Coucou tout le monde,
Je m'excuse pour le retard mais entre un Week-end folklorique à Paris et le gros rhume qui a suivi ben je n'ai pas trop eu le temps d'écrire.
Pour la première fois, je n'ai pas su répondre aux reviews j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop. Promis, j'y répondrai pour ce chapitre.
Je suis toujours surprise de voir de nouvelles mises en alertes et cela me touche énormément.
Je voudrais faire un coucou spécial à ma vampirette (je sais qu'elle se reconnaîtra) que j'adore.
Dri, Cha' et mag merci d'être encore et toujours là dans cette magnifique aventure.
Le POV d'edward n'était à la base pas prévu mais j'ai voulu faire plaisir à une certaine So donc ma belle je te dédie ce POV.
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Chap 14
Partie de chasse
POV Edward
Deux jours qu'elle était parti et son manque était encore plus terrible que lors de son départ.
J'ai déserté ma chambre tant les souvenirs de sa présence m'y étaient insupportables.
Cette pièce sans elle n'avait plus rien d'attrayant, elle était vide de sens. Je ne m'y sentais plus à ma place. Trop de souvenirs …trop d'ELLE dans ce lieu où nous nous étions aimés.
Elle m'avait quitté et depuis j'étais mort une seconde fois. Je n'avais plus goût à rien mais ce soir, cela allait changer.
James avait organisé la soirée comme je le lui avais demandé et celle-ci allait m'aider à l'oublier et à m'oublier quelques heures…oublier que je souffrais de son absence….oublier qui j'étais et surtout, ce que j'étais.
Ce soir, je l'oublierai dans les bras d'autres et j'oublierai la douleur. Je me perdrai dans la luxure et le sang, je m'y noierai s'il le faut, mais je devais arrêter de penser à elle.
Le carillon de la porte retentit, signe que la première victime était arrivée.
La fête allait pouvoir enfin commencer !
Ma proie était brune, petite, et avait des yeux d'une teinte chocolat. Une autre image se superposa à elle dans mon esprit.
BELLA.
Je me dirigeai vers elle. Si de loin j'aurai pu la confondre, arrivé à sa hauteur je me rendis compte que la ressemblance se limitait à la taille, aux cheveux et aux yeux. Toute l'essence qui caractérisait Bella ne se trouvait pas chez cette inconnue.
Je lui tendis la main sans un mot, comme avec elle la première fois. Je voulais exorciser ce moment…..me dire que je pouvais refaire la même chose avec une autre.
Elle prit ma main et me suivit sans un mot. Je lui fis traverser le salon et pris la direction d'une chambre.
Je ne voulais pas perdre de temps je devais la posséder très vite car je sentais ma détermination fondre au fur et à mesure que je prenais conscience de ce que j'allais faire.
Je ne pouvais m'empêcher de penser à elle et de vouloir que ce soit elle à sa place.
Non, il fallait que je le fasse, que je passe à autre chose. Il fallait qu'elle sorte de mon esprit.
Toujours sans un mot, je fis entrer ma proie dans la chambre et refermai la porte.
Je savais que je devais le faire alors, sans plus réfléchir, je l'embrassai sauvagement. Elle répondit ardemment à mon baiser. Je pouvais sentir son excitation mais aussi sa peur et cela réveilla mon démon intérieur. Sa chaleur, ce sang qui pulsait dans ses veines, je devais la prendre !
Sans aucune tendresse ou douceur, je la pénétrais. Seule comptait mon envie de la posséder afin de retirer les marques que Bella avait apposées sur moi.
Pourtant, lors de mes vas et viens dans cette inconnue, c'est toujours son visage à elle que je voyais.
Pourquoi ne pouvait-elle pas quitter mes pensées ?
Je sentais ma proie frémir et gémir sous mes baisers, sous mes caresses, sous mes coups de reins de plus en plus rapides, mais dans ma tête ce n'était pas elle que je faisais frémir et gémir.
Quand l'orgasme arriva, c'était toujours à Bella que je pensais et pas une seconde je n'avais songé à la femme que j'avais entre les mains.
Ma proie ne s'était pas encore remise des affres du plaisir dans lequel je l'avais plongé, que je plantai mes crocs dans son cou et aspirai son liquide vital.
