Bienvenue aux nouvelles lectrices et bonsoir ou bonjour aux autres.
Je suis toujours étonnée par votre enthousiasme pour ma petite fic, mais très heureuse aussi, je dois le reconnaître. Alors merci, je ne le dirais jamais assez.
Sur ce, bonne lecture.
Et notre joute verbale s'arrêta aussitôt, nous n'étions pas prêts pour échanger ses mots là. C'était beaucoup trop tôt, pour lui comme pour moi, même si je savais au fond de mon cœur que je l'aimais plus que je ne devrais. De toute façon, j'étais couchée sur lui, ses mains plaquées sur mes fesses, son regard s'était voilé et un désir tyrannique nous conduisit une nouvelle fois dans un corps à corps voluptueux…
Les paupières closes, je flottai dans un état léthargique entre le souhait de prolonger ce rêve merveilleux et l'envie de sauter du lit parce que je me sentais en pleine forme. Quel songe fantastique ! Finalement je me tournai sur le côté et essayai de me rendormir pour me croire encore dans les bras de Paul, mais un claquement de portière à l'extérieur me fit sursauter et je grommelai à Charlie de faire moins de bruit. Du coup, j'émergeai réellement du sommeil et j'ouvris les yeux…
...Je n'étais pas dans mon lit !
Mon cœur fit un bond dans ma poitrine et je devais afficher un sourire jusqu'aux oreilles, ce n'était donc pas un rêve, j'avais bien passé la nuit avec mon beau brun, mais il n'était déjà plus à côté de moi. Je sautai sur mes pieds pour le rejoindre au plus vite, il me manquait déjà. Mes fringues étaient restées dans son salon et je ne voyais rien autour de moi que je pourrai enfiler. Tout était rangé et je n'allais pas commencer à fouiller dans ses placards, puis je me mis à rire toute seule.
Je me moquai toujours des filles qui, dans les films, s'enroulaient dans un drap pour ne pas se montrer nue à leur copain. Et bien j'allais faire pareil. Je tirai sur le drap et le pliai pour m'en faire un paréo, une fois le tissu solidement enroulé autour de mon corps, je sortis de la chambre et fonçai dans la salle de bain.
Puis je partis à la recherche de Paul, et je le trouvai sans difficulté. Il était en train de chercher quelque chose dans un meuble, je m'approchai lentement et le plus silencieusement possible. Je glissai mes bras autour de sa taille et m'appuyai sur son dos.
- Bonjour toi. Murmurai-je.
Il agrippa mes mains et pivota entre mes bras, puis il me sourit et déposa un tendre baiser sur la commissure de mes lèvres.
- Bonjour mademoiselle. Bien dormi ?
- Merveilleusement bien, j'ai fait un rêve fabuleux.
- Ah oui, raconte. Demanda-t-il en soulevant un sourcil.
- Ben en fait quand j'ai ouvert les yeux, j'ai réalisé que ce n'était pas un rêve, c'était mieux, c'était la réalité.
Il roula les yeux et me serra contre lui.
- J'aime bien ta tenue, c'est à la fois très sage et très sexy. Murmura-t-il.
- J'ai fait avec les moyens du bord...
- Je ne vais plus regarder mes draps de la même manière... Rajouta-t-il.
Je ris avec lui et nous nous embrassâmes tendrement.
- Je suppose que tu as faim.
- Une faim de loup. Assurai-je.
Et je rougis en pensant au tatouage sur son bras et au nom de leur équipe de basket. Il rit et m'entraîna dans la cuisine.
- J'ai rien préparé parce que je ne savais à quelle heure tu allais émerger et puis j'ai pas grand-chose dans mon frigo, faut que j'aille faire des courses. Mais je te propose des céréales, du pain de mie que je peux passer au grille-pain, avec du beurre de cacahuète, du sirop d'érable... à moins que tu préfères un vrai repas, vu qu'il est plus de midi. Qu'est ce que tu préfères ?
- Des tartines, ce sera parfait.
Je venais de m'asseoir quand il dit.
- Tu devrais rappeler Charlie, je me suis permis de regarder qui t'appelait aussi souvent et c'était écrit papa. Il doit être un peu inquiet que ta voiture soit devant chez lui et que ton lit soit vide...
Je bondis dans le salon et récupérai mon cellulaire. Charlie décrocha à la première sonnerie.
