Non je n'ai pas utilisé la technique de Joan pour voyager dans le temps, nous ne sommes pas jeudi mais bien lundi (malheureusement) ! Je poste cette suite à la demande expresse d'une amie Madwine parce que aujourd'hui c'est son anniversaire et que je voulais lui faire plaisir, je suis une gentille fifille qu'en même du coup remerciez la de sa demande pour ce chapitre en avance et si vous êtes adorables en mettant pleins de reviews, je maintiendrais le poste de jeudi !
Bref bon anniversaire à Madwine et pour vous merci pour vos reviews et Bonne lecture !
Ah aussi je voulais dire un gros M...e à tout les gens qui passent leur bac cette semaine, bon courage et que la force Castelienne soit avec vous !
Merci à ma Jumelle d'amour encore et TOUJOURS ! A farandoles ! et A ma sister merci toutes les trois ^^ 3
Voila je peux faire l'effort de remercier les guests, ils sont peu !
Your sister : Aha ma sister merci pour ta review, je sais que tu adore cette fic et que dés que tu peux tu m'aides quand je suis bloqué je t'en remercie pour ça ! Ah je sais pourquoi tu l'aimes cette petite hein lol ! Et comme je t'ai dis tu n'as rien à m'envier !^^
Guest : merci pour ta review !
Angie : Ah merci je suis contente que tu aimes ma fic atypique comme je dis celle là soit on aime soit pas du tout, c'est quitte ou double !
Lille76 : Tu devines la suite oui vas y lol dis moi lol ^^ Merci pour ta review.
Maria : Et oui le pauvre sa volonté est mis à rude épreuve, va t-il céder ? Si ce n'est qu'une histoire de sexe ? Ou si y a plus ? Merci pour ta review
Chapitre 12 :
J'avalais difficilement ma salive, tentant de ne pas retomber dans le piège de son regard envoûtant, mais cela était plus que difficile, voire même impossible. Comment ne pas être subjugué par ses yeux si mystérieux qui me faisaient perdre la tête à l'instant même où ils se posaient sur moi ? Et même si cela me coûtait de le reconnaître, ce regard-là me faisait encore plus d'effet que celui de ma KB, car Kateirania ne dissimulait rien du désir qu'elle ressentait pour moi, faisant flamboyer ses yeux d'une lueur ensorcelante.
« Je peux me laver seul ! » clamai-je en récupérant le savon sans pour autant m'éloigner de ma reine.
Ayant elle aussi remarqué mon inertie, comme si mon corps était ancré au sien, elle ne répondit rien et s'approcha encore un peu plus, collant sa poitrine contre la mienne, me faisant déglutir alors que la pointe de ses seins durcis se frottait à mon torse, m'envoyant des décharges électriques dans tout le corps, n'arrangeant en rien mon état déjà désastreux. Elle posa une main sur ma joue, retraçant avec douceur de ses doigts, les traits de mon visage. Puis elle s'arrêta sur ma bouche, et de son pouce, redessina le pourtour de mes lèvres. Je la regardai, ses yeux reflétaient une lueur particulière. En plus d'un désir évident pour moi, il y avait autre chose, quelque chose de plus fort, de bien plus puissant. Quelque chose qui ressemblait fort à de l'amour. Mais c'était impossible, elle ne connaissait même pas le sens de ce mot. Mais la petite voix dans ma tête me rappela que ce n'était pas parce qu'elle ne connaissait pas le mot qu'elle était incapable d'éprouver le sentiment.
Avec une lenteur calculée, elle laissa son autre main remonter le long de mon bras, passant par mon épaule pour finir sur ma nuque. Continuant ses arabesques sur ma bouche, provoquant des frissons en moi alors qu'elle se mordait les lèvres, un regard lourd d'envie rivé sur les miennes. Dans un soupir de reddition, j'ancrai mes mains à ses hanches, les glissant en une douce caresse jusqu'à ses reins, l'attirant délicatement à moi, nous arrachant un gémissement mutuel alors que nos bassins se frôlaient, exacerbant notre désir.
« Ce n'est pas raisonnable Kate… » soufflai-je, alors que ses lèvres se rapprochaient dangereusement des miennes.