Tandis que je me sustentais, je pensais encore à elle. A quel point son sang avait eu une saveur particulière pour moi rien de comparable avec celui-ci.
Tout me rapportait toujours à BELLA. Quoique je fasse, c'était toujours ELLE.
Maintenant je savais que peu importe ce que je ferai pour me perdre et l'oublier, rien n'y ferait : elle était gravé en moi, elle faisait partie de moi. Et même le sang n'aurait jamais autant d'importance que sa saveur à elle.
Je devrais vivre avec l'idée que j'avais perdu ce qui comptait le plus pour moi.
POV Bella
Je venais de finir de lire la lettre d'Esmée. J'étais émue par les paroles de cette mère attentionnée et meurtrie. A travers ses mots, on pouvait se rendre compte de tout l'amour et l'abnégation dont elle faisait preuve. Elle n'en voulait à aucun d'eux et leur pardonnait sans condition. Elle devait être une femme vraiment exceptionnelle.
Je levais les yeux pour rencontrer ceux d'Emmett, et ce que j'y vis me brisa.
Il y a avait tant de culpabilité et de tristesse dans son regard, mais également beaucoup de tendresse.
- Ca va aller Emmett ? demandais-je.
- Je ne sais pas trop. J'avais tellement hâte de les retrouver et à la place il n'y a qu'un bout de papier.
- Je trouve que cette lettre est une véritable preuve d'amour, lui dis-je doucement.
- C'est tout Esmée, répondit-il dans un sourire. Tu sais quoi bella ? On ne va pas s'apitoyer plus sur notre sort. En route pour Denali !
Je me mis à rire. Emmett ne changerai pas malgré tout ce qu'il pouvait ressentir. Il était un concentré d'optimisme.
- Tu sais bien que je te suivrai n'importe où grand-frère, lui dis-je. Sa bonne humeur était communicative.
- A ta place Bella, je ferais attention à ce que je dis car nous devons faire quelque chose avant de partir, répondit-il mystérieusement.
- Qu'est-ce que tu mijotes encore ? dis-je suspicieusement.
- Tu n'aurais pas une petite faim par hasard ? suggéra-t-il.
Je ne m'en étais pas rendu compte mais maintenant qu'il en parlait, c'est vrai que le venin tapissait progressivement ma gorge me faisant ressentir une soif intense.
- Oui, mais nous n'avons pas pris de poches avec nous Emmett.
- Bella les poches c'est fini ! Tu vas faire te première partie de chasse, dit-il dans un éclat de rire.
- C'est une blague Emmett ? rétorquai-je horrifiée. On n'attend pas de voir Carlisle ?
- Petite sœur, tu ne tiendras pas jusqu'en Alaska donc je serai ton initiateur aujourd'hui, dit-il en bombant le torse.
- Je ne sais pas pourquoi, mais ça me fait peur que tu sois mon initiateur…
- Voyons gente demoiselle, vous êtes entre de bonnes main, rétorqua-ti-il malicieusement.
- Je n'ai pas le choix de toute manière, avouai-je.
- Non, donc tu dois me suivre. Alors on commence par quoi ? Lapin, cerf, chevreuil…..ours ?
- Ours ? Non mais t'es malade !
- T'es pas drôle Bella, dit- il.
- Emmett, je crois qu'on devrait commencer par quelque chose de… comment dire…plus petit, répondis-je mal à l'aise.
-ok, ok, je me rends je me contenterai d'un cerf mais sache Bella que tu n'es pas marrante, dit-il sur un ton désabusé.
- Emmet arrête de faire cette tête, on dirait un enfant gâté qui n'a pas ce qu'il veut.
- Tu dis ça parce que tu ne sais pas ce que tu rates avec un ours, rétorqua-t-il.
- Quand tu auras fini de râler, on pourrait peut-être se lancer.
- C'est parti mon kiki…tu es prête pour une course effrénée Bella?
- Plus que jamais ! J'ai besoin de me dégourdir les jambes.
Je n'attendis pas Emmett et m'élançai.
Sentir mes cheveux flotter au vent, l'odeur de la forêt et tout cet espace autour de moi me donna une étrange sensation de liberté, comme si le poids que j'avais sur les épaules s'effritait petit à petit me libérant ainsi l'esprit.