- Bella ! Est ce que tout va bien ?
- S'lut papa, je vais très bien. Je suis désolée que tu te sois inquiété.
- Nom d'un chien, ne me refais jamais ça. Si tu n'avais pas été majeure, j'aurais déjà appelé le FBI !
- Ça doit être pour ça qu'ils ont mis un délai de 48h avant d'accepter de lancer des recherches... pour calmer les pères un peu trop protecteurs...
Il continua sans se préoccuper de mes sarcasmes.
- Quand j'ai vu ta voiture ce matin, j'ai cru que tu dormais, puis Rosalie a appelé pour avoir de tes nouvelles, elle m'a dit qu'elle n'arrivait pas à te joindre sur ton portable. Alors je suis allé dans ta chambre ! Tu imagines ma tête quand j'ai trouvé ton lit vide...
- Je suis vraiment désolée, j'aurais dû te laisser un message.
- Mais où es tu ?
- Je suis à la Push.
Je savais qu'il n'en demanderait pas plus, ce qui m'arrangeait car je n'avais pas vraiment envie de lui dire, comme ça, que je venais de passer la nuit avec un de ses agents. Il le saurait bien assez tôt.
- Bien, et tu rentres quand ?
Je levai les yeux vers Paul, je resterais bien toutes mes vacances avec lui, mais il risquait de ne pas apprécier que je m'incruste.
- Je ne sais pas encore, peut être ce soir...
Le beau brun en face de moi fit non de l'index et je souris
- … ou demain.
Cette fois encore, il secoua la tête de gauche à droite en me fronçant les sourcils.
- Enfin tu verras bien. Y'a rien de décider.
- Bon, tu fais comme tu veux, mais réponds au téléphone quand je t'appelle.
Il grommela encore un peu avant de raccrocher. Dès que j'eus posé mon téléphone, Paul me prit dans ses bras.
- Alors comme ça, tu veux déjà me laisser tout seul ?
- J'en sais rien, peut être que c'est toi qui vas me mettre dehors.
- C'est pas prévu au programme de la journée. Dit-il sérieusement.
- Oh, parce qu'il y a un programme pour la journée... et qu'est ce que nous allons faire ?
- Tout d'abord, te nourrir, puis te laisser t'habiller, ensuite je t'emmène prendre l'air, à la plage ou dans les bois, comme tu veux et ce soir, on va manger au resto, tous les deux et après... tu pourras reprendre ton rêve...
Il avait retrouvé son sourire narquois et me dévisageait d'un regard gourmand.
- Obsédé ! Ricanai-je.
- Serais-tu déjà en train de te plaindre et de me prévenir que tu vas avoir la migraine ? S'esclaffa-t-il.
Je levai les yeux au ciel en lui mettant une tape sur l'épaule. Il posa ses lèvres dans mon cou qu'il embrassa longuement, puis il se recula et passa sa langue sur ses lèvres.
- Tu sais que tu as un goût de chips... ? Tu veux aller te doucher ?
- Oui, ça me paraît une bonne idée.
- Allez, et ne traîne pas, je m'occupe de ton p'tit dej.
- Monsieur est trop bon.
Je fis une petit courbette et me sauvai le plus vite que je le pouvais en essayant de ne pas me prendre les pieds dans le drap. Et miraculeusement j'arrivai dans la salle de bain sans rien casser sur mon chemin ou m'être fait un hématome supplémentaire.
Je réfléchis tandis que l'eau tiède réveillait mon corps, qu'allait-il se passer maintenant ? Cette nuit avait été merveilleuse, mais étions nous capables de passer du temps ensemble sans nous faire du mal ? Finalement je ne le connaissais pas et m'embarquer dans une liaison sérieuse, puisque c'était ce qu'il avait eu l'air d'envisager pour nous, n'était peut être pas une bonne idée.
- Tu comptes sortir de la douche ou tu veux que je te rejoigne ?
Je sursautai et me cognai contre la paroi carrelée. Je tirai le rideau, il me tendit un drap de bain et mit son autre main devant ses yeux, entre ses doigts écartés je vis son regard amusé. Je tirai la serviette et m'enroulai rapidement dedans.
- Je pose tes habits sur la chaise. Dit-il avant de faire demi-tour.