« Chut… laisse-toi aller… » me susurra-t-elle alors que nos souffles se mêlaient.
« Ma reine, je vous trouve enfin ! » nous coupa une voix que je crus reconnaître comme étant celle d'Iria.
Nous nous séparâmes rapidement, et Kate avisa l'intruse avec colère. Colère que je partageai. Même si j'avais conscience que cette histoire ne mènerait à rien, j'en avais assez de lutter sans cesse contre mes envies. Et puis je ne trahissais pas ma Kate puisque nous n'étions pas en couple, alors pourquoi me priver de ce que cette femme sublime m'offrait sur un plateau ? Mais à force d'être sans cesse interrompus, j'allais finir par croire que l'Univers tentait de me faire passer un message. Finalement, peut-être avais-je raison de ne rien lui céder et de repousser ses avances. Je n'étais que de passage, et entamer une liaison ne conduirait à la fin qu'à nous faire souffrir tous deux. Et l'idée qu'elle tombe enceinte, et que je ne sois pas là pour voir grandir cet enfant me révulsait. Non, décidément, mieux valait que je garde mes distances et qu'elle comprenne que je n'étais pas pour elle.
« Que fais-tu ici au lieu d'être à ton poste de garde ? » gronda furieusement ma reine en sortant de l'eau comme une furie, indifférente à sa totale nudité.
« Je ne vous voyais pas revenir et je me suis inquiétée ! » s'excusa Iria en baissant la tête, non sans me jeter un regard en coin.
Je crus même deviner un imperceptible sourire sur ses lèvres, et je fronçai les sourcils, me demandant si elle nous avait interrompus à dessein en me voyant sur le point de céder à mes envies. Mais pourquoi voudrait-elle empêcher sa reine de s'unir à moi et d'assurer ainsi une descendance royale à son peuple ?
« Je suis libre d'aller où je veux ! » fulmina la reine des Amazones en se plantant entièrement nue devant son bras droit, dardant un regard glacial sur elle.
« Oui, mais vous deviez allez chasser, il me semble ! » contra Iria en redressant fièrement la tête, plongeant son regard noir dans celui de Jade de Kate.
« Et alors ? En quoi cela te concerne ? » Grogna la reine avec un regard qui ne laissait rien présager de bon pour Iria.
Je n'étais peut-être pas encore tout à fait familiarisé avec leur mode de fonctionnement, mais il me semblait fort que le comportement d'Iria frôlait l'insubordination. Et à la vue de la fureur de Kate, si elle continuait sur cette pente savonneuse, je ne donnais pas cher de sa peau. Pourtant à mon arrivée, Iria semblait toute dévouée à Kate, alors qu'est-ce qui avait changé pour qu'elle la défie de la sorte ?
« Je constate seulement que vous avez trouvé une bien plus plaisante occupation ! » déclara sèchement la jeune femme, ne semblant aucunement impressionnée par les yeux assassins de Kate.
De ma position, je vis mon amazone se tendre, ce qui ne présageait rien de bon pour Calamity repentie. Même si je ne comprenais pas pourquoi, elle cherchait visiblement à pousser Kate dans ses retranchements, une fois encore, je me demandai ce qui pouvait la pousser à défier ainsi sa Reine.
« Sais-tu que pour une telle offense, je pourrais te faire fouetter ? Dois-je encore ajouter à ta tâche ? Peut être que douze heures de ronde ne te suffisent pas au final. 24 heures seraient très bien pour te remettre les idées en place et t'apprendre à rester à ta place. Ce n'est pas parce que tu es mon bras droit que je ne peux pas te bannir ! » La réprimanda la chef des Amazones hors d'elle. « Retourne à ton poste, nous aviserons de ton sort plus tard ! » cracha Kate en haussant un peu plus le ton, démontrant clairement qu'aucune objection n'était permise.
« Très bien ma reine, mais n'oubliez pas que vous aussi avez des tâches à accomplir. » la rappela à l'ordre sa guerrière, la toisant sans ciller, ne semblant n'avoir aucune crainte de représailles.