Je n'avais plus qu'une envie : courir toujours plus loin et toujours plus vite.
J'entendis Emmett au loin : « Bella tu pourrais m'attendre au moins ».
Je me mis à rire face à son comportement enfantin mais je continuai mon chemin.
Depuis notre départ de New-york, c'était la première fois que je me sentais à peu près bien.
Même si le manque de lui était gravé en moi, la douleur oppressante de ma poitrine se faisait moins présente. J'avais l'impression que tout était encore possible, de me dire que peut-être il me serait envisageable de ne plus vivre à travers lui ou pour lui. Durant une fraction de seconde, j'y ai cru…..jusqu'à ce que j'arrive devant une magnifique clairière. Des images de notre séjour au chalet me revinrent en mémoire, des flashbacks qui me torturaient, des images d'un bonheur perdu….cela faisait mal…..très mal, et en même temps, ici, à cet instant et à cet endroit, je ne m'étais jamais sentie aussi proche de lui, comme si nous étions connectés…..comme si une part de lui était ici avec moi, me laissant imaginer que tout cela n'avait été qu'un rêve horrible.
Immobile dans cet espace majestueux et toujours plongée dans mes souvenirs, je n'avais pas remarqué qu'Emmett était à présent à mes côtés.
- Ca va Bella ? Me questionna-t-il.
- Oui…c'est juste que j'aie le sentiment de connaître cet endroit et il me remémore des souvenirs à la fois beaux et douloureux.
- C'est étrange que tu dises ça, car c'était l'endroit favori d'Edward. C'est ici qu'il venait lorsqu'il voulait s'isoler et réfléchir.
Voilà pourquoi j'avais la sensation de me sentir chez moi ici.
Peu importait la distance entre nous, il serait toujours là…quelque part…à côté de moi…et je savais que rien ni personne ne pourrait défaire ce lien.
J'étais vouée à l'aimer en silence toute mon éternité.
Je ne pourrai combattre cette peine qui s'infiltrait partout en moi comme un fléau. La seule alternative qui me restait était de m'en accommoder, de l'amadouer, afin de vivre en une funèbre harmonie.
Moi qui croyais que ma transformation avait été la chose la plus difficile et la plus pénible… Je me trompais lourdement. J'en arrivais à me demander si je n'aurais pas du rester et me plier à sa façon de vivre…car qu'étais-je sans lui si ce n'est une enveloppe corporelle vide de sens ?
Cet endroit me rappelait cruellement que certaines décisions pouvaient nous anéantir.
- Bella, je pense qu'on devrait continuer, dit faiblement Emmet.
- Tu as raison. Continuons.
Au moment où je voulus commencer à courir, une odeur puissante vint titiller mes narines. Le venin dans ma bouche devint plus intense et ma soif s'intensifia.
- Hummmmm tu as senti ça Bella ? Le repas est servi ! Allez, viens, laisse-toi guider par l'odeur tu verras tout ira bien.
Je fis ce qu'il me disait et je laissais mon odorat me guider.
Emmett avait l'expérience, mais moi j'avais la vitesse d'un nouveau-né. J'arrivais donc la première sur notre proie.
Je fus stupéfaite de me rendre compte que je ne pensais plus à rien mis à part cette odeur de sang et ce rythme cardiaque qui bourdonnait dans mes tympans.
J'étais comme envoutée.
SANG… SANG… SANG … SANG…
J'anticipais déjà le bien-être que je ressentirai lorsque ce doux nectar coulerait langoureusement dans ma gorge.
Je ne voyais plus que ça
SANG… SANG… SANG… SANG…
Dans un mouvement brusque je me jetais sur l'animal, ne lui laissant aucune chance de s'enfuir.
Je n'avais plus rien d'humain à ce moment là, ma bête intérieure venait de se réveiller. Tout ce qui comptait était ce sang dont je voulais m'abreuver.
Le cerf se débattait alors que ma force pour le retenir se décuplait. Instinctivement, je regardais là où sa jugulaire palpitait, comme si elle chantait pour moi et me disait qu'elle m'attendait.