Il m'étonnait, je découvrais un Paul prévenant et attentionné qui me plaisait bien. C'était bizarre de le voir si différent du mec impulsif et colérique que je croyais connaître. Une fois habillée, je tentai de discipliner mes cheveux, mais avec les doigts ce n'était pas facile.
- Il y a une brosse dans le tiroir à gauche, et si tu veux une brosse à dents, regarde dans celui du bas, il doit y en avoir une neuve. Je ne suis pas un homme des cavernes, tu sais...
- J'ai jamais pensé ça, mais je ne me permets pas de fouiller dans tes affaires.
Il resta derrière moi et suivit chaque mouvement de la brosse dans ma chevelure. Son regard était indéfinissable, j'aurai aimé être dans sa tête et savoir ce qui bouillonnait à l'intérieur. Je lui fis face et l'attrapai par la main, il emmêla nos doigts et nous partîmes ainsi vers la cuisine d'où émanait l'arôme du café couplée à celle du pain grillé.
- Hum... tu sais que tu es un hôte parfait ?
- C'est pour toi, pour que tu aies envie de rester avec moi, tiens.
Nous déjeunâmes face à face, sans parler, en nous contemplant, surpris en fait de se retrouver comme ça, dans sa cuisine. Mon téléphone vibra et j'y jetai un oeil, un message de Leah. Je fixai l'écran, on allait devoir sortir de la maison de Paul et de notre bulle, je m'interrogeai encore sur la suite des événements. Il souleva mon menton et caressa ma joue du dos de son index.
- Pourquoi cette mine songeuse tout à coup ?
- Qu'est ce que tu veux faire, par rapport aux autres ? Qu'est ce qu'on leur dit ?
Il soupira et se cala au dossier de sa chaise.
- On fait ce que tu veux... je ne vois pas ce qui te dérange... à moins que...
Il se leva d'un bond, me fusillant du regard et faisant voler en éclat mon cocon de béatitude.
- Paul, arrête. Moi, j'ai rien à cacher, je n'ai de comptes à rendre à personne. C'est pour toi que je dis ça, pour Rachel.
Je parlai doucement et m'obligeai à rester calme. Pourtant tout mon être se tendait et rêvait de courir dans la Push, dans Forks et même plus loin pour crier à qui voudrait l'entendre, que j'étais avec Paul, que j'avais passé la plus belle nuit de ma vie et que... je l'aimais.
Il se détendit légèrement mais resta appuyé contre le mur.
- Je n'ai pas à justifier mes actes, à personne. Je veux juste savoir si on est... ensemble... un couple. Est ce que je peux dire que tu... es ma petite-amie ?
- Si c'est ce que tu souhaites vraiment, alors je serais fière d'être ta petite-amie. Mais les autres vont...
- Laisse les autres se poser les questions qu'ils veulent, c'est notre histoire, ça ne les regarde pas. Me coupa-t-il sèchement.
Je souris et me levai pour me blottir contre lui. J'avais besoin de le sentir près de moi et en plus je devinais que notre proximité le rassurait et le calmait.
- Leah et Angie seront sûrement très contentes, elles me cassent les oreilles avec toi, depuis que je suis revenue.
- Faudra que je les remercie alors...
Il me serra un peu plus contre lui. Et je poursuivis mon idée.
- Pour Jared, je suppose qu'il est déjà au courant, que j'ai passé la nuit ici.
- Pourquoi tu penses ça ?
- Une intuition... Ricanai-je.
- Ok, je me rends, je l'ai appelé dès que je me suis réveillé.
- Ça doit être ton côté féminin...
Il fit semblant de me mordre l'oreille et je ris encore plus fort.
- Je suis un mec, un vrai et j'ai pas de côté féminin ! Grommela-t-il.
- Mais oui, mais oui ! Tu es un dur, un vrai bourru qui ne montre pas ses sentiments...etc... Me moquai-je.
Il me repoussa doucement et ses yeux étincelaient de tendresse. Nous rangeâmes la cuisine en nous embrassant fréquemment et j'adorai tous ces petits gestes qui faisaient de nous, un couple d'amoureux. Amoureux ? Sans aucun doute. Pour combien de temps ? Ça personne ne le savait. Est ce que ce serait facile ? Sûrement pas.
- Je dois passer un coup de fil au boulot. Tu restes sage en m'attendant ?
- Promis, je vais en profiter pour répondre à tous mes SMS.
- Bonne idée. Comme ça après, ils nous laisseront tranquilles.