Décidément, j'allais finir par croire qu'elle était sous l'emprise d'une drogue locale avec un tel comportement suicidaire, à croire qu'elle ne tenait pas plus que ça à passer la journée. Voyant Kate sur le point de lui sauter à la gorge, je décidai d'intervenir pour calmer le jeu et éviter d'assister, en direct, à un combat d'amazones. Le dernier ne m'avait pas particulièrement plu, et même si je ne doutais pas que Kate vaincrait, je ne voulais pas la voir à nouveau blessée.
« Nous allons y aller Iria, merci de ce rappel ! » lui assurai-je avec un sourire courtois.
Je n'aimais déjà pas beaucoup cette femme, mais son comportement actuel me la rendait encore plus exécrable. C'est simple, elle me faisait penser à mes deux ex-femmes réunies dans une même personne. Idée terrifiante au possible. Mais si j'étais la cause de son attitude, peut-être que de lui montrer que je n'étais pas son ennemi pouvait aider à calmer le jeu. Mais au regard meurtrier que me lança Kate, me faisant déglutir, je compris que j'avais perdu une occasion de me taire.
« Retourne à ton poste, mais je te préviens, ton insolence aura un prix ! » ordonna Kate d'une voix tremblante de rage.
Avec défiance, Iria darda un regard noir à sa reine en serrant les dents, puis me jeta un regard plus doux et partit sans un mot. L'œillade qu'elle m'avait adressée m'avait glacé le sang. Voilà pourquoi elle agissait ainsi avec Kate. Elle était jalouse et me voulait pour elle. Je grimaçai à cette constatation et dans un soupire, me passait une main lasse dans les cheveux, me demandant comment je faisais pour toujours me retrouver dans des situations impossibles. Une chose était sûre, je préférais amplement lorsque Iria voulait me tuer, elle était bien moins effrayante. Et sous ce nouvel éclairage, il était évident que son interruption n'était pas fortuite, et qu'elle faisait tout pour qu'il ne se passe rien entre ma belle Amazone et moi. Et je ne savais plus si je devais la remercier ou la maudire pour m'avoir empêché de céder à l'attraction magnétique et quasi-animale qui me poussait vers Kate. Secouant la tête, chassant les gouttes d'eau qui me tombaient dans les yeux, je reportai mon regard sur ma reine, qui continuait à fixer l'endroit où se tenait Iria, tout son corps trahissant sa fureur.
« Allez sors de l'eau ! » commanda-t-elle en sortant enfin de son état d'hébétude avant de s'emparer de ses vêtements, se rhabillant rapidement.
Je grimaçai de plus belle à sa requête, conscient que je ne pouvais pas sortir dans cet état sans subir une énième humiliation. Je n'étais plus à ça près, mais je préférais ménager autant que faire se pouvait mon ego déjà bien fragilisé. Mais au regard qu'elle m'adressa, je compris que lui faire comprendre la raison de ma gêne ne serait pas aisé.
« Euh… j'ai encore besoin d'un petit moment ! » lui dis-je avec un petit sourire crispé.
« Pourquoi faire ? » s'agaça-t-elle en me toisant avec sévérité, visiblement pas d'humeur à se montrer conciliante.
Roulant des yeux, je maudissais Iria de nous avoir interrompu et d'avoir mis Kate de si méchante humeur. J'ignorais jusqu'où nous serions allés, mais une chose était sûre, je n'aurais pas ce problème particulier, et ma reine n'aurait pas l'air d'être sur le point de commettre un meurtre.
« Euh eh bien, je voudrais encore me détendre un peu ! » expliquai-je en me raclant la gorge, tournant la tête sur le côté pour ne pas qu'elle voit ma gêne.
Avec une autre qu'elle, ma Kate en l'occurrence, je n'aurais pas eu besoin de donner la moindre explication à ma réticence. Après la cession make out que nous avions partagée, elle aurait tout de suite compris. Même si j'aurais probablement fait les frais de ses taquineries sur mon manque de contrôle, elle m'aurait accordé le temps de récupération demandé. Mais voilà pour mon amazone, ma demande n'avait aucun sens.
« Nous n'avons plus le temps ! » bougonna-t-elle en roulant des yeux, comme si je faisais un caprice d'enfant.
