Bella dans sa chambre, mais cette dernière s'est agenouillée à coté de mes filles pour contempler les bébés en train de têter.

J'ai prit mon camescope et j'ai filmé la scène.

Esmée allaitant les deux bébés en même temps.

Rosalie, extatique, tenant une menotte de chaque bébé dans les siennes;

Alice, exceptionnellement muette, admirative.

Jasper et Edward, cote à cote, admirant la scène.

Emmett, un peu en retrait légèrement gêné mais attentif, lui aussi.

Bella, se mordillant la lèvre, émue.

Et le sourire et le regard d'Esmée sur nos enfants.

Un vrai regard de mère aimante.