Il se dirigea vers le salon, je posai la question qui brûlait mes lèvres depuis un moment.
- Paul..., tu vas le dire à Rachel ?
Il se retourna vivement, son sourire avait disparu.
- Je t'ai dit que je n'avais de compte à rendre à personne, mais si ça peut te rassurer, je la préviendrai avant que quelqu'un le fasse. Et puis, il faudra tout de même le dire à Billy...
- Oh, j'avais pas pensé à lui. Il va me haïr cette fois.
- Je ne pense pas, il risque même de te surprendre, mais je ne dis rien.
Il attrapa son mobile me faisant comprendre que la conversation était terminée. Je regardai mes SMS et répondit à tout le monde.
A Rosalie « Tout va bien, je suis chez Paul et tu dois te douter que je vais bien, très bien :D. Je passerai te voir dans la semaine. Bsx à toi et ton ourson ;) »
A Angie « Merci de t'inquiéter, mais tout va bien, même très, très bien... Je t'appelle plus tard pour te raconter. bsx »
A Leah « Alors comme ça, Paul est rentré chez lui ? Tu crois qu'il est seul ? J'aimerais pas tomber sur une p... si je viens pour lui parler. »
En écrivant ça, je savais que Leah réagirait et si elle faisait ce que je pensais, j'allais m'amuser. Paul revint à mes cotés alors que je rigolai toute seule. Il m'interrogea du regard. Je lui fis lire le message que je venais d'envoyer, il sourit.
- C'est pas cool, tu me fais passer pour qui ?
Je grimaçai et marmonnai que j'étais pas loin de la vérité...
- Dans moins de 5 minutes, Sam ou Leah vont frapper à ta porte. Tu joues le jeu ? Demandai-je.
Il n'eut pas le temps de répondre qu'on toqua à la porte. Je filai dans la chambre pendant qu'il ouvrait au visiteur.
- Salut Paul. Comment vas-tu ?
- Salut Leah. Je vais bien, mais que me vaut ta visite ?
- Je voulais t'inviter à la maison. Angie et Embry doivent venir dans un moment.
J'entendis Paul se racler la gorge comme s'il était embêté.
- Je suis désolé Leah, mais je ne suis pas seul. Il faut d'abord que je demande à ma petite-amie si elle veut bien m'accompagner.
Leah émit un petit cri étouffé et elle ne put cacher sa déception.
- Ta petite-amie ? Mais... Rachel est là ?
- Non, ce n'est pas Rachel. C'est quelqu'un que j'ai rencontré hier soir par hasard.
- Ah bon, c'est juste une fille pour le week-end...
Elle semblait soulagée et moi je retenais de plus en plus difficilement mon fou rire.
- Non, je ne crois pas, celle-là, je vais la garder un moment, un long moment, j'espère. Elle me plaît vraiment beaucoup, je crois que je suis amoureux.
Je frissonnai en entendant cette révélation, sa voix exprimait sa sincérité.
- Bien, bien. Tu vas nous la présenter alors ? Dit Leah après un long silence.
- Bien sur, il faudra vous habituer à nous voir ensemble...
Leah ne répondit pas et je devinai son désarroi, je soupçonnai les rouages de son cerveau d'être en pleine action. Elle devait réfléchir à la manière la plus douce de me prévenir et anticiper au mieux mes réactions.
- Ma puce, tu peux venir s'il te plaît, je voudrais te présenter à une amie. Cria Paul qui avait décidé que la plaisanterie avait assez duré.
Alors je sortis de la chambre, Leah fixait intensément la porte et je pus voir un éclat de haine avant qu'elle me reconnaisse, puis elle ouvrit la bouche et son visage changea, un mélange de joie et de colère déforma ses traits. J'enlaçai Paul qui me sourit et posa un tendre baiser sur mes lèvres.
- Vous êtes... ho vous deux ! Je vous déteste ! Comment avez vous pu me faire ça ?
- Comment ça ? T'es pas contente pour nous ? Demandai-je faussement triste.
Elle entra dans le salon en nous bousculant, elle s'installa sur le canapé et croisa les bras sur sa poitrine, d'un air déterminé.
- Maintenant vous allez tout me raconter !