Cette mimique ne m'aida en rien à calmer mon trouble, tant elle était similaire à celle qu'adoptait régulièrement ma muse. Elles étaient à la fois si semblables, et si différentes que j'en perdais mon latin. Comment ne pas m'y perdre ? En tout cas, une chose était certaine, l'une comme l'autre s'y entendait pour me rendre chèvre. Un claquement de langue réprobateur me ramena au présent.
« Oui mais c'est nécessaire… » affirmai-je en secouant la tête, plissant les yeux alors que le soleil m'aveuglait, m'empêchant de la voir correctement.
Penchant la tête sur le côté, elle me scruta attentivement, le regard chargé d'incompréhension. Et je ne pouvais même pas le lui reprocher. Comment pouvait-elle comprendre qu'en dehors de certaines situations bien définies, ce genre de manifestation toute masculine était malvenu ? Et puis les femmes en général n'avaient pas ce problème. Pour elles, il était bien plus facile de redescendre, ou du moins, leur excitation ne se voyait pas, alors que pour un homme, certaines réactions physiques ne se cachaient pas. Voilà pourquoi, à l'heure actuelle, j'étais très bien dans l'eau, me sentant honteux d'avoir réagi ainsi à la proximité du corps de ma guerrière.
« Ne fais pas l'enfant, voyons ! » gronda-t-elle en se plantant devant la rive.
Les jambes écartées, les pieds solidement ancrés au sol, et les mains sur les hanches, je la fixais d'un air hagard, alors que l'image de ma muse se superposait à elle. Son attitude était une parfaite imitation de Kate Beckett lorsqu'elle était exaspérée par une de mes facéties, et je secouai la tête pour chasser cette vision troublante.
« Et si tu me laissais ici ? » proposai-je en désespoir de cause, même si je connaissais déjà la réponse.
Elle ne prendrait pas le risque de me laisser seul ici, pas en sachant que je voulais plus que jamais partir de cette île. Mais à présent, le facteur Iria était à prendre en compte, et j'avalais difficilement ma salive en imaginant ce qu'il arriverait si jamais Kateirania me laissait seul et qu'Iria arrivait. Nul doute que ma vertu ne vaudrait plus grand-chose. Parce que si ma reine respectait ma volonté de ne pas me donner à elle, je doutais qu'Iria ferait preuve de la même patience. Et ce constat me poussa à m'interroger une fois encore sur la véritable nature des sentiments que me vouait Kate. Se pouvait-il qu'elle m'aime réellement ? Condamnais-je ses sentiments avec la même intransigeance que celle dont Beckett avait fait preuve envers les miens ? Fronçant les sourcils, je reportai mon attention sur elle, et constatai qu'elle ne m'avait pas quitté du regard, semblant véritablement chercher à me comprendre.
« Tu sais bien que c'est une chose que je ne peux pas t'accorder, pas encore… » déclara-t-elle finalement dans un soupir désolé. « Nous reviendrons lorsque nous aurons un moment, mais pour l'instant, nous devons aller chasser ! » m'assura-t-elle en se radoucissant, m'adressant un tendre sourire qui me liquéfia le cœur.
Si elle continuait ce genre d'approche surprise, j'allais faire une attaque. Elle avait un tel effet sur moi que s'en était agaçant. Elle se jouait déjà de moi alors qu'elle pensait que je ne voulais pas d'elle, même si je la désirais, mais si jamais elle se rendait compte que je commençais à craquer, j'étais un homme fichu. Heureusement, elle n'avait pas encore réalisé qu'elle était déjà devenue la reine de mon cœur, en chassant peu à peu ma muse qui m'apparaissait de plus en plus comme un rêve étrange et pénétrant, quoique insaisissable.
« Je vais vraiment finir par venir te chercher » soupira-t-elle à bout de patience.
Je lui adressai un sourire provocateur avant de me reprendre en soupirant. Qu'est-ce qu'il me prenait ? Si KB se serait contentée de rouler des yeux en m'adressant un sourire en coin, mon amazone elle, était parfaitement capable de plonger tête la première et de me rejoindre en deux temps trois mouvements, et je savais que dès lors, il n'y aurait plus d'échappatoire. Et le moment de grâce étant passé, il n'était plus temps de nous laisser aller à nos pulsions. Soupirant, je réalisai qu'elle ne me lâcherait pas tant que je ne serais pas sorti de l'eau. Elle était aussi tenace que ma détective préférée, et pour ma propre sécurité, mieux valait pour moi obtempérer si je ne voulais pas subir le courroux de ma reine.