Je ne savais comment m'y prendre, mais le besoin urgent de goûter ce liquide vermeil me fit réagir à l'instinct. Je plantai mes crocs dans la veine. Immédiatement l'objet de ma convoitise se mit à couler dans ma bouche. Une sensation de chaleur et de félicité m'envahie. La saveur était différente de ce que j'avais bu jusqu'à présent. Moins délicate et plus amère, mais elle me sustentait comme jamais.
A ce moment précis, je réalisais que ce n'était pas que le sang dont il était question mais également de la chasse, de laisser libre cours à sa réelle condition, d'arrêter de se brimer et d'essayer constamment de contrôler ses actes.
Je m'étais lâchée et pour une fois j'avais acceptée celle que j'étais devenue.
Emmett m'avait rejoint. Il essaya de se rapprocher mais je me mis à grogner férocement. Je protégeais ma proie. Ce sang était à moi, et il n'était pas question que je le partage.
- Ohhhhhh doucement Bella…et bien dis donc tu n'aimes pas partager la nourriture on dirait ! s'exclama-t-il joyeusement.
J'essayais lentement de reprendre le contrôle de mes sens et de mon corps en me focalisant sur Emmett. Je n'allais quand même pas me battre avec lui pour ça.
Il fit encore un pas et je mis en position d'attaque.
Il m'était vraiment difficile de me contrôler
- Tout doux Bella, tu sais que je ne suis pas comestible, me lança-t-il.
C'était la boutade la plus nulle que j'avais entendue, tellement nulle que je me suis mise à rire et à oublier cet animal qui attendait son salut.
- Comment tu fais Emmett pour toujours rendre les situations les plus complexes aussi légères ?
- Je ne sais pas, ça vient naturellement, répondit-il en me faisant un clin d'œil. Sérieusement Bella, il va vraiment falloir que je t'apprenne à manger proprement.
Je ne comprenais pas pourquoi il me disait cela jusqu'à ce que je prenne le temps de m'examiner.
Mes vêtements étaient couverts de sang.
Emmett rajouta, toujours aussi amusé :
- Tu sais que c'est toi que tu dois nourrir et non tes habits !
- C'est bon Emmett, tu pourrais être un peu plus indulgent avec moi !
- Hey, ce n'est pas moi qui aie pris la poudre d'escampette dès que j'ai senti ce pauvre animal. Tu aurais attendu, je t'aurais montré comment faire mais apparemment Madame était impatiente de goûter à son premier cerf, rétorqua-t-il toujours en boutade.
- C'est bon, je me rends. Tu auras de toute façon le dernier mot, rigolai-je.
- Petite sœur tu as été phénoménale tu sais, me dit-il plus sérieusement.
Son compliment me faisait plaisir, mais en même temps mon attitude m'avait effrayée.
J'avais senti la bête prendre possession de moi et pour une fois je ne m'étais pas débattue je l'avais laissée m'envahir jusqu'au plus profond de mes entrailles et j'avais aimé ça.
- Phénoménale tu dis, mais Emmett j'ai failli te démembrer et tout ça pour du sang de gibier.
- Et j'aurai fait de même si tu avais voulu me piquer ma pitance. Tu as réagi normalement Bella…..tu as réagi comme le veux ta nature, dit-il plus bas.
- Je ne me savais pas capable de ça. J'ai éprouvé un tel sentiment de liberté lorsque j'ai pu me jeter sur ma proie, comme si je savais enfin pourquoi j'existais…comme si le reste n'avait plus la moindre importance. Ca fait peur Emmett.
- Tu ne dois pas avoir peur Bella, tu dois simplement l'accepter car c'est ce que tu es à présent. Tu as enfin pu relâcher la pression et être toi-même, te laisser diriger par tes plus bas instincts….. Mais dis-toi que ce dont tu as fait preuve ici n'est rien en comparaison de la façon dont tu réagirais face à du sang humain. Tu en as déjà eu un petit aperçu au manoir, mais dès que tu devras côtoyer des humains de plus près cela va te demander un self-control de tous les instants tu ne pourras jamais relâcher ta vigilance sans risquer de commettre l'irréparable. C'est pour cela qu'il est difficile de se contenter de sang animal Bella, car nous vivons brimés jusqu'à la fin des temps.