Nous éclatâmes de rire en la voyant si furax, elle était vexée de notre petite blague et avait l'intention de nous le faire payer. Paul se laissa tomber sur le fauteuil en face d'elle et il m'attira sur ses genoux. Alors je racontai à Leah notre rencontre devant la boite de Forks et nos retrouvailles devant chez Charlie, Paul rajoutait des petits commentaires plus ou moins moqueurs.
- Alors tu as passé la nuit ici ? Conclut Leah.
- Tu veux aussi qu'on te raconte tout ce qu'on a fait ? Demanda Paul en lui faisant un clin d'œil.
- Je vais me contenter d'imaginer, ça suffira.
Et elle nous sauta dessus et nous serra très fort contre elle.
- Je suis trop contente ! Je le savais, je le savais ! Faut que j'aille le dire à Sam, à Angie, à Emily, à Kim... quoique celle-là, elle doit déjà être au courant, n'est ce pas, Paul ?
- Y'a des chances, sauf si Jared a gardé ça pour lui.
Elle se redressa et se dirigea vers la porte en sautillant comme une gamine.
- Mouais ça m'étonnerait, il doit être content lui aussi. Bon vous venez manger à la maison ce soir.
Ce n'était pas une question, elle était convaincue que nous viendrions et elle fut stoppée par la réponse sèche de Paul.
- Non, on a d'autres projets.
Leah fronça les sourcils et chercha à savoir s'il était sérieux.
- Vous aurez tout le reste de la nuit pour ça. Bougonna-t-elle.
- D'abord on fait ça quand on veut, on n'a pas besoin de ta bénédiction. Et en plus, ce soir, j'emmène Bella au resto.
- Bon ça va, t'as une bonne excuse. Mais toi, dès que tu as réussi à t'échapper de ses pattes, je te veux chez moi. T'as plein de choses à me raconter... Dit-elle en pointant un doigt vers moi.
Je ris et me cachai dans le cou de Paul.
- Protège-moi, elle me fait peur.
- Je reconnais qu'elle est effrayante, mais je crois que tu n'y échapperas pas. A part si tu me laisses t'attacher au lit...
- Silence Paul, je ne veux pas savoir ce que vous faites dans un lit. Ne m'oblige à imaginer des trucs pornos avec vous deux dans les rôles principaux !
Je restai blottie dans les bras rassurants et lorgnai Leah qui ne bougeait pas, plantée devant nous.
- Promis, je passe te voir dès que possible.
- Je te lâcherai pas de toute façon, j'ai aussi des trucs à te raconter au sujet de ma mère, bon je vous laisse, j'ai plein de coups de fil à passer.
Et elle sortit. Par la fenêtre, je la vis esquisser des petits pas de danse, sur le chemin entre les deux maisons.
- Bon on va faire ce tour dans la nature ? Dis-je en essayant de me relever.
- Allez en route, avant que je change d'avis, Leah m'a donné des idées...
Je grognai qu'il faisait beau, enfin, il ne pleuvait pas, donc on devait sortir.
- Tu as choisi, plage ou forêt ?
- Je crois que je n'ai pas les bonnes chaussures pour une balade en forêt. Sur la plage, je pourrais au moins marcher pieds-nus.
Il examina mes petites ballerines vernis et acquiesça.
- Alors cap sur la plage. Je veux te montrer un coin que j'adore, je ne sais pas si tu le connais.
Soudain, j'hésitai à franchir le seuil de la maison, j'avais l'impression que tous les habitants de la Push m'attendaient de l'autre côté de la porte et qu'ils allaient nous juger, me juger. Paul le remarqua, il saisit ma main et m'attira contre lui.
- Ne fais pas cette tête, tu ne vas pas être lapidée en place publique. Nous allons juste alimenter les potins de la Push pendant quelques jours et puis ça passera. Dit-il d'un ton fataliste.
- Génial ! J'adore être au centre des conversations. Sifflai-je, mauvaise.
Paul plongea son regard ténébreux dans le mien, la mâchoire crispée, il essayait de décrypter mes pensées.
- Tu préfères qu'on reste à la maison, qu'on ne se montre pas en public ensemble ? Peut être que tu as honte d'être vue avec moi...
- T'es con ! J'ai pas honte d'être vue avec toi, je suis juste inquiète de ce que les autres vont penser, par rapport à Rachel, à moi, à ma réputation à la Push... Grognai-je.