« Très bien, mais retourne toi ! » lui demandai-je en constatant que, même s'il était encore présent, mon problème commençait peu à peu à se résorber, à mon plus grand soulagement.
« Pourquoi faire? Je t'ai déjà vu nu plus d'une fois ! Pourquoi faire subitement ton pudique ? » S'étonna-t-elle en haussant les sourcils de surprise.
« Retourne-toi, je te le demande, c'est assez gênant ! » la suppliai-je, grimaçant devant son manque manifeste de compréhension.
Après m'avoir observé un long moment avec incrédulité, elle consentit à se retourner en finissant d'enfiler ses bottes. Levant les yeux au ciel, je remerciai les Instances Supérieures de préserver le peu de dignité qu'il me restait. Aussi rapidement que possible, je sortis de l'eau, non sans cacher pudiquement mon état, n'ayant que moyennement confiance en sa docilité, et enfilai précipitamment mon pantalon. Avec une maladresse provoquée par mon impatience à me couvrir, je mis ma chemise et la boutonnai en toute hâte, soupirant de soulagement en retrouvant ma décence.
« Tu peux te retourner… » l'informai-je sur un ton mal assuré.
Ma reine se retourna et me scruta avec étonnement, puis elle secoua la tête avec un sourire amusé sur les lèvres.
« Pourquoi as-tu remis tes affaires sales ? » s'étonna-t-elle en riant.
J'avisai ma tenue et constatai qu'en effet, dans ma précipitation, j'avais remis mes affaires sales, et que les propres reposaient toujours tranquillement sur le sol. Fermant les yeux, je me maudissais, sachant que j'étais bon pour me ridiculiser devant cette femme qui avait déjà assez de pouvoir sur moi sans que je ne lui en donne plus. Sans oser croiser son regard, je retirai ma chemise et enfilai le veston en cuir souple qui m'allait parfaitement, puis, subissais l'humiliation suprême de devoir montrer mon état à Kateirania. Alors que je faisais glisser mon pantalon crasseux et rêche le long de mes jambes, je sentais son regard sur moi, me rendant fou, et mon corps réagit un peu plus, lui confirmant si besoin en était encore, l'effet qu'elle avait sur moi. Le front brûlant, je m'emparai du pantalon en coton et l'enfilait rapidement, constatant que lui aussi m'allait parfaitement. Une fois rhabillé, je relevai courageusement les yeux, et croisai le regard enfiévré de ma reine.
« Tu n'as aucune raison de te cacher ou de te sentir gêné, tu es parfait » déclara-t-elle d'une voix rauque en se léchant les lèvres, alors que son regard gourmant revenait se poser sur mes attributs masculins.
« Nous y allons ? » m'enquis-je en me raclant la gorge, détournant prestement la conversation.
Avec un sourire malicieux me montrant qu'elle n'était pas dupe de mon empressement, elle acquiesça d'un hochement de tête, et ramassant son armement, elle s'enfonça dans la forêt, m'incitant à la suivre. Nous entamâmes une marche silencieuse, et j'en profitai pour repenser à ce qu'il venait de se passer. Si de son côté, ma reine avait plus qu'apprécié l'état dans lequel elle m'avait mis, pour ma part, j'étais moyennement enjoué par cet état de fait. Elle ne manquerait certainement pas de me rappeler en temps voulu dans quel état de transe elle pouvait me mettre, simplement par ses caresses tendres. Et elle aurait raison, je n'osais imaginer comment je réagirais lorsqu'elle se montrerait plus audacieuse et exigeante dans ses assauts. En fait, je ne le savais que trop bien. Je la ferais mienne sans plus me poser de question, assouvissant avec elle la montagne de fantasmes que ma muse avait fait naître dans mon esprit, et cela me laissait un goût amer au fond de la gorge.