- En chassant, je ne m'étais jamais sentie aussi…comment dire …vivante ….depuis ma transformation. J'ai surtout peur de me rendre compte qu'Edward avait raison et que jamais je ne pourrais combattre cet attrait pour le sang humain, qu'un jour je cèderais car oui, j'ai aimé ce que j'ai fait aujourd'hui et j'en aurais voulu plus. Je me sens frustrée car quelque part un manque se fait ressentir, comme si ce que j'avais bu n'était qu'un hors d'œuvre et que j'attendais le plat principal. Mais ce qui me terrorise le plus, c'est de me dire que jamais je ne gagnerai cette bataille avec Edward car, à présent, j'ai compris pourquoi il ne voulait pas changer… et quoique je fasse, je n'y pourrais rien changer. Je viens de réaliser que ce qu'il disait ressentir pour moi ne sera jamais aussi fort que ce qu'il ressent en tuant ces femmes, en les vidant de leur sang, murmurai-je tristement.
- Je suis désolé Bella mais je pense que pour nous la bataille est perdue d'avance.
- Je sais Emmett. A présent nous devons aller de l'avant. Alors, que dirais-tu de prendre la direction de l'Alaska ? Proposai-je résignée.
- Je pense que c'est une excellente idée Miss Swan ! Mais avant ça il me semble qu'un brin de toilette ne serait pas négligeable, ajouta-t-il espiègle.
OoOoOoOoOoOoOoOo
Durant le trajet, Emmett m'avait expliqué que nous allions retrouver là-bas une autre famille végétarienne composée de Carmen et Eléazar, ainsi que leurs trois filles : Irina, Kate et Tanya.
Les deux familles étaient très proches et se rendaient service mutuellement.
Je ne me sentais pas très à l'aise de m'imposer comme ça chez des inconnus, mais Emmett m'avait rassuré en me disant qu'ils allaient tous m'adorer vu que j'étais sa petite sœur. De plus, d'après lui, les trois filles Denali étaient vraiment adorables et nous n'aurions aucun mal à nous entendre.
Je sentais Emmett de plus en plus impatient d'arriver. La lettre d'Esmée l'avait apaisé. Il avait au départ peur de la réaction de ses parents face à son retour, mais après ce qu'il avait lu, il ne pouvait plus douter de leur pardon.
L'euphorie avait remplacé la nervosité et c'est dans une ambiance bonne enfant que nous arrivions enfin en Alaska.
Emmett ne se tenait plus et dès la voiture garée, il en sortit. Nous étions à nouveau dans une région boisée et froide mais le spectacle était tout aussi beau.
La maison était en bois et se fondait parfaitement dans le paysage. Elle semblait tout aussi spacieuse que celle de Forks mais avait un charme différent. Elle avait un style plus naturel et en même temps chaleureux.
Je m'étais placée derrière Emmett afin qu'il soit le premier que l'on verrait lorsque la porte s'ouvrirait. Celle-ci, contrairement à Forks, s'ouvrit avant que nous ne soyons arrivés à proximité, comme si nous étions attendus.
Une femme d'une trentaine d'année se précipitait dans notre direction.
Elle était très belle avec ses cheveux auburn et ses yeux couleur miel. Une tendresse infinie émanait d'elle.
Emmett parcourut la distance qui les séparait et la fit tournoyer dans ses bras. Celle-ci rigolait en lui demandant de la relâcher.
Je n'avais jamais vu mon frère aussi heureux. Son visage était différent ainsi, libéré de toute cette peine et culpabilité emmagasinées.
La femme prit la parole :
- Emmett mon grand, je suis tellement heureuse de te voir ici. Tu as donc lu ma lettre.
- Oui Esmée, je l'ai lue. Merci, dit-il simplement.
- Non mon fils, merci à toi d'être ici. Je dois avouer que je ne l'espérais plus. Tu m'as tellement manqué. Je n'aie cessé de penser à vous durant tout ce temps.
On pouvait sentir les sanglots dans sa voix.
- Tu m'as manqué aussi. J'avais tellement besoin de vous revoir. Je n'arrivais plus à être séparé de toi et Carlisle.