- L'opinion de qui ? De personnes que tu ne connais même pas ? Qui en plus, ne savent rien de ton histoire, de nos vies alors arrête Bella. Tes amis, eux, seront heureux pour toi, Leah te l'a prouvé, non ? Alors la question est simple : as-tu réellement envie d'aller te balader sur la plage avec moi ou pas ?
Son était mordant et sans concession, je savais que ma réticence à sortir le blessait, cela allait au-delà d'une simple sortie à la plage, avais-je le courage d'afficher notre relation aux yeux de tous ? Alors oui ! Sans aucun doute ! J'avais vraiment envie de faire des choses normales avec lui, comme tous les couples du monde entier. Alors je resserrai mes doigts autour des siens et de l'autre main, j'ouvris la porte.
- Emmène moi voir cet endroit que tu adores.
Il sourit et nous sortîmes. Je reconnus la voiture d'Embry qui se garait au même instant, devant la maison de Leah et Sam. Angela n'attendit pas que le moteur soit arrêté pour sauter de son siège et elle piqua un sprint dans notre direction. Elle m'arracha à la main de Paul et me serra contre elle.
- Je suis tellement contente, c'est merveilleux.
- Merci Angie, mais là, tu m'étouffes...
Elle se recula et sauta au cou de Paul qui ne s'y attendait pas, il écarquilla les yeux en ricanant. Elle murmura quelque chose à son oreille.
- Promis. Tu seras la première informée.
Embry me regardait d'un air interrogateur et je haussai les épaules. Puis il s'approcha de moi et m'embrassa sur les deux joues.
- Alors Bella, heureuse ?
- Plus que je ne saurais le dire.
- C'est cool! Et comme ça, on se verra plus souvent, tu vas être souvent à la Push...
- Oh oui, d'ailleurs vous allez où là ? S'écria Angela.
Paul passa son bras sur mon épaule et me serra contre lui avant de répondre.
- On va faire un tour, tous les deux.
Il insista sur les derniers mots et Angie le dévisagea, surprise, puis elle me fit un clin d'œil.
- Profitez en bien, les premiers jours sont les meilleurs moments dans une relation. A bientôt les amoureux.
Paul m'entraîna vers la plage alors qu'Embry demandait à sa copine.
- Qu'est ce que ça signifie exactement ta petite phrase là ? C'est pour nous que tu dis ça ?
- Ben... heu... enfin, reconnais que de faire connaissance, d'apprendre à se connaître...
Et la suite se perdit dans l'air de la Push, je souris, Angela allait ramer pour expliquer à sa moitié ce qu'elle sous-entendait, et que leur histoire était toujours aussi belle. En tout cas, vu de l'extérieur, ils étaient parfaits et j'espérais que leur amour serait éternel et toujours aussi magique.
Je me serrai contre Paul et tendrement enlacés, nous arrivâmes dans le sable. Pieds nus, nous marchâmes une bonne demi-heure avant d'arriver dans un endroit merveilleux. Les arbres qui étaient au bord de la plage avaient étendus leurs branches au dessus du sable et formaient comme une tente au dessus du sol, Paul se glissa entre le feuillage et le tint écarter pour que je rentre dans cet abri boisé. De l'autre coté une porte de verdure s'ouvrait sur l'océan et je compris pourquoi cet homme solitaire se sentait si bien dans ce lieu. La nature lui offrait ce qu'elle avait de plus paisible
- Alors, comment tu trouves mon coin secret ?
- Enchanteur, on se croirait dans un autre monde.
- C'est pour ça que j'aime venir ici. J'ai l'impression de quitter la Push.
Il s'assit sur un rocher et m'attira contre lui, calée contre son torse je regardai les vagues et les oiseaux au loin.
- Tu ne m'as pas dit pourquoi tu avais quitté ton italien... demanda-t-il soudain.
Alors je lui racontai la nature exacte de ma relation avec Demetri, puis nous parlâmes de nous, de nos goûts, de son boulot, de son chef que je découvrais dans un autre rôle que celui de papa. Les heures passèrent sans que nous nous en rendions compte, on était simplement bien ensemble. Nous décidâmes finalement de repartir pour avoir le temps de passer chez moi avant d'aller au resto. Je venais de remettre mes ballerines en râlant contre le sable qui se collait à ma peau quand Paul m'attira contre lui et, pour me faire taire, il m'embrassa passionnément.
- Paul ! Comment tu peux faire ça ? Avec elle ! J'y crois pas !