Moi qui me targuais d'être un être civilisé qui avait depuis longtemps appris à dompter mes instincts les plus primales, je m'apercevais qu'il n'en était rien, comme si me trouver sur cette île, faisait ressortir l'homme bestial qui sommeillait en moi. Déjà, la violence dont j'avais fait montre à plusieurs reprises, allant jusqu'à tuer sans état d'âme, suffisait à me prouver que je n'étais plus le même. A moins que je n'aie toujours été cet homme violent, mais que le vernis de bienséance imposé par les dictats de la société dans laquelle j'avais grandi, m'avait permis de refouler ma nature profonde. Secouant la tête, je cessai cette introspection malvenue et reportai mon attention sur mon amazone et son déhanché hypnotisant, qui me faisait autant d'effet que la chute de rein de ma muse.
« Qu'allons-nous chasser ? » demandai-je en trottinant pour me mettre à sa hauteur, désireux de rompre ce lourd silence qui me laissait dans mes pensées qui prenaient, une fois encore, une tournure salace.
« Ton ami le guépard ! » me répondit-elle sur un ton joyeux, comme si elle allait passer un superbe moment.
« Euh attends, c'est nous qui allons chasser ce monstre ? » m'exclamai-je en m'immobilisant, la regardant avec des yeux ronds d'affolement.
« Oui pourquoi ? » me confirma-t-elle en haussant les épaules avec la plus grande des désinvoltures, comme si cela n'avait été qu'une simple chasse au gibier sans défense.
« Tu sais la puissance et la rapidité que peut avoir cette bestiole ? » soufflai-je complètement déconcerté par sa nonchalance.
« Évidemment, mais je chasse le guépard depuis l'âge de dix ans, j'en ai l'habitude. Et avant cela, ma mère m'emmenait avec elle pour que je me familiarise avec l'environnement de l'animal. La viande de guépard est délicieuse, corsée mais savoureuse, et les enfants en sont particulièrement friands » déclama-t-elle en continuant à s'enfoncer dans la forêt.
« Je n'en doute pas, mais pourquoi ne pas chasser l'antilope plutôt ? C'est aussi un défi puisqu'elle est très rapide, mais tu ne risques pas ta vie ! Le chasseur a moins de chance de devenir le chassé ! » Contrai-je en secouant vivement la tête, espérant la convaincre de changer ses projets de chasse, ou du moins d'animal à chasser.
« C'est moins amusant » soupira-t-elle comme si elle parlait à un faible d'esprit, et qu'expliquer son point de vue à celui-ci se révélait inutile et ennuyeux. « Et il n'y a pas d'antilope sur notre île ! » ajouta-t-elle.
« Quoi ? Comment cela ? Mais bien sûr que si ! J'en ai vu une plusieurs fois durant mon périple ! » M'offusquai-je en la rattrapant à grandes enjambées.
« Tu as dû rêver. La fatigue, le manque d'eau et de nourriture t'ont joué des tours ! » Se moqua-t-elle en riant, ignorant royalement mon regard noir.
« Quoi ! Mais non ! Je l'ai vue comme je te vois ! » m'indignai-je, alors qu'elle ne prêtait aucune attention à ce que je disais, comme si je délirais et que je ne racontais que des inepties, ce qui lui faisait un point commun de plus avec ma muse.
« Tu en es vraiment sûr ? » s'enquit-elle sur un ton énigmatique en me coulant un étrange regard.
Je la regardai, surpris, ne comprenant pas vraiment pourquoi elle prenait un ton si mystérieux. Je me grattai la tête, perplexe, et repris ma marche, intrigué par ce qu'elle m'avait dit. S'il n y avait pas d'antilope sur cette île, qu'avais-je vu au juste ? Était-ce une hallucination, comme elle l'avait laissé entendre ? Quelque chose me disait qu'il y avait bien plus qu'une simple vision dans ce que j'avais vu dans cette forêt, mais je ne pouvais expliquer quoi.
Nous marchâmes encore un moment en silence, lorsqu'une question me vint à l'esprit. Je m'arrêtai, la fixant en plissant les yeux. Se sentant certainement observée, elle se retourna et me regarda avec surprise, une fois de plus déstabilisée par mon attitude…
Voila c'est à vous faites explosez les compteurs, je sais que c'est les examens mais faites une pause ! :P