Un voile de tristesse passa sur le visage d'Esmée mais Emmett ne s'en rendit pas compte.
Je me raclai timidement la gorge afin de lui rappeler ma présence.
- Esmée, laisse-moi te présenter ma petite sœur Bella et, si tu l'acceptes, ta nouvelle fille.
Celle-ci me regarda avec tendresse et s'approcha de moi.
- Bienvenue dans la famille, dit-elle simplement dans une étreinte.
- Merci, répondis-je intimidée.
Je me dégageai doucement des bras d'Esmée. Je voyais celle-ci scruter l'horizon du regard, comme si elle était à la recherche de quelque chose, et finalement elle demanda :
- Il n'y a que vous deux Emmett ?
Durant quelques secondes un sentiment de malaise flotta dans l'air et Emmett finit par répondre :
- Oui, il n'y a que nous deux, souffla-t-il.
- oh ! fut la seule réponse de cette mère meurtrie.
- Je suis désolé mais ils n'ont pas voulu nous accompagner, lui dit mon frère.
- Ce n'est pas de ta faute mon fils, et puis le plus important c'est que tu sois là avec Bella, lui répondit-elle dans un grand sourire. Venez, rentrez, j'ai aussi une surprise pour vous.
Mais avant que nous ne puissions faire le moindre pas une tornade brune sortit de la maison.
La jeune fille fonça sur moi et dit :
- Bella enfin te voilà ! Si tu savais depuis combien de temps je t'attends !
Je restais là, totalement stupéfaite. Je n'y comprenais rien. Comment connaissait-elle mon nom ? pourquoi disait-elle qu'elle m'attendait et surtout qui était-elle ?
- Alice calme-toi, dit Esmée. Tu vas lui faire peur.
- Désolée Bella, me dit l'Alice en question, mais si tu savais comme je suis heureuse de te voir. Ma sœur est enfin là ! Tu verras, on va être inséparable !
Toujours sous le choc, je ne savais pas quoi dire mis à part :
- Enchantée Alice.
- Esmée qui est cette Alice ? demanda Emmett..
- Alice est ta nouvelle sœur Emmett. C'était ça la surprise qui était censée attendre à l'intérieure, répondit Esmée en lançant un regard sévère à la nouvelle venue.
- Whaou ! dit-il. Mais la famille s'agrandit. Comment savait-elle pour Bella ? demanda-t-il avec une pointe de curiosité.
- Elle a un don particulier elle a des visions qui lui permettent de voir certaines choses du futur. Elle a donc vu l'arrivée de Bella, mais pas que tu l'accompagnerais Emmett, répondit Esmée.
Alice était à côté de moi et n'arrêtait pas de me sourire. Je me sentais gênée par cette attention mais elle avait l'air tellement douce et gentille que je ne pus lui répondre que par un sourire réciproque.
- Tiens, pourquoi est-ce que Carlisle n'est pas encore venu à notre rencontre ? demanda Emmett à sa mère.
Celle-ci semblait troublée par la question mais finit quand même par répondre.
- Carlisle n'est pas là Emmett.
- Il est parti chasser ? demanda celui-ci. Il revient dans combien de temps ?
- Non mon fils, il n'est pas parti chasser et il ne reviendra pas. Carlisle m'a quittée quelque temps après votre départ. Il était rongé par la culpabilité. Il n'a pas supporté les reproches d'Edward. Il a préféré tout abandonner, dit-elle effondrée.
- Non mais ce n'est pas possible ! dit Emmett complètement paniqué. Il ne peut pas t'avoir abandonné comme ça ! Tu représentais tout pour lui ! Où est-il ? cria-t-il.
- Ne lui en veut pas mon garçon, il a mûrement réfléchi à la question mais il était impossible pour lui de continuer comme ça. Il est allé rejoindre les Volturis, répondit-elle dans un souffle.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
Si vous me cherchez, je suis partie pour une durée indéterminée lol
Je sais, je sais c'est une fin sadique mais vous commencez à avoir l'habitude non ?
J'espère que ce chapitre vous a plu et j'ai hâte de savoir ce que vous en avez pensé.
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Voilà je pense avoir fait le tour !
Je vous dis bientôt et vous fait de gros bisous
Lu'